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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 00:01

Joseph Gustave Busseuil naît le 21 avril 1858 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Henriette Marie Busseuil, couturière, dont le mariage en novembre 1858 avec Jules Gobert apportera à Gustave une légitimation et le nom de Gobert.

Il poursuit l’activité de son père, décédé en août 1880, et de sa mère comme restaurateur et marchand de vins à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), commune limitrophe de Saint-Maurice. Ils sont installés rue des Corbeaux (act. avenue des Canadiens), en bordure du Bois de Vincennes et près du champ de courses de chevaux.

La fréquentation de l’hippodrome se faisait principalement depuis la garde de chemin de fer de Joinville, mais l’accès au bois était malcommode car il fallait traverser les voies. Avec quatre autres commerçants (Bégat, Bisson, Derocq et Jouvet), Gobert est à l’initiative en novembre 1889 d’une pétition pour réclamer un passage souterrain.

Gobert se marie en février 1884 à Coulommiers (Seine-et-Marne) avec Adèle Lise Leauté ; ils auront une fille la même année.

En avril 1890, Gobert organise dans son établissement un « banquet gras » à l’occasion du vendredi saint pour les libres-penseurs et anticléricaux de la ville, dont le publiciste Henry Vaudémont, le conseiller municipal Alphonse Demeestère ou le député Jules Ferdinand Baulard. Ce repas est l’occasion de la fondation d’une une société de libre-pensée à Joinville, branche du groupe La Raison, historiquement basé à Bry-sur-Marne. La cotisation est de 4 francs par an et le président est Henry Vaudémont, connu comme journaliste et polémiste sous le pseudonyme de Gringoire.

Avec notamment les cafés Tilly et Bossu ou l’hôtel Demeestère, l’établissement de Gobert est l’un de ceux qui diffusent régulièrement les invitations aux manifestations et banquets organisés par les radicaux-socialistes dans la commune.

L’historien Basile Nivelet mentionne le nom de J. Gobert comme membre du conseil municipal de Joinville en 1892. Cependant, le Bulletin municipal officiel de Paris confirme que c’est bien son oncle Stéphane Gobert qui est réélu cette année-là.

Son activité rencontre cependant des difficultés économiques, puisqu’il est déclaré en faillite en septembre 1897. Cet incident provoquera son départ de Joinville et sera suivi de son divorce en septembre 1899.

Gustave Gobert, devenu représentant de commerce,  se remarie à Paris (12e arr.) en mars 1904 avec Mathilde Victorine Jacquard. Un jugement prononcera leur séparation de biens en août 1907. Il vit alors à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis) et est employé de commerce.

La presse nationale relate début juillet 1914 le « singulier accident » dont est victime Gustave Gobert, alors représentant de commerce et âgé de 56 ans, résidant rue de la Forge, à Noisy-le-Sec (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il se trouvait hier sur la plate-forme d'un tramway électrique se dirigeant vers la place Saint-Augustin à Paris (8e arr.), depuis le cours de Vincennes (12e arr.). Au moment où le véhicule passait rue Bolivar (19e arr.), il reçut en pleine figure une petite balle de caoutchouc durci, lancée par des gamins, selon le commissaire chargé de l’enquête. Gobert s’étant évanoui, on fit arrêter le tramway et des agents le conduisirent à l’hôpital ophtalmologique du docteur de Rothschild où l’on constata qu’il avait l'œil gauche crevé.

La date de décès de Gustave Gobert n’est pas connue.

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 00:01

Stéphane Gobert naît le 2 mai 1843 à Saudrupt (Meuse). Il est le fils de Louise Testique et de son époux Henri Gobert, fileur.

Stéphane Gobert est tailleur de limes à Paris en 1866, un métier lié à la corporation des taillandiers, définitivement disparu en France (et sans doute en Europe de l’ouest) en 2005. En 1741, Philémon Louis Savary des Bruslons, chanoine de l'église royale de Saint-Maur-des-Fossés, édite le Dictionnaire du commerce, ouvrage posthume de son frère Jacques, inspecteur général des manufactures, qui décrit les modalités de production : « La trempe des limes se fait avec une composition de suie de cheminée bien sèche & bien dure qu'on bat & qu'on détrempe avec de l'urine & du vinaigre ; à quoi l'on ajoute du sel commun, en sorte que le tout se réduise en consistance de moutarde. Après que les limes ont été taillées, & qu'on les a frottées de vinaigre & de sel pour en ôter la graisse qu'on avait mis dessus pour les tailler, on les couvre de cette composition, & les ayant mises plusieurs ensemble en un paquet dans de la terre glaise, on les met au feu, d'où quand elles ont pris une couleur de cerise, ce que l'on voit par le moyen d'une petite verge du même acier qu'on appelle esprouvette, on les retire & et on les jette dans de l'eau de fontaine ou de puits toute la plus froide qu'il se puisse. »

