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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 01:01

Suite de la biographie d’Albert Duquenne

Au cours de l’année 1939, Duquenne est un orateur fréquemment sollicité, y compris en province. Il est ainsi à Neuilly-Saint-Front (Aisne) puis au Mans (Sarthe) ainsi qu’à Noisy-le-Sec en janvier lors d’un rassemblement d'aide à l'Espagne républicaine ou à Mantes (Seine-et-Oise, act. Yvelines) en février. Il est à plein temps dans des activités politiques, employé par la Fédération socialiste.

Duquenne est également l’organisateur de fêtes, comme à la salle Wagram (Paris) en janvier pour les jeunes, ou à Vincennes pour la région de l'Est parisien, où Léon Blum évoqua les premières années de son enfance passées à l'école de Fontenay-sous-Bois et sur les pelouses du bois de Vincennes, avant d’appeler « aux devoirs d'hospitalité, de générosité, d'humanité » en évoquant « le martyre et l'exode du peuple catalan. »

C’est en tant que secrétaire de l'Union des sections du canton de Saint-Maur qu’Albert Duquenne conduit une réunion « contre la politique de régression sociale, pour la paix et la solidarité internationales » à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne) en février.

Lors du congrès du Kremlin-Bicêtre (Seine, act. Val-de-Marne) en mars, les socialistes se félicitent que L'Entente des Jeunesses de la Seine soit « maintenant heureusement reconstituée, en plein essor ». Le même mois, Duquenne est à Joinville-le-Pont avec Mercier, des Petits commerçants et Jean Garchery, député de Paris et père d’un futur maire de Joinville.

On retrouve Duquenne comme organisateur d’une conférence à Alfortville avec Marcel Clerc, ex-commandant des brigades internationales en Espagne. Il intervient dans une réunion électorale à Asnières en avril. La journée d'études qu’il préside à Issy-les-Moulineaux le même mois accueille 200 jeunes autour de sujet comme le guesdisme, ta presse, les origines du 1er mai.

Le bureau de la Fédération socialiste de la Seine adopte, avant le congrès du parti, une motion qui, tout en approuvant « dans son esprit » la motion de politique générale portant les signatures de Paul Faure et Charles Spinasse, revendique que soit placé « au-dessus de tout, l'unité et la cohésion du Parti ». Ils estiment que ne sont pas suffisamment précisés les rapports avec le Parti communiste et ses filiales, « Or, ce problème est capital dans la région parisienne où le Parti, qui en a fait loyalement l'expérience, a toujours été diminué et affaibli par la pratique des actions communes ». Duquenne signe le texte en tant que membre de la section de Joinville avec Léon Berthet, qui sera adjoint au maire à la Libération.

Intervenant en juin 1939 lors d’une fête à l’occasion de la sortie du 100e numéro du journal de la section socialiste de Nogent-sur-Marne, Le Socialiste Nogentais, est qualifié dans Le Populaire de « mordant mais sincère orateur socialiste ». Le même mois, il parle lors de réunion de cheminots à La Chapelle (Paris) et Nanterre (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est réélu membre de la commission exécutive de la Fédération de la Seine au titre de la Motion A, conduite par Gaston Allemane, député de Champigny, avec 1143 voix.

Resté en région parisienne, c’est Duquenne qui assure la réouverture des bureaux de la Fédération mi-septembre 1939. Il assure la représentation de la commission exécutive fédérale, au moins jusque fin octobre. La dernière mention le concernant dans la presse socialiste est un numéro du Populaire du 28 octobre, mentionnant sa présence à la réunion de la commission exécutive le 23.

À suivre

le service d'ordre des Jeunesses socialistes de la Seine en 1939

 

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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 01:01

Suite de la biographie d’Albert Duquenne

Avec Fernand Imbert, Albert Duquenne est l’un des deux secrétaires du comité fédéral mixte de l‘Entente des jeunesses socialistes de la Seine ; Imbert est le secrétaire « jeune », élu par l’assemblée générale, tandis que Duquenne est le secrétaire « adulte », désigné par la commission exécutive fédérale. Il intervient, au titre de la Fédération dans de nombreuses réunions, y compris en province (Pithiviers, août 1937). Il s’efforce de mobiliser les jeunes socialistes pour des défilés, selon l’historienne Christine Bouneau, « dans une scénographie qui cherche à mettre en valeur sinon à faire une démonstration de force. »

Suite au conflit entre la direction nationale de la SFIO et la Fédération de la Seine, dirigée par le responsable de la Gauche révolutionnaire, Marceau Pivert, et ses partisans, toutes les sections sont dissoutes. Des secrétaires provisoires sont désignés pour chaque arrondissement de Paris et chaque commune de la Seine afin de les reconstituer. Les adhérents qui veulent réintégrer le parti sont priés de s'adresser à eux et de signer l'engagement de respecter la discipline et les décisions. Le 16 avril 1938, Duquenne est désigné comme secrétaire provisoire, chargé de la reconstitution de la section de Joinville, bien qu’il réside à Champigny. Le 20 avril, il est remplacé par un adhérent joinvillais, désigné par sa section, Jean Brision. La réunion de reconstitution de la section a lieu le 29 avril au café Chez Camus.

