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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 01:01
Armand Arga, arch. fam.
Armand Arga, arch. fam.

Armand Gauthier naît à Paris le 11 juin 1884 (11e arr.). Il est enregistré à l’état-civil comme étant le fils d’Émelie Gauthier, 18 ans, couturière. Il prendra le nom d’Arga avec le mariage de ses parents en décembre 1888 à Paris (19e arr.), sa mère épousant Henri Eugène Arga.

Après son service militaire en 1904-1905, il est ferblantier et vit impasse Pétain à Paris (19e arr.) ; il se marie en août 1905 avec Cécile Favreux.

En juin 1914, Arga est élu trésorier adjoint au sein du bureau de la section socialiste Sfio de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dont le secrétaire est Carrouet, le secrétaire adjoint Victor-Georges Brousse et le trésorier, Antoine Duranthon. Il s’agit certainement d’Armand Arga, seul de son nom installé dans la commune et dont les descendants directs vivaient encore dans la maison familiale en 2015. Les socialistes unifiés avaient fait élire, en mai 1912, sept d’entre eux dans le conseil municipal dirigé par Achille Mermet (radical dissident) en alliance avec des libéraux, contre la municipalité radicale-socialiste sortante.

Arga ne semble pas avoir exercé d’autres activités politiques publiques après-guerre.

Armand Arga meut à Joinville-le-Pont le 20 mai 1960 et y est inhumé. Il était âgé de 75 ans.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 01:01

Eugène Loddé naît le 4 avril 1887 à Saint-Clair-sur-Epte (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Il est le fils Berthe Marie Célanie Yoland et de son époux Alfred Victor Loddé.

Il est employé comme pâtissier à Magny-en-Vexin en 1906. Après son service militaire qu’il termine avec le grade de sergent (1909-1911), il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille chez Pathé (cnéma).

Hippolyte Martres et Loddé font partie d’un petit groupe socialiste indépendant qui s’oppose à la tactique de la Sfio qui s’est alliée, lors des élections municipales de mai 1912, avec des radicaux dissidents et des libéraux pour faire tomber la municipalité radical-socialiste. Cependant, ils maintiennent le dialogue avec les socialistes unifiés et sont invités à des réunions de la section locale en juin et juillet 1912.

Parti à Saint-Germain-en-Laye en 1913, Loddé revient à Joinville l’année suivante et est mobilisé dans le 205e régiment d’infanterie le 4 août 1914. Il est tué à l’ennemi un mois plus tard, le 30 septembre sur la cote 108 à Berry-au-Bac (Aisne).

Le nom d’Eugène Loddé figure sur les monuments aux morts de Joinville et de Saint-Clair-sur-Epte ainsi que sur la plaque commémorative des établissements Kodak-Pathé de Vincennes.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 01:01
Hippolyte Martres, comptable franc-maçon, héros de guerre

Jean Hippolyte Martres naît le 1er janvier 1875 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’un marchand de friture, Jean Martres, et de son épouse Marguerite Védrine, journalière. Lui-même devient expert-comptable et enseignera cette discipline pendant toute sa carrière.

Il n’effectue qu’un an de service militaire (novembre 1896-octobre 1897), du fait du décès de son père, en application de l’article 21 de la loi du 15 juillet 1889.

En février 1899, Martres épouse à Paris (12e arr.) Angélina Louise Jambon, employée de commerce. Ils s’installent à Joinville-le-Pont avant 1904. Cette année-là, Hippolyte Martres s’engage dans la formation d’une société intitulée La Goutte de lait, qui a le soutien des groupements républicains et socialistes de Saint-Maurice et Joinville ainsi que de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme.

Franc-maçon, Martres participe à l’Union amicale de solidarité, dont l’objectif est que les industriels et commerçants, membres de différentes loges du Grand-Orient de France, se connaissent afin d’entretenir des relations amicales et commerciales. L’Union publie un annuaire, soutient une pouponnière La Bonne Louise à Us-Marines (Seine-et-Oise) ouvre un jardin naturel dans le quartier de Charentonneau (Maisons-Alfort, Seine). Elle avait également un projet de bourse du commerce maçonnique. En novembre 1908, Martres devient secrétaire de l’Union, qui est à ce moment présidée par Frédéric Brunet (1868-1932), alors conseiller municipal de Paris et vénérable de la loge Les Travailleurs socialistes, futur député et futur ministre.

