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13 juin 2023 2 13 /06 /juin /2023 01:01

Début de la biographie d’Albert Kownacki

Stanislas Albert Jean Kownacki naît le 6 juin 1850 à Noyon (Oise). Il est le septième enfant d’Alexandrine Bullet et de son époux Joseph Kownacki. Son père, jeune officier polonais réfugié en France, a été un des artisans de l’insurrection polonaise contre l’occupation russe en 1830 ; il avait d’abord été ingénieur dans les chemins de fer et était devenu professeur de dessin.

Après avoir vécu à Noyon, Albert Kownacki suit un cours de rhétorique au lycée Charlemagne à Paris (4e arr.). Au cours la guerre franco-allemande de 1870, Kownacki se retrouve enfermé dans la capitale pendant le siège de Paris (20 septembre 1870 – 28 janvier 1871). Âgé de 20 ans, il décide de s’engager dans l’armée, mais le bureau de recrutement de la mairie du quatrième arrondissement refuse sa candidature à cause de sa petite taille (il fait 1 mètre 49) et de son état maladif. Il tente alors de rejoindre la garde nationale, milice supplétive, sans plus de succès. Enfin, il rejoint le Bataillon des jeunes qu’organisait Joachim Durandeau, directeur du journal Le Baccalauréat. Mais le commandant de la place de Paris, le général Louis Jules Trochu s’écria, selon le témoignage de Kownacki : « Il ne manquait plus que cela : jouer aux soldats ! ». Et il refusa l’autorisation de constituer la nouvelle unité et de lui fournir des armes.

Faute de pouvoir combattre, Albert Kownacki passe son baccalauréat à la session de novembre 1870. Il réside en 1877 rue du Petit-Musc, dans le quartier du Marais (4e arr.). L’année suivante, Kownacki devient directeur associé de l'institution Mary, une école privée de Clichy-la-Garenne (Seine, act. Hauts-de-Seine) ; il y vit, rue de Neuilly.

En mars 1877 à Paris (3e arr.), Albert Kownacki, qui vit alors rue du Petit-Musc (4e arr.), épouse Gabrielle Krahnass, artiste peintre qui expose aux salons de Paris sous le nom de Gabrielle Kownacka après l’avoir fait à Poitiers (Vienne) sous son patronyme. Elle est, comme lui, fille d’un officier polonais réfugié en France, François Krahnass, devenu comptable.

Membre de l’Association française pour l’avancement des sciences, Kownacki présente une communication sur les maîtres d’études à son congrès de Montpellier en 1879 et y constitue, l’année suivante une section pédagogique. Il est l’un des principaux orateurs et le secrétaire général du Congrès de l'Éducation et de l'Enseignement qui se tient à Paris en octobre 1879 puis en mars 1880.

Ayant déménagé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), le couple s’installe en 1883 d’abord dans le quartier de Palissy, rue de Brétigny (act. Avenue du Président-Wilson) puis sur la rive droite, avenue de la Marne. En 1891, la famille retourne à Palissy, rue du 42e de Ligne, où elle restera installée des dizaines d’années.

Kownacki enseigne la biologie en lycée et est notamment chargé du cours de morale à l’École de sociologie à Paris en 1887. Il est connu par ses idées anticléricales. Mais son activité principale est celle de publiciste. Il collabore notamment à des publications à vocation pédagogique : Bien Public, Estafette du Nord, La Science pour tous, Le Journal du lundi, Cahiers de l’Université populaire, Bulletin de l'Association philotechnique, L'Union morale (organe de la ligue française d'éducation).

Il consacre en 1889 un ouvrage au directeur d’une de ces publications, Le Journal du lundi, Émile Baras, journaliste économique, ancien responsable de La Semaine financière, un auteur dont il vantait la probité.

Dans son nouveau territoire de résidence, Albert Kownacki est délégué cantonal de l’Éducation nationale pour la circonscription de Saint-Maur et membre de la commission d’examen du certificat d’études.

Albert Kownacki est affilié à la franc-maçonnerie française. Il donne en février 1883, une Conférence intitulée « La France maçonnique et le gouvernement de la République d'après les cléricaux » pour l’installation des officiers de la loge L'École mutuelle, du Grand-Orient de France. À partir de 1884, il est orateur et surveillant de la loge L'Avant-Garde Maçonnique, dont le temple se situe au siège du Grand-Orient, rue Cadet. Il en est le vénérable en 1886. Il rejoint en 1903 la loge Les Rénovateurs de Clichy, dont le ministre de la guerre, Maurice Berteaux, a été le vénérable.

