Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 00:01

Suite de la biographie d’Eugène Voisin

Après la rupture du maire de Joinville-le-Pont, Eugène Voisin, avec la partie la plus conservatrice de son conseil municipal, les élections municipales de mai 1904 vont voir s’opposer trois listes : celle du sortant, avec l’appui du comité radical-socialiste, celle des conservateurs, menée par quatre conseillers précédemment élus avec Voisin (Dalbavie, Raoult, Provin et Moulinet) et de nouveau une liste socialiste-révolutionnaire (Lebègue, Lacroix). Le chroniqueur radical de Voix des communes commente : « Joinville n’est pas sans posséder une troupe réactionnaire qui, à maintes reprises, a essayé de s’imposer ; mais Voisin, le maire est un de ces hommes pondérés auxquels une ville se plaît à donner sa confiance parce qu’ils la méritent et par leur gestion communale et par leurs convictions. »

Si Voisin met traditionnellement peu en avant des motivations politiques, l’exercice cette année 1904 est un peu différent. Son affiche est ainsi libellée : « Pas de politique ! Citoyens, Le mot d’ordre de la coalition réactionnaire dans les élections municipales du 1er mai est ‘‘pas de politique !’’ Or, ‘‘pas de politique’’ cela veut dire pas de politique républicaine. Électeurs républicains, vous ne vous tromperez pas. Derrière cette phrase se cachent ‘‘le nationalisme, le cléricalisme et la réaction’’ qui n’osent pas, cette fois encore, arborer leur drapeau. Décidés à nous occuper avant tout d’assurer le bien-être et la prospérité de la commune, nous ne craignons pas d’affirmer hautement nos sentiments démocratiques et notre fidélité au vieux programme républicain sur lequel vous avez élus les précédents conseils, et nous laissons aux adversaires de la République le soin de recueillir les quatre conseillers qui l’ont abandonné. »

La liste Voisin a dès le premier tour quinze élus, et en aura sept de plus au deuxième tour sur vingt-trois, la droite n’ayant qu’un seul représentant (Moulinet). Eugène Voisin arrive en tâte, avec 704 voix soit 62,9% des 1 119 votants pour 1 363 inscrits ; sa liste recueille en moyenne 50,2% des votes, contre 31,9% à la droite et 14,9% aux socialistes. Saluant le score obtenu par la liste radicale, l’ancien député Jules Ferdinand Baulard  commente « les résultats sont des plus satisfaisants (…) Je souhaite que nous puissions décrasser notre commune dont nous avons été considérés pendant longtemps comme des anarchistes qui voulaient tout bouleverser ; c’est une satisfaction que nos efforts et nos idées ont gain de cause. »

Au sein de la municipalité, Voisin et Jullien sont toujours maire et adjoint, Paul Villain, passementier, devenant le second adjoint.

En matière sociale, Voisin est, en 1906, vice-président de l’Union fraternelle, une société caritative qui couvre les communes de la boucle de la Marne (Saint-Maur, Joinville, Saint-Maurice). Cette même année, il a l’occasion, rare en ce début du 20e siècle, de célébrer deux centenaires dans sa commune : une veuve, native du Loiret et un ancien officier polonais, Joseph Kownacki, réfugié en France après l’écrasement par les forces russes de l’insurrection de 1831, devenu ingénieur puis professeur de dessin. Son fils est l’animateur de la section de Joinville de l’Association philotechnique, dont Voisin est président.

Lors de la formation du Comité central d’union et d’actions républicaines de la 2e circonscription de Sceaux (radical-socialiste), en octobre 1907, Voisin en est membre comme deux autres maires, le député Maujan, un conseiller d’arrondissement et trois conseillers généraux. Faisant application de la loi de séparation de l’église et de l’État de 1905, Voisin et le conseil municipal décident, en février 1908, de supprimer tout emblème religieux de la porte du cimetière.

À suivre

 

Partager cet article
Repost0
16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 00:01

Suite de la biographie d’Eugène Voisin

Lors des élections municipales de mai 1892, Eugène Voisin, maire sortant, fait alliance avec les radicaux-socialistes tandis que les membres plus conservateurs du conseil municipal présentent une liste concurrente, conduite par Albert Bocquentin, industriel, et le docteur Jean Barborin. La liste Voisin obtient une moyenne de 56,3% des 639 suffrages exprimés, la droite en ayant 22%. Il est réélu maire avec Jullien et Couppé comme adjoints.

En novembre 1892, un drame se déroule dans l’activité festive de Voisin. Un de ses employés est tué de coups de couteau dans la fête foraine de Conflans, à Charenton-le-Pont. Son meurtrier est âgé de quinze ans.

