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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Buchot naît le 27 octobre 1770 et est baptisé à la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Val-de-Marne). Ses parents, Pierre Nicolas Buchot, élagueur et Marie Louise Adélaïde Paquet, vivent dans le hameau du Port de Créteil, qui dépend administrativement de la paroisse Saint-Hilaire de La Varenne.

Aucune source ne permet de penser qu’il réside à La Varenne après 1782, il est ainsi peu plausible qu’il soit le Buchot, signataire en avril 1789 du cahier de doléances de La Varenne. Son âge à l’époque (18 ans) rend d’ailleurs très douteux qu’il ait pu jouer ce rôle. Il est donc probable que c’est son oncle, Jean Buchot, qui participe à la rédaction de ce document prérévolutionnaire.

Engagé dans l’armée révolutionnaire en septembre 1793, il sert dans le 11e hussards, d’abord en Vendée, puis en l’an 5 sur le Rhin. L’année suivante, il est affecté aux gardes du général Bonaparte, avec lesquelles il poursuit les opérations en Allemagne puis en l’an 9 en Suisse. Incorporé aux chasseurs de la garde impériale en l’an 10, il est de nouveau sur le Rhin.

Devenu brigadier en l’an 11, Buchot se marie à Paris en vendémiaire an 12 (septembre 1803) avec Marie Fortunée Pitard. Il rejoint ensuite les côtes de l’océan et est décoré chevalier de la Légion d’honneur en thermidor an 13 (août 1805).

Tout en progressant en grade, Buchot parcourt l’Europe avec les armées napoléoniennes. Il est ainsi maréchal des logis en l’an 14 (1806) en Autriche puis au sein des dragons de la garde, en Prusse et l’année suivante en Pologne. Maréchal des logis chef, il sert en 1808 en Espagne et de nouveau en 1809 en Autriche. Deuxième lieutenant en 1809, il est en Saxe en 1813 t, passé premier lieutenant, fait la campagne de France en 1814. Il cesse son activité militaire en novembre 1816, avec le grade de capitaine.

Installé à Maintenon (Eure-et-Loir) pour sa retraite, Pierre Buchot y meurt le 24 juillet 1840, à l’âge de 69 ans. Il était chevalier de Saint-Louis, ordre recréé en 1814 par le roi Louis XVIII.

Avec son épouse Marie Fortunée, il aura eu trois garçons (Pierre Nicolas, Étienne Nicolas et Louis Martin Adrien) tous devenus officiers et tous décorés aussi de la Légion d’honneur, ce qui constitue peut-être un record.

Chasseur d'Afrique

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 01:01

Pierre Nicolas Buchot naît le 2 février 1748 et est baptisé à la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur (act. Val-de-Marne). Ses parents, Jean Buchot bûcheron, et Marie Louise Mouillon, originaires de Bourgogne, vivent dans le hameau du Port de Créteil, qui dépend administrativement de la paroisse Saint-Hilaire de La Varenne.

Il épouse en janvier 1770 toujours à Saint-Maur Marie Louise Adélaïde Paquet avec laquelle il a au moins 5 enfants, tous des garçons, dont trois meurent en bas âge. La famille est toujours présente dans le territoire de la boucle de la Marne fin 1782, où Buchot exerce la profession de blanchisseur.

Aucune source ne permet de penser qu’il réside encore sur place en avril 1789, il est donc peu plausible qu’il soit le Buchot, signataire du cahier de doléances de La Varenne. Il est donc probable que c’est son frère aîné, Jean Buchot, qui participe à la rédaction de ce document prérévolutionnaire.

Pierre Nicolas Buchot meurt le 20 juin 1827 à Paris (5e arr.). Il était âgé de 79 ans.

Son fils aîné, Pierre Buchot, soldat de l’empire, sera chevalier de la Légion d’honneur.

La Varenne fin 18e s.

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:01

Jean Buchot (également orthographié Beuchot) naît le 27 février 1740, à Saint-Mesmin (act. Côte-d'Or). Il est le fils de Jean Buchot, bûcheron, et de son épouse Marie Louise née Mouillon. Peu après sa naissance, ses parents s’installent dans l’actuelle commune de Saint-Maur-des-Fossés. Ils résident dans le petit village du Port de Créteil, qui dépend administrativement de la paroisse Saint-Hilaire de La Varenne mais est rattaché pour les actes religieux à celle du bourg de Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Nicolas.