Devenu un des secrétaires de la Fédération SFIO de la Seine, membre du bureau fédéral, Albert Duquenne intervient régulièrement auprès des partenaires. C’est ainsi lui qui répond au parti communiste, en juillet 1938, qui interpelle les socialistes au sujet de l'augmentation du prix du gaz et de l'électricité. Il renvoie la question aux élus départementaux. Quelques jours plus tard, on le voit signer une tribune, parue dans les quotidiens communiste L’Humanité et socialiste Le Populaire « Contre les pillards de Paris. »

En septembre de la même année, une ordonnance de référé du tribunal civil de la Seine permet aux socialistes de récupérer leur local fédéral, 7, rue Meslay à Paris (3e arr.), qui avait été conservé par l’ancienne direction des partisans de Marceau Pivert. Albert Duquenne et Marcel Bloch, au nom des loyalistes, accompagnent l’huissier qui fait l’état des lieux. Le Populaire considère que « le siège fédéral a été vidé et pillé. »

Le bureau de la Fédération de la Seine comprend Robert Prieur, ancien chef de cabinet de Paul Faure; l’avocat Maurice Paz, Francis Desphelippon, ex-secrétaire général de l'ARAC (anciens combattants) et Duquenne.

L’activité de Duquenne se concentre sur des interventions publiques contre le fascisme (souscription en octobre 1938, manifestation le 12 février), à la lutte contre les décrets-lois du gouvernement ou à la formation des jeunes socialistes (organisation de soirées éducatives et de journées d'études). Il préside le congrès des Jeunesses socialistes de la Seine en novembre 1938 à Champigny, où 120 délégués représentent 51 groupes.

À suivre

 

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 01:01

Début de la biographie d’Albert Duquenne

Albert Amédée Lemaire naît le 16 mai 1902 à Paris (10e arr.). Il est déclaré comme fils d’Émilie Honorine Lemaire, fleuriste. Il prend le nom de Duquenne lorsque Louis Jean Duquenne, sculpteur sur bois, le reconnaît en janvier 1907. Ses parents, qui vivent jusqu’en 1907 à Paris (10e, 11e puis 12e arrondissements), s’installent en 1908 à Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne), où ils se marient en août 1910 après avoir donné naissance à cinq enfants, dont deux meurent le mois précédant les noces.

Marié une première fois en mai 1931 à Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne) avec Marie Louise Bonis, Albert Duquenne se remarie en mai 1941 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) avec Régine Yvette Anne Marie Hallet, dactylographe.

Ayant donné son adhésion à la section saint-maurienne du parti socialiste SFIO en 1925, Duquenne va exercer des responsabilités dans cette formation à partir de 1933. En novembre de cette année-là, il est nommé secrétaire du comité de presse, chargé de la diffusion du quotidien du parti, Le Populaire. Il siège, en janvier 1934, au sein de commission administrative de la section locale. Il intervient comme orateur, en janvier dans la commune voisine de Bonneuil où il développe le programme du parti : nationalisation des mines, des chemins de fer, des assurances puis en octobre à Saint-Maur, dans un meeting antifasciste.

À partir de 1935, Duquenne milite principalement dans le canton de Charenton (Seine, act. Val-de-Marne), et en particulier dans la ville de Maisons-Alfort. Il est candidat, avec l’investiture de la SFIO, lors des élections législatives d’avril 1936. Il se présente dans la 5e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Alfortville, Charenton, Maisons-Alfort, Saint-Maurice) et recueille 2 145 voix sur 22 567 votants et 24 960 inscrits. Le communiste Marcel Capron est élu dès le premier tour.

Installé à Champigny-sur-Marne, route de Villiers, Duquenne prend des responsabilités dans la Fédération SFIO de la Seine. Il est élu en octobre 1937 à la commission exécutive lors du congrès fédéral, au titre de la motion C, qui soutient les positions de Léon Blum au niveau national et est conduite localement par Suzanne Buisson.