Sur le plan politique, Voisin se manifeste dorénavant presque systématiquement dans toutes les réunions radicaux-socialistes, même s’il n’y joue pas un rôle de premier plan. Il s’appuie notamment sur le député, Jules Ferdinand Baulard, le leader des radicaux dans la circonscription, Eugène Demeestère et le publiciste Henry Vaudémont.

L’inauguration de la première ligne téléphonique desservant le bureau de poste de Joinville, en novembre 1893 est une satisfaction pour Voisin et les élus, mais elle donne lieu à un incident, l’administration postale estimant que ce nouveau service ne relevait que d’elle.

C’est une industrie plus traditionnelle qui marque le début de l’année 1895. En février, une chaudière éclate au sein de l’usine Bi-Métal de Joinville. L’accident fait quatre morts et six blessés. L’émotion est considérable dans les communes voisines. La municipalité de Joinville organise les secours et les obsèques.

L’apogée de la vie politique d’Eugène Voisin va se situer en 1896. Malgré la disparition de deux des principales personnalités radicales, Demeestère et Vaudémont, la place de Voisin dans la vie municipale est assurée et ses relations avec les personnalités radicales du canton et du département sont au mieux. Lors des élections municipales de mai 1896, aucune liste ne s’oppose à la sienne. Ses candidats obtiennent une moyenne de 800 voix pour 918 inscrits. Voisin, Jullien et Couppé, sont réélus.

En reprenant son poste, il va mener une action spectaculaire : le conseil municipal de Paris avait exclu tous les entrepreneurs de la banlieue des adjudications de la Ville. Comme d’autres villes de banlieue, la municipalité de Joinville protesta. Mais elle fut la seule à refuser d'admettre les entrepreneurs de Paris à soumissionner pour la construction d'un groupe scolaire dans le quartier du Polangis. La préfecture annula l'adjudication pour vice de forme, ce qui retarda le projet d’un an. Mais, finalement, ce fut Paris qui dut renoncer à son exclusive contre les patrons banlieusards. En avril 1899, le préfet inaugura le groupe scolaire et décora Voisin à cette occasion. Le même jour, la Compagnie des tramways de Saint-Maur, inaugurait la section Joinville-Champigny de son réseau.

Ayant fait le constat que la mortalité infantile de la naissance à un an est « effrayante » à Joinville, sur la sollicitation du docteur Pierre Vallat, le bureau municipal appuya l’initiative prise par Jeanne Bitterlin et Emélie Delobel de fonder une section de la société de l’Allaitement maternel à Joinville. Hortense Voisin en sera la présidente en 1908.

Eugène Voisin s’intéresse de plus en plus à l’horticulture et fait partie de plusieurs organisations, comme la Société nationale d'horticulture en 1898. Il ne néglige pas pour autant son entreprise de bals et devient, en 1891, président de la chambre syndicale des entrepreneurs des fêles publiques, rattachée à la chambre de commerce de Paris. Il est sollicité, avant l’Exposition universelle de 1900, pour siéger dans une commission d’admission des exposants.

Malgré la présence, pour la première fois, d’une liste présentée par le Comité électoral socialiste-révolutionnaire, tous les candidats de la liste Eugène Voisin sont réélus, dès le premier tour des élections municipales de mai 1900. Lui-même obtient 704 voix sur 1 096 inscrits (64,2%), arrivant largement en tête. L’hebdomadaire radical Voix des communes estime que « M. Voisin est un fort digne homme, très aimé, très estimé. Voisin n’a jamais fait de politique militante ». Jullien et Couppé restent adjoints. Mais tous les radicaux n’apprécient pas de la même manière son comportement ; en août 1901, dans le même journal, on lit un commentaire critique de Louis Dehné (alias Ludovic), employé de préfecture : « Voisin, maire de Joinville, n’aime pas que ses administrés récriminent. Maître absolu dans son conseil, composé en grande majorité de républicains plus que modérés, qu’il fait voter au doigt et à l’œil, il n’admet pas la moindre contradiction, surtout si elle émane d’un radical ou d’un socialiste. »

Attaché au développement des sports, Voisin fait prendre par son conseil municipal une délibération demandant aux ministres de l'instruction publique et de la guerre de bien vouloir mettre à l'étude la création d'un Institut civil de gymnastique, qui serait une annexe de l'École normale de gymnastique militaire, située dans le Bois de Vincennes, alors sur le territoire de Joinville (act. Paris, 12e arr.).

S’il est attentif à conserver une forme de consensus républicain dans son conseil, Voisin prend position de manière régulière en faveur des radicaux lors des scrutins politiques. Ainsi, en mars 1902, il participe à une réunion en faveur de la candidature d’Adolphe Maujan, qui succédera au député Jules Ferdinand Baulard, qui prend sa retraite. Selon l’organe radical local « Une bande de nationalistes essaie de l’empêcher de parler. Le feu des questions subversives est ouvert par Raoult, conseiller municipal, homme à tout faire des nationalistes ». Camille Raoult, représentant de commerce, avait été élu sur la liste Voisin.