À suivre

Le premier ouvrage d'Albert Kownacki

 

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13 février 2023 1 13 /02 /février /2023 00:01

Ernest Léon Hecquet naît le 25 juin 1919 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Joséphine Rachel Boulard, employée de commerce et de son mari Léon Hecquet, plombier. Ils résident dans le quartier de Palissy, avenue des Platanes puis dans celui du Centre, rue de Paris.

L’oncle d’Ernest Hecquet, Henri Boulard, ajusteur, a été un des responsables de la section de Joinville du parti socialiste SFIO et candidat dans cette commune aux élections municipales de 1912. Son père, Léon Hecquet, (1887-1959), fut candidat communiste aux élections municipales dans la même ville en 1929 et a été décoré de la Croix de guerre.

En 1936, la famille a quitté Joinville pour la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés, avenue Garibaldi.

Selon des archives familiales, Léon Hecquet est mobilisé en tant que soldat pendant la deuxième guerre mondiale. Il devient ensuite résistant à l’occupation allemande au sein des Francs-tireurs et partisans, mouvement de résistance proche du parti communiste. Il est d’abord artisan plombier, poursuivant la tradition familiale puis contremaitre chez dans une entreprise de matériels roulants de chantiers, Caterpillar.

Après-guerre, Ernest Hecquet vit toujours à Saint-Maur, rue Georges-Clemenceau, dans le quartier de La Varenne Saint-Hilaire. Il épouse en juillet 1956 dans cette ville Paulette Léone Reytinat.

Ernest Hecquet meurt le 6 novembre 1998 à Saint-Maur. Il est inhumé au cimetière Rabelais 1 dans cette ville. Âgé de 79 ans, il était père d’au moins un enfant.

Tombe Hecquet à Saint-Maur-des-Fossés (Arch. familiales)

 

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 00:01

Léon Hecquet naît le 11 avril 1887 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Marie Céline Jolimoy, blanchisseuse et de François Jules Hecquet, plombier. Ils vivent rue Durantin. Il est légitimé par le mariage de ses parents en juin 1891 dans le même arrondissement.

Ayant perdu son père en juillet 1904, il est considéré comme étant sans résidence fixe en 1907 au moment de son recensement pour ses obligations militaires. Il exerce également le métier de plombier chaudronnier. Il épouse en juin 1908 à Paris (18e arr.) Joséphine Rachel Boulard, employée de commerce. Ils s’installent allée Verte à Paris (11e arr.) puis résident, en 1912, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier Palissy, avenue des Platanes.

Mobilisé pour le service militaire en octobre 1908 au 4e régiment de génie (RG), basé à Grenoble, Léon Hecquet est affecté en janvier 1909 au 1er RG puis démobilisé en septembre 1910.

Son épouse est la sœur de Henri Boulard (1873-1921), monteur en bronze, membre de la commission exécutive de la section de Joinville du parti socialiste SFIO et candidat de cette formation aux élections municipales de 1912 dans la commune.

Au cours de la première guerre mondiale, il rejoint en août 1914 le10e RG et est libéré de ses obligations en mars 1919. Selon les archives familiales, il combat au Chemin des Dames et aurait fait l’objet d’une citation à l’ordre du régiment en juillet 1917.

Résidant de nouveau à Joinville, cette fois dans le quartier du Centre, rue de Paris, il est candidat en onzième position sur la liste communiste du Bloc ouvrier et paysan, conduite par Roger Benenson, pour les élections municipales de cette ville en mai 1929. Elle obtient une moyenne de 18,4% face à la Concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste SFIO et socialistes indépendants) qui a 42,8% et à l’Union nationale (droite, municipalité sortante de Stephen Durande), 38,8%. Hecquet recueille 338 voix pour 2 126 suffrages exprimés (15,9%) sur 2 969 inscrits. Au second tour, les communistes voient leur score se réduire à 12,5%, le cartel des gauches emportant 22 sièges avec 45,9%, les 5 autres allant à la droite (41,6%). Georges Briolay (radical-socialiste) est élu maire.