Il épouse Marie Anne Talon avec laquelle il aura dix enfants entre 1767 et 1785, dont huit sont encore vivants au début de la Révolution.

En 1772, Jean Buchot, qui est présenté comme journalier, est témoin lors d’un procès intenté par les passeurs officiels du port de Créteil, Louis et Jean Richard, contre un marchand de fer et de charbon du même hameau, Desjardin, qui fait traverser la Marne à un quidam et aurait injurié la femme Richard.

Jean Buchot est probablement le second signataire du cahier de doléances de La Varenne-Saint-Maur en avril 1789 ; il est nommé Buchot sur le manuscrit de ce document. Plusieurs Buchot sont identifiés dans la presqu’île, mais doivent sans doute être écartés : son frère, Pierre Nicolas, né en 1748, réside à Saint-Maur jusqu’en 1782, dernière mention de sa famille sur les registres paroissiaux ; Pierre (1770-1840), fils aîné de Pierre Nicolas, ne semble pas avoir résidé à Saint-Maur après son adolescence et son âge en avril 1789 (18 ans) rend de toute manière improbable qu’il ait pu signer ce document.

Les « habitants de la paroisse de Varenne-Saint-Maur-les-Fossés » ont rédigé en prévision des états généraux leur cahier de doléances, qui est daté du 14 avril 1789. Il existait à cette date deux paroisses spirituelles et une troisième « paroisse fiscale » sur le territoire actuel des communes de Saint-Maur-des-Fossés et de Joinville-le-Pont : celle de Saint-Hilaire (La Varenne) et celle de Saint-Nicolas (Saint-Maur, Joinville) ; le village de Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville) n’avait ni église, ni desservant, mais disposait d’un rôle d’impôts autonome.

Les sept signataires du cahier de doléance furent Desaint, Buchot, Géant, Bouillon, Mathieu, Claudin et Riguet (noté Riquety sur les sources imprimées).

En 1789, au moment de la rédaction du cahier de doléances, Jean Buchot a 49 ans. Pas plus qu’aucun autre membre de sa famille, il ne joue de rôle dans les municipalités constituées à partir de 1790. La commune de La Varenne est rattachée en décembre 1791 à celle de Saint-Maur, tandis qu’au contraire La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur se crée comme commune autonome en février 1790.

Jean Buchot meurt le 9 pluviôse an 8 (29/01/1799) à Saint-Maur-des-Fossés. Il finissait sa 60e année.

Son petit-fils Charles Eugène, sera inculpé comme insurgé suite à l’insurrection parisienne de juin 1848 ; il était alors marchand de vin et tailleur de pierres à Joinville-le-Pont.

Un neveu de Jean Buchot, Pierre et trois de ses petits-neveux (Pierre Nicolas, Étienne Nicolas et Louis Martin Adrien) seront officiers et décorés de la Légion d’honneur.

Cahier de doléances de La Varenne

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 01:01

Jean Beuchot naît probablement en 1699. Ses parents vivent à Geligny, un village de la paroisse de La Chaleur (auj. commune de Vieilmoulin, Côte-d'Or). C’est à La Chaleur qu’existe une forge où on marquait au fer rouge les forçats emmenés aux galères puis au bagne à Toulon.

Son père Antoine Beuchot est laboureur et marié à Barbe Pain. Lui-même sera bûcheron. En février 1727, il épouse dans le village voisin de Saint-Mesmin Claude Mouillon, elle aussi d’une famille paysanne ; lors du mariage, seul le recteur d’école sait signer et fait donc office de témoin, comme pour une grande partie des unions dans le village.

Après avoir eu au moins quatre enfants, la famille se déplace à La Varenne, sur le territoire actuel de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, où elle vit dans le hameau du Port de Créteil. Deux autres enfants y naîtront.

Jean Beuchot meurt le 25 mars 1766 et il est inhumé au cimetière de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur. Il était âgé de 66 ans.