À suivre

Route de Villiers, Champigny

 

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23 juin 2019 7 23 /06 /juin /2019 01:01

Théodore Jean Baptiste Létang naît le 11 octobre 1835 à Paris (2e arr.). Il est le fils de Clarisse Thérèse Stéphanie Prophétie et de son époux, Marie Christophe Létang, qui a fondé, l’année de sa naissance, une entreprise de ferblanterie produisant des moules à chocolat installée rue Saint-Denis à Paris (3e arr.). Théodore Létang travaille dans l’atelier familial, fondé en 1832, qui devient une société en 1866 dans laquelle il est associé avec son père. Elle prend le nom de Marie Létang et fils. L’activité a été transférée au 44, rue du Montmorency encore dans le 3e arrondissement.

En octobre 1860 à Paris (3e arr.), Théodore Létang épouse Joséphine Eulalie Feuillet, fille d’un coiffeur de Bordeaux.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, Létang est capitaine au 54e bataillon de marche de la Seine. Il prend part notamment à la bataille de Champigny. Du 30 novembre au 2 décembre 1870, les combats qui se déroulent à Champigny-sur-Marne et Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) font 2 000 morts. Le pont de Joinville sur la Marne est détruit. A Joinville, c'est la plaine de Polangis, alors non urbanisée, qui est le lieu des affrontements.

Les établissements Létang fils et leurs moules à chocolat ont une réputation internationale. Ils obtiennent des médailles à l'exposition universelle de Philadelphie (1876), à celle d’Anvers (1885), de Paris (1889), de Bruxelles (1897) et encore à Saint-Louis (États-Unis) en 1904.

Marque de fabrique de Létang

Théodore Létang lui-même est membres de jurys ou de comités pour les expositions universelles de Paris (1878 et 1889), Amsterdam (1883), Anvers (1885), Barcelone (1888) et Chicago 1893).

Dans son arrondissement de résidence, Théodore Létang assume plusieurs responsabilités caritatives et associatives. Il est président de l’Harmonie municipale en 1894. Administrateur du bureau de bienfaisance de la mairie du 3e arrondissement en 1899, il est également délégué cantonal à Paris. La fonction, instituée en 1886, place des représentants de la laïcité et de la République auprès des écoles ; ils veillent aux conditions de vie et de travail des écoliers. En 1900, il est vice-président du patronage laïque de l’arrondissement et président du dispensaire municipal en 1904.

Cependant, c’est à Joinville-le-Pont, où il dispose d’une résidence secondaire, que Létang va s’engager dans l’action politique et dans une action associative auprès des anciens combattants. Il est candidat en mai 1888 sur la liste du maire sortant, Gabriel Pinson, républicain modéré, qui s’oppose aux radicaux-socialistes, qui ont fait alliance avec un groupe socialiste-révolutionnaire. La majorité sortante est reconduite, avec 17 sièges, dont 16 gagnés au premier tour, contre trois pour la gauche. Létang remporte 291 voix sur environ 550 suffrages exprimés (environ 53%) et intègre l’assemblée locale au premier tour.

En décembre 1889 Létang participe à la cérémonie en mémoire de la bataille de Champigny au pied du monument élevé dans la commune. Il prononce un discours, aux côtés des députés Jules Ferdinand Baulard, élu radical-socialiste de la circonscription et ancien conseiller municipal de Joinville et Mathieu Bizouard, de la Côte-d'Or.

Devant plusieurs milliers d’assistants, Théodore Létang s’exprime de nouveau au nom des anciens combattants, toujours à Champigny, en décembre 1890 pour la commémoration des vingt ans de la bataille.

L’année suivante, sous une pluie incessante, l’hommage patriotique regroupe une foule considérable que le quotidien Le Radical évalue à dix mille personnes. Létang est de nouveau chargé de faire une allocution. La manifestation se termine par un incident avec un groupe de boulangistes, qui tentent d’intervenir avec des slogans nationalistes et antirépublicains, mais sont finalement évacués.

Après le décès, en juin 1888, un mois après sa réélection, du maire de Joinville, Gabriel Pinson, son adjoint Eugène Voisin est élu. Il conduit une liste, en mai 1892, en alliance avec les radicaux-socialistes, à laquelle s’opposent une formation conservatrice conduite par Bocquentin et le docteur Barborin. La majorité sortante emporte 16 sièges au premier tour et 6, dont celui de Létang, au second, laissant un poste à l’opposition de droite. Avec une moyenne de 360 sur 639 suffrages exprimés, la liste Eugène Voisin avait recueilli environ 70% des votes.