Travaillant comme plombier pour la banque du Crédit foncier à Vincennes, Léon Hecquet déménage avec sa famille pour s’installer dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés. Il y est domicilié rue Garibaldi en 1937.

Léon Hecquet meurt le 13 avril 1959 à Saint-Maur. Les archives familiales mentionnent qu’il serait décédé d’un cancer, inhumé au cimetière Rabelais 1 dans cette commune et qu’il a été décoré de la Croix de guerre. Son fils Ernest a été résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale.

Léon Hecquet (Arch. familiales)

 

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12 octobre 2022 3 12 /10 /octobre /2022 05:01

Gustave Séraphin Guy naît le 1er août 1873 à Boujailles (Doubs). Il est le fils de Marie Victorine Claudet et de Louis Guy, cultivateurs, tous deux originaires du village voisin de La Rivière-Drugeon.

Au cours des années 1880, la famille quitte la Franche-Comté pour la région parisienne, à Saint-Ouen (Seine, act. Seine-Saint-Denis), rue Ardoin, où le père devient emballeur. Peu après la naissance de son septième enfant, la mère meurt en août 1888. Le père suit peu après, en novembre 1890. Gustave Guy a alors 17 ans.

Devenu ouvrier caoutchoutier, il épouse en octobre 1893 à Saint-Ouen Joséphine Emma Boulon, cravatière. Ils vivent avenue des Batignolles. Gustave Guy fait en 1894-1895 un service militaire au 120e régiment d’infanterie qui ne dure qu’un an, au lieu de deux normalement, son frère aîné étant également mobilisé. Devenu veuf en mai 1902, Gustave Guy se remarie en décembre 1904 à Paris (8e arr.) avec Élise Gaillot, couturière.

Entre 1893 et 1914, Gustave Guy a douze adresses différentes, déménageant donc en moyenne tous les dix-huit mois : six à Saint-Ouen, cinq à Paris (17e, 18e et 19e arrondissements) et une à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne).

Après avoir été convaincu de coups et blessures volontaires, en décembre 1913, Gustave Guy est condamné, en mai 1914 par la cour d’appel de Paris à huit jours prison.

Mobilisé au début de la première guerre mondiale en août 1914 au sein du 16e régiment territorial d’infanterie, il est affecté en septembre la même année à la société du Gaz de Paris, rue Condorcet (9e arr.) et y reste jusqu’à sa démobilisation, en février 1919.

Après-guerre, Gustave Guy est électricien et vit dans le 18e arrondissement, rue Belliard. C’est peut-être lui qui, présenté comme électricien au Gaz de Paris, participe en mai 1919 à Paris au 5e congrès de la Fédération de l’Éclairage de la Confédération générale du travail (CGT) et est élu membre du comité fédéral pour la section gaz.

La famille va s’installer en 1932 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans la cité d’habitations à bon marché Égalité, nouvellement construite dans le quartier de Palissy. En 1936, Gustave Guy est retraité.

Gustave Guy est membre de la section de Joinville du parti communiste. Il meurt le 2 juillet 1938 à Joinville et est enterré au cimetière communal. Il était âgé de 64 ans et père de deux enfants, le premier étant mort jeune. Le quotidien L’Humanité lui rend hommage.

Son fils, Roger Guy, issu de son second mariage, secrétaire des Jeunesses communistes de Joinville, est arrêté en octobre 1940 par les autorités françaises, puis transféré comme otage à la force d’occupation allemande et déporté dans le camp de concentration d’Auschwitz, où il meurt en septembre 1942.

Voir Roger GUY, « un camarade très estimé »

La cité Égalité à Joinville-le-Pont

 

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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 00:01

Pierre Raymond Lambert naît le 9 mars 1910 à Paris (14e arr.). Il est le fils d’Henriette Joséphine Ringo, blanchisseuse, et de Simon Ézéchiel Gaston Lambert, employé de commerce, ils vivent rue Boyer-Barret. Ses parents se marient en novembre 1910 dans le même arrondissement et résident alors rue Lacaze.

Après leur divorce, ses parents se remarient tous les deux début 1920. Pierre Lambert vit avec sa mère et son beau-père, Georges Fernet. Ils sont installés en 1931 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy, avenue des Familles. Pierre Lambert est employé de banque à Paris (9e arr.) ; il effectue sans doute cette-là son service militaire.

