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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 01:01

Antoine Roche naît le 1823 à Urzy (Nièvre). Il est le fils d’ouvriers, François Roche et Anne Page. Lui-même devient apprenti-forgeron à 11 ans. il acquerra une certaine aisance puis deviendra chauffeur de machines mécaniques.

Installé dans les Côtes-du-Nord à Plémet (act. Les Moulins, Côtes-d’Armor), il épouse Marie Rosalie Florentine Cuq et aura quatre enfants.

Il arrive à Joinville-le-Pont avant 1876, où il s’établit comme marchand de vins, résidant rue du Viaduc, dans le quartier populaire du Canal.

En 1881, il est élu conseiller municipal de la commune. Le maire est Gabriel Pinson, républicain. En septembre 1882, il est nommé membre de la commission municipale scolaire, alors que lesdites commissions viennent d’être instituées par la loi du 28 mars 1882, relative à l'obligation de l'instruction primaire, instaurée l’année précédente, pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles.

Son décès le 28 janvier 1886 à Joinville à 62 ans, après une longue maladie, est salué par Eugin Thime, bottier et animateur du groupe local de la libre-pensée. Au cimetière, une collecte est faite au profit de la caisse des écoles municipale.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie de Pierre Vallat.

Lors des élections municipales de mai 1904, Pierre Vallat figure sur la liste du maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par les radicaux-socialistes. Elle s’oppose à une liste, dirigée par quatre élus sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) que les radicaux qualifient de nationaliste et cléricale et à une liste conduite par Henri Lacroix et Émile Lebègue membres du Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (PSdF-USR). La liste radicale, avec en moyenne 50,2% des suffrages exprimés obtient 15 sièges dès le premier tour et 7 au second, en concédant un à l’opposition de droite qui avait recueilli 31,9% ; les socialistes, avec 14,9%, n’ont pas d’élus. Vallat avait totalisé 420 votes sur 1 119 votants pour 1 363 inscrits, soit 37,5%.

Lors du scrutin suivant, Vallat, ne se représente pas. Par contre, son concurrent pour le poste de médecin des écoles, Gripon, se porte candidat en tant qu’indépendant et sera élu. Toujours adhérent du comité républicain radical-socialiste, il préside en février 1911 une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal, particulièrement agitée puisqu’elle se situe dans un moment où une part importante du conseil municipal a démissionné et conteste la gestion municipale.

Toujours au sein du comité radical, Vallat plaide en avril 1911 en faveur de la Société de l’allaitement maternel. Il prend en 1912 la présidence de la mutualité scolaire après la démission de J. Breton, en conflit avec le nouveau maire, Ernest Mermet.

Au cours de la première guerre mondiale, Vallat, comme deux autres docteurs de la commune, est dans une ambulance sur le front comme aide-major dans le 38e régiment d’infanterie territorial. Son ordonnance, un militant socialiste joinvillais, Antoine Duranthon, publie dans la presse locale deux chansons qui lui sont dédiées, la première intitulée « Ah, quel fourbi ! » Il est cité à l’ordre du régiment en juin 1915. Promu en février 1917, il est blessé au début 1918, il est cité à l’ordre de la division et décoré de la croix de guerre.

Après-guerre, Vallat devient, avec son collègue le docteur Giroux, médecin conseil des réformés et mutilés au moment de la constitution de la section de Joinville-le-Pont en janvier 1919.

Le Dr Vallat continue de suivre la situation des écoles, s’adressant au conseil municipal en avril 1923 pour demander la réfection des cours d’école, proposant leur bitumage. Il s’émeut, en août 1925 lors de l’assemblée générale de la Caisse des écoles communale que des élus ne paient pas leur cotisation. Il est également en 1926 le médecin du bureau de bienfaisance. La même année, il participe au conseil d'administration du comité de Saint-Maur, Joinville, Créteil de la Société française de secours aux blessés militaires (Croix-Rouge).

Si Vallat continue d’exercer de nombreuses activités publiques à Joinville jusqu’en 1932, notamment dans le domaine scolaire, il s’installe à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) où il réside et exerce en 1928.

C’est dans cette ville qu’il se marie en mars 1932 avec Lucienne Marie Louise Valez ; il a alors 59 ans.

Pierre Vallat meurt le 27 février 1960 à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). Outre la croix de guerre, il était décoré des palmes académiques comme officier de l’instruction publique et de la médaille de bronze de l’Assistance publique.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 01:01

Pierre Armand Raphael Charles Vallat naît le 25 juillet 1872 à Montagnac (Hérault). Il est le fils d’Édith Aubrespy et de son époux, Louis Théobald Vallat. Le père, médecin, s’installe à Vincennes à la fin des années 1870 ; il deviendra inspecteur général de l'enseignement technique.