Pendant l’importante grève des Postes du printemps 1909, Martres participe le 21 mars à un mouvement de protestation des commerçants, qui manifestent leur mécontentement devant l'Hôtel Central des Postes, rue du Louvre à Paris. Empêchés de se réunir en extérieur devant le bâtiment, les commerçants tiennent d’abord une assemblée dans café du Cadran des Postes, rue Etienne-Marcel, en présence de postiers en grève ainsi que de manifestants de la jeunesse royaliste. Ils convoquent dans la même journée une réunion réservée aux commerçants, qui débute avec un millier de personnes dans le parc du Palais-Royal puis se poursuit dans la Brasserie Suisse, rue de Valois. Hippolyte Martres est le secrétaire du bureau de cette réunion, présidée par M. Barrère, commerçant de la rue Richelieu. La revendication principale adoptée dans un ordre du jour voté à l’unanimité est la démission de Julien Simyan (1850-1926), alors ministre des Postes. Les commerçants rejoignent ainsi les ouvriers des Postes, qui en font le point premier de leurs demandes auprès du gouvernement. Un socialiste joinvillais, René Caperon, est un des principaux dirigeants du Syndicat national des ouvriers de main-d'œuvre des PTT, et un des leaders de la grève.

Lors des importantes inondations de la Marne à Joinville pendant l’hiver 1910, Martres participe à l‘organisation d’une loterie pour venir en aide aux sinistrés.

À l’occasion d’une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal le 16 février 1911, Martres se présente comme le porte-parole des socialistes indépendants. Il apporte un soutien critique à la municipalité, dénonçant l’absence de concours d’architectes pour l’agrandissement de la mairie et se plaignant du nettoiement des rues ; mais il la félicite pour ses subventions à l’association Philotechnique (enseignement populaire). Il proteste contre un ordre du jour de défiance envers la majorité municipale, proposé par les socialistes unifiés (Sfio). Martres indique que les socialistes indépendants refusent de mêler leurs voix à celles des représentants de la droite libérale, comme Louis Gallas et Jean Contoux, qui appuient la motion de la Sfio.

Cependant, Martres maintient un dialogue avec la Sfio puisque, avec Eugène Loddé (1887-1914), pâtissier, il est « spécialement invité » en juin et juillet 1912 lors de deux réunions de la section de Joinville, préparatoires au congrès de l'Union des sections de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine).

Rappelé à l’armée par le décret de mobilisation du 1er août 1914, il rejoint le 34e régiment d’infanterie (RI) et se retrouve immédiatement affecté sur le front. Martres est transféré en juin 1916 au 6e RI. Il est cycliste agent de livraison dans la région de Verdun quand il est cité à l’ordre du régiment pour son courage et son dévouement ; il reçoit la croix de guerre. Il va se voir nommé caporal en novembre 1916 puis sergent en décembre de la même année. Il est promu adjudant en avril 1918.

Grièvement atteint au cours d’une embuscade en avril 1918 par des éclats d’obus à la cuisse droite, il est à nouveau cité pour son « haut sentiment du devoir » et reçoit la médaille militaire avec palmes. Il est une nouvelle fois blessé en juillet 1918 par un bombardement aérien, souffrant de plaies superficielles sur la face et un tibia.

Après sa démobilisation, Martres devient officier de réserve affecté au 46e RI. Il est nommé sous-lieutenant en avril 1920 puis lieutenant en avril 1924.

Martres reprend son activité d’expert-comptable, ayant un bureau boulevard des Italiens à Paris (9e arr.). Il enseigne la comptabilité, notamment au sein de l’association Philotechnique de Joinville, dont il était secrétaire en 1913 et de laquelle il est vice-président en 1923.

Son épouse était morte en décembre 1913. Martres se remarie en juillet 1920 à Paris (2e arr.) avec Gabrielle Jeanne Wolff.