La rupture de Voisin avec le courant conservateur devient effective en juin 1902 quand Voisin, avec la majorité de son conseil, dont les élus radicaux, vote contre l’autorisation d’installation de la congrégation des Sœurs enseignantes de la Providence Il y a treize bulletins contre la venue des religieuses, cinq pour et une abstention. Dans un journal libéral du canton, Liberté de Saint-Maur, Raoult « conseiller félon, combat à outrance Voisin après avoir sollicité une place sur sa liste » selon les dires de Voix des communes. Réconcilié avec lui, l’hebdomadaire qualifie Voisin de « bon et sincère républicain » lorsqu’il est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1903, assurant qu’il est « bon, affable, conciliateur ». Plus de 200 habitants de la commune participent au banquet de félicitation, en l’absence cependant des élus conservateurs.

Toujours en 1903, Voisin est président de la section de Joinville de l’Association philotechnique, importante société d’enseignement populaire, animée par Albert Kownacki, professeur de sciences et franc-maçon.

À suivre

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 00:01

Suite de la biographie d’Eugène Voisin

Les élections municipales suivantes, en janvier 1878, vont voir une modification profonde du paysage politique. La liste conservatrice bonapartiste du maire sortant, Rousseau, est balayée. Seuls quatre élus sortants sur seize se retrouvent dans le nouveau conseil, qui comprend désormais vingt-et-un élus : deux des républicains minoritaires de 1874, Pilté et Benoit, ainsi que Gabriel Pinson et Eugène Voisin, qui les ont rejoints, avec plusieurs personnalités radicales, comme Demeestère ou Louis Vaudey, fondeur en cuivre. Pinson, restaurateur, devient maire et Voisin premier adjoint, un poste de deuxième adjoint étant alors créé, pourvu par Jules Marchais, épicier.

La nouvelle majorité va connaître une crise en septembre 1879. Demeestère, avec le soutien de Vaudey, veut venir au secours d’un ancien officier de la Commune de Paris, libéré très malade et sans ressources ; il lance une souscription puis propose au maire de former un comité de secours aux communards amnistiés. Le maire refuse vivement, puis fait voter un blâme contre Demeestère, qu’il fait afficher dans les rues de Joinville en l’accusant de « réclamer de la popularité au détriment de ses collègues ». Pinson est suivi par treize membres du conseil, dont Voisin, tandis que sept autres refusent de sanctionner Demeestère.

Aucun des minoritaires n’est réélu lors du scrutin suivant, en janvier 1881. Pinson et Voisin sont reconduits comme maire et premier adjoint, Prince Amédée Gosset, serrurier, prenant la fonction de deuxième adjoint. La grande affaire du mandat est la mise en œuvre de l’instruction publique, laïque et obligatoire, en application de la loi de 1881.

À l’occasion du vote suivant, en mai 1884, les républicains les plus radicaux font leur retour au sein du conseil, comme Demeestère ou Henri Diot, distillateur. Pinson comme Voisin conservent leurs postes, Nicolas Chéret, boucher, devenant deuxième adjoint.

Un nouvel affrontement politique va se jouer lors des élections municipales de mai 1888. Demeestère et Diot constituent une liste avec le soutien du comité électoral républicain radical-socialiste, contre celle de Pinson, sur laquelle Voisin se trouve. Diot, Demeestère et Vaudey seront les trois seuls élus radicaux, les républicains modérés arrivant en tête avec dix-huit sièges. Voisin obtient le second meilleur score, derrière Jules Rousseau, chef d’institution, directeur de l’école privée laïque du Parangon. Il réunit 363 voix, soit environ 65% des suffrages exprimés. Pinson, Voisin et Chéret sont reconduits. Mais le maire décède le mois suivant.

L’élection de son successeur se déroule alors que la presse locale donne Jules Rousseau en tant que favori, légitimé par son score personnel selon lui, citant également les deux adjoints, le restaurateur Honoré Jullien et le principal de collège Albert Bleunard, ces derniers ayant la faveur des radicaux. L’hebdomadaire radical Voix des communes commente « Que le maire soit M. Rousseau, ce qui est probable, M. Voisin, ce qui est possible, M. Chéret, ce qui est improbable ou M. Jullien, ce qui serait désirable, le conseil se mangera le nez dans un bref délai. Très probablement, il ne pourra poursuivre jusqu’au bout l’accomplissement de son mandat. Il n’avait d’homogénéité que grâce à Pinson, son père ». Au cours d’un vote tendu en août 1888, c’est Eugène Voisin, qui l’emporte. Rousseau quitta la salle absolument seul et paraissant très abattu, selon le témoignage de Charles Pâquet, petit-fils d’Eugène Voisin. Il démissionna, mais la plupart des conseillers municipaux restèrent en poste.