En août 1866, Stéphane Gobert épouse Zima Florentine Moignard, fille de cultivateurs de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et descendante d’un notable de la commune pendant la période révolutionnaire, Jacques Moignard. Le couple s’installe à Joinville, rue des Corbeaux (act. avenue des Canadiens), en bordure du Bois de Vincennes.

Lors des élections municipales de mai 1878, Stéphane Gobert participe à une liste républicaine qui bat le maire sortant bonapartiste, Louis Ferdinand Rousseau, et ne laisse qu’un seul siège aux royalistes orléanistes. Gabriel Pinson est élu maire.

En septembre 1879, contrairement à la majorité du conseil municipal, Gobert refuse de voter un blâme contre un de leurs collègues, Alphonse Demeestère, qui avait lancé une collecte en faveur d’un ancien communard, Adolphe Morandy.

En janvier 1881, un groupe de conseillers municipaux de Joinville (Demeestère, Diot, Berné, Vaudey, Bessault et Gobert) publie, dans le quotidien Le Mot d’ordre, une lettre Aux électeurs républicains démocrates de Joinville-le-Pont. Regrettant qu’aucune réunion électorale ne soit prévue, ni par le conseil municipal sortant, ni à l’initiative des électeurs, ils décident de ne pas se présenter tout en assurant avoir exercé leur « mandat avec honnêteté, indépendance et patriotisme. »

C’est de nouveau aux côtés de Gabriel Pinson que Stéphane Gobert se présente de nouveau pour des élections municipales en mai 1888 ; la liste du maire s’oppose à une liste radicale-socialiste conduite par Alphonse Demeestère avec plusieurs conseillers sortants. Les républicains modérés l’emportent avec 18 sièges contre 3 aux radicaux. Gobert est élu dès le premier tour avec 347 voix sur environ 775 électeurs inscrits et plus de 425 votants. Lors de l’élection municipale complémentaire qui suit la mort de Gabriel Pinson en juillet 1888, Gobert soutient la candidature d’Amédée Gosset, mécanicien, avec « un groupe d’électeurs de la commune attachés aux institutions républicaines », élu conseiller municipal, et vote en faveur d’Eugène Voisin, qui devient maire.

À partir de 1890, Gobert se rapproche des radicaux et du député Jules Ferdinand Baulard. En octobre 1891, il participe à la première réunion de compte-rendu de mandat organisée à Joinville sous la présidence Baulard.

Au cours du scrutin municipal de 1892, les radicaux rejoignent la liste d’Eugène Voisin qui emporte 22 des 23 sièges à pourvoir, contre un à une liste classée à droite, conduite par Bocquentin et le Dr Barborin. Gobert est réélu dès le premier tour, la liste Voisin ayant près de 70% des suffrages. Il siège dans la commission scolaire et celles des fêtes, du marché, du chauffage ainsi que de la bibliothèque.

L’historien Basile Nivelet mentionne J. Gobert comme élu en 1892 ; cependant, le Bulletin municipal officiel de Paris confirme que c’est bien Stéphane Gobert qui est réélu cette année-là.

Pour les élections municipales suivantes, en mai 1896, la liste Eugène Voisin, sur laquelle figure toujours Gobert, est réélue sans concurrents avec une moyenne de 800 voix pour 918 électeurs inscrits. Son rôle politique s’accentue : il est électeur sénatorial en juin 1897 et délégué de la commune à la Ligue Paris-Banlieue en décembre de la même année.

La liste Eugène Voisin est à nouveau intégralement réélue dès le premier tour en mai 1900, malgré la présence de candidats d’un comité électoral socialiste-révolutionnaire. Gobert obtient 639 suffrages pour 1 096 inscrits.