Ses descendants, dont le nom s’orthographie ensuite Buchot, vont traverser le siècle suivant, à partir de cette plaine de la boucle de la Marne, entre révolutions et guerre.

Son fils homonyme Jean Buchot participera à la rédaction du cahier de doléances des habitants du territoire de La Varenne Saint-Maur en avril 1789. Un arrière-petit-fils, Eugène Buchot, résidant à Joinville-le-Pont, sera impliqué dans la révolution de juin 1848.

Le deuxième fils de Jean Beuchot, Pierre Nicolas, sera le géniteur d’une dynastie d’officiers qui feront les guerres de trois républiques, des deux empires ainsi que de la royauté restaurée puis constitutionnelle, sillonnant l’Europe et l’Afrique du Nord.

Nous présenterons dans les jours prochains leurs biographies.

Église de la Nativité-de-la-Vierge (hameau de la Chaleur, commune de Vieilmoulin), phot. Michel Foucher, 2015

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 01:01

Fils du vigneron Jean Cosson et de son épouse Marguerite, Alexandre Cosson naît à Mer (Loir-et-Cher) le 15 juillet 1831.

Cosson travaille comme tailleur de pierre et s’installe dans le 7e arrondissement de Paris avant 1860. Il devient ensuite appareilleur et contribue notamment à l’extension de la gare Saint-Lazare à Paris en 1867. Il obtient en 1897 la Médaille d’honneur des ouvriers et employés.

En 1891, Alexandre Cosson s’est installé à Joinville-le-Pont où il se présente comme rentier. Il réside d’abord rue du Canal puis rue de Paris.

Il est élu conseiller municipal en 1896 sur la liste d’Eugène Voisin (radical-socialiste), qui n’a pas d’opposition. Il est réélu dès le 1er tour sur la liste radicale-socialiste d’Eugène Voisin en 1900 avec 637 voix pour 1 096 inscrits ; il obtient le 7e meilleur résultat de la liste, qui gagne les 23 sièges en jeu. En 1904, Cosson, toujours colistier radical-socialiste d’Eugène Voisin, fait partie des 15 conseillers sur 23 élus dès le 1er tour, en 8e position ; sa liste a 22 élus, contre un à une liste de droite. En 1908, Cosson est un des six membres élus dès le 1er tour de la liste radicale-socialiste d’Eugène Voisin ; il a recueilli 669 voix pour 1 613 inscrits, le 5e meilleur score ; la majorité sortante remporte 21 sièges sur 23.

Pendant son mandat de 16 ans (1896-1912), Cosson se consacre notamment aux œuvres scolaires et post-scolaires. À ce titre, il sera décoré des palmes académiques, étant fait officier d’académie en 1907.

Pendant la crise que rencontrent les radicaux joinvillais, à partir de 1906, Cosson se range derrière Eugène Voisin, avec la majorité des sortants qui seront battus en 1912 ; il est membre du comité radical-socialiste communal présidé par Georges Émile Briolay. Cosson est signalé comme malade en février 1911.

Marié avec Louise Céline Thibault, il en a deux filles ; après le décès de celle-ci en décembre 1862, il épouse à Paris en janvier 1865 Étiennette Mourel-Maillard, grainetière, originaire de Villers-Farlay (Jura). Sa femme est active dans la section de Joinville de la société de l’allaitement maternel et des refuges-ouvroirs entre 1909 et 1912 ; elle est distinguée par la société de l’encouragement au bien en 1911.

Alexandre Cosson décède à Joinville le 15 mars 1916, il est alors âgé de 84 ans,

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:01

Firmin Victor Cadot (1816-av. 1890), tonnelier puis marchand de vins en gros, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1858-1870).

Firmin Victor Cadot, naît le 9 janvier 1816 à Champvallon (Yonne). Il est le fils d’un tonnelier Edme Gilles Cabot, et de son épouse Anne Catherine Bernier.

Il exercera d’abord le même métier que son père avant de devenir marchand de vins en gros. Il s’installe à Joinville-le-Pont où il épouse, en 1843, Mélanie Marguerite Grancher, 25 ans, femme de chambre à Paris, fille d’un cultivateur d’Eurville (Haute-Marne). Ils auront quatre enfants, dont deux meurent en bas âge.