En septembre 1933, Pierre Lambert épouse à Joinville Juliette Maury, également employée de banque. Ils s’installent dans le centre-ville, rue de Créteil (act. boulevard du maréchal Leclerc). En février 1935, Lambert est désigné comme commissaire des comptes de la société « L’Immobilière 100, Faubourg Saint-Antoine » dont le siège social est à Paris (8e arr.), rue d'Anjou.

La situation de Pierre Lambert et de sa famille pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue. À la Libération, il est désigné comme membre du comité local de Libération de Joinville. Il est le seul qualifié d’indépendant dans les notes conservées aux archives municipales, les dix autres étant mentionnés comme membres d’organisations politiques, syndicales, associatives ou de la Résistance. Le fait qu’il siège dans ce comité prouve qu’il a joué une rôle dans l’opposition à l’occupation allemande.

Un arrêté préfectoral du 26 septembre 1944 le nomme membre de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune, après l’arrestation du bureau municipal par le comité de Libération le 20 août puis la dissolution de l’assemblée locale. Pierre Lambert fait ainsi fonction de conseiller municipal. Le maire est Robert Deloche, communiste, avec des adjoints représentant la gauche radicale et socialiste et des indépendants.

Lors des élections municipales d’avril 1945, Lambert est élu conseiller municipal sur la liste d’Union républicaine et résistante conduite par Deloche. Elle obtient une moyenne de 3 979 voix pour 6 447 suffrages exprimés (61,7%) sur 6 621 votants et 7 811 inscrits. Lambert arrive en troisième position. Deloche est réélu maire. Le conseil comprend officiellement 7 communistes, 6 socialistes SFIO, 5 radicaux et 9 indépendants de gauche, dont Lambert.

Le mandat de Lambert se termine en octobre 1947, et il n’est pas élu non plus en mai 1953.

Par contre, Lambert est de nouveau candidat en juin 1959, cette fois sur la liste du maire élu en 1953, Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, centre-gauche). Au second tour, la liste emporte les 27 sièges à pourvoir avec 52,4%. Elle avait recueilli au premier tour 41,2% des votes exprimés, devant les communistes (32,2%) et une alliance des gaullistes, des socialistes SFIO et des démocrates-chrétiens du Mouvement républicain populaire (23,5%).

Le bureau municipal est constitué de Deloche, maire, et de six adjoints : MM. Gaulin, Belhomme, Garchery, Perly, Derou et Lambert.

Pierre Raymond Lambert meurt le 5 juillet 1964 à Joinville. Il était âgé de 54 ans et père d’une fille.

Son épouse, Juliette Lambert, avait été, en mai 1956, l’une des marraines de la cloche baptisée Reine-Marie-Andrée-Antoinette, installée sur le clocher de l’église Saint-Charles-Borromée de Joinville à l’occasion du centenaire de la paroisse. Elle porte la devise « Je sonne la concorde. »

Le début de la rue de Créteil à Joinville-le-Pont

 

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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 00:01

Edmond Carlos Désiré Eeckhout nait le 28 mars 1883 à Paris (11e arr.) Il est le fils d’Henriette Désirée Marie Bonduelle et de son mari Carlos Joseph Eeckhout, mécanicien, qui vivent cour Truillot.

Faisant son service militaire au 3e régiment de génie, à partir de novembre 1904, Edmond Eeckhout devient caporal en mai 1905 puis sergent en novembre 1905. Il retourne à la vie civile en février 1907.

Devenu directeur d’un établissement horticole à Vitry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne), Edmond Eeckhout épouse dans cette ville Louise Eugénie Goix, comptable.

Au cours de la première guerre mondiale, Edmond Eeckhout est mobilisé en août 1914 au 1er puis au 10e régiment de génie. Pour son comportement en avril 1915, il est cité à l’ordre de l’armée : « ayant reçu l'ordre d'effectuer le débourrage d'un fourneau allemand, a conduit ce travail périlleux avec énergie et sang-froid, a réussi dans sa mission malgré l'explosion d'un camouflet ennemi qui a tué un sapeur et l'a projeté lui-même à terre : s'est aussitôt porte au secours du sapeur dans une atmosphère rendue irrespirable par les gaz délétères. »

Il devient adjudant en août 1915 puis est nommé sous-lieutenant en août la même année et affecté au 4e régiment de génie. Il rejoint l’état-major de la 77e division d’infanterie en décembre 1916 puis est nommé lieutenant en juillet 1917. Eeckhout est de nouveau cité à l’ordre de l’armée en novembre 1918 : « Officier ayant fait preuve en toutes circonstances des plus belles qualités militaires, bravoure, activité, dévouement. A toujours accompli avec succès les missions qui lui étaient confiées. A notamment en octobre 1918, au cours de l’offensive des Flandres, exécuté des reconnaissances délicates, sous de violents bombardements ». Il est démobilisé en mars 1919. Dans la réserve, il devient capitaine en décembre 1925.