S’engageant de nouveau pour les élections législatives de mai 1902 en faveur d’Adolphe Maujan, successeur de Jules Ferdinand Baulard, Gobert est délégué du groupe radical-socialiste de Joinville au sein du comité d’union et d’action républicaines de la 2e circonscription de Sceaux.

Avec 10 de ses collègues, contre 5 et une abstention, Gobert vote contre l’autorisation des Sœurs enseignantes de la Providence cours d’une séance du conseil municipal en juin 1902.

Conjointement avec un autre élu municipal, Théodore Létang, Gobert avait été président de la Fanfare municipale de Joinville en 1889.

Stéphane Gobert meurt à son domicile, 7, rue des Corbeaux, le 4 juin 1903 Joinville, à l’âge de 60 ans. Il avait eu trois enfants. Son neveu, Constant Gobert, fils de son frère Jules, sera également conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1912-1930).

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 00:01

Suite de la biographie de Gustave Charton

Au cours de l'année 1887, Charton est le fondateur et secrétaire d’un Groupe d’études sociales et d’action politique de Joinville-Gravelle (un quartier de Saint-Maurice) ; il s’agit de la plus ancienne structure socialiste connue à Joinville. Le groupe a pour devise : « l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes ». Les réunions mensuelles ont lieu au café Bausse, Grande-Rue à Saint-Maurice. L’hebdomadaire radical Voix des communes salue la création du groupe.

Lors des élections municipales de mai 1888, Gustave Charton est candidat sur la liste du comité électoral républicain radical-socialiste, conduite par Alphonse Demeestère, conseiller sortant, et qui comprend également un autre socialiste-révolutionnaire, le tourneur et syndicaliste Jean-Baptiste Boguet (1853-1897). Une réunion publique, avec 300 électeurs présents selon l’hebdomadaire radical, adopte et la liste des candidats le 2 mai.

La liste républicaine modérée du maire sortant, Gabriel Pinson, obtient 17 élus dès le premier tour, et un autre au second ; les radicaux sont trois à rentrer dans le conseil au deuxième tour, Diot, Demeestère et Vaudey. Charton et Boguet sont battus.

Le scrutin législatif partiel du 27 janvier 1889, voit le républicain Édouard Jacques, président du conseil général de la Seine, s’opposer au général Boulanger, qui remporte l’élection. Charton fait partie d’un groupe de Joinvillais ayant souscrit pour soutenir la candidature d’Édouard Jacques dans le journal La Lanterne.

Comme feue son épouse, Gustave Charton est un libre-penseur. Il participe au groupe anticlérical de la libre-pensée de Saint-Maur-des-Fossés en 1887, et est délégué par lui au congrès national en octobre 1891. Il est toujours affilié en 1899.

Ayant déménagé à Saint-Maur en 1892, il réside d’abord rue de La Varenne puis, en 1896, rue Bourdignon, dans le quartier du Parc. Charton milite au sein du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire de Jean Allemane (POSR). Il est candidat en mars 1896 lors d’élections municipales partielles, dans la 3e section électorale communale, qui couvre le quartier du Vieux Saint-Maur. Charton est élu au second tour avec trois autres socialistes-révolutionnaires.

Son mandat dure peu, puisqu’il est remis en jeu lors des élections municipales générales de mai 1896. Le réaménagement du sectionnement communal en trois secteurs au lieu de quatre fait que Charton se présente cette fois dans la 2e section (Saint-Maur Le Parc). Sa liste arrive en seconde position, derrière la liste républicaine progressiste (droite) mais devant les radicaux-socialistes. Les conservateurs emportent au second tour les huit sièges de la section et ont la majorité au conseil municipal avec 19 élus face à 8 radicaux.

A suivre

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 00:01

Alphonsine Léontine Girod naît le 24 mars 1848 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille de Marie Madeleine Leclaire et de son époux Claude Étienne Girod, journalier.

En septembre 1872, alors qu’elle exerce la profession de teinturière, rue de Montreuil à Paris (11e arr.), elle se marie dans cet arrondissement avec un ancien communard et teinturier également, Gustave Charton. Ils s’installent à Corbeil (Seine-et-Oise, act. Corbeil-Essonnes, Essonne) et auront six enfants.

Alphonsine Charton reste liée à Joinville-le-Pont, où elle se rend régulièrement, en particulier dans sa famille. Mais elle se lie également avec des personnalités anticléricales.