Lors du scrutin suivant, en mai 1896, la liste Eugène Voisin n’a pas de concurrents. Tous ses candidats, dont Létang, sont élus au premier tour avec environ 800 voix pour 918 électeurs inscrits. Désigné à deux reprises comme électeur sénatorial en 1899, Létang joue un rôle politique plus affirmé.

Les élections du nouveau siècle, en mai 1900 sont également emportées au premier tour par la liste Eugène Voisin, qui fait face à un groupement socialiste-révolutionnaire. Létang obtient 560 voix pour probablement un peu plus de 800 votants.

Enfin, en mai 1904 Létang est élu pour la cinquième fois, dès le premier tour, sur la liste radical-socialiste d’Eugène Voisin, avec 585 voix (52,3%). La majorité sortante remporte 22 des 23 sièges, face à une liste conservatrice (1 siège) et à des socialistes-révolutionnaires. Son mandat se termine en mai 1908 et il n’en demande pas le renouvellement.

Théodore Létang meurt le 14 février 1909 à Paris (10e arr.). Son décès est relaté par au moins dix-huit quotidiens nationaux et plusieurs titres de province. Âgé de 74 ans, Théodore Létang assistait à la représentation de la Femme X... au théâtre de la Porte-Saint-Martin, pièce d'Alexandre Bisson, mise en scène par Louis Péricaud. Au moment où le rideau se levait, il s'est subitement affaissé dans son fauteuil, victime d’une affection cardiaque.

L’industriel avait deux enfants ; son fils, Léon Létang, poursuivit l’exploitation de l’entreprise familiale.

Titulaire des Palmes académiques, Théodore Létang était officier d’académie depuis juillet 1891 et officier de l’instruction publique depuis avril 1900.

Il avait fait une donation à la ville de Joinville, la chargeant d’offrir chaque année en prix annuel un livret de caisse d’épargne pour un enfant des écoles municipales. Son nom figurait sur la liste des 12 bienfaiteurs de la commune apposée dans la mairie agrandie en octobre 1911.

 

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 00:01

Pol André Loizon naît le 17 septembre 1890 à Terron-sur-Aisne (act. Vouziers, Ardennes). Il est le fils de Paul Arthur Loizon et de Marie Ernestine Charbeaux. Il effectue son service militaire dans une section d’infirmiers entre octobre 1911 et novembre 1913. Il est rappelé en août 1914 de nouveau à la 6e section d’infirmiers militaires. Loizon est versé dans l’infanterie en janvier 1917, rejoignant d’abord le 30e régiment puis le 11e en mai de la même année. Il est affecté en janvier 1919 à la 17e section de commis et ouvriers d'administration, où il est démobilisé en avril.

En décembre 1918, Pol Loizon est cité à l’ordre du régiment : « Très bon soldat, agent de liaison d’une compagnie de mitrailleuses, a toujours assuré avec zèle et dévouement les missions périlleuses qui lui ont été confiées au cours des combats auquel a pris part le régiment ». Il est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille de l’Yser.

Après-guerre, Pol Loizon réside toujours à Terron où il épouse Denise Marie Angèle Cadoux et où naissent deux filles, Simonne Marcelle Louise en mai 1920 et Anne Marie Paulette en juin 1922.

La famille s’installe sur les bords de Marne, d’abord à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) en 1928 (rue Saint-Amand puis avenue de Ferrières) et, en 1931, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, place de Verdun (quartier de Palissy). Pol Loizon est un adepte du jeu de dames.

Recruté en novembre 1939, peut-être comme affecté spécial à la société Transocéane de Levallois-Perret, il est dégagé de toute obligation militaire en juin 1940.

Toujours menuisier, Pol Loizon est désigné par arrêté préfectoral du 20 février 1942 comme conseiller municipal de Joinville-le-Pont. Léon Lesestre, élu maire en 1935, est maintenu dans sa fonction en compagnie de ses adjoints Charles Chaussée, Jean Béal, René Kirbühler et Frédéric Bautsch. Il est mentionné, en février 1943, comme ayant effectué l’année précédente un don en faveur du comité municipal d’assistance aux prisonniers.

Tous les élus désignés par les autorités de Vichy sont révoqués à la Libération, en août 1944.

Pol Loizon meurt le 28 avril 1954 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 64 ans et père de deux filles. Il avait été décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille de l’Yser.

Vue de Terron-sur-Aisne après la guerre de 1914-1918

 

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 01:01

Suite de la biographie d'Emile Simonard.