Après la guerre, la famille Eeckhout vit d’abord au Mans (Sarthe), route de Paris, où il est horticulteur. Puis ils reviennent en région parisienne, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où Edmond Eeckhout ouvre en 1933 une graineterie avenue Galliéni, dans le quartier de Palissy.

Suite à la deuxième guerre mondiale, il s’implique dans la vie politique de sa commune. Il est candidat, en novembre 1947, sur la liste soutenue par le Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste) pour les élections municipales. Conduite par Pierre Perly, elle arrive en tête avec 44% des voix mais avec 13 sièges, elle est à égalité de l’Union républicaine et résistante du maire sortant, Robert Deloche (43,3%) ; c’est le choix du seul élu socialiste SFIO qui permet à ce dernier d’être reconduit.

À la fin du mandat, les deux camps se divisent : une scission se produit au sein de la droite, Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines ou RGR, centre-droit) et Perly faisant défection. Eeckhout reste fidèle au RPF dont Pierre Calmon devient le chef de file. À gauche, le parti communiste exclut Deloche ; faute d’entente à droite, c’est cependant une communiste, Amélie Trayaud, qui est élue maire pour deux mois en mars 1953.

Lors des élections municipales d’avril 1953, Eeckhout figure sur la liste RPF, qui arrive en troisième position, devancée par les communistes et les dissidents de droite. Elle obtient six élus, dont Edmond Eeckhout qui a 1 391 voix pour 6 748 suffrages exprimés (20,6%) sur 6 979 votants et 8 482 inscrits.

Avec les autres élus gaullistes et la section de Joinville du RPF, Eeckhout demande la révision du procès de l’Affaire Rosenberg, du nom des espions condamnés à mort aux États-Unis. Le conseil municipal vote, à l’unanimité, un vœu en ce sens. Un comité est créé avec les communistes, certains MRP et le clergé d’une des paroisses. Une manifestation, où l’on retrouve le curé et ses trois vicaires, se tient en juin 1953 sur le pont de Joinville avec 200 participants.

Sans doute malade, Eeckhout se fait excuser aux séances du conseil municipal à partir de fin juillet 1956.

Edmond Carlos Désiré Eeckhout meurt le 31 juillet 1957 à Joinville, en cours de mandat. Il était âgé de 74 ans. Décoré de la Croix de guerre avec palmes, il était chevalier de la Légion d’honneur depuis octobre 1930 et chevalier du Mérite agricole depuis janvier 1931.

Edmond Eeckhout, sergent en 1915 (L'Illustration)

 

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 00:01

Charles Adolphe Redon naît le 20 février 1900 à Suresnes (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Jeanne Adolphine Redon, couturière et d’un père non dénommé. Il sera légitimé par le mariage de sa mère avec Charles Léon Cousté en décembre 1903 toujours à Suresnes.

Devenu mécanicien tourneur, Charles Cousté fait son service militaire à partir d’octobre 1920 d’abord au 1er régiment d’aérostation, puis au 67e régiment d’infanterie et ensuite au 1er escadron du train. Il est démobilisé en septembre 1922.

Il vient alors s’installer, avec ses parents, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, avenue Gille. Il épouse dans la commune en février 1925 Marthe Marie Zoé Lyoen et ils s’installent dans la ville voisine de Champigny-sur-Marne, rue des Frères-Petit. Ils reviennent ensuite à Joinville, avenue Galliéni.

Appelé pendant la deuxième guerre mondiale, Charles Cousté est d’abord affecté à l’hôpital militaire Villemin de Paris (10e arr.) en septembre 1939. Il rejoint ensuite les établissements Detrez, à Nogent-sur-Marne puis assure un poste administratif. Reconnu comme résistant à l’occupation allemande pendant la deuxième guerre mondiale, Charles Cousté est membre des Forces françaises de l’intérieur.