C’est chez un de ces derniers, l’architecte Victor Desjardins, qu’elle meurt à Joinville le 8 mars 1885, à l’âge de 36 ans. Son enterrement va être une des premières cérémonies de laïques dans la commune. Apparues vers 1855, les funérailles civiles concernent, en 1882, près de 22% de la population parisienne, mais restent extrêmement rares dans les communes de banlieue ou en province.

Le journaliste Henry Vaudémont qualifie ainsi Alphonsine Charton : « une brave mère de famille (…) qui donnait à ses concitoyennes le trop rare exemple d’une âme féminine douée d’assez de virilité pour s’affranchir des superstitions grâce auxquelles la gent cléricale abêtit les enfants, subjugue les femmes et parvient ainsi à faire plier devant elle des esprits souvent sains et droits, mais qui se résignent à fléchir le genou devant des fétiches en bronze plaqué ou en plâtre, afin de ne point affliger les êtres qu’ils aiment le plus au monde : leurs femmes et leurs enfants. »

Parmi la vingtaine de libres-penseurs qui assistaient à la mise en terre figuraient également Jules Ferdinand Baulard, conseiller municipal de Joinville, ultérieurement conseiller général de Charenton-le-Pont (Seine) puis député radical ; Alphonse Demeestère, conseiller municipal de Joinville, plus tard président du comité radical-socialiste de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux ; Nicolas Chéret, adjoint au maire de Joinville ; et Jean-Baptiste Schacre, secrétaire général de la Fédération française de la libre-pensée.

Henry Vaudémont, qui signe du pseudonyme de Gringoire, conclut sa nécrologie en estimant que « cet enterrement (…) aura peut-être pour suite la constitution d’une société de libre-pensée à Joinville ». Mais, malgré un appel en mars et une réunion préparatoire en avril, Vaudémont constatera en juillet « Quant au groupe de libres-penseurs qu’il était question de recruter, il serait trop faible pour prospérer en l’état actuel. (…) En attendant, rien ne nous empêche de rentrer dans la société de Saint-Maur. »

Il faudra attendre août 1890 pour que Vaudémont devienne président de La Raison, à Bry-sur-Marne (Seine) et en fasse un groupe implanté dans plusieurs communes du canton de Charenton, dont Joinville.

Gustave Charton, époux d’Alphonsine, lui aussi libre-penseur, sera un des précurseurs du socialisme-révolutionnaire sur les bords de Marne et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés.

 

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 00:01

L’abbé Loubier est prêtre dans le diocèse de Mende, en Lozère, en 1907. Il est probablement né au cours des années 1880.

En août 1907, l'abbé Loubier est transféré dans le diocèse de Paris et devient vicaire de Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Le curé de la paroisse est alors Amédée Lassier (1853-1937).

L’année suivante, il est nommé dans la même fonction à Sainte-Marthe des Quatre-Chemins, à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il est notamment chargé du patronage des jeunes gens Saint-Joseph,

Juste avant le début de la première guerre mondiale, il devient curé de Dugny (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juin 1914.

Au lendemain de la guerre, l'abbé Loubier redevient vicaire, cette fois dans la ville de Paris. Il est nommé en octobre 1921 à Saint-Denys de la Chapelle puis en mars 1929 à Notre-Dame de Lourdes.

Au cours des années 1920 et 1930, on retrouve régulièrement l'abbé Loubier comme prédicateur de carême dans diverses églises parisiennes.

En février 1937, il célèbre, en l'église Saint-Georges, rue Bolivar, les obsèques de M. Louis Gaudel, procureur général près la cour de Paris.

Le quotidien royaliste Action française mentionne, en août 1925, l'abbé Loubier comme souscripteur en faveur de la veuve et des enfants d'Ernest Berger, trésorier de l'Action française, assassiné, dans la station de métro Saint-Lazare le 26 mai 1925.

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 00:01

Marcel Louis Camille Roubault naît le 20 juillet 1900 à Chaumes (act. Chaumes-en-Brie, Seine-et-Marne). Il a pour mère Léonie Henriette Marie Savoyen, et pour père son époux, Paul Camille Roubault, boulanger.

Mécanicien et fraiseur pour de l’outillage de précision, Roubault est ensuite ajusteur et s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il y réside, avenue du Château (act. av. Foch), dans le quartier de Polangis en 1920, quand il fait son service militaire dans un bataillon d’ouvriers d’artillerie.