Pierre Vallat va également faire des études médicales et devient docteur à Paris en décembre 1897. Il s’installe immédiatement à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec un cabinet en centre-ville, rue de Paris. Outre son activité de médecin de quartier, Vallat intervient dans l'organisation d’évènements sportifs, comme la traversée de Paris à la nage à partir de 1906. Il est également, dès 1899, le médecin des enfants soutenus par la Société de l’allaitement maternel, importante association humanitaire laïque à Joinville.

Lors de rencontres corporatives, Vallat défend des positions en faveur de la médecine libérale. Il présente ainsi en avril 1907 au cours de l’assemblée générale des médecins de France sur le libre choix du malade dans les industries. Il fait adopter par le congrès des praticiens trois résolutions : que le libre choix du médecin soit inscrit dans les cahiers des charges imposés aux grandes compagnies, par l’État, les départements et les communes ; qu’il soit consacré par une loi ; que le service médical des grandes compagnies n’ait plus qu’un rôle de contrôle administratif.

Dans le canton de Charenton, voisin de celui de Saint-Maur dont dépend Joinville, un comité de défense contre la hausse des tarifs des médecins tient une réunion en septembre 1907 ; c’est Vallat qui est délégué par ses confrères pour défendre leur position, face à 1 500 participants selon la presse parisienne.

En décembre 1907, Vallat est nommé médecin inspecteur des écoles de la 2e circonscription du canton de Saint-Maur-des-Fossés. Cette nomination provoque une crise locale : en effet, la délégation cantonale avait émis un avis en faveur d’un autre docteur joinvillais, Jean Baptiste Gripon, par 9 voix contre 6 à Vallat. Cependant, le préfet, contrairement à l’usage habituel, avait refusé de nommer Gripon et lui avait préféré Vallat Le premier, qui s’estime « dévalisé » fait appel à des tiers, qui établissent que Vallat n’était pas à l’origine des insinuations malveillantes qui auraient motivé l’enquête préfectorale ayant conduit à la mise à l’écart de Gripon. Cependant, une partie de l’opinion y compris des amis politiques de Vallat estiment que, vaincu après le vote de la délégation cantonale, il aurait dû se retirer.

En effet, Vallat s’en engagé dans une action politique. En janvier 1899, il signe l’appel à l’Union lancé par Henri Poincaré, demandant par avance le respect de la décision de la cour de cassation, attendu alors dans l’affaire Dreyfus, avant que la grâce présidentielle n’interrompe le processus judiciaire. Vallat est membre du Comité républicain radical-socialiste de Joinville qui, après avoir soutenu la candidature d’Adolphe Maujan aux élections législatives, décide de devenir une structure permanente ; il est l’un des huit délégués de cette nouvelle organisation politique.

(à suivre)

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 01:01

Jean Pierre Guyard (également orthographié Guiard) naît le 1er octobre 1778 dans le village du Pont de Saint-Maur, qui est alors rattaché à la paroisse Saint-Nicolas (future commune de Saint-Maur-des-Fossés). Il est le fils de Marie Denise Rousseau et de Jean Guyard.

Le 29 ventôse an 9 (20 mars 1801), Guyard épouse Jeanne Françoise Moignard dans le lieu, devenu La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Ils auront trois garçons. Jean Pierre Guyard exerce la profession de cultivateur. En 1828, il exerce en outre une activité de carrier.

Sous la Restauration, Guyard est nommé conseiller municipal en février 1827 en remplacement de Jean Victor Bainville, démissionnaire. Le maire est alors Claude-Pierre Jacmart. Il est reconduit dans cette fonction en septembre 1828. Il exerce donc son mandat jusqu’en 1834, après le changement de nom de la commune qui devient Joinville-le-Pont en 1831. Laurent Nicolas Pinson avait remplacé Jacmart comme maire en 1830.

Toujours cultivateur et résidant à Joinville avec son épouse et son plus jeune fils en 1841, Guyard s’installera ensuite dans la commune voisine de Saint-Maurice, où vivent alors l’aîné et le cadet de ses enfants.

Jean Pierre Guyard meurt à Saint-Maurice le 17 avril 1863 ; il était veuf et âgé de 84 ans.

Vue de Joinville 1864

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 01:01

Depuis le 21 mai 2012, le site Polmorésie publie des articles sur l’histoire politique, économique et sociale locale.