Devenu maire, Eugène Voisin est accompagné de Chéret et du restaurateur Honoré Jullien en tant qu’adjoints. Une certaine tension persiste avec les radicaux, qui font élire trois de leurs candidats lors d’un scrutin partiel de mars 1890, dont le publiciste Henry Vaudémont. La liste patronnée par Jullien obtient deux sièges. François Nicolas Couppé, doreur sur métaux, remplace Chéret comme adjoint.

Pendant son mandat, Voisin se rapproche des radicaux. En janvier 1889, il prend part au Congrès républicain antiboulangiste (le général Boulanger est candidat populiste à un poste de député de la Seine), dont les autres délégués de la commune sont les radicaux Jules Ferdinand Baulard, conseiller général ainsi que Demeestère et Vaudémont. Voisin participe également à une souscription en faveur d’Édouard Jacques, président du conseil général de la Seine, concurrent de Boulanger, mais ce sera ce dernier qui l’emportera.

Sociétaire de la Société des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont depuis 1877, principale société de secours mutuels de la commune à ce moment, Eugène Voisin en devient le président en 1885 ou 1886. Il conservera cette fonction jusqu’à son décès.

Dans le domaine artistique, Eugène Voisin est nommé en 1890 président de la société musicale joinvillaise L’Espérance, qui organise des concerts en général deux fois par an.

Au sein de sa commune, il préside la commission des fêtes et développe celles de la rive gauche de la Marne. Il crée également un marché d’alimentation dans le quartier de Palissy, dans la même zone. Pour la première fois, en octobre 1891, contrairement à son prédécesseur, il accepte la demande du comité radical-socialiste de rendre compte de son mandat en séance publique.

À suivre

 

Partager cet article
Repost0
12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 00:01

Début de la biographie d’Eugène Voisin

Eugène Voisin naît le 5 juillet 1834 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Anne Alexandrine Jozon et de son époux, Jean Louis François Voisin, marchand de vins.

La première activité professionnelle d’Eugène Voisin est celle d’entrepreneur de bals, qu’il exerce au moment de son mariage en juin 1860 à Créteil avec Hortense-Pauline Mottheau. Il vivait alors avec son père, après le décès de sa mère, dans la commune proche de Saint-Maurice.

L’organisation de fêtes nécessite des compétences annexes, en tapisserie et décoration notamment, mais également en musique. Le bal Voisin s’installe à Joinville-le-Pont, où la famille Voisin vivra le reste de sa vie. Eugène Voisin y sera également professeur de solfège et de musique. Mais il est également horticulteur, au moins depuis 1867 et le restera ensuite.

Dans sa commune, Voisin devint conseiller municipal. La date de son entrée dans l’assemblée communale est, dans plusieurs textes officiels ultérieurs, fixée à 1867. Il n’y a pas de trace, dans la documentation disponible, de renouvellement complet ou partiel du conseil cette année, cependant, c’est bien cette date qu’évoque Voisin lui-même dans un discours de 1911. Eugène Voisin est nommé membre du conseil municipal de Joinville-le-Pont par un décret du 20 janvier 1869, qui porte le nombre de membres de douze à seize. Le maire est le conservateur Auguste Courtin, qui a succédé à son père adoptif, le grammairien Charles Chapsal, Hippolyte Pinson étant l’inamovible adjoint au maire. Eugène Voisin sera ensuite constamment reconduit.

En septembre 1870, après l’instauration de la République, Eugène Voisin est élu, en dernière position des seize membres. Auguste Courtin est de nouveau maire, tandis que Louis Ferdinand Rousseau remplace Pinson comme adjoint. Pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, Eugène Voisin rejoint les combattants et sera décoré de la médaille commémorative du conflit.

La guerre franco-prussienne provoque 2 000 morts, essentiellement militaires, en Marne et sur le territoire de Polangis et la Plaine du Tremblay pendant la bataille de Champigny du 30 novembre au 3 décembre 1870. Les dégâts civils dus aux bombardements sont importants, le pont de Joinville est détruit par l’armée française qui veut empêcher le passage des troupes allemandes. La population se réfugie à Paris et la municipalité est transférée, d’abord en septembre 104, rue du Bac, (7e arr.) puis en novembre 105, boulevard Voltaire (11e arr.). Le conseil municipal réinvestit la mairie, qui a subi d’importantes dégradations, pendant la Commune de Paris, le 1er avril 1871. La ville reste occupée par des troupes badoises, prussiennes et bavaroises jusqu’au 24 septembre de la même année ; la municipalité doit gérer les relations difficiles des habitants avec les occupants.