En avril 1923, Roubault est le secrétaire de la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste, formation créée en décembre précédent par Pierre Brizon, Henri Sellier, Oscar Bloch, Raoul Verfeuil et plusieurs maires de banlieue, comme Charles Auray (Pantin). La formation rassemble notamment d’anciens socialistes passés au parti communiste et qui l’ont quitté, notamment du fait de l’exigence de rompre avec la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme. Elle considère que « la résistance du capitalisme menacé, dans ses privilèges, impose au prolétariat la nécessité de s'organiser pour la conquête révolutionnaire du pouvoir et l'exercice d'une dictature transitoire ». S’affichant pacifiste, l’Union fédérative socialiste plaide pour l'unité organique des socialistes.

Roubault participe à la fusion avec le parti communiste unitaire, pour former l’Union socialiste-communiste (USC), dont Edmond Neumann devient le secrétaire à Joinville. C’est la section USC qui prend l’initiative de rassembler des membres de la SFIO et du parti radical-socialiste à Joinville pour constituer, en mai 1924, un comité électoral communal du Cartel des gauches. Georges Briolay, radical-socialiste et futur maire de Joinville, en est le président ; Neumann est vice-président, Roubault secrétaire et Berthet, SFIO, trésorier. En 1924, les forces politiques de gauche restent embryonnaires dans la commune. Tous les anciens adhérents de la SFIO avaient rejoint le parti communiste lors de sa création et la section locale se reconstitue probablement en 1924. Le parti radical-socialiste avait été touché par la dissidence de plusieurs élus en 1912, qui battent alors la liste ayant le soutien officiel des radicaux-socialistes puis l’exclusion du futur maire, Henri Vel-Durand. Le comité radical-socialiste de Joinville, même s’il était maintenu nominalement sous l’égide de Georges Briolay, futur maire, ne reprend vie que vers 1924 également. À contrario, l’USC apparaît comme la seule structure organisée, en dehors du parti communiste, mais son impact électoral s’avèrera négligeable.

Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix sur 2 275 suffrages exprimés (28,4%) pour 2 310 votants et 2 761 électeurs inscrits. Elle devance les communistes (21,1%.) mais est largement distancée par la municipalité sortante d’Henri Vel-Durand, soutenue par les radicaux dissidents, les libéraux et conservateurs, qui recueille 47,5% et emporte tous les sièges au second tour.

L’élection au conseil général pour le 2e secteur du canton de Saint-Maur (Saint-Maur, Créteil, Bonneuil, Joinville) de juin 1925 voit Neumann (USC) recevoir 50 votes (1,8%), très loin des 409 voix du socialiste SFIO Osmin, des 562 du député communiste Muller ou des 685 du maire de Créteil Avet, alors radical-socialiste.

Parallèlement à son activité politique, Roubault est membre du comité de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, présidée en 1924 par Edmond Neumann. Elle existe depuis 1900 et compte 56 adhérents cette année-là.

En septembre 1926, Marcel Roubault épouse Paulette Lucile Chapoul à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il s’installe dans la commune, rue du Pont-de-Créteil. Cependant, il continue son activité au sein de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme, dont il est le secrétaire en 1933.

Après la deuxième guerre mondiale, les époux Roubault, qui ont eu une fille née en 1930 à Saint-Maur, s’installent dans son village natal de Chaumes-en-Brie, où ils vivent chemin du Pré-Saint-Martin. Marcel Roubault meurt, hospitalisé, le 14 juin 1967 à Paris (13e arr.). Il était âgé de 66 ans.

Il ne faut pas confondre Marcel Louis Camille Roubault avec Marcel Édouard Roubault (1905-1974), géologue français, doyen de la faculté de Nancy, fondateur de l'École nationale supérieure de géologie dans cette ville.

Le Cartel des gauches en 1924

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 00:01

Charles Alexandre Brillaux naît le 19 novembre 1827 à Champigny-en-Beauce (Loir-et-Cher). Il est le fils de Madeleine Rocheron et de son époux Jacques Brillaux, vigneron. Il épouse en septembre 1854, à Montrouge (Seine, act. Hauts-de-Seine), Joséphine Estelle Labitte. La famille s’installe, avant 1857, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il réside rue de Paris, près de la future gare, qui ouvre en septembre 1859. En 1862, ils déménagent rue du Pont.

