Début de la biographie de Marcel Mayer
Marcel Ernest Gustave Mayer naît le 20 juin 1883 à Paris (17e arr.). Il est le fils de Louise Columeau et de son époux Frédéric Marie Mayer, résidant rue Nollet, tous deux photographes.
La famille Mayer fait partie des pionniers de la photographie. En avril 1848, les frères Mayer fondent, sous le patronage de Louis Daguerre l’Athénée de photographie. Ils s’associent à partir de 1855 à Pierre Louis Pierson dans une société florissante. Ils ont le statut de « photographes de sa majesté l’empereur » Napoléon III. Les frères Mayer, à l’origine du studio, sont le grand-père de Marcel, Gustave Adolphe (1811-1867) et ses cadets Louis Frédéric (1814-1885) et Ernest Léopold (1817-1895).
En 1901, la famille habite à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Paris. Marcel Mayer est, comme son père et ses aïeux, photographe. Il devance l’appel au service militaire et signe un engagement pour quatre ans en novembre 1902. Il sert au sein du 13e régiment d’artillerie et est nommé musicien en août 1903. Il est démobilisé en novembre 1906.
Pendant sa période sous les drapeaux, il reconnaît, en octobre 1903, être le père d’un garçon, né à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) de sa compagne Blanche Suzanne Renaud, orfèvre. L’enfant, Raymond Marcel Mayer, meurt en janvier 1904.
Au sortir de l’armée, fin 1906, Marcel Mayer est embauché par la firme Pathé-Cinéma, qui dispose notamment d’usines à Vincennes et Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il a le statut de voyageur.
Il est chargé, par le directeur, Charles Pathé, de suivre les succursales étrangères de la la firme à partir de 1911, et notamment de la représenter en Allemagne. Il réside à Berlin dans la Friedrichstrasse en octobre 1912 puis, en avril 1913, dans le quartier de Tempelhof et la Dreibundstrasse. Il s’y rend probablement avec sa nouvelle épouse, Juliette Bigler, lingère, leurs noces ayant eu lieu une semaine avant son départ, en avril 1913, à Saint-Maur-des-Fossés.
Au déclenchement de la première guerre mondiale, Marcel Mayer est toujours à Berlin ; en tant que citoyen d’un pays ennemi, son mobilier est placé sous séquestre. Il réussit à quitter la ville et à rejoindre la France, ce qui lui vaudra d’être considéré comme un combattant volontaire. Il rejoint son unité le 12 août 1914. Il est affecté en septembre 1915 au 62e régiment d’artillerie (RA), où il est nommé brigadier en janvier 1917 puis maréchal des logis (sous-officier) en avril la même année. Il est affecté au 63e RA en octobre. Au cours du mois de mars 1918, il est « intoxiqué légèrement par les gaz » selon son livret militaire et rejoint, en août, le 68e RA. Après la fin du conflit, il est démobilisé en janvier 1919.
Son comportement militaire a valu à M. Mayer une citation à l’ordre du régiment en septembre 1917 : « Excellent gradé et courageux. Rentré d’Allemagne en France après la déclaration de guerre pour rejoindre son corps. »
Ayant repris son activité chez Pathé-Cinéma, Mayer s’occupe notamment de la restitution des biens de Pathé saisis par les autorités allemandes. Il prend, en juillet 1923, la succession de Victor Dosse (1863-1946) à la direction de l’usine de Joinville. Il intègre le comité de direction de la société et exerce sa fonction jusque 1932. Il est alors remplacé par René Nadal (1886-1939), également directeur des Studios de Saint-Maurice.
À suivre
Marcel Mayer (à gauche) dans l’usine de Joinville-le-Pont (Fondation Jérôme Seydoux Pathé)
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