Le 20 août 1944, les résistants emmenés par Robert Deloche, ancien conseiller municipal, occupent la mairie de Joinville. Un arrêté  préfectoral du 26 septembre 1944 nomme, sur proposition du Comité local de Libération et après avis du Comité parisien de la Libération, une délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune. Charles Cousté en est membre et fait fonction de conseiller municipal.

Lors des premières élections municipales, en mai 1945, Cousté figure sur la liste d’Union républicaine et démocratique, conduite par Deloche, qui recueille une moyenne de 3 979 voix pour 6 447 suffrages exprimés (61,7%) sur 6 621 votants et 7 811 inscrits. Elle emporte les 27 sièges à pourvoir, 9 étant attribués à des communistes, six à des socialistes SFIO, cinq à des radicaux-socialistes et le neuf autres étant qualifiés d’indépendants de gauche. Cousté était arrivé en seconde position. Il fait partie des élus SFIO.

En novembre 1947, les nouvelles élections municipales voient quatre listes s’affronter : les communistes alliés aux radicaux, la droite sous l’étiquette du Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste), les socialistes SFIO et les démocrates-chrétiens du Mouvement républicain populaire (MRP). Avec une moyenne de 452 voix, la SFIO n’a qu’un siège, son élu, Berthet, permettant cependant de faire réélire Deloche, les communistes ayant le même nombre d’élus que le RPF, tandis que le MRP n’en a pas. Cousté ne siège plus.

Lors du scrutin suivant, en mai 1953, la SFIO, qui a fait alliance avec certains radicaux-socialistes tandis que d’autres sont toujours avec le PCF, améliore son score, à 12,3%, et obtient trois sièges ; mais Cousté, en sixième position, n’est pas élu. Les trois listes de la droite et du centre remportent la majorité, faisant élire Georges Defert maire.

Charles Adolphe Cousté meurt le 31 août 1987 à Joinville, où son épouse décèdera moins de deux mois plus tard. Il était âgé de 87 ans.

Barricade à la Libération de Joinville-le-Pont

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 00:01

Pierre André Henri Perly naît le 10 juin 1896 à Romorantin (act. Romorantin-Lanthenay, Loir-et-Cher). Il est le fils de Marie Octavie Daguenet et de son mari Hippolyte Augustin Perly, ferblantier. Ils résident rue des Capucins.

Au cours de la première guerre mondiale, est mobilisé en avril 1915. Il sert comme sapeur mineur au 1er régiment de génie. Il est félicité pour son comportement : « Le 21 juillet 1917, a été blessé très grièvement, au cours de travaux exécutés en première ligne, sous un violent bombardement ». Réformé à titre temporaire en septembre 1918, il l’est définitivement en février 1919 et se voit alors attribuer une pension de 30% en tant que mutilé de guerre.

En juin 1921 à Romorantin Pierre Perly épouse Jeanne Madeleine Rouzeau, comme lui native de la ville. Vers 1930, ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il exerce l’activité de plombier couvreur en tant qu’artisan. Ils résident avenue Galliéni, dans le quartier de Palissy.

Après la deuxième guerre mondiale, Pierre Perly s’engage dans l’action politique. En novembre 1947, il est à la tête de la liste d’union de la droite locale, qui a le soutien du Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste). Avec une moyenne de 3 066 voix pour 6 974 suffrages exprimés (44%) sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, sa liste arrive en tête et obtient 13 élus, devant celle du maire sortant Robert Deloche, communiste, qui a 43,3% et également 13 élus. Les démocrates-chrétiens du Mouvement républicain populaire (MRP) n’ont pas d’élu, obtenant 5,8%. C’est le seul siège remporté par les socialistes SFIO (6,5%) qui fera la différence lors de l’élection du maire ; Berthet choisit de réélire Deloche.