Comme l’un de ses frères, Charles Brillaux, qui est comptable, entre dans une société ferroviaire. En 1854, il est le chef d’exploitation de la compagnie du chemin de fer de Paris à Orsay, qui a repris l’année précédente l’exploitation de deux lignes en direction de Sceaux et de la vallée de Chevreuse, partant de la barrière d'Enfer (act. pl. Denfert-Rochereau) à Paris (14e arr.). Présidée par le polytechnicien Jean Claude Arnoux, la compagnie est incluse, en 1857 dans le réseau Paris-Orléans (PO).

Parallèlement à son activité d’administrateur, Charles Brillaux va déposer plusieurs brevets en France et en Belgique. En 1858, il présente avec Damême et Chrzanowski un signal continu de sûreté pour prévenir les rencontres sur les chemins de fer, qu’il améliore l’année suivante. En 1860, il représente Maurice Laudon qui brevète un système de machine locomotive à cylindres oscillants ainsi qu’un système de couverture en ardoises ou tuiles avec tavillons (tuiles de bois).

Faisant montre d’une attention aux questions sociales, Brillaux souscrit en février 1862 pour les ouvriers de Lyon et de Saint-Étienne, en août 1864 pour venir les incendiés de Limoges et, au cours de la guerre franco-prussienne, en septembre 1870, pour la Société de secours aux blessés militaires (act. Croix-Rouge).

À cette même date, Brillaux devient membre du conseil municipal. Il sera réélu dans l’assemblée communale en 1871 et 1874, puis 1881 et 1884 et siégera successivement avec Auguste Courtin (conservateur, maire 1858-1876), Louis Ferdinand Rousseau (bonapartiste, maire 1876-1878) puis Gabriel Pinson (républicain, maire 1878-1888).

Au sein du conseil, Brillaux joue un rôle actif. En janvier 1873, il aide Rousseau, alors adjoint au maire, à établir la liste des pertes subies par les habitants victimes des inondations de la Marne, en compagnie d’un autre conseiller municipal, Alexandre Burgain, et du secrétaire général de la mairie, Fontaine. Le quotidien Le Figaro avait lancé une souscription, qui aurait permis de secourir, selon le journal, 520 personnes à Joinville, soit plus d’un cinquième de la population totale (2 380 habitants en 1872) et plusieurs milliers dans toute la région.

En janvier 1876, Brillaux est délégué du conseil municipal, en compagnie du maître de forges Alphonse Pilté, à une réunion du groupe radical du conseil municipal de Paris qui prépare les élections sénatoriales. Il siège près de Victor Hugo, candidat à ce scrutin.

Suite à la démission de Courtin en septembre 1876, Rousseau devient maire et Brillaux est élu adjoint. Toujours aux côtés de Victor Hugo, Brillaux participe à une « souscription républicaine pour les prochaines élections » législatives, lancée dans le journal des milieux économiques, Le Temps. Il ne figure pas dans le conseil municipal élu en janvier 1878, bien que la quotidien Le Siècle assure qu’il est élu.

Pendant la période où il n’a pas de mandat, Brillaux reste président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont qu’il a fondée en décembre 1877 avec 21 participants et dont il reste responsable jusqu’à sa mort. Il est également désigné comme membre du bureau de bienfaisance communale en 1879.

Brillaux revient aux affaires municipales en 1881, le républicain Gabriel Pinson étant aux affaires avec un conseil où se retrouvent plusieurs radicaux-socialistes. Ils sont réélus en mai 1884, Brillaux figurant sur la liste républicaine du maire, qui recueille une moyenne de 310 voix, soit contre 56 à une liste qualifiée de réactionnaire par la presse radicale. Le score de Brillaux est de 339 votes.

Un conflit éclate en juillet 1884 entre la municipalité et le conseil de fabrique (administration de la paroisse catholique), à propos des sommes qui seraient indûment conservées par le curé sur les recettes des pompes funèbres. Brillaux fait partie, avec Moulinet, Martin et Carpentier, des quatre conseillers municipaux qui refusent de voter pour l’engagement des poursuites contre les gestionnaires paroissiaux.