En 1858, Firmin Victor Cadot entre au conseiller municipal en même temps qu’Auguste Courtin, qui devient maire de la commune après le décès de son père adoptif, Charles Pierre Chapsal. Cadot est reconduit dans cette fonction en 1865, toujours avec Courtin comme maire. Il ne siège plus au conseil municipal après l’avènement de la troisième République.

Firmin Victor Cadot est signalé comme décédé au mariage de son fils en 1890. En 1875, il avait effectué un don ou un legs à la fabrique de la paroisse de Champvallon, sa commune de naissance.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 01:01

François Ignace Gloess naît le 6 juin 1850 à Kientzheim (Haut-Rhin). Il est le fils d’un receveur buraliste des contributions indirectes et débitant de tabac, Joseph Gloess, et de son épouse, Anne Marie Spery.

Après que l’Alsace soit devenue allemande, Gloess opte pour la nationalité française. Il crée une usine de cartonnage en août 1891 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Paris, à la limite de la commune de Saint-Maur-des-Fossés et attenante au parc du Parangon. La Papeterie Gloess, qui est aussi une imprimerie, subit un incendie dans la nuit du 5 au 6 janvier 1911, qui provoque des dégâts considérables.

Adhérent de la Chambre syndicale du papier depuis 1902, Gloess devient membre du conseil syndical en 1911 et est réélu pour trois ans en 1913.

Gloess est candidat lors élections municipales de mai 1904 sur une liste nationaliste et conservatrice, opposée à la municipalité radicale-socialiste sortante et à quelques candidats socialistes (Lebègue, Lacroix). Sa liste obtiendra un élu sur 23 (Moulinet), les radicaux-socialistes d’Eugène Voisin remportant les 22 autres. Gloess recueille  325 voix pour 1119 votants sur 1363 inscrits, soit 29,0% ; il est le 15e des 23 impétrants de sa liste, et le 38e des 53 candidats.

Peut-être est-ce lui le Gloess qui participe, en 1911 au Comité républicain, une des organisations membre de la Fédération du parti radical-socialiste pour la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine). Le comité est basé à Saint-Maur.

En décembre 1919, Gloess est élu conseiller municipal sur la liste d’Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants. Elle remporte les 23 sièges à pourvoir, face à un groupement libéral (Beauvais) et au parti socialiste SFIO (Laruelle).

François Ignace Gloess, après le décès de sa première épouse Anne Marie Kugel en octobre 1916, se remarie en janvier 1923 à Paris avec Élise Marie Cécile Maury.

Il meurt à Paris le 8 janvier 1927, à l’âge de 76 ans.

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 01:01

Jean Louis Nicolas Lucot naît le 26 brumaire an 4 (15/09/1795) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future commune de Joinville-le-Pont). Il est le fils de Jean Baptiste Lucot, alors manouvrier puis tailleur de pierre, qui atteindra une relative aisance, puisqu’il sera inscrit sur la liste des électeurs censitaires en 1874. Sa mère, Magdeleine Petit est d’origine modeste et ne sait pas signer. Son grand-père paternel, Louis Lucot était officier municipal (adjoint au maire) jusqu’à la suppression des municipalités communales l’année de la naissance de Jean Louis, en l’an 4 ; il le redeviendra sous le consulat.

Vers 1820 Lucot épouse Marie Félicité Neveu, avec laquelle il aura quatre enfants. Il est d’abord marchand de vins. Il est ensuite, au moins à partir de 1843, entrepreneur de maçonnerie. En 1848, il se situe au cinquième rang sur la liste des électeurs de Joinville par ordre de fortune. Il est chargé de la construction de la première église paroissiale de la commune, Saint Charles Borromée, entre 1856 et 1860 sous la conduite de Naissant, architecte du département de la Seine, en style néo-gothique. Il cède ses affaires à son fils aîné Jean Ferdinand, dans le courant des années 1860.

Le maire Claude Pierre Jacmart le propose comme remplaçant d’un conseiller municipal démissionnaire, et le préfet le nomme en mars 1830 à l’assemblée de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. L’année suivante, la commune change de maire, avec Laurent Nicolas Pinson, et de nom, devenant Joinville-le-Pont.