C’est en novembre 1921 que l'abbé Simonard prend en charge une cure, étant nommé à la tête de la paroisse Sainte-Anne de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il remplace l'abbé Seneuze, premier curé de Polangis, nommé à la création de la paroisse en 1910.

Lors d’une rencontre de l’Association catholique des hommes de son ressort, Simonard prononce une allocution en faveur de « l’Union sacrée pour le bien et le bonheur de notre France ». Chaque année, début décembre, une cérémonie est organisée en souvenir des combattants de 1870-1871 morts lors de la bataille de Champigny, en général à l’église Saint-Saturnin ; l'abbé Simonard en est souvent le prédicateur. En 1923, son intervention est publiée par le quotidien d’extrême-droite La Libre Parole : « A ne prendre que l’apparence, nos morts de Champigny n’ont pu triompher de l’adversaire ; leur héroïsme paraît comme inutile. Apparence trompeuse, car pendant près de quarante années, Champigny a été une de ces claires lumières où l’âme de France venait chercher Les directives d’action qui lui étaient nécessaires, pour garder le tenace et irréductible espoir des revanches de la justice et du droit ». Il poursuit avec une tonalité plus politique : « Nous devons donc associer dans un même mouvement de reconnaissance les morts de 1914-1918 à ceux de 1870 ; tous nous apportent la même éloquente et nécessaire leçon de discipline et d’obéissance consciente qui est l’indispensable leçon de l’heure présente (…) Nos grands chefs étaient des croyants catholiques pratiquants (…) Ils ont défendu la Justice divine, la Vérité ! Suivons-les et acceptons l’autorité. Il y a de l’ordre, de l’harmonie dans la Nature ; il doit y en avoir dans la Société ! »

L’abbé Simonard est souvent mobilisé comme prédicateurs de carême : à Saint-Hippolyte en 1920, Saint-Eloi en 1922, dans son ancienne paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Belleville en 1923, à Charenton en 1926, Saint-Honoré d'Eylau en 1929, Saint-Eugène en 1933, etc.

Il fait partie des premiers abonnés du quotidien d'inspiration démocrate-chrétienne l'Aube, fondé en 1932 par Francisque Gay et codirigé par Gaston Tessier, secrétaire général de la Cftc.

L’église de Polangis, avant son érection en paroisse, portait le nom de « chapelle des usines », étant proche des établissements Pathé-Natan. Elle était de fait très liée aux métiers du cinéma. L'association l’Entraide du Cinéma demande à l’abbé Simonard de célébrer, le 1er décembre 1934, un service funèbre â la mémoire de tous les cinématographistes morts dans l'année : producteurs, éditeurs, distributeurs, metteurs en scène, industriels, artistes, auteurs, directeurs, opérateurs, ouvriers, employés ; le quotidien culturel Comoedia en compte 237 pour les onze premiers mois de l’année. Simonard assure : « C'est de grand cœur que j'ai accueilli cette demande (…) comme curé d'une paroisse où est établi le premier studio de France. »

La messe des morts du cinéma accueille, en 1936 et 1938 à Sainte-Anne de Polangis le cardinal Verdier, archevêque de Paris. En décembre 1938, la dernière des messes du type est déplacée à l’autre édifice cultuel joinvillais, Saint-Charles-Borromée, de plus grande contenance.

Émile Simonard va s’intéresser de manière plus concrète au 7e art. Lors du tournage aux studios de Joinville d’un film de Jean Dréville, Les Petites Alliées, en janvier 1936, Madeleine Renaud et Constant Rémy se plaignaient du jeu peu crédible d’un figurant supposé les marier. Un régisseur alla chercher l’abbé de Polangis qui fit la scène et avoua : « Voici longtemps que j'avais envie de tourner. »

Le figurant partagea le cachet qu’on lui avait remis entre son enfant de cœur et un chômeur du voisinage.

Émile Simonard meurt le 22 janvier 1937 à l’âge de 61 ans ; son décès est transcrit dans l’état-civil de Joinville. Le journal syndical L'Employé, qui lui rend hommage en disant qu’il « avait su se faire aimer et respecter, notamment des cinéastes », assure qu’il a été « écrasé par une tâche trop lourde. »

 

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie de Joannès Allardet.

Toujours militant à la SFIO, Allardet n’est pas réélu lors des élections municipales de décembre 1919. En décembre 1920, il fait probablement partie de la minorité qui refus les 21 conditions posées par l’Internationale communiste ; selon le quotidien socialiste Le Populaire (1921/01/24), il y a 50 votants sur 120 inscrits dont 45 se prononcent en faveur de la IIIe Internationale. Léon Ballandras est en charge de la reconstitution de la section socialiste SFIO maintenue en janvier 1921.