Si quelques articles concernent des structures ou des faits intéressants, l’essentiel des publications est constituée de notices biographiques, dans une approche prosopographique. Il s’agit d’illustrer, par les informations récupérées sur leur vie, l’engagement de personnes qui ont joué un rôle dans la vie publique : élus, responsables associatifs, artistes, journalistes, chercheurs, militants ouvriers, cadres religieux, chefs d’entreprise…

Depuis juin 2016, le rythme de publication est devenu particulièrement élevé, avec une note tous les deux jours (un peu moins les mois d’été). Déjà 300 papiers sont parus ou préparés, avec une focalisation particulière, bien que non exclusive, sur la ville de Joinville-le-Pont, commune du Val-de-Marne (France) sur laquelle se concentrent mes recherches.

Mais d’autres sites dans les Vosges, le Doubs, le Val-d’Oise ou l’Algérie par exemple servent également de base à certains travaux.

Si le lectorat de ce site un peu aride est évidemment limité, il progresse cependant sensiblement. J’espère que les quelques découvertes que je suis en train de traiter et qui seront la matière de prochains publications vous intéresseront.

Benoit Willot

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 01:01

Germaine Julie Angèle Février naît le 1er mai 1903 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Élise Munzinger, femme de ménage, et de Louis Février, monteur en bronze.

La famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai de la Marne, où le père devient militant du parti socialiste SFIO.

Germaine Février va elle-même rejoindre les Jeunesses communistes de Joinville, où elle est active en 1921-1922 ; elle est ainsi une des toutes premières femmes à prendre, dans la commune, des positions publiques en faveur d’une organisation politique.

Elle réside en 1922 dans la commune voisine de Saint-Maurice. Exerçant le métier de bijoutière, Germaine Février se marie en juin 1923 à Saint-Maurice avec Félix Quénehen, comptable et lui aussi militant communiste. Ils auront au moins un fils et résideront à Créteil puis Saint-Maurice à nouveau.

Germaine Quénehen meurt le 25 mars 1945 à Paris. Elle était âgée de 41 ans.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 01:01

Louis Joseph Février naît le 6 septembre 1875 à Paris (2e arr.). Il est le fils de Julie Augustine Lerouxel, concierge, et de son époux Edmond Février, tonnelier.

Marié en juin 1900 à Paris (2e arr.) avec Élise Muntzinger, Louis Février est monteur en bronze. Ils s’installent d’abord dans le 14e arrondissement de Paris, puis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils résident quai de la Marne. Ils auront deux filles.

Louis Février est désigné comme membre du bureau de la section SFIO de Joinville-le-Pont en tant que correspondant de l’Humanité en mai 1913.

Installé après 1914 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne), rue du Chemin de Presles, Louis Février y décède le 15 septembre 1922. Il était âgé de 47 ans. Sa fille et son gendre, Germaine et Félix Quénehen, seront tous deux militants dans des organisations de gauche à Joinville, Saint-Maur et Saint-Maurice.

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 01:01

Georges Gustave Eugène Flambard naît le 30 octobre 1907 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Hortense Aimée Rigaud et de son époux André Flambard, employé des chemins de fer et futur conseiller municipal socialiste de la ville.

Très jeune, Georges Flambard s’engage dans l’action publique. Il est ainsi caissier adjoint du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville-le-Pont en décembre 1920, alors qu’il n’a que 13 ans. Ce groupe comprend une chorale, une philharmonie et une troupe de théâtre.

En avril 1921, le quotidien L’Humanité cite Georges Flambard parmi les souscripteurs « pour le développement du parti socialiste SFIC. »

En juin 1924, il est convoqué avec Vincent, Bateau et Boutier, à une réunion des Jeunesses communistes joinvillaises.

Georges Flambard se marie avec Yvonne Marie Doucet en octobre 1937 à Paris (3e arr.). La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 01:01

Suite de la biographie d'André Flambard.

En juin 1912, André Flambard est désigné comme membre adjoint de la commission exécutive dont Grandhomme est le secrétaire. Il devient, en janvier 1913, membre de ladite commission et délégué à l'Union cantonale des sections SFIO. Il est élu, en mai la même année, secrétaire.