Avec l’introduction d’une élection au suffrage censitaire, Lucot est élu en 1834, puis réélu en 1836 et en 1843. Il siège au moins jusqu’au scrutin de juillet 1848. Mais il est possible qu’il reste membre du conseil pendant toute la période, puisqu’il il est à nouveau désigné conseiller municipal en août 1865.

Lucot mobilise ses ouvriers en 1856 pour offrir des dons en faveur de l'armée d'Orient, qui se bat en Crimée. Il siège au bureau de bienfaisance municipal.

L’activité la plus marquante de Lucot sera le commandement de la garde nationale. Joinville qui compte 600 habitants en Paris, mobilise 100 grenadiers, qui constituent la 1e compagnie du 3e bataillon de la 4e légion de la banlieue de la garde nationale, constituée en vertu d’une loi de 1831. Lucot est élu capitaine par ses troupes.

Au lendemain de l’insurrection des partisans de Blanqui et Barbès, groupés dans la Société des saisons et Martin Bernard, le 12 mai 1839, Lucot reçoit l'ordre de se rendre avec sa compagnie au rond-point de la barrière du Trône à Paris. Il refuse, prétextant que ses troupes n’étaient pas assez nombreuses, et reste dans le Bois de Vincennes. Appelé en police correctionnelle pour refus volontaire d'un service obligatoire, il est condamné à six jours de prison et la privation de son grade. L’arrêt est confirmé par la cour royale en juillet 1839.

Cependant, en mars 1840, Lucot est réélu capitaine de la compagnie à une grande majorité, malgré les réserves du marie, président de la session électorale, qui en réfère à l'autorité supérieure après des échanges assez vifs avec les partisans de Lucot. Ce dernier reprendra cependant son poste. Il intervient en 1845 avec les pompiers au cours de l’incendie d’une filature de soie sur une île de la Marne près du village de Gravelle. Il l’occupe toujours en 1846.

Jean Louis Lucot, qui vivait 29, rue de Paris meurt à Joinville le 8 avril 1870 ; il était âgé de 75 ans.

Son fils Jean Ferdinand, qui lui avait succédé dans les affaires, prendra presqu’immédiatement sa relève au sein du conseil municipal.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 01:01

Célestin Louis Lebrasseur naît à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il résidera toute sa vie, le 26 juillet 1858. Il est le fils de Louise Eugénie Richard et de son époux Pierre Théodore Lebrasseur, tailleur de limes.

Ajusteur de précision à la direction d'artillerie de la Cartoucherie de Vincennes, il y entre en 1880. En juillet 1899, Lebrasseur fonde et préside une société de secours mutuels, la Caisse de secours pour les malades des ateliers de la cartoucherie de Vincennes ; elle prend la succession d’une précédente mutuelle, dont Lebrasseur était administrateur depuis 1885. Titulaire d’une médaille d’honneur de bronze du ministère de la Guerre, Lebrasseur est décoré en 1912 de la médaille d’or de la mutualité.

Marié en mai 1884 à Joinville avec Louise Eugénie Biarne, il va quitter le domicile de ses parents 18, rue du Pont pour s’installer sur l’île Fanac, où il vivra notamment l’inondation de 1910. Son épouse y exploite un restaurant.

Lors des élections municipales de décembre 1919 Lebrasseur est élu sur la liste d’union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, radical dissident, qui rassemble des républicains, des radicaux-socialistes officiels et des socialistes indépendants. Il recueille, au second tour, 947 suffrages sur 1 518 exprimés, soit 62%, pour 2 491 inscrits, face à une liste socialiste SFIO.

Lors de la constitution de la section de Joinville de la Ligue de la République, en décembre 1923, Lebrasseur est désigné comme président de séance. La Ligue cherche à unifier la gauche non communiste et rassemble notamment des radicaux-socialistes (Émile Briolay), des socialistes indépendants (Henri Graillat, René Caperon) et des socialistes SFIO (Léon Berthet). La section décide d’apporter son appui aux candidats de gauche qui accepteront son programme minimum. Cependant, Lebrasseur se séparera des autres associés, qui pour la plupart vont soutenir une liste du cartel des gauches, conduite par Briolay. Lebrasseur reste fidèle au maire sortant Vel-Durand ; il est candidat en huitième position sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux en mai 1925 et est réélu, la liste obtenant 1080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés au premier tour et emportant tous les sièges au second tour face aux communistes et au cartel des gauches.