À l’occasion du scrutin municipal de mai 1925 Joannès Allardet est à la tête de la liste socialiste qui recueille en moyenne 817 votes (23,3%) sur 3 507 suffrages exprimés pour 4 154 inscrits. Allardet avait reçu 859 votes (24,4%). La liste communiste de Martinet qui avait eu 779 voix (22,2%) se retire au second tour. Les radicaux-socialistes rejoignent les socialistes et Auguste Courel, socialiste, est élu maire face à la droite de l’Union républicaine nationale, ses candidats ayant réuni 56,8% des voix. Allardet devient second adjoint au maire.

Lemosse, maire de Brunoy, et Allardet conduisent une délégation des municipalités de banlieue, reçue en septembre 1926 par M. Tardieu, ministre des travaux publics qui réclame une réduction des tarifs des transports. Allardet est mentionné dans un reportage du quotidien SFIO Le Populaire consacré au « socialisme à l’œuvre à Champigny-sur-Marne » (1928/03/22).

En mai 1929, Courel et Allardet arrivent en tête sur la liste socialiste-radicale (41,9%) devant la droite de Nicoud (26%) et les communistes de Martinet (21,6%). Une liste de concentration socialiste avec des dissidents communistes (Henri Gaillot, Edmond Neumann) recueille 4% et se désiste pour le cartel des gauches, qui emporte au second tour les 27 sièges à pourvoir avec 62,6% des suffrages exprimés, malgré le maintien communiste. Allardet, qui avait obtenu 1 888 voix au premier tour sur 4 395 votants (43%) et 5 929 inscrits, est réélu au tour suivant par 1 840 votes sur 3 206 (57,4%). Il redevient adjoint au maire.

Il démissionna le 2 avril 1930. Il se déclara au recensement de 1936 comme bibliothécaire à la mairie de Champigny.

Joannès Allardet meurt le 12 mars 1940 à Champigny, à âge de 75 ans. Il était décoré des palmes académiques en tant qu’officier d’académie depuis 1914 pour son action à la caisse des écoles. Veuf en 1937, il avait quatre enfants.

Fin

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie de Joannès Allardet.

Sur le plan politique, Joannès Allardet est l’un des acteurs du conflit qui secoue le groupe socialiste de Champigny qui démissionne fin 1903 de la Fédération de la Seine du Parti socialiste français pour rejoindre l’Unité socialiste révolutionnaire. Il se déclare membre de la minorité hostile à celte résolution, ennemi de la « répétition machinale de phrases aussi creuses que révolutionnaires ». Il lance le 4 décembre l’appel à la fondation d’un nouveau groupe prônant une « politique socialiste audacieuse et sage, fondée sur la pratique de plus en plus large du suffrage universel, inspirée enfin comme le voulait Proudhon, d'idées scientifiques et de principes positifs ». Les deux autres signataires de l’appel sont Albert Thomas et Poisson. Le groupe se reconstitue le 8 décembre sous le titre d’Union des travailleurs socialistes de Champigny, Allardet étant secrétaire, Rilhac trésorier et Albert Thomas délégué du groupe à la Fédération de la Seine du PSF auquel il a immédiatement ré-adhéré.

Le groupe prépare activement les élections municipales de 1904. À l’issue du premier tour, les deux listes socialistes ne trouvent pas d’accord avec les radicaux-socialistes ; elles fusionnent mais ne présentent que six candidats, correspondant au nombre de sièges qu’elles devraient avoir à la proportionnelle. La liste du PSF a cinq représentants : Albert Thomas, professeur à l’université, Henri Gaillot, sculpteur-dessinateur, Allardet, représentant de commerce, Louis Brossier, maçon, et Rivière, sculpteur ; la liste du parti socialiste de France (PSdF) en a un, Henri Martinet, menuisier. Seul Albert Thomas, qui jouit du soutien des radicaux, est élu.

Comme secrétaire du comité cantonal de Nogent-sur-Marne de la Fédération socialiste-révolutionnaire de la Seine du PSF, Allardet anime la campagne d’Henri Gaillot pour le conseil général. Comme Brise (PSdF), il se désiste au second tour pour Blanchon, radical-socialiste, qui est réélu.

Fin 1904, Allardet prend l'initiative de constituer l'Œuvre du trousseau de Champigny, qui veut apprendre aux jeunes filles de la classe ouvrière la couture et « tout ce qu'une bonne ménagère doit savoir pour diriger son intérieur et élever sa famille ». Mme Thomas est présidente de la société tandis que Mme Gaiilot en est membre. Elle est toujours active, avec le soutien de la municipalité, dans les années 1930.