Il s’occupe de plusieurs œuvres d’intérêt général à Joinville-le-Pont : la mutualité scolaire, le syndicat d’initiative dont il devient secrétaire en 1922. Membre du conseil central de la société des médaillés militaires, Martres préside la société locale. Il lance en novembre 1921 un appel à constituer une amicale des anciens combattants des 101e et 301e régiments d'infanterie ainsi que du 29e régiment territorial.

Martres est titulaire de nombreuses décorations. Outre la médaille militaire, et la croix de guerre avec palmes, il reçoit les palmes académiques (officier d’académie en 1913, officier de l’instruction publique en 1923) ; il est officier du mérite agricole. Enfin, en novembre 1927, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Peut-être est-ce Martres qui figure parmi les sept membres de la section socialiste souscrivant pour « Le million du Populaire », le quotidien du parti Sfio, en février 1928 ; la liste publiée mentionne « Marhes », un patronyme non attesté par ailleurs.

Jean Hippolyte Martres meurt le 2 mars 1941 ; son décès fait l’objet d’une transcription sur l’état-civil de Joinville. Il était âgé de 66 ans.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:43

Pierre Perchet naît le 28 juillet 1846 à Franois (actuelle commune de Framont) en Haute-Saône. Il est le fils naturel d’une veuve, Catherine Perchet.

Mobilisé pendant la guerre franco-prussienne, Perchet obtient la médaille commémorative 1870-1871.

Marié à Françoise Noirot, née en 1842 dans le village voisin de Champlitte, il s’installe à Paris où ils auront trois enfants.

Perchet est passementier en 1874. Il est négociant en 1896, marchand d’équipements militaires. Il réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier du Canal, avenue de Joinville. il jouit d’une évidente aisance financière.

En 1912, il figure au premier tour sur la liste d’inspiration libérale pour les élections municipales de Joinville, qui comprend notamment Pierre Dalbavie, Louis Gallas et Georges Barreau. À la faveur de la fusion de cette liste avec celle des radicaux dissidents d’Ernest Mermet (futur maire) et des socialistes unifiés d’Émile Lebègue, il est élu conseiller municipal.

En 1914, n’étant pas mobilisés à cause de son âge, il fait partie de la dizaine de conseillers municipaux qui font fonctionner l’administration municipale. Cependant, malade, il est alité à partir de mi-1915 pendant au moins un an.

Il meurt à Joinville le 28 juillet 1918, jour de ses 72 ans.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 01:01

Joël Simkine naît le 25 septembre 1884 à Nikolaieff. La ville est classée en Russie dans les documents officiels, mais il s’agit certainement de l’actuelle Mykolaïv, en Ukraine (région de Lviv).

En mai 1920, Il souscrit « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales » avec dix autres militants socialistes Sfio de Joinville-le-Pont (Ancemot, Barbier, Pilate, Duranthon, Neyroud, Flambard, Ehrhardt, Trochard, Maurice Petit et Lorris) dans une liste publiée par le quotidien L’Humanité.

Exerçant la profession de tourneur, il suit des cours du soir de comptabilité grâce à l’association Philotechnique de Joinville, dirigée par Albert Kownacki. Le 28 octobre 1923, il obtient un prix qui lui est remis dans la mairie de Joinville par Chapuis, inspecteur primaire, président de la cérémonie, en présence d’Henri Vel-Durand, maire et président d’honneur de l’association, Mme Charles Bloch, représentante de l’association Philotechnique de Paris et Albert Lion, délégué de l’Union des Philotechniques de France.

Joël Simkine avait épousé Léa Gelman, sans profession, née le 17 décembre 1890 à Odessa (Ukraine).

Pendant la guerre, les Simkine résident 5, rue Maurice-Berteaux à Paris (20e arr.).

Léa est déportée par le convoi n° 12 au départ de Drancy le 29 juillet 1942. Elle est décédée le 3 août 1942 à Auschwitz (Pologne). Le convoi compte 1001 déportés, dont 216 sont gazés à leur arrivée au camp ; il y aura 5 survivants en 1945.

Joël est déporté par le convoi n° 47 au départ de Drancy le 11 février 1943. Il est décédé le février 1943 également à Auschwitz. Le convoi compte 998 déportés, dont 182 enfants ; il y aura 10 survivants en 1945.