Avec la démission de ce dernier en février 1953, le conseil municipal doit élire un nouveau maire. Le groupe de droite se divise entre Pierre Calmon, qui a le soutien du RPF, et cinq dissidents, dont Georges Defert et Jean-Pierre Garchery, qui présentent la candidature de Perly. Ce dernier obtient cinq voix, contre huit à Calmon et douze à la communiste Amélie Trayaud. Au nom du respect du vote de 1947, Defert demande aux élus de droite de voter Perly ; après leur refus, Trayaud est élue pour un mandat de deux mois. L’hebdomadaire de droite Nouvelle Union régionale s’offusque : « On les croyait ‘nationaux’… Oui mais les 5 conseillers municipaux de Joinville ne l’étaient pas. Conseil municipal composé de 13 communistes, 13 nationaux, 1 socialiste. Entente précaire chez les communistes ; 2 tendances chez les nationaux, 8 soudés autour de leur chef et 5 transfuges (…) Ils sont les complices des communistes, nous les renverrons à d’autres occupations. »

Lors des élections municipales d’avril 1953 à Joinville, le même journal considère que la campagne électorale n’a pas « un équivalent d’âpreté en l’une ou l’autre des 39 communes » du département de la Seine. Perly figure sur la liste de Defert, qui a le soutien du Rassemblement des gauches républicaines (RGR, centre-droit). Devancée par l’union des communistes et des radicaux (35,6%, 10 sièges), elle arrive en seconde position (22,1%, 6 élus), devant les gaullistes (19,8%, 6 postes également), les socialistes SFIO (12,3%, 3 conseillers) et le MRP (9,2%, 2 élus). L’appui de ces derniers permet à la droite de faire élire Georges Defert comme maire. Perly avait obtenu le meilleur score des candidats de droite avec 1 566 voix pour 6 748 suffrages exprimés (23,2%) sur 6 979 votants et 8 482 inscrits.

Le premier scrutin municipal sous la cinquième République, en mars 1959, abandonne la représentation proportionnelle au profit d’un vote majoritaire. Les soutiens de Defert sont en tête au premier tour avec 41,2% des suffrages exprimés, devant les communistes (32,2%) puis l’union UNR (gaullistes), MRP et SFIO (23,5%). Au second tour, la liste appuyée par le RGR remporte les 27 sièges à pourvoir avec 52,4%, le PCF ayant 34,1% et les candidats conduits par le gaulliste Pierre Calmon 13,1%. Georges Defert est réélu maire, tandis que Pierre Perly devient adjoint, aux côtés d’Albert Gaulin, Léon Belhomme, Jean-Pierre Garchery, Georges Derou et Pierre Lambert.

Dans une configuration comparable pour les élections municipales de mars 1965, la liste conduite par Defert est reconduite. Elle avait obtenu au premier tour en moyenne 3 382voix pour 7 758 suffrages exprimés (43,6%) sur 7 974 votants et 10 441 inscrits ; face aux seuls communistes au second tour, elle recueille 58,7% et emporte les 27 sièges. Le même bureau municipal est reconduit, sauf Pierre Lambert remplacé par Raymond Aubry.

Au cours du scrutin de mars 1971, la liste de Georges Defert fait face aux seuls communistes conduits par Henri Bideaux. Elle est vainqueur avec 64,2%. Georges Defert est réélu, Jean-Pierre Garchery étant premier adjoint, suivi par Pierre Perly, Raymond Aubry, Georges Derou, Charles Clément et Georges Louw. Après la mort de Defert en octobre 1975, Garchery est élu maire et Pierre Perly devient son premier adjoint.

Au cours des élections municipales de mars 1977, la droite s’est divisée au premier tour en quatre listes. Elle est battue au second tour par le communiste Guy Gibout.

Pierre Perly meurt le 28 novembre 1990 à Joinville. Il était âgé de 94 ans et avait été décoré de la Médaille militaire.

L'avenue Galliéni à Joinville-le-Pont

 

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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 00:01

Louis René Loutellier naît le 16 juillet 1903 à Paris (15e arr.). Il est le fils de Marguerite Monturet, originaire de Corrèze et de son époux Louis Joseph Loutellier, épicier, né dans la Sarthe. Ils exploitent un commerce rue de l’Amiral-Roussin mais, après une faillite en 1905, ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue du Cimetière, dans le quartier de Polangis. La mère est employée dans la société cinématographique Pathé, dont les usines sont dans le quartier voisin de Polangis, et le père travaille comme employé dans diverses épiceries.

Ils déménageront à plusieurs reprises, à Joinville et dans la commune voisine de Champigny, boulevard de Polangis (partagé entre les deux villes), rue des Marronniers, rue des Corbeaux (act. avenue des Canadiens) puis rue d’Aval. Le père meurt en juillet 1912 à Maresché (Sarthe) et la mère peu après en avril 1913 à Paris (13e arr.). Il est probablement élevé par sa tante, Germaine Monturet épouse Bonge ou par son oncle, Pierre Monturet, fruitier, qui vivent alors rue du Faubourg-du-Temple à Paris (10e arr.).