Après l’unification de 1905, Allardet reste secrétaire du groupe de Champigny du parti socialiste unifié SFIO.

Dans l’hebdomadaire local Réveil socialiste, auquel il collabore régulièrement, Allardet consacre un article en février 1906 au coût de la scolarité pour les enfants reçus dans les écoles supérieures et professionnelles de Paris. Il demande que le conseil général prenne en charge ces frais, les enfants domiciliés dans a capitale étant admis gratuitement : « il n'y a aucune raison pour qu'en banlieue les parents soient tracassés par des enquêtes qui peuvent être plus ou moins impartiales. Que l'on ne nous dise pas que la banlieue n'est pas Paris, elle en fait partie intégrante, puisque ses habitants sont pour les trois quarts Parisiens ». La famille Allardet est directement concernée, puisque deux de ses filles vont fréquenter l’école Sophie-Germain (act. lycée) de la rue de Jouy et qu’il demandera et obtiendra chaque année des bourses couvrant une partie de ses frais.

Le groupe socialiste de Champigny et Allardet organise en septembre 1907 au théâtre de la Verdure, à Cœuilly, une grande fête familiale et champêtre, avec le concours du Théâtre social de Paris.

Au cours des élections municipales de mai 1908, la liste de concentration républicaine et socialiste passe entière et fait élire 15 radicaux-socialistes et 8 socialistes. Outre la réélection d’Albert Thomas, le scrutin permet l’entrée des responsables socialistes Allardet et Martinet.

Allardet est le principal chroniqueur pour Champigny de l’hebdomadaire Voix socialiste, lancé en février 1909 et qui paraît jusqu’à l’automne 1910. Il y évoque principalement la vie municipale, notamment des échos du conseil, mais parle parfois des faits personnels comme la scolarisation de ses filles. Il traite prioritairement la question des écoles. Allardet polémique régulièrement avec Maurice Fauqueux-Driessens, rédacteur, de l’hebdomadaire radical-socialiste Voix des communes et, sous le pseudonyme de Critico, de l'Union radicale et socialiste mais également conseiller municipal de Champigny. Ainsi, il dénonce le 7 mai 1909 « sa prose fielleuse » et l’avise que le groupe socialiste a « des camarades qui ont la tête chaude et dam, il pourrait, ce qui serait fort désagréable pour lui, faire connaissance avec la machine à bosseler et la chaussette à clous ». Il rectifie cependant le 28 mai : « Bien entendu, il n’a rien à craindre de mes camarades ; il n’est personne qui n’ait compris que nous nous sommes simplement payé sa tête. »

À suivre.

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 00:01

Début de la biographie de Joannès Allardet.

Joannès Francisque Allardet naît le 21 décembre 1864 à Lyon (1er arr.). Il est le fils de Jeanne Marie Dietze, modiste, et de Jacques Claude Allardet, dessinateur. Lui-même fait un apprentissage en tant que dessinateur. Devenu employé de chemin de fer, il s’installe rue de Cléry à Paris (2e arr.) avec son père et épouse en avril 1891 Marie Anne Le Cloirec, couturière.

Après son mariage, Allardet va exercer l’activité de placier. Suite à la naissance à Paris de leurs trois filles, la famille s’installe rue des Tilleuls dans le quartier du Plant à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) où naît leur fils en 1899. Allardet est devenu représentant de commerce.

Peut-être est-ce lui le « J. Allardet, ex-sous-officier au 1er zouaves, médaillé du Tonkin » qui signe deux protestations dans le cadre de l’affaire Dreyfus : en janvier 1898 « pour maintenir les garanties légales des citoyens contre tout arbitraire » ; en novembre de la même année, contre les poursuites et les persécutions qui frappent le colonel Picquart, « l'héroïque artisan de la révision, à l'heure où celle-ci s'accomplit. »

La première intervention politique certaine d’Allardet est son rôle de secrétaire dans une réunion électorale de 800 personnes à Champigny, en mai 1902, en soutien au radical Maujan contre la candidature nationaliste de M. Fatoux. Parmi les orateurs, on compte Henri Martinet, de la Fédération socialiste révolutionnaire de la Seine. En juillet de la même année, Allardet et Martinet sont candidats pour faire partie de la délégation de ladite Fédération au comité interfédéral du Parti socialiste français. À partir de septembre, Allardet signe ses interventions en tant que secrétaire de l’Union socialiste révolutionnaire de Champigny. Il envoie ainsi une adresse républicaine au ministère Combes, après ses actes contre les congrégations religieuses, l'engageant « à poursuivre sa marche vers l'idéal de tous les citoyens épris du vrai esprit de liberté ». Le même mois, il annonce que son groupe va organiser « des causeries mensuelles sur des sujets d’économie politique, et sociale pour développer sa propagande et contribuer à l’éducation démocratique dans la commune. »

