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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 01:01

Jules Marchais naît le 18 octobre 1824 à Paris (12e arr.). Il est le fils d’Aimée Françoise Camus et de son époux François Paulin Marchais. Alors épicier rue Saint-Jacques à Paris (5e arr.), il épouse en mars 1852 Léontine Amable Chapelard.

Devenu rentier, il s’installe après 1867 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier du centre, allée des Marronniers. Il est candidat aux élections municipales du 6 janvier 1878. Il fait partie des 17 élus dès le premier tour (16 républicains et un orléaniste) pour 21 membres du conseil municipal. L’ancien maire, Louis Ferdinand Rousseau, qui avait pris le poste en 1876 après la démission d’Auguste Courtin, avait constitué une liste bonapartiste qui n‘a obtenu que très peu de voix selon le quotidien Le Siècle. Gabriel Pinson, républicain, devient maire.

Au côté d’Eugène Voisin, premier adjoint et futur maire, Jules Marchais devient deuxième adjoint au maire de la commune. Il démissionne de cette fonction en 1879 et est remplacé par François Nicolas Couppé. Cependant, il continue de siéger dans l’assemblée communale.

En septembre 1879, Marchais est l’un des signataires d’une motion de la majorité des membres du conseil municipal qui « blâment sévèrement le citoyen Demeestère ». Alphonse Demeestère, républicain et futur fondateur du comité radical-socialiste de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine), avait lancé une souscription en faveur d'Adolphe Morandy, un ancien communard habitant Joinville, récemment libéré et alors malade ; Demeestère proposait de former un comité de secours aux amnistiés de la Commune de Paris.

Jules Marchais quitte Joinville pour la commune voisine de Saint-Maurice où il vit en 1883-1884, années de la mort de son épouse et de son fils Henri, cadet de ses cinq enfants. Il va ensuite résider à nouveau à Paris (15e arr.), rue de l'Abbé-Groult. Il y meurt le 13 juin 1894, âgé de 69 ans.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 01:01
Amédée Eugène Gosset, serrurier et élu local

Amédée Eugène Gosset naît le 16 septembre 1838 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Eugénie Anne Flogny et de son époux Prince Amédée Gosset, alors marchand de vin.

Devenu, comme son père, serrurier, Amédée Eugène Gosset, qui s’est installé avec sa famille à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) depuis au moins 1869, épouse en août 1871 à Paris (12e arr.) Désirée Rose Berger-Bit. Le mariage, dont les bans avaient été publiés en août 1870, avait sans doute été repoussé du fait de la guerre franco-prussienne. Les époux résideront rue du Canal, quartier limitrophe de Saint-Maurice. Ils auront deux enfants.

Comme son grand-père Prince Malo, son oncle paternel Émile et son père Prince Amédée, Amédée Eugène Gosset mène des activités politiques. Il présente sa candidature lors d’un scrutin partiel le 22 juillet 1888, destiné à compléter le conseil municipal de Joinville-le-Pont après le décès du maire républicain, Gabriel Pinson. Elle est défendue par « un groupe d’électeurs de la commune attachés aux institutions républicaines » d’une vingtaine de personnes. S’il est officiellement le seul candidat,

Dans l’hebdomadaire local Voix des communes, le journaliste Henry Vaudémont commente la candidature de Gosset : « L’homme est sympathique (…) Ses capacités sont moyennes, son ambition des plus modérées, ses idées d’un progressisme médiocre (…).Gosset, candidat incolore comme politique et que personne ne combattait comme homme ne pouvait manquer d’être élu ». Il obtient 307 voix sur 407 votants et 776 inscrits, tandis que Bleunard, non candidat, est cependant crédité de 100 suffrages venant de l’électorat progressiste et radical, notamment d’ancien parisiens installés récemment dans les quartiers nouveaux de Palissy et Polangis. Eugène Voisin, républicain et futur radical-socialiste, est élu maire.