Lors d’un concours agricole en septembre 1926, Lebrasseur obtient un prix pour son chien de chasse, un bleu d’Auvergne. Peu après le décès de sa première femme, il se remarie en juillet 1927 avec Pauline Eugénie Maréchal, toujours à Joinville. Ils vivent alors de nouveau sur la rive droite de la Marne, rue de Paris.

Célestin Louis Lebrasseur meurt à Joinville le 20 juillet 1928, pendant son mandat municipal. Il était âgé de 69 ans et avait eu une fille de son premier mariage.

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 01:01

Claude Alexandre Paillas naît le 18 mars 1845 dans le village de La Grave (Hautes-Alpes) ; il est le fils Jean Baptiste Paillas et de son épouse Catherine Juge.

En 1867, il entre dans les services des impôts, où il travaille pendant 32 ans comme receveur des finances, principalement en Seine-et-Oise (Gonesse, act. Val-d’Oise et Le Perreux, act. Val-de-Marne). En mai 1876 il épouse à Roissy-en-France (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise), Gabrielle Clémentine Caroline Boisseau, née en 1857.

Retraité en 1899, il démarre une activité en tant qu’agent de location de logements à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Paillas est candidat aux élections municipales de mai 1904 à Joinville sur la liste conduite par le maire sortant, Eugène Voisin, qui est soutenue par le comité radical-socialiste. Elle est opposée à une liste que ce comité qualifie de réactionnaire, nationalise et cléricale emmenée par quatre conseillers sortants (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) ainsi qu’à une liste socialiste incomplète, investie par le Parti socialiste de France - Unité socialiste révolutionnaire (Lebègue, Lacroix). Les radicaux-socialistes emportent tous les sièges ; Paillas, arrivé 21e sur les 23 candidats de sa liste, recueille 494 suffrages soit 44,1% des 1119 votants pour 1363 inscrits. Il est élu au second tour.

Paillas sollicite le renouvellement de son mandat en mai 1908, toujours sur la liste conduite par Eugène Voisin, avec l’appui du comité radical-socialiste (présidé par Albert Gallas). Au second tour, il obtient 436 voix sur 1188 suffrages exprimés ; il est, avec l’adjoint Jullien,  un des deux battus de la municipalité sortante qui remporte 21 des 23 sièges. Les autres élus sont un candidat de la liste dite socialiste évolutionniste qui rassemble des personnes réputées libérales et d’anciens socialistes (Provin) et un indépendant (Dr Gripon) ; la liste incomplète socialiste SFIO ne remporte pas de siège.

Après son échec, Paillas va cependant continuer à avoir une activité au sein du parti radical-socialiste. Il prononce par exemple un discours lors du banquet offert à l’autre battu, Honoré Jullien, par les élus de la majorité et le comité radical-socialiste en juin 1908. Il fait un procès à l’un de ses opposants, Leteuil, leader du groupe socialiste évolutionniste.

Dans le domaine culturel, Paillas est président de la Fanfare municipale en 1909.

Il quitte le quartier du centre pour s’installer sur la rive gauche, avenue Oudinot, dans le quartier de Polangis. En 1915, il y corrige des jeunes qui saccageaient les fleurs d’un voisin.

Dans le journal radical local, Voix des communes, il proteste en 1916 contre l’état de la rue du Port, pourtant nécessaire selon lui pour l’approvisionnement du camp militaire de Saint-Maur.

Son fils, Alexandre Félix Paillas, sergent du génie dans la division algérienne, est blessé en juin 1915 et cité à l’ordre de la division à deux reprises en 1915 et 1916. Architecte à Joinville, il y exploite également une fabrique de pierres factices ; il est décoré de la croix de guerre et des palmes académiques.

Veuf depuis 1898, Claude Alexandre Paillas décède le 17 avril 1918 à Joinville. Il était âgé de 73 ans.

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