Les noms de Joël et Léa Simkine sont inscrits sur le Mur des Noms du parvis du mémorial de la Shoah à Paris (4e arr.). Leurs actes de décès portent la mention « Mort en déportation » (arrêté du 9 octobre 2014).

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 01:01

Léopold Xavier Sutter naît le 16 avril 1893 à Röschwoog (Alsace allemande, act. Roeschwoog, Bas-Rhin). Il est le fils Joséphine Baechel et de son époux Joseph Aloïse Sutter, hôtelier. Sa famille est catholique.

Malgré sa naissance en territoire germanique, il fait la guerre dans les troupes française, dans le 9e régiment d'infanterie coloniale, basé au Tonkin.

Léopold Sutter épouse en juin 1921 à Montrouge (Seine, act. Hauts-de-Seine) Yvonne Scheyer. Il est représentant de commerce.

En 1934, il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et prend une part active à la vie de la section socialiste Sfio. Sa maison au 120, avenue du Parc, dans le quartier de Polangis, accueille au moins neuf réunions ou permanences du parti entre février et octobre 1935. Il est candidat aux élections municipales du 14 octobre 1934 à Joinville sur la liste Sfio conduite par Robert Derivière. Les socialistes recueillent au premier tour en moyenne 403 suffrages et se retirent devant les communistes emmenés par Robert Laforest, qui ont obtenu une moyenne de 408 voix. Sutter avait eu 402 votes en sa faveur pour 2 297 exprimés et 3 225 inscrits (17,5%). Après le retrait de la liste radicale et de centre-gauche, ce sont les conservateurs qui l’emportent au second tour.

Lors des élections municipales générales, organisées du 5 mai 1935, Sutter est de nouveau présent sur la liste conduite par Robert Derivière, où il figure en sixième position. La liste socialiste est devancée au premier tour par les conservateurs, les radicaux-socialistes et les communistes, recueillant en moyenne, 352 voix, soit 12,3% des 2 856 suffrages exprimés pour 3 433 inscrits. Les deux listes communiste et socialiste fusionnent au second tour, sous la conduite d’un indépendant, André Blocher. Sutter fait partie de la liste unifiée qui regroupe 10 candidats issus de la Sfio, 16 du Pcf (dont Robert Deloche, maire à la Libération) et André Blocher, secrétaire de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants), qui n’était pas présent au premier tour.

Les conservateurs recueillent en moyenne 1 154 voix pour 2 899 suffrages exprimés soit 39,8%, et ont 25 élus. Les radicaux-socialistes de la municipalité sortante se contentent de 566 voix en moyenne (19,5%) et perdent tous leurs sièges. La liste communiste et socialiste obtient 1 060 voix en moyenne (36,6%) et a 2 élus, membres du Pcf (Robert Deloche et Paul Rouhaud). Sutter est crédité de 980 votes (33,8%).

Léopold Xavier Sutter est décédé le 14 octobre 1947 à Joinville, alors qu’il avait 54 ans.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 01:01

Hector Valère Charamon naît le 30 mai 1887 à Izy (act. Bazoches-les-Gallerandes, Loiret). Il est le fils d’Eudoxie Armandine Sergent, 44 ans et de son époux, ouvrier agricole journalier, Jean Pierre Adolphe Charamon, 51 ans.

Il épouse à Corbeil (Seine-et-Oise, act. Essonne) Élisa Cambord en octobre 1911. Hector Charamon travaille comme conducteur de machines de la Ville de Paris et reçoit une médaille d’honneur communale en février 1936.

Charamon se présente sur la liste Sfio pour les élections municipales partielles d’octobre 1934 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Les candidats socialistes, conduits par Robert Derivière, recueillent au premier tour (14 octobre) en moyenne 403 suffrages et se retirent devant les communistes emmenés par Robert Laforest, qui ont obtenu une moyenne de 408 voix. Après le retrait de la liste radicale et de centre-gauche, ce sont les conservateurs qui l’emportent au second tour. Charamon avait eu 402 votes en sa faveur pour 2 297 exprimés et 3 225 inscrits.