Lors d’élections municipales organisées pendant la période d’occupation, en juillet 1871, la plupart des édiles sont réélus, dont le maire et son adjoint. Eugène Voisin arrive cette fois en sixième position dans le vote populaire.

Le scrutin de novembre 1874 voit pour la première fois s’affronter les conservateurs, issus du conseil sortant, et une liste républicaine, dans laquelle on trouve des représentants de la petite bourgeoisie locale : le boucher Louis Eugène Benoit, un fonctionnaire de la préfecture de Paris, Antoine Cambier, l’industriel Alphonse Pilté ou l’ancien fabricant de bronzes devenu hôtelier, Alphonse Demeestère. Les trois premiers sont élus, mais la majorité reste aux partisans du maire. Voisin est de nouveau reconduit en arrivant cette fois juste derrière Courtin et Rousseau. Le maire démissionne en 1876, et quitte alors la commune en vendant son château, qui sera ensuite loti pour constituer le cœur du nouveau quartier de Polangis. L’ancien adjoint, Louis Ferdinand Rousseau, bonapartiste, devient maire et Charles Brillaux est son adjoint.

À suivre

 

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 00:01

Suite de la biographie de Louis Caillon

Avec plusieurs conseillers sortants de droite, comme Frédéric Bautsch, Jean Béal, Charles Chaussée et Léon Lesestre, Louis Caillon se présente sur la liste de l’Union des républicains de Joinville lors des élections municipales de mai 1935. Le groupement veut la « séparation de l’administration municipale et de la politique », plaidant pour une « diminution des charges écrasantes qui pèsent sur les travailleurs et les consommateurs », voulant une « atténuation des dépenses publiques », la « simplification des rouages administratifs », ainsi que « l’application des lois sociales et des questions intéressant l’enfance et l’hygiène. »

Disant se souvenir « des fusillades du 6 février [1934], des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons », l’Union des républicains annonce « rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Caillon est administrateur de l’association Union des républicains de Joinville, présidée par René Kirbühler.

La liste de l’Union des républicains se déclare formée « d’hommes d’ordre et d’action », « n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Elle arrive en tête au premier tour de scrutin, devançant avec une moyenne de 32,6% des suffrages exprimés la liste du Groupement des gauches républicaines du maire sortant radical-socialiste Briolay, à 26,8%, les communistes de Robert Deloche à 23,5% et les socialistes SFIO de François Derivière à 12,3%. Personnellement, Caillon arrive en seconde position des candidats avec 968 votes sur 2 856 exprimés (33,9%) pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Pour le second tour, la droite appelle à « barrer la route aux communistes », qui ont constitué une liste unifiée avec les socialistes, à soutenir « la liste d’ordre » et à réprouver « la turbulence et la démagogie ». Les radicaux reculent nettement, tandis que la gauche unifiée avance et obtient deux sièges, l’Union des républicains arrivant en tête, remportant les 25 autres postes de conseillers municipaux. Arrivant de nouveau second, Caillon recueille 1 185 voix soit 40,9% des 2 899 exprimées sur 2 924 votants.

Le 17 mai 1935, la municipalité est élue par la majorité nouvelle : Léon Lesestre est maire, Charles Chaussée premier adjoint, Louis Caillon deuxième adjoint, suivi de Jean Béal, et René Kirbühler. Dans le portefeuille de Caillon figure l’éclairage public et la lutte contre les incendies. Il est élu délégué sénatorial en septembre 1935.

Tout en continuant d’assumer ses fonctions à la mutuelle des sapeurs-pompiers, Caillon siège aussi au conseil d’administration de la Mutualité scolaire de Joinville en 1936 et à la Société d’encouragement au dévouement en 1937.

En avril 1938 à Paris (12e arr.), Louis Caillon épouse Marcelle Désirée Guilly, fille d’agriculteurs.

Au début de la deuxième guerre mondiale, les deux élus communistes sont déchus de leur mandat. Caillon poursuit son activité en tant qu’adjoint. Il participe, fin 1941, aux activités caritatives du et au « Noël du maréchal » organisé par la section locale du Secours national d’entraide du maréchal, placé sous la tutelle du chef de l’État, Philippe Pétain. Le maire, Lesestre, appelle à cette occasion à « bien aimer le maréchal, sauveur de notre France. »

Le gouvernement de Vichy ayant remplacé les assemblées élues par des organes désignés, une nouvelle municipalité est constituée en février 1942. Si Lesestre, Chaussée, Béal et Kirbühler restent à leurs postes de maire et d’adjoints, Caillon est remplacé dans cette fonction par Frédéric Bautsch. Par contre, il est renouvelé en mars en tant que membre du conseil municipal, étant présenté comme commerçant.