C’est sur la liste d’Eugène Voisin que Gosset est réélu en 1892. Il recueille 451 voix pour 639 suffrages exprimés (71%), juste derrière le maire (452) et est élu au premier tour. La liste est soutenue par les radicaux-socialistes et obtient 22 des 23 sièges à pourvoir, tandis que Moulinet est élu sur la liste conservatrice Barborin-Bocquentin. Gosset participe aux commissions municipales de la bibliothèque, des chemins, travaux et éclairage, des logements insalubres, ainsi qu’à celle consacrée à la délimitation de la commune avec les communes voisines.

Rendant compte de son mandat en avril 1896 avec la majorité municipale, Gosset est raillé par le journal Voix des communes qui le range dans un groupe avec Moulinet et Alexandre de « braves gens, s’occupent de leur bois, plomberie ou serrurerie ». Il réélu en mai de la même année, toujours au premier tour et en seconde position, sur la liste Eugène Voisin qui l’emporte sans concurrents avec une moyenne de 800 voix pour 918 inscrits.

L’activité de serrurie de Gosset lui fait notamment construire en 1894 une grille autour du vélodrome de Vincennes.

En matière sociale, Amédée-Eugène Gosset avait souscrit pour les victimes des inondations de 1875. Il est, au moins depuis 1895 et jusqu’après 1911, vice-président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville. À ce titre, il reçoit en 1898 une médaille de bronze de la mutualité.

Amédée Eugène Gosset meurt le 4 mai 1914, âgé de 75 ans. Son épouse était morte 18 ans auparavant.

Il est le dernier descendant direct de Prince Malo Gosset à siéger au conseil municipal de Joinville, où la famille aura été présente pendant 34 ans entre 1834 et 1900. Son fils, Amédée Achille, avait essayé lui aussi d’y entrer, mais sans succès, en 1908.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 01:01

Prince Amédée Gosset, qui est fréquemment désigné sous les prénoms de Pierre ou Pierre Amédée, naît le 27 juin 1813 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont, Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils aîné de Marie Louise Sophie Simon et de son mari, Prince Malo Gosset, charron.

Il exerce d’abord avec son père le métier de charron. Il se marie en octobre 1837 à Joinville avec Anne Eugénie Flogny, fille d’un garde du canal de Saint-Maur, qui traverse Joinville en tunnel et rejoint Saint-Maurice, constituant un raccourci pour la navigation sur la Marne en évitant la boucle de Saint-Maur.

Les époux s’installent à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) où ils auront trois enfants. Gosset y est marchand de vin.

Dans la tradition familiale, Prince Amédée Gosset aura une activité politique. Il intègre, pendant la seconde République, le conseil municipal de Saint-Maurice en avril 1850, M. Domergue étant maire. Il continue d’y siéger pendant la quasi-totalité du second empire, jusqu’à sa démission en 1869.

À cette date, il prend la succession de son frère cadet, Pierre Émile (décédé en 1866), au sein du conseil municipal de Joinville-le-Pont, où il s’est installé rue du Canal, un quartier limitrophe de Saint-Maurice. Son père y avait siégé sous la monarchie de Juillet. Le maire de Joinville est Auguste Courtin, conservateur. Il est alors entrepreneur de serrurerie.

Prince Amédée Gosset est réélu à Joinville en 1870, 1871 et 1874 ; pendant ce dernier mandat, Louis Ferdinand Rousseau, bonapartiste, prend la succession d’Auguste Courtin, démissionnaire en 1876. Gosset aurait également été réélu en 1878 selon le quotidien Le Siècle en opposition aux candidats du maire sortant. En 1881, il obtient un nouveau siège et se voit alors désigné comme adjoint au maire républicain Gabriel Pinson.

Désigné comme juré pour les assises de la Seine en novembre 1874, Gosset participe à plusieurs reprises aux souscriptions en faveur des victimes des inondations de 1875. Il est vice-président de la société de secours mutuels Saint-Louis, à Charenton (Seine, act. Val-de-Marne), ce qui lui vaut en 1878 une médaille de bronze de la mutualité.

Prince Amédée Gosset meurt en fonctions à son domicile, 13, rue du Canal à Joinville, le 24 décembre 1883, à l’âge de 70 ans. Il aura accompli 33 ans de mandat municipal (19 à Saint-Maurice et 14 à Joinville). Son épouse Eugénie Anne était décédée trois ans auparavant.