Lors des élections municipales générales, organisées en mai 1935, Hector Charamon est de nouveau présent sur la liste conduite par Robert Derivière, où il figure en septième position. La liste socialiste est devancée au premier tour (5 mai) par les conservateurs, les radicaux-socialistes et les communistes, recueillant en moyenne, 352 voix, soit 12,3% des 2 856 suffrages exprimés pour 3 433 inscrits. Les deux listes communiste et socialiste fusionnent au second tour, sous la conduite d’un indépendant, André Blocher. Charamon fait partie de la liste unifiée qui regroupe 10 candidats issus de la Sfio, 16 du Pcf (dont Robert Deloche, maire à la Libération) et André Blocher, secrétaire de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants), qui n’était pas présent au premier tour.

Les conservateurs recueillent en moyenne 1 154 voix pour 2 899 suffrages exprimés soit 39,8%, et ont 25 élus. Les radicaux-socialistes de la municipalité sortante se contentent de 566 voix en moyenne (19,5%) et perdent tous leurs sièges. La liste communiste et socialiste obtient 1 060 voix en moyenne (36,6%) et a 2 élus, membres du Pcf (Robert Deloche et Paul Rouhaud). Charamon arrive en avant-dernière position avec 978 votes (33,8%).

Hector Valère Charamon est placé en retraite en août 1937. Il décède à Deauville (Calvados) le 28 avril 1966, à l’âge de 78 ans.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 01:01

Achille Amédée Gosset naît le 6 novembre 1872 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Désirée Rose Berger-Bit et de son époux Amédée Eugène Gosset, entrepreneur de serrurerie. Il fait des études dans l’institution privée du Parangon, école pratique et professionnelle à Joinville.

Il exercera la même profession que son père, établissant son atelier dans la rue des Réservoirs, proche du Bois de Vincennes. Il épouse en février 1899 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne) Marie Lucie Henriette Millan.

À l’instar de ses ascendants paternels, son arrière grand-père, Prince Malo, de son grand-père Prince Amédée, de son grand oncle Émile et de son père Amédée Eugène, Achille Amédée Gosset va s’engager en politique.

En mai 1908, il est candidat à Joinville sur la liste socialiste indépendante dite évolutionniste, constituée par Provin, Leteuil et Hainsselin. Elle comprend d’anciens socialistes Sfio, des dissidents de la municipalité républicaine radicale et des conservateurs. La liste s’oppose à celle du maire Eugène Voisin, radical-socialiste, à une liste socialiste Sfio et à un indépendant. Elle n’obtient aucun élu. Gosset recueille 432 pour 1188 votants (36%), en 4e position sur sa liste. Les 23 radicaux-socialistes, qui obtenaient en moyenne 604 voix au premier tour, sont tous élus dans les deux scrutins.

Son travail de serrurier amène Gosset à réaliser des travaux notamment pour deux usines des eaux, à Ivry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne) et Paris-Austerlitz.

Achille Amédée Gosset est décédé en 1928, à l’âge de 56 ans. Cette même année, la maison familiale de la rue du Canal est expropriée pour la réalisation de la route départementale n° 23. Avec Marie Lucie Henriette Millan, il avait eu deux enfants.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 01:01
Amédée Eugène Gosset, serrurier et élu local

Amédée Eugène Gosset naît le 16 septembre 1838 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Eugénie Anne Flogny et de son époux Prince Amédée Gosset, alors marchand de vin.

Devenu, comme son père, serrurier, Amédée Eugène Gosset, qui s’est installé avec sa famille à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) depuis au moins 1869, épouse en août 1871 à Paris (12e arr.) Désirée Rose Berger-Bit. Le mariage, dont les bans avaient été publiés en août 1870, avait sans doute été repoussé du fait de la guerre franco-prussienne. Les époux résideront rue du Canal, quartier limitrophe de Saint-Maurice. Ils auront deux enfants.