Lors de la libération de la ville, le 25 août 1944, le maire et les adjoints sont arrêtés par le comité local de Libération et une administration provisoire remplace le conseil municipal en titre, dirigée par Robert Deloche, ancien conseiller municipal communiste déchu, qui devient maire de la ville.

Louis Caillon meurt le 7 mai 1969 à Joinville. Il était âgé de 87 ans. Il avait été décoré comme chevalier (février 1923) puis officier (février 1933) du mérite agricole en tant qu’agriculteur à la ferme de la Faisanderie. Il était titulaire d’une mention honorable (septembre 1930) puis d’une médaille de bronze de la mutualité (septembre 1932), au titre de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont. Il avait également était fait chevalier de l'Ordre du Nichan el Anouar en 1928 pour avoir, comme prêté « bénévolement, depuis plusieurs années, tout son matériel pour les examens d’entrée et de fin d’études à l’Institut national d’agronomie coloniale », situé également dans le Bois de Vincennes. L'ordre du Nichan el Anouar (Lumières), créé dans le Territoire d'Obock (act. République de Djibouti), était décerné à des personnes ayant « rendu des services à l’expansion coloniale. »

Fin

Incendie à la Faisanderie en 1934 (peut-être avec Louis Caillon)

 

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 00:01

Suite de la biographie de Louis Caillon

Parallèlement à ses fonctions politiques, Louis Caillon exerce des fonctions dans la Société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville. Il est vice-président en octobre 1933 puis, après le décès du président, Charles Provin, en mars 1934, assume lui-même cette fonction. Il est toujours en poste en novembre 1938.

La Ferme de la Faisanderie a été, le 18 avril 1929, annexée à la ville de Paris (12e arr.) avec le reste du Bois de Vincennes. Caillon se retrouve donc, à partir de cette date, âtre un résident parisien. Cependant, il conserve une adresse joinvillaise, dans le quartier de Polangis, avenue Galliéni.

En juillet 1930, le conseil municipal de Paris décide de l'affectation à l'École coloniale de l'emplacement occupé par l'École municipale et départementale d'horticulture et d'arboriculture et du transfèrement de cette dernière à la ferme de la Faisanderie. Ce qui entraîne une décision de non-renouvellement du bail dont Caillon était devenu attributaire, après cession par Gilbert Bandy de Nalèche. Caillon proteste contre cette éviction, avec le soutien d’Adolphe Chéron, député et ancien ministre (radical indépendant). Les recours n’aboutissent pas et reste en place et Caillon devra quitter son exploitation en 1935. Peu avant, un incendie détruit les écuries de la ferme de la Faisanderie, sous-louée par Caillon à un entraîneur, M. Alphonse Sourroubille, président de l'Association des jockeys de trot de France. Douze chevaux de course qui ont été brûlé vifs. L’origine criminelle de l’incendie est avancée par la police.

Au moment où il doit quitter son fermage, en février 1935, Caillon fait une nouvelle démarche juridique pour le prolonger, mais n’obtient qu’un délai de deux mois. Il tente également une action politique, s’adressant à Henri Dorgères (alias Henri-Auguste d’Halluin), en avril 1935, en même temps qu’il informe Gabriel Bureau, président de la Société des mutilés, réformés et anciens combattants de Joinville-le-Pont. Henri Dorgères, président du Front paysan, avait fondé les Chemises vertes, groupe à l’idéologie proche du fascisme italien.

Dans une lettre du 14 avril 1935, expédiée au siège du Front Paysan à Rennes (Ille-et-Vilaine), Louis Caillon explique à Dorgères qu’il est le « seul paysan dans la ville de Paris » et qu’il va être expulsé. Il assure que les clients de la Faisanderie ont adressé une pétition, jugeant le maintien de celle-ci plus utile à la santé de leurs enfants que les fleurs qui pourraient être produites par l’Ecole d’Arboriculture. Il mentionne des vœux en faveur du maintien de la ferme des maires des communes avoisinantes et du syndicat des docteurs en médecine de la région. Il se dit navré de l’attitude de la Ville de Paris et du préfet de la Seine, s’étonnant « de voir l’acharnement que mettent les hauts fonctionnaires » « à vouloir ruiner leur paysan ». Caillon souligne que sa « famille a payé son tribut à la Patrie » comme 950 000 paysans, une classe que Dorgères entendait protéger.

Après son départ forcé, Caillon s’installe dans son logement joinvillais et reprend une activité agricole dans la commune voisine de Champigny.