En 1903, Allardet participe aux travaux de la section campinoise de la Ligue des droits de l’Homme, dont Breuillé est le secrétaire. Il fait voter en janvier deux ordres du jour, le premier « en faveur des monopoles assurant à l'État des ressources nécessaires pour les œuvres de solidarité » et le second de félicitation à Jaurès; Caillaux, et d'Estournelles de Constant « pour leurs discours en faveur de la paix et de l'arbitrage ». Il anime en février une réunion commune avec les sections de Saint-Maur, Joinville, Le Perreux, Bry, Créteil, Charenton et Chennevières réclamant « une ré/orme de l'enseignement permettant, de réaliser l'unité d'instruction », contre « la concentration de la richesse dans tes mains de quelques-uns au préjudice du travail » et pour la suppression des conseils de guerre.

Toujours avec la Ligue des droits de l’Homme, Allardet prend l’initiative en juillet 1903 de la distribution de prix du 14 Juillet aux enfants des écoles communales qui avaient obtenu les premières places dans un concours de rédaction.

À suivre.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Henri Martinet

Participant au débat sur le devenir du socialisme français, Henri Martinet signe une tribune dans le cadre de la préparation du congrès le 3 février 1920 dans L’Humanité, intitulée Pour l'Internationale du socialisme révolutionnaire. Il se démarque à la fois de ceux déjà adhérents aux thèses de Moscou comme des socialistes réformistes mais, se qualifiant de socialiste-révolutionnaire, il assure que « L'heure est venue pour les disciples de Karl Marx de constituer la IIIe Internationale ». Mais, déclare-t-il, « il ne s’agit pas d'adhérer à la IIIe Internationale comme une recrue qui vient dans un groupe ». À la fin du mois d’octobre 1920, Henri Martinet rompit avec le comité pour la reconstruction de la IIe Internationale et donna son soutien à la motion pour l’adhésion immédiate à la IIIe. Son ralliement facilita l’adhésion de la section de Champigny au Parti communiste, qui se fit à l’unanimité moins cinq voix au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920). Martinet fut le secrétaire de la nouvelle section, secondé par Martin* (secrétaire adjoint), Deutch* (trésorier) et Armand Gandon* (trésorier adjoint). Les effectifs qui étaient passés de 75 cotisants en décembre 1919 à 130 au premier semestre, tombèrent à 44 pour l’année 1921.

Un meeting est organisé en mai 1923 à Joinville par un cartel d’organisations de cette commune et de Champigny (anciens combattants de l’ARAC, Ligue des droits de l’Homme, libre-pensée, parti socialiste communiste). Martinet vient y apporter la controverse à Gaillot, ancien élu socialiste de 1912 à Champigny, qui avait rejoint la formation dissidente refusant les décisions du 4e congrès mondial de l’Internationale communiste, qui donnent l’ordre de quitter la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme avant le 31 décembre 1922.

À l’occasion du scrutin municipal de mai 1925 Martinet est à la tête de la liste communiste qui recueille en moyenne 779 voix sur 3 507 suffrages exprimés (22,2%) pour 4 154 inscrits. Elle se retire au second tour tandis que les socialistes de Joannès Allardet qui avaient eu 817 votes en moyenne (23,3%) rejoignent les radicaux-socialistes, et l’emportent face à la droite de l’Union républicaine nationale. Eugène Auguste Courel, socialiste, est élu maire.

Quatre ans plus tard, en mai 1929, Martinet dirige toujours la liste communiste, qui est en troisième position derrière la liste du cartel socialiste-radical de Courel (41,9%) et de la droite (26%). Les communistes obtiennent 950 voix en moyenne (21,6%), Martinet arrivant en tête avec 965 votes pour 4 395 votants sur 5 929 inscrits. Une liste de concentration socialiste avec des dissidents communistes (Gaillot, Edmond Neumann) recueille 4%.

Au second tour, Martinet maintient la liste communiste, mais avec 695 votes en moyenne (21,7%), elle n’a pas d’élu, tandis que les socialistes de Courel emportent les 27 sièges avec 62,6% des suffrages exprimés.

Henri Martinet meurt le 12 mai 1932 à Champigny. Il était âgé de 66 ans. Il avait deux enfants.

Fin.

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