Comme son grand-père Prince Malo, son oncle paternel Émile et son père Prince Amédée, Amédée Eugène Gosset mène des activités politiques. Il présente sa candidature lors d’un scrutin partiel le 22 juillet 1888, destiné à compléter le conseil municipal de Joinville-le-Pont après le décès du maire républicain, Gabriel Pinson. Elle est défendue par « un groupe d’électeurs de la commune attachés aux institutions républicaines » d’une vingtaine de personnes. S’il est officiellement le seul candidat,

Dans l’hebdomadaire local Voix des communes, le journaliste Henry Vaudémont commente la candidature de Gosset : « L’homme est sympathique (…) Ses capacités sont moyennes, son ambition des plus modérées, ses idées d’un progressisme médiocre (…).Gosset, candidat incolore comme politique et que personne ne combattait comme homme ne pouvait manquer d’être élu ». Il obtient 307 voix sur 407 votants et 776 inscrits, tandis que Bleunard, non candidat, est cependant crédité de 100 suffrages venant de l’électorat progressiste et radical, notamment d’ancien parisiens installés récemment dans les quartiers nouveaux de Palissy et Polangis. Eugène Voisin, républicain et futur radical-socialiste, est élu maire.

C’est sur la liste d’Eugène Voisin que Gosset est réélu en 1892. Il recueille 451 voix pour 639 suffrages exprimés (71%), juste derrière le maire (452) et est élu au premier tour. La liste est soutenue par les radicaux-socialistes et obtient 22 des 23 sièges à pourvoir, tandis que Moulinet est élu sur la liste conservatrice Barborin-Bocquentin. Gosset participe aux commissions municipales de la bibliothèque, des chemins, travaux et éclairage, des logements insalubres, ainsi qu’à celle consacrée à la délimitation de la commune avec les communes voisines.

Rendant compte de son mandat en avril 1896 avec la majorité municipale, Gosset est raillé par le journal Voix des communes qui le range dans un groupe avec Moulinet et Alexandre de « braves gens, s’occupent de leur bois, plomberie ou serrurerie ». Il réélu en mai de la même année, toujours au premier tour et en seconde position, sur la liste Eugène Voisin qui l’emporte sans concurrents avec une moyenne de 800 voix pour 918 inscrits.

L’activité de serrurie de Gosset lui fait notamment construire en 1894 une grille autour du vélodrome de Vincennes.

En matière sociale, Amédée-Eugène Gosset avait souscrit pour les victimes des inondations de 1875. Il est, au moins depuis 1895 et jusqu’après 1911, vice-président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville. À ce titre, il reçoit en 1898 une médaille de bronze de la mutualité.

Amédée Eugène Gosset meurt le 4 mai 1914, âgé de 75 ans. Son épouse était morte 18 ans auparavant.

Il est le dernier descendant direct de Prince Malo Gosset à siéger au conseil municipal de Joinville, où la famille aura été présente pendant 34 ans entre 1834 et 1900. Son fils, Amédée Achille, avait essayé lui aussi d’y entrer, mais sans succès, en 1908.

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 01:01

Pierre Émile Gosset naît le 13 mai 1822 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont, Seine, act. Val-de-Marne). Il est le cadet des trois fils de Louise Sophie Simon et de son époux Prince Malo Gosset.

Comme son père, il exerce la profession de charron. Il épouse à Paris (4e arr.) Louise Aimable Pons en septembre 1850 ; ils ne semblent pas avoir eu d’enfants. Avec sa mère et son frère Hippolyte, il contribue en 1856 par un don à la campagne de l'armée d'Orient lors de la guerre de Crimée.

En 1862, Émile Gosset exploite un café à Joinville. Il y organise en février une souscription pour les ouvriers de Lyon et de Saint-Étienne, versée au quotidien Le Siècle, à laquelle trente habitués du lieu participent.

Émile Gosset, suivant la tradition de son père, entre au conseil municipal de Joinville en août 1865. Un autre de ses frères, l’aîné Pierre Amédée, siège depuis 1850 à l’assemblée locale de la commune limitrophe Saint-Maurice. Émile Gosset ne remplira qu’un an de mandat.

Pierre Émile Gosset meurt le 21 octobre 1866 à Joinville. Il avait alors 44 ans.

Son frère Pierre Amédée, changeant de commune, lui succèdera au conseil municipal de Joinville, où sera ensuite élu son neveu Amédée Eugène Gosset. Son petit-neveu Amédée Achille Gosset tentera, sans succès, l’aventure électorale en 1908.

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