Brillaux est sélectionné à trois reprises pour siéger dans des jurys de cour d’assises, en mars 1865, novembre 1872 puis février 1888, mais il meurt quelques jours avant cette dernière convocation. Il avait également été retenu comme candidat préfectoral pour des jurys d’expropriation en 1877 et 1886.

Charles Brillaux meurt le 24 janvier 1888 à Nice, où il séjournait à l’hôtel Beau-Rivage. Son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville. Il est enterré à Joinville le 29 janvier. Il avait 60 ans et siégeait depuis 18 ans au conseil municipal où il avait exercé 15 ans de mandat.

Le journaliste Henry Vaudémont, critique vis-à-vis de ses opinions politiques de droite, rend hommage dans l’hebdomadaire radical-socialiste Voix des communes, aux « talents d’administrateur » de Brillaux.

Il était père d’une fille, Antoinette Marie Julie Brillaux, née en 1857, qui épousa en avril 1877 à Joinville le Dr Jean Barborin, médecin et initiateur d’une liste conservatrice lors des élections municipales de mai 1892.

Un train à Joinville en 1859

 

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 00:01

Désiré Briday naît le 15 juillet 1884 à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Anne Clémentine Bouthley, originaire de Lorraine occupée, et de Benoit Briday, meunier, né à Lyon et sachant difficilement signer.

Recruté en mars 1910 comme inspecteur, Brday est nommé à la direction générale des recherches de la préfecture de police de Paris. Il reste à son poste pendant la première guerre mondiale, étant secrétaire de M. Pachot, commissaire aux délégations judiciaires. Il est identifié comme brigadier en 1927 et brigadier-chef en 1928. Briday est élu en février 1930 comme représentant du personnel de la 6e catégorie au conseil de discipline. Il apporte une contribution volontaire « Pour l'amortissement de la Dette publique et le relèvement du franc » en juillet 1926 en répondant à un appel lancé dans la Préfecture de police.

En juin 1918, Désiré Briday épouse à Paris (3e arr.) Maria Louise Bourgeois, modiste. Il va, après-guerre, retourner vivre à Maisons-Alfort.

L’activité sportive de Briday a été importante. Licencié à la Société nautique de la Marne (SN Marne) de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il pratique l’aviron en yole de mer, à 4 ou 8 rameurs. En 1913 et 914, il remporte plusieurs courses, dont la traversée de Paris en mai 1914, dans la catégorie « débutants. »

Continuant la pratique de l’aviron après le conflit mondial, il va devenir entraîneur, pour des rameurs scolaires au garage école de la SN Marne sur l’île Fanac en 1936. Il entraîne également, notamment entre 1931 et 1933, l’équipe d’aviron de l’ASPP, l’association sportive de la police parisienne, dont l’activité aviron est basée également à Joinville, dans le quartier de Polangis.

À Joinville, Briday fréquente de nombreux sportifs de haut niveau, comme Émile Lecuirot ou Gabriel Poix.

La maison de sa mère à Maisons-Alfort, avenue Victor-Hugo étant expropriée en 1932, pour l’élargissement de la voie, Désiré Briday va venir s’installer à Joinville-le-Pont.

Il y réside quand il est nommé, en février 1942, conseiller municipal par décret ; il est alors retraité. Léon Lesestre, élu en 1935, reste maire tandis que ses colistiers Charles Chaussée, Jean Béal, René Kirbühler et Frédéric Bautsch sont adjoints au maire. Les deux élus communistes, Deloche et Rouhaud, ont été révoqués.

La municipalité sera renversée à la Libération en août 1944.

Désiré Briday meurt le 19 mai 1952 à Maisons-Alfort. Il était âgé de 67 ans.

Il avait obtenu plusieurs décorations du fait de son activité professionnelle : médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement en mai 1927, médaille d‘honneur de la police en avril 1928. Il avait également été récompensé pour son activité sportive, avec une médaille de bronze de l’éducation physique en mars 1935 et une médaille d'argent en septembre 1936.

Le 8 de l'ASPP en 1932

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 00:01

Robert Amand Victor Brouillon naît le 19 novembre 1890 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.

Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Robert Brouillon est comptable aux usines cinématographiques Pathé, à Joinville où il entre vers 1906. Son frère Marcel Brouillon (1889-1959), exerce le même métier dans l’entreprise de bois Penneret, dans la même commune. Ils résident tous deux, avec leur mère, dans la demeure familiale joinvillaise.