Comme avant lui son père Prince Malo puis son frère Émile, son fils Amédée Eugène sera aussi conseiller municipal de Joinville. Son petit-fils, Amédée Achille Gosset, tentera également, mais sans y parvenir, d’entrer dans l’assemblée locale en 1908.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 00:01
Louis Joseph Mercier, ouvrier anarchiste

Louis Joseph Mercier, naît le 23 mars 1851 à Châteauneuf (Cher). Il est le fils de Suzanne Guillot et de son mari, Pierre Mercier, tréfileur.

Lui-même exercera la profession paternelle, à l’instar de son frère Alexis et comme le fera ensuite son fils aîné Gaston. Il semble mal maîtriser l’écriture, au vu de sa signature.

Mercier travaille d’abord à Bourges (Cher) où il épouse en juin 1877 Marie Berthe Beauvais avec laquelle il avait sept enfants vivants en 1895. À cette date, il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille à l’usine métallurgique du Bi-Métal, située dans la commune sur les bords du canal, toujours comme tréfileur. L’usine a connu deux évènements importants récemment : entre octobre et décembre 1894, une grève de 52 jours de tréfileurs permet de limiter à 11% la réduction du salaire des tréfileurs décidée par la direction, qui voulait qu’elle soit de 25%. Le 8 février 1895, une explosion de chaudière fait cinq morts et plusieurs blessés dans l’usine.

La famille Mercier est proche du trésorier du syndicat et animateur du mouvement gréviste, Hilaire Prieur, qui est témoin de la naissance de sa fille Jeanne Mélanie en avril 1895. Il réside dans le quartier du Canal, à proximité de l’usine.

Six mois après une manifestation comparable d’un chimiste originaire de l’empire russe, Joseph Epeler, dans la même rue, Louis Joseph Mercier, selon les comptes-rendus de presse, donne, le 12 septembre 1895, une conférence improvisée sur des thèmes anarchistes dans un café de la rue de Paris, au centre de Joinville. Puis il sort dans la rue et crie « Vive Ravachol ! Gloire à Caserio ! », faisant ainsi l’apologie de deux anarchistes récemment condamnés, l’un pour des attentats à Paris, l’autre pour l’assassinat du président Sadi Carnot.

Malgré une vive résistance, Mercier est arrêté. Il est cependant rapidement relâché et poursuit son activité professionnelle. Il vit en 1900 à Saint-Maurice, commune voisine de Joinville. Il est alors âgé de 49 ans. La date de son décès n’est pas connue.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 01:05

François David naît le 9 juin à 1763 Fleurey-lès-Faverney (act. Haute-Saône). Il épouse, en mai 1790 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont, Val-de-Marne), Marie Louise Marmillon, sa cadette de huit ans. Il est à la fois maçon et épicier dans le village du Pont de Saint-Maur et réside rue du Pont.

La localité s’est détachée en 1790 de sa voisine, Saint-Maur-des-Fossés, pour former une commune autonome.

François David est membre de la municipalité élue en fructidor an 9 (1801) à La Branche du Pont de Saint-Maur en tant que notable. Le maire est Laurent Pinson.

Il est élu en avril 1818 conseiller municipal dans l’assemblée communale dont Jean Joseph Robin est le maire. Il continue de siéger en 1821 sous son successeur Claude Pierre Jacmart. Réélu (sans doute en 1824), il présente sa démission à 64 ans en février 1827 et est remplacé par Hippolyte Pinson (qui siègera au conseil municipal comme adjoint puis maire jusqu’en 1912).

François David réside en 1826 dans la commune voisine de Charenton-Saint-Maurice (act. Saint-Maurice, Val-de-Marne). Il meurt le 31 décembre 1838 à Gentilly (Seine, act. Val-de-Marne) où, âgé de 75 ans, il est hébergé dans un hospice de vieillesse pour les hommes. Il est déclaré comme maçon de profession et son dernier domicile mentionné est à Paris (4e arr.), rue de la Coutellerie. Il est père de six enfants dont quatre sont morts jeunes.

Signature de François David

 

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