Après la première guerre mondiale, devenu ouvrier cimentier, Louis René Loutellier réside de nouveau à Joinville-le-Pont. Il épouse en mai 1932 dans cette ville Thérèse Marie Françoise Mallet. Ils vivent d’abord boulevard de Polangis puis avenue du Président-Wilson, dans le quartier de Palissy.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Loutellier est résistant à l’occupation allemande.

Après la Libération de la mairie le 20 août 1944, un arrêté préfectoral du 26 septembre désigne une délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune. Cependant, un de ses membres, Alexandre Legay, est démis le 31 janvier 1945. En effet, sa belle-mère, Amélie Trayaud, siège également dans la délégation spéciale, ce qui est interdit par l'article 35 de la loi du 5 avril 1884 sur l’organisation des communes. Elle sera, ultérieurement, brièvement maire communiste de Joinville en 1953.

Sur proposition du Comité local de Libération de Joinville et après l'avis du Comité parisien de la Libération Louis-René Loutellier est désigné comme membre de la délégation spéciale le 2 février 1945. Il fait ainsi fonction de conseiller municipal. Son mandat prend fin lors des élections municipales du 29 avril 1945.

Louis René Loutellier meurt le 3 février 1956 à Pleumeur-Bodou (Côtes-du-Nord, act. Côtes-d’Armor). Il était âgé de 52 ans.

Un café, rue des Corbeaux à Joinville-le-Pont

 

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16 juin 2022 4 16 /06 /juin /2022 00:01

Gaston Louis Blanrue naît le 22 août 1886 à Paris (13e arr.). Il est le fils de Louise Lenoble, blanchisseuse, et de son mari Charles François Blanrue, tourneur sur métaux. Ils vivent avenue de Choisy.

Son père, également cycliste amateur, était un militant du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire dans le treizième arrondissement de Paris. Il préside, en août 1889, une réunion publique en faveur de la candidature d’Onésime Prudent-Dervillers.

Faisant son service militaire à partir d’octobre 1907 au sein de la 37e division d’infanterie, Gaston Blanrue est réformé, à titre temporaire, en mai 1908 pour une « faiblesse générale » et une suspicion d’atteinte tuberculeuse. Rappelé en mai 1909, il est définitivement réformé en juillet la même année pour tuberculose pulmonaire. Il est, comme son père, tourneur sur métaux.

Pendant la première guerre mondiale, il est tout d’abord dispensé, du fait de son état de santé, le diagnostic étant maintenu en février 1915. Il est cependant rappelé en avril 1917 puis affecté, le mois suivant, aux usines Angat et Ditrey, à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est démobilisé en octobre 1919.

Il s’est installé, en 1915, dans la ville voisine de Joinville-le-Pont, dans le quartier de Palissy. Il réside route de Brie, qui sera rebaptisée pendant la guerre avenue du Général-Galliéni. En juillet 1918, Gaston Blanrue épouse une jeune veuve, Clotilde Marie Tapin, couturière. Devenu mécanicien il s’établit comme artisan et ouvre un atelier de mécanique générale adjacent à son logement.

Le 20 août 1944, la municipalité de Joinville est arrêtée par un groupe de résistants à l’occupation allemande et le comité local de Libération de la commune prend la direction de la mairie. Sur sa proposition, et après avis du comité parisien de la Libération, le préfet nomme, par arrêté du 26 septembre 1944 une délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Joinville-le-Pont. Elle est présidée par le communiste Robert Deloche et comprend des personnalités généralement engagées dans la résistance, notamment des radicaux et des socialistes. Gaston Blanrue en est membre et fait donc fonction de conseiller municipal. Son mandat prend fin en avril 1945 avec la première élection municipale depuis la fin du régime de l’État français.

À 78 ans, Gaston Blanrue cesse son activité de mécanique à Joinville et ferme son entreprise en mai 1965.

Gaston Blanrue meurt le 30 juin 1977 à Créteil (Val-de-Marne) où il était probablement hospitalisé. Il était âgé de 90 ans. Il était père d’une fille et avait en outre adopté un neveu, fils posthume de son beau-frère.

Joinville-le-Pont, avenue Galliéni, années 1960

 

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