À suivre

La ferme de la Faisanderie après l'incendie

 

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 00:01

Début de la biographie de Louis Caillon

Louis Pierre Marie Caillon naît le 11 octobre 1881 dans le hameau de La Gaulais à Bouvron (Loire inférieure, act. Loire-Atlantique). Il est le fils aîné des huit enfants de deux cultivateurs, Angèle Marie Guillé et son époux Pierre Louis Caillon.

Lorsqu’il effectue son service militaire entre novembre 1902 et octobre 1904, comme cavalier au 23e régiment de dragons, Louis Caillon réside chez ses parents à Bouvron et est garçon de chambre. En 1907, il devient exploitant des vaches de la Ferme de la Faisanderie, dans le Bois de Vincennes à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

La ferme, ancien domaine impérial, a été mise en location, probablement dès cette date au capitaine Gilbert Bandy de Nalèche. Elle avait pour régisseur le vétérinaire André Victor Giboin.

Pendant la première guerre mondiale, Louis Caillon est mobilisé dans l’artillerie à pieds et est démobilisé en février 1919. Il reprend son activité dans la Ferme de la Faisanderie, la ville de Paris accordant un bail de douze ans à Bandy de Nalèche en 1919, Caillon devenant le directeur.

À Joinville, Caillon s’implique dans la ville locale, contribuant en juin 1923 à la reconstitution de l’union des commerçants et industriels de la commune. S’il n’est pas marié, il partage la vie de Suzanne Jodelay, comptable du domaine, fille d’Eugène Jodelay, agriculteur vivant également dans le Bois de Vincennes, qui a organisé pendant la guerre des jardins familiaux dans le domaine de Polangis, pour permettre l’alimentation des familles.

Lors des élections municipales de mai 1925, Louis Caillon est candidat sur la liste de l’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux du maire sortant, Henri Vel-Durand (radical dissident). La liste obtient une moyenne de 1 080 voix au premier tour sur 2 275 suffrages exprimés (47,5%) pour 2 310 votants et 2 761 inscrits. Elle devance nettement la liste de cartel des gauches conduite par Georges Briolay (radical, soutenu par le parti socialiste SFIO) à 28,4% et les communistes du Bloc ouvrier-paysan à 21,1%. Malgré le retrait de la liste communiste au second tour, l’Union républicaine remporte tous les sièges.

Au sein du conseil municipal, Caillon manifeste une réticence au financement des dépenses, se prononçant contre l’augmentation des redevances en novembre 1925 puis en s’opposant au chauffage des écoles en janvier 1926. Il accepte cependant l’alignement des salaires du personnel municipal sur ceux du conseil général de la Seine en juin 1927 mais refuse la création d’un poste de professeur de dessin pour les écoles en janvier 1928.

En septembre 1928, après le décès de Vel-Durand, une élection partielle voit la victoire de l’union des gauches pour les trois sièges vacants, mais Stephen Durande, premier adjoint jusqu’ici (divers droite) est élu maire.

En mai 1929, lors des élections municipales générales, Caillon est colistier de la liste de concentration républicaine dirigée par Durande. Il obtient au premier tour 939 voix sur 2 126 suffrages exprimés (44,2%). Avec une moyenne de 42,6%, la liste de droite devance la concentration des gauches de Briolay (35;9%) et les communistes de Bénenson (16,0%). Cependant, au second tour, malgré le maintien de la liste du PCF, Les gauches remportent l’élection avec 45,9% et 22 sièges, la droite en ayant cinq avec 41,6%, les communistes reculant à 12,5%. Au contraire de Durande, CailIon fait partie des cinq rescapés de la liste sortante.

Il adopte une attitude critique, contestant l’intégration de voies privées dans la voirie communale, acceptant, contrairement à ses collègues, le halage des péniches par traction mécanique ou animale en août 1930. En mai 1932, il ne veut pas du renommage de deux artères, qui deviennent cependant rue Aristide-Briand et rue de la Paix.

Alors qu’une crise a éclaté au sein de la majorité, Caillon avec ses collègues libéraux et deux dissidents s’oppose au budget présenté en décembre 1933, qui n’est voté que par 9 voix contre 6. À partir de mai 1934, Caillon s’implique dans le Comité d’union républicaine et d’action sociale, qui rassemble l’essentiel de la droite locale. Après une élection municipale partielle en octobre 1934, qui a vu le renforcement de l’opposition libérale et conservatrice au sein de l’assemblée, Caillon est candidat sur un poste d’adjoint qui vient d’être créé. Cependant, la décision est repoussée jusqu’au prochain scrutin général en mai 1935. En janvier de cette année-là, Caillon s’oppose au budget présenté par le maire radical et vote contre la diminution de l’indemnité de bicyclette au personnel communal. Il s’interroge sur le projet de création d’un nouveau cimetière près de la redoute de la Faisanderie, qui n’aura pas de suite. Il participe, toujours en janvier 1935 à un très vif échange, selon l’hebdomadaire radical Voix des communes, entre la municipalité et quatre élus de droite, Béal, Caillon, Herluison et Lesestre à propos du dépassement de crédit dans la construction du magasin et des ateliers communaux. Ils obtiennent le renvoi en commission de ce dossier.