La Fédération de la Seine de la SFIO fait de Flambard une de ses « Hommes de confiance », aux côtés de deux autres Joinvillais, Lebègue et Duranthon. Ils ont, selon L’Humanité, à « veiller énergiquement à ce qu'aucun incident ne puisse dégénérer et donner naissance à quelque intervention extérieure que ce soit. Ils veilleront particulièrement à ce qu'aucun geste, aucune parole injurieuse ne puisse servir de prétexte ou de provocation à une intervention policière ». Il est ainsi amené à siéger, en février 1914, au sein d’une commission d'arbitrage amenée à trancher un conflit dans la section de Franconville (Seine-et-Oise).

Au cours de la première guerre mondiale, Flambard est blessé le 22 septembre 1914 par une balle qui est entrée au-dessous du nombril et est sortie par la cuisse. En traitement à Lyon, il repart au front au nord d’Arras en juin 1915. Il est probablement démobilisé en 1916.

En août 1916, Flambard est désigné comme secrétaire provisoire de la section SFIO de Joinville, qui était en sommeil. Il n’est pas candidat lors des élections municipales de 1919, mais est confirmé dans la fonction de secrétaire en février 1920. Il rejoint le nouveau parti communiste, la section de Joinville se prononçant à l’unanimité en faveur de l’adhésion à la 3e internationale.

Remplacé en février 1921 en tant que secrétaire par Maurice Boutier, Flambard siège en septembre dans la commission fédérale Solidarité et conflit. Il participe à plusieurs souscriptions diffusées par L’Humanité, comme en janvier 1921 « pour le développement du Parti socialiste SFIC » ou en octobre 1923 « pour nos deux camarades allemands. »

En juin 1924, André Flambard est nommé employé principal de 2e classe à la Compagnie des chemins de fer du Nord (Traction). Son fils Georges Flambard sera, très jeune, militant des jeunesses socialiste puis communiste.

Se présentant en mai 1925 sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysan (communiste) lors des élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés, dirigée par Gaston Muller, André Flambard, qui figure en 6e position, obtient 1 976 suffrages, soit exactement la moyenne de la liste, qui recueille 20,6% des suffrages exprimés et arrive en troisième place, derrière l’Union nationale (droite) du maire, Auguste Marin, et le cartel des gauches de Salomon Hirsch (radical-socialiste). Elle n’a pas d’élu.

André Flambard meurt le 12 janvier 1929 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne), âgé de 47 ans. Son fils Georges sera, très jeune, militant des jeunesses socialistes puis communistes.

Fin

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 01:01

André Eugène Gustave Flambard naît le 28 décembre 1881 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Salomé Rusterholtz et de son époux Eugène Guillaume Flambard, capitaine au long cours.

André Flambard épouse en janvier 1907 à Montluçon (Allier) Hortense Aimée Rigaud ; ils auront un enfant qui naît à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il sont installés la même année rue Vautier (centre de la commune). Flambard est employé des chemins de fer à la Compagnie du Nord.

À partir de 1911, Flambard devient un des principaux animateurs de la section socialiste SFIO de Joinville. En mai, il présente un compte rendu moral sur les élections municipales complémentaires, qui ont vu la victoire d’une liste opposée à la municipalité sortante et faite de conseillers municipaux radicaux démissionnaires, avec l’appui des socialistes. En décembre, Flambard est le secrétaire d’une éphémère Ligue de défense économique qui réclame l’étude de boucheries et boulangeries municipales, la baisse des droits sur les vins, bières et cidres, la subvention à une coopérative de consommation et l’affichage des prix chez les commerçants au marché. La ligue est entendue par le conseil municipal ; on y retrouve bon nombre de socialistes, comme Laruelle, Petit, Ricard et Grandhomme.

Lors des élections municipales de mai 1912, Flambard est candidat sur la liste socialiste SFIO ; c’est la première fois que les socialistes présentent une liste complète de 23 candidats (ils en avaient 7 en 1904 et 5 en 1908). Flambard figure au second tour sur une liste fusionnée, regroupant les trois listes opposées à la municipalité radical-socialiste sortante : les radicaux dissidents d’Ernest Mermet, les libéraux de Louis Gallas et la SFIO. Sept socialistes figurent sur cette liste, composée au prorata du score du premier tour : Laruelle, Lebègue, Périn, Flambard, Lacroix, Scornet et Petit. Ils sont tous élus au second tour, la liste radical-socialiste étant battue.

En tant que conseiller municipal, Flambard est un des organisateurs d’une exposition de sports et d'hygiène qui se tient en juillet 1912 dans le domaine de Polangis et présente « les inventions les plus modernes des sports en matière d'aviation, de gymnastique, de boxe, d'escrime, d'automobile, de canotage, de natation » selon un journal consacré à l’aviation, L’Aéro.

(à suivre)

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