Pendant la première guerre mondiale, Robert Brouillon, alors maréchal des logis au 13e régiment d’artillerie, est cité à l’ordre de la division pour son comportement.

Dans la commune de Saint-Maurice, voisine de Joinville, Robert Brouillon épouse en juin 1921 Annonciade Marie Martinaggi. Il se remarie, en septembre 1927 à Vincennes, avec Victorine Amélie Dalstein.

N’ayant pas eu d’engagement politique connu, c’est probablement son frère Marcel et non Robert qui est le Brouillon candidat sur la liste de droite lors des élections municipales de Joinville en novembre 1919. L’un des deux est récompensé en tant que professeur de comptabilité, probablement dans le cadre des cours du soir de l’Association philotechnique.

Membre de la Société des amis de Vincennes (1926-1929), Robert Brouillon est également administrateur de l'œuvre des jardins ouvriers de Vincennes. Il reçoit à ce titre une médaille de bronze de la prévoyance sociale en janvier 1928.

Robert Brouillon meurt le 27 novembre 1935 à Joinville. Il était âgé de 45 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

Studios Pathé Joinville en 1925

 

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 00:01

Marcel Gustave Brouillon naît le 28 septembre 1889 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.

Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Marcel Brouillon est comptable dans l’entreprise de bois Penneret, à Joinville. Son frère cadet, Robert Amand Victor Brouillon (1890-1935), exerce le même métier aux usines cinématographiques Pathé.

Exerçant une fonction bénévole au sein d’organismes sociaux, commissaire de la Mutuelle du cinéma et contrôleur de la société de secours mutuels Assurance fraternelle de Joinville-Nogent, Marcel Brouillon obtient en juillet 1927 une mention honorable au titre de son engagement mutualiste et est décoré en février 1939 chevalier du Mérite social.

C’est probablement Marcel Brouillon qui est candidat, en novembre 1919, aux élections municipales à Joinville-le-Pont. Cependant, les sources ne mentionnant pas le prénom, ce pourrait également être son frère, Robert. La liste du Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et le Dr Georges Bitterlin, rassemble la droite conservatrice et libérale ; elle s’oppose à une liste de la majorité sortante, conduite par Henri Vel-Durand, rassemblant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, ainsi qu’à une liste socialiste SFIO, dirigée par Georges Laruelle. Devancée au premier tour par les candidats d’Henri Vel-Durand, le Bloc indépendant se retire et n’a pas d’élu. Brouillon recueille 374 voix sur 1 694 suffrages exprimés (22%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits.

Avant le scrutin suivant, Marcel Brouillon est désigné comme secrétaire-trésorier en avril 1925 lors de la constitution du Comité d’union et d’action républicaines, fondé en 1912, qui rassemble la plupart des figures de la droite joinvillaise, en dehors des royalistes d’Action française. Il est présidé par Félix Soulié et appuie la candidature, sur une liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, d’Henri Vel-Durand, qui s’oppose cette fois aux radicaux-socialistes alliés à d’autres formations de gauche, dont les socialistes SFIO, sur une liste de cartel.

En novembre 1932, Marcel Brouillon est réélu secrétaire de l’organisation, rebaptisée Comité d’union républicaine et d’action sociale et alors présidée par Lucien Pinton. Il conserve la même fonction en janvier 1934, la présidence étant passée à Émile Lecuirot.

La transformation du comité en Union des républicains en février 1935, sous la présidence de René Kirbuhler, voit Marcel Brouillon nommé secrétaire adjoint. En avril de la même année, la nouvelle Union prend position en matière politique : « L’Union des républicains de Joinville, se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux. »

Brouillon est signataire du programme, qui demande la séparation de l’administration municipale et de la politique, la diminution des charges écrasantes, l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales.

En vue des élections législatives de juin, Marcel Brouillon participe en mars 1936 à la fondation d’un Comité de conciliation républicaine et de progrès social pour le travail et la paix, qui accorde son investiture au député radical indépendant sortant, Adolphe Chéron. Le comité est présidé par Armand Faivre.

Adolphe Chéron, ancien ministre, est opposé au second tour au communiste André Parsal, candidat de Front populaire, qui l’emporte avec 51,6% des suffrages exprimés.

Marcel Brouillon meurt le 27 mai 1959 à Créteil. Il était âgé de 69 ans. Il ne semble pas avoir été marié.

 

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