À suivre

La ferme de la Faisanderie, 1912

 

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 00:01

François Marie Rousseau naît le 21 pluviôse an 4 (10 février 1796) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Jeanne Guiard et de son mari Louis Michel François Rousseau, cultivateur.

Devenu également cultivateur, François Marie Rousseau épouse en octobre 1825 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur Françoise Gertrude Dumest, fille du garde général du parc royal de Vincennes.

Il participe probablement aux journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830, puisque le décret du 11 juin 1831 du roi Louis-Philippe mentionne François Marie Rousseau parmi les 3 763 titulaires de la médaille de Juillet et qu’il semble être le seul de ce nom à cette période. La médaille récompense « les citoyens qui accomplirent des actes de courage durant ces journées. »

Après le décès de son père en 1827, le maire, Claude Pierre Jacmart, avait présentée en seconde position la candidature de François Marie Rousseau pour devenir membre du conseil municipal du village, mais le préfet nomma le premier candidat proposé.

Il est par contre élu, au scrutin censitaire, en mai 1837, dans la commune rebaptisée depuis 1831 Joinville-le-Pont. Le maire est Laurent Nicolas Pinson. Il n’est pas candidat au renouvellement de son mandat en février 1843.

En 1856, avec de nombreux notables de Joinville, François Marie Rousseau participe à une collecte pour l'armée d'Orient. Son épouse décède en novembre 1857.

François Marie Rousseau meurt le 23 décembre 1864 à Joinville. Il était âgé de 68 ans et père de deux enfants.

Joinville en 1837

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 00:01

Louis François Michel Rousseau naît le 19 novembre 1757 et est baptisé le jour suivant dans l’église paroissiale Saint-Nicolas de Saint-Maur (province d’Île-de-France, act. Val-de-Marne) Il est le fils de Marie Jeanne Lepage et de son mari, François Rousseau, cribleur des moulins du Pont-de-Saint-Maur. Ils vivent dans le village éponyme, qui deviendra ultérieurement Joinville-le-Pont.

François Michel Rousseau est le sixième des douze enfants du couple. Il épouse, en novembre 1782, dans la même paroisse Jeanne Guiard. Il est agriculteur.

En mai 1818, l’avocat Jean Joseph Robin, maire de la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, propose sa candidature au baron de Neelcastel, sous-préfet de Sceaux, et François Michel Rousseau devient membre du conseil municipal. Il est reconduit dans cette fonction

Il est reconduit dans cette fonction en 1924, le maire étant Claude Pierre Jacmart qui a succédé à Robin.

François Michel Rousseau meurt le 26 février 1827 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il était âgé de 49 ans et avait eu sept enfants.

Son fils François Marie Rousseau, également cultivateur sera aussi conseiller municipal de la commune, rebaptisée Joinville-le-Pont de 1837 à 1843.

La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, 1810

 

Partager cet article
Repost0
6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 00:01

Suite de la biographie d’Auguste Courtin

Auguste Courtin, après avoir quitté Joinville-le-Pont, s’installe à Salbris (Loir-et-Cher). Il y acquiert le château du Chesne, doté d’un vaste domaine, et exerce la profession d’agriculteur. En 1881, il est élu conseiller municipal et, en 1884, il devient maire de Salbris, fonction qu’il exercera jusqu’en 1900. Il siège également, de 1889 à 1895 au conseil général du Loir-et-Cher.

La mairie de Salbris

Les opinions politiques de Courtin font de lui un « monarchiste impénitent » dont la « vie tout entière » est « consacrée à combattre la République » constatait le quotidien progressiste La Lanterne en août 1893. Selon le Journal de l'agriculture (1908), Auguste Courtin était « un des meilleurs agriculteurs de la Sologne ». Le journal catholique La Croix en fait « un des premiers rénovateurs de la Sologne » dans sa nécrologie. Il aura exercé des mandats poltiques pendant 37 ans (18 ans à Joinville, 19 à Salbris).

Auguste Courtin meurt le 15 avril 1908 à Salbris, dans sa propriété du Chesne. Il était âgé de 82 ans. Une rue du quartier de Polangis à Joinville porte le nom d’avenue Courtin.

Comme il le fit lui-même avec son propre père, c’est son fils André Courtin qui lui succéda, mais cette fois de son vivant, à la mairie de Salbris de 1900 à 1912 et qui reprit son poste de conseiller général du canton de Salbris de 1901 à 1907.

Fin

Le château du Chesne à Salbris

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens