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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 00:01

Suite de la biographie de Marcel Guyon

Marcel Guyon forme, en août 1944, un centre d’instruction pour la division alpine. Il rejoint les Forces françaises libres et prend, en janvier 1945, le commandement de la 11e compagnie indochinoise. Il est démobilisé en novembre 1945 dans la caserne Grigan à Toulon.

Il s’installe dans cette ville après s’être séparé de son épouse pour « incompatibilité d’humeur » selon une enquête de moralité conduite par la gendarmerie. Il vit avec une nouvelle compagne place Noël-Verlaque et ils gèrent une épicerie. Après un constat d’adultère à la demande de sa femme, le tribunal civil de Toulon l’a condamné, en mai 1947, à une amende de 1 500 francs pour « entretien de concubine au domicile conjugal ». Guyon signale aux gendarmes qui l’interrogent en juin 1950 qu’il poursuit sa cohabitation avec sa maîtresse et qu’il « désire l’épouser dès qu’il sera libre ». Il semble bien que le divorce n’ait pas été prononcé.

Le dossier militaire du capitaine mentionne la condamnation mais considère que « La moralité de Marcel Jules Guyon n’est pas entamée par la condamnation légère qu’il a reçue ». Il est promu, dans la réserve au grade de chef de bataillon en juin 1949 et est admis à l’honorariat en août la même année, après sa retraite militaire.

L’activité de Marcel Guyon se poursuit en Guinée française où il est gérant de la Plantation du Sankaran, qui cultive notamment des fromagers et des agrumes. Il a constitué avec Claude Le Sourd une société du Sankaran. Les deux associés seront en conflit en 1952.

Au départ de Guyon, mobilisé dans l’armée en 1940, l’administration française avait nommé un garde pour surveiller son exploitation. Il ne put empêcher la survenue de deux incendies, en janvier 1946 puis mars 1947, qui ravagent largement la plantation. Un arrêt du Conseil d’État en avril 1957 confirme la responsabilité publique, mais limite fortement l’indemnité réclamée par les propriétaires, Guyon et Le Sourd.

Lors des élections municipales de juin 1950 à La Seyne-sur-Mer (Var), Marcel Guyon est en candidat, en dixième position, sur la liste du Rassemblement du peuple français (gaulliste) dirigée par Paul Pietrera. Le scrutin est remporté par les communistes de Toussaint Merle (54,1%, 15 sièges) devant les socialistes SFIO (Charles Arnaud, 27,6%, 7 sièges). Les gaullistes recueillent une moyenne de 1 709 voix, soit 17,8% des 9 589 suffrages exprimés pour 9 682 votants sur 13 062 inscrits. La liste de Paul Pietrera a cinq élus, dont Marcel Guyon en quatrième place. Le quotidien régional La République estime que « Le grand vaincu de la consultation est le RPF », qui perd un siège par rapport au scrutin de 1947.

Marcel Guyon meurt le 26 juin 1954 Toulon où il résidait avenue Nobel. Il était âgé de 61 ans, toujours marié et aurait eu une fille.

Décoré de la Croix de guerre avec palmes et étoile pour sa participation au conflit de 1914-1918, il était chevalier de la Légion d’honneur depuis octobre 1918 était devenu officier en mai 1951.

Fin

Vue de Kouroussa (Guinée)

 

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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 00:01

Suite de la biographie de Marcel Guyon

Revenu à Joinville, Marcel Guyon et son frère Fernand montent une entreprise de travaux de bâtiment à Voncq (Ardennes). Il y épouse en septembre 1920 Julienne Lucienne Suzanne Billeron, fille d’un vigneron de la commune.

Il quitte la métropole en 1928 pour rejoindre la Guinée, colonie française de l’Ouest africain, où il prend la direction d’une usine de la société des Grands travaux africains (GTA) à Baro, dans le cercle de Kankan (Haute-Guinée). L’entreprise, qui portait antérieurement le nom de Buffet et Herbelin, a son siège social à Porto-Novo (Dahomey, act. Bénin). Elle s’est implantée en Guinée française, où elle exploite une importante scierie à Kankan, terminus du chemin de fer de Guinée. Elle acquiert un terrain de 78 hectares à Baro, pour créer des cultures vivrières et des pépinières d'arbres exotiques et y installe une autre scierie. En juillet 1937, GTA cède le domaine de Baro à un autre établissement, les Plantations de la Guinée française.

Toujours en Haute-Guinée, Marcel Guyon est devenu en 1936 le gérant d’une importante concession forestière à Finamoussaya dans le cercle de Kouroussa, Son épouse y meurt en décembre 1937.

Dans la réserve de l’armée d’infanterie, Marcel Guyon est promu capitaine en juillet 1938. Il est remobilisé à la déclaration de la deuxième guerre mondiale, rejoignant en septembre 1939 le 4e bataillon de tirailleurs sénégalais. Il embarque, en avril 1940, sur le navire Singïa du port de Conakry (Guinée) pour Marseille et est affecté au centre transition des troupes coloniales de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales). Après la campagne de France, il retourne en janvier 1941 en Guinée, où il est démobilisé. Puis il revient en métropole en août la même année. Il s’installe dans le village de Les Vans (Ardèche) où il avait épousé, en juillet 1940, Marie Christine Marafico.

Selon ses propres déclarations et le témoignage de A. J. Fabre, président du comité local de Libération des Vans, Marcel Guyon a rejoint la résistance civile dès son arrivée dans le village, en novembre 1941. Dans la clandestinité, il adopte le pseudonyme de capitaine Sangard au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il s’occupe notamment de permettre aux réfractaires au service du travail obligatoire (STO) de se cacher dans les montagnes avoisinantes et fournit un appui financier aux résistants.

Les clandestins se retrouvent autour de deux déserteurs du STO (Pierre Gilles alias Pierre et Max Lacroix, dit Max) sous la direction de Guyon. Selon l’historien Vincent Peyric-Ziélinski, le maquis de Pigère et Brahic s’installe sur le Gras de Naves en novembre 1943. Il est rattaché à l’Armée secrète, un mouvement plutôt d’obédience gaulliste, animé par d’anciens militaires. En mars 1944, il prend le commandement de la première unité armée des FFI dans la région, le maquis de Brahic, qui va servir de base à la constitution de plusieurs compagnies de l’Armée secrète dans le sud de l’Ardèche.

Après plusieurs accrochages avec des troupes allemandes au cours du mois de juillet, le principal fait militaire est la Bataille de Banne, le 29 juillet. Les forces de la Résistance identifient un très important convoi ennemi en provenance d’Alès, guidé par un avion de reconnaissance, fort de 400 hommes environ transportés par 19 camions, protégé à l’avant par une chenillette blindée, et disposant d’une auto mitrailleuse avec un canon de 75 mm. Après de violents combats, les Allemands doivent se retirer vers Alès le soir. Côté FFI, on déplore un mort, et plusieurs blessés dont deux graves. La bataille est depuis présentée comme « la première grande victoire remportée en Ardèche par la Résistance armée ». Cependant, l’armée allemande exerce des représailles le lendemain, bombardant le village qui est pillé et largement détruit. Au moins sept civils sont tués.

À suivre

Vue du village de Les Vans

 

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12 décembre 2025 5 12 /12 /décembre /2025 00:01

Début de la biographie de Marcel Guyon

Marcel Jules Guyon naît le 5 octobre 1892 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Camille Eugénie Fourquet et de son ancien mari Théophile Eugène Guyon. Les époux sont en effet divorcés depuis le mois de juin. Le père, qui est cuisinier, retourne vivre dans son village natal, Bouray-sur-Juine (Seine-et-Oise, act. Essonne) où il devient agriculteur. Il n’est pas présent pour l’accouchement ni pour la déclaration de naissance. La mère est originaire de Nainville-les-Roches (Seine-et-Oise, act. Essonne) et travaille comme couturière. Elle reste vivre à Joinville, avec un nouveau compagnon, luis aussi venant de Bouray-sur-Juine, Jules Victor Maleine, qui déclare la naissance de Marcel.

En 1901, Camille Fourquet vit à Joinville en compagnie des deux plus jeunes des quatre enfants de son mariage (dont Marcel) et avec les trois suivants, nés de son compagnonnage. Ils résident dans le quartier de Palissy, avenue du Rond-Point ; les grands-parents maternels vivent à proximité.

Effectuant son service militaire à partir d’octobre 1913, Marcel Guyon est affecté au 29e régiment de dragons, une unité dont les soldats, normalement, se déplacent à cheval mais combattent à pied.

Après le déclenchement de la première guerre mondiale, en août 1914, Marcel Guyon reçoit sa première citation, à l’ordre de la division, dès le mois d’octobre pour sa participation à des combats à Aix-Noulette (Pas-de-Calais) : « a chargé avec son escadron contre l’infanterie ennemie, a traversé devant son officier la première ligne ; arrêté par la seconde, a montré le plus grand sang-froid, s’efforçant de rattraper les chevaux des cavaliers démontés, est rentré à cheval dans nos lignes. »

Il va se voir confier des responsabilités. Il est nommé brigadier en novembre 1914 puis maréchal des logis en octobre 1915. Devenu officier en octobre 1916, comme sous-lieutenant, il est d’abord rattaché au 220e régiment d'infanterie puis, en décembre, au 2e régiment de zouaves et de tirailleurs, unité d'infanterie légère où sont notamment présents des soldats venant d’Afrique.

Rien qu’au cours de l’année 1917, il se voit décerner cinq citations. En avril, la division met en exergue : « Gradé d’un courage remarquable. Au cours de la nuit du 3 au 4 avril, a séjourné pendant cinq heures dans la première ligne allemande et a rapporté des renseignements importants ». Puis son régiment parle d’un « Officier d’une bravoure exceptionnelle, en assurant son service de quart sous un bombardement très violent » en mai où il est blessé ; il le sera une deuxième le mois suivant, toujours lors de la bataille du Chemin des Dames. En novembre, c’est le corps d’armée qui remarque un « Officier d’un entrain et d’une bravoure remarquable ; a dirigé sur le Chemin des Dames une série de reconnaissances très hardies qui lui ont permis d’entrer jusqu’à la première ligne allemande et de ramener prisonnier un sous-officier. »

Affecté en juillet 1918 au 13e régiment de marche et de tirailleurs, il est de nouveau cité à l’ordre du corps d’armée : « Chef de section remarquable de courage et de sang-froid. A été pour ses hommes pendant deux jours pénibles, un modèle d’énergie et de bravoure ». Il est promu, en octobre, au grade de lieutenant et est désigné alors à la 10e armée :« Au cours de l’attaque du 23 août, a entraîné sa section à l’assaut de positions fortement tenues, s’est emparé de haute lutte d’une crête garnie de mitrailleuses, capturant la garnison et s’emparant de plusieurs mitrailleurs ».

Peu avant la fin du conflit, le Grand Quartier Général met en avant son comportement le 3 octobre : « Avec une poignée d’hommes à l’assaut d’un blockhaus ennemi garni de mitrailleuses et, après un combat acharné, a réduit la garnison capturant 20 prisonniers de la garde dont un officier. Poursuivant ensuite sa marche en avant, et arrêté par un réseau de fil de fer défendu âprement, n’a pas hésité à se frayer un passage à la cisaille et a atteint l’objectif qui lui était assigné et l’a conservé. »

Au cours de l’année, il est deux fois blessé par balle, en février au bras gauche, puis en août au poignet gauche également. Il est démobilisé en août 1919.

À suivre

1914, soldat devant le château d’Aix-Noulette (Wikipasdecalais)

 

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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 00:01

Georges Jean Victor Serge Damy naît le 5 décembre 1909 à Magnac-Laval (Haute-Vienne). Il est le fils de Marguerite Maisonnier et de son mari, Daniel Damy, sous-officier au 318e régiment d’infanterie.

Son père, alors adjudant, meurt au début de la première guerre mondiale, le 14 octobre 1914, alors qu’il était hospitalisé au lazaret de Neukölln, faubourg de Berlin, après avoir été blessé et capturé. Il est inhumé dans le cimetière de la garnison. Le 28 mars 1919 Serge Damy est déclaré « adopté par la Nation. »

Vivant à Paris (12e arr.) avec sa mère, rue Claude-Decaen puis place Daumesnil, Serge Damy fait des études de droit et pratique l’athlétisme au sein du Paris Université Club (PUC). Il est conseiller juridique en 1934. Cette même année, il épouse en décembre dans son arrondissement Rolande Adrienne Fonda. Ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et Serge Damy démarre en 1936 une activité d’agent immobilier.

Ils vivent dans le quartier central, rue Chapsal puis déménagent rapidement pour celui de Polangis, d’abord avenue Pauline, ensuite rue de Blois.

La situation de Damy pendant le conflit n’est pas connue. Après la guerre, il reprend son activité immobilière et réside toujours à Joinville.

Lors des élections municipales de novembre 1947, Serge Damy est candidat sur la liste présentée par le Rassemblement du peuple français (RPF, gaulliste) contre l’Union républicaine et résistante du maire sortant, Robert Deloche (communiste et divers gauche), et deux autres listes (socialistes SFIO et chrétiens-démocrates MRP). Avec une moyenne de 3 066 voix pour 6 974 suffrages exprimés (44%) sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, la liste RPF arrive en tête, devant les communistes (43,2%) mais les deux listes ont le même nombre d’élus. La balance sera faite par le seul élu socialiste, Léon Berthet, qui vote en faveur de la reconduction du mandat de Deloche. Damy a été élu conseiller municipal.

Au cours du mandat, les élus des trois listes vont faire face à des évolutions conséquentes. Le seul siège SFIO sera occupé par quatre personnes, suite à des démissions successives. Les communistes enregistrent la démission du maire Robert Deloche, qui quitte le conseil et est exclu du parti. Quant aux élus de droite, ils se divisent en deux groupes de taille égale, l’un resté fidèle au RPF gaulliste, l’autre suivant Georges Defert (Rassemblement des gauches républicaines, RGR, centre-droit). Serge Damy fait partie de ce deuxième ensemble. La division devient très visible en mars 1953 quand, après le départ de Deloche, il faut élire un nouveau maire. La droite ne pouvant s’entendre sur un candidat, c’est la doyenne du conseil, la communiste Amélie Trayaud, qui est désignée pour les deux mois avant la fin du mandat.

Pendant la campagne pour les élections municipales de mai 1953, Damy va jouer un rôle important, en mobilisant ses compétences juridiques et immobilières. Après avoir évincé l’ancien maire Deloche, le parti communiste recherche une personnalité pour lui succéder. Ils font appel à Vauthier, conseiller général de la Seine, que Nicolas Grésy-Aveline déclare héberger à Joinville, rue Nouvelle. Mais le propriétaire de la maison, Lucien Sarreste, qui assure qu’il n’y réside pas, refuse de produire un certificat. Vauthier est cependant inscrit sur les listes électorales de la commune mais Defert et Damy conteste devant un juge de Saint-Maur cette inscription. Vauthier est répertorié au conseil général comme vivant à Saint-Denis, et indique, en s’inscrivant sur les listes à Joinville qu’il résidait antérieurement à Boulogne-Billancourt. Il est cependant inconnu à ces deux adresses. Par contre, il vit à Pontault-Combault (Seine-et-Marne), où son épouse tient un magasin d’appareillage électrique et de postes de TSF. En conséquence, sur la foi des informations fournies par Defert et Damy, le juge annule en février 1953 l’inscription de Vauthier sur les listes électorales de Joinville, ce qui lui interdit de se présenter.

La liste conduite par Defert, soutenue par le RGR (centre-droit) arrive en seconde position lors du scrutin municipal en mai 1953 à Joinville, derrière les communistes mais devant les gaullistes du RPF. Candidat Damy arrive en neuvième position parmi les candidats de cette liste, qui n’a que six élus. Il cesse donc de siéger au conseil, dont Georges Defert est élu maire.

Serge Damy meurt le 23 février 1990 à Joinville. Il était âgé de 80 ans et père de trois enfants.

Carte de Joinville-le-Pont en 1958

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 00:01

Paul Guillaume Bars naît le 5 mai 1898 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Louise Binzenbach, blanchisseuse et de son époux Alexis Eugène Bars, ébéniste. Ils vivent rue Érard puis s’installent l’année suivante à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) puis dans la commune voisine de Joinville-le-Pont où ils résident en 1914 rue du Port, sur la rive gauche de la Marne.

De petite taille (un mètre cinquante-quatre), Paul Bars effectue un service militaire d’un an au sein du 9e régiment de zouaves à partir d’octobre 1920. Il est envoyé pendant huit mois en Algérie.

En septembre 1929, Paul Bars épouse à Joinville Claire Antoinette Trichaud, téléphoniste à la mairie de Paris. Ils s’installent dans le quartier de Polangis, avenue Oudinot.

Il est au cours du mois de juin 1934, l’un des organisateurs du banquet annuel du Comité d’union républicaine et d’action sociale, l’organisation qui rassemble la plupart des membres des organisations de droite dans la commune de Joinville. Fondé en 1912, ce comité se transforme en mars 1935 en Union des républicains de Joinville. Bars devient le trésorier-adjoint lors e l’assemblée générale constitutive, René Kirbühler étant président.

Durant l’année 1935, Bars, qui travaille comme représentant de commerce, est adhérent à l’Union des commerçants de Joinville.

L’Union des républicains de Joinville, avait conclu, en octobre 1934, un accord électoral avec les radicaux-socialistes. Mais elle décide de le rompre avant les élections municipales générales, en avril 1935 : « L’Union des républicains, se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Face à une liste d’union socialiste et communiste et à une liste radicale-socialiste, la coalition de droite remporte 25 des 27 sièges à pourvoir au conseil municipal.

Bien que non membre du conseil, Bars est désigné comme électeur sénatorial par la majorité de droite en septembre 1935.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, Paul Bars est affecté à une compagnie d’ouvriers puis mis à disposition du ministère de l’armement et affecté à Bourges (Cher).

Après le conflit, Paul Bars est membre du parti gaulliste, le Rassemblement du peuple français. Il est candidat sur la liste du RPF au cours des élections municipales de novembre 1947. Arrivée en tête avec 3 066 voix en moyenne pour 6 974 suffrages exprimés (44%) sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, la liste conduite par Pierre Perly, alliée aux autres formations de droite, obtient 13 sièges, soit le même nombre que l’Union républicaine et résistante (communistes et radicaux-socialistes, 43,3%), le dernier siège échéant à la SFIO (socialiste, 6,5%) tandis que les démocrates-chrétiens du MRP n’ont pas d’élu (5,8%). Bars est élu conseiller municipal mais, du fait du choix de l’élu SFIO, c’est le maire sortant Robert Deloche (communiste) qui est reconduit.

Collaborant à l’hebdomadaire conservateur Nouvelle Union régionale, Paul Bars qualifie ainsi en mai 1951 le budget de l’année : « Quel travail, messeigneurs ! On croule sous les taxes ». Dans le même organe, il s’inquiète des nombreux accidents de la circulation en novembre la même année, puis des risques d’éboulement en février 1953. Il rend compte en décembre de cette année de la messe pour le maréchal Leclerc, organisée en l’église Saint-Charles de Joinville.

Au cours des élections municipales de mai 1953, la droite s’est scindée en deux. Le RPF a constitué une Liste d'Action municipale et sociale, conduite par Pierre Calmon, sur laquelle figure Bars ; elle recueille en moyenne 1 334 voix pour 6 748 suffrages exprimés (19,8%) sur 6 979 votants et 8 482 inscrits. Mais les dissidents font un peu mieux à 22%, même s’ils ont autant de sièges. Avec dix élus, les communistes sont en tête (35,6%) et ont le soutien des socialistes SFIO (12,2%, 3 sièges). Ce sont cependant les démocrates-chrétiens du MRP qui feront la différence (9,2%, 2 sièges). Georges Defert (RGR) est élu maire et Bars reste au conseil municipal.

En juillet 1953, la section RPF de Joinville vote une motion de protestation à propos de l’affaire Rosenberg, qui secoue alors les États-Unis ; Bars et les autres élus gaullistes s’y associent. En janvier 1957, le conseil municipal de Joinville vote un secours aux hongrois, soumis à l’occupation des troupes de l’Union soviétique. La majorité bénéficie alors du soutien des élus SFIO, contre les communistes.

Lors des élections municipales suivantes, le RPF présente des listes de coalition avec le MRP et la SFIO, contre celle du maire sortant. Avec 23,5% en 1959 puis 13,1% en 1965, ces candidatures sont nettement devancées tant par la droite RGR que par les communistes ; le retour au scrutin majoritaire fait qu’il n’y a plus de représentant des trois formations coalisées dans le conseil.

Paul Bars meurt le 19 novembre 1985 à Joinville. Il était âgé de 87 ans et père de deux enfants.

Sa fille cadette Nicole Marie Henriette Bars, épouse Tardu (1931-2010) a également été élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont en décembre 1975. Une élection partielle avait été convoquée suite au décès du maire, Georges Defert, pour compléter le conseil. La liste de droite, sur laquelle Nicole Tardu figurait, a remporté les quatre sièges à pourvoir et Jean-Pierre Garchery (divers droite) a été élu maire. En mars 1977, la gauche a emporté la mairie avec une liste d’union conduite par le communiste Guy Gibout.

Avenue Oudinot à Joinville-le-Pont

 

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