Suite de la biographie de Marcel Guyon
Marcel Guyon forme, en août 1944, un centre d’instruction pour la division alpine. Il rejoint les Forces françaises libres et prend, en janvier 1945, le commandement de la 11e compagnie indochinoise. Il est démobilisé en novembre 1945 dans la caserne Grigan à Toulon.
Il s’installe dans cette ville après s’être séparé de son épouse pour « incompatibilité d’humeur » selon une enquête de moralité conduite par la gendarmerie. Il vit avec une nouvelle compagne place Noël-Verlaque et ils gèrent une épicerie. Après un constat d’adultère à la demande de sa femme, le tribunal civil de Toulon l’a condamné, en mai 1947, à une amende de 1 500 francs pour « entretien de concubine au domicile conjugal ». Guyon signale aux gendarmes qui l’interrogent en juin 1950 qu’il poursuit sa cohabitation avec sa maîtresse et qu’il « désire l’épouser dès qu’il sera libre ». Il semble bien que le divorce n’ait pas été prononcé.
Le dossier militaire du capitaine mentionne la condamnation mais considère que « La moralité de Marcel Jules Guyon n’est pas entamée par la condamnation légère qu’il a reçue ». Il est promu, dans la réserve au grade de chef de bataillon en juin 1949 et est admis à l’honorariat en août la même année, après sa retraite militaire.
L’activité de Marcel Guyon se poursuit en Guinée française où il est gérant de la Plantation du Sankaran, qui cultive notamment des fromagers et des agrumes. Il a constitué avec Claude Le Sourd une société du Sankaran. Les deux associés seront en conflit en 1952.
Au départ de Guyon, mobilisé dans l’armée en 1940, l’administration française avait nommé un garde pour surveiller son exploitation. Il ne put empêcher la survenue de deux incendies, en janvier 1946 puis mars 1947, qui ravagent largement la plantation. Un arrêt du Conseil d’État en avril 1957 confirme la responsabilité publique, mais limite fortement l’indemnité réclamée par les propriétaires, Guyon et Le Sourd.
Lors des élections municipales de juin 1950 à La Seyne-sur-Mer (Var), Marcel Guyon est en candidat, en dixième position, sur la liste du Rassemblement du peuple français (gaulliste) dirigée par Paul Pietrera. Le scrutin est remporté par les communistes de Toussaint Merle (54,1%, 15 sièges) devant les socialistes SFIO (Charles Arnaud, 27,6%, 7 sièges). Les gaullistes recueillent une moyenne de 1 709 voix, soit 17,8% des 9 589 suffrages exprimés pour 9 682 votants sur 13 062 inscrits. La liste de Paul Pietrera a cinq élus, dont Marcel Guyon en quatrième place. Le quotidien régional La République estime que « Le grand vaincu de la consultation est le RPF », qui perd un siège par rapport au scrutin de 1947.
Marcel Guyon meurt le 26 juin 1954 Toulon où il résidait avenue Nobel. Il était âgé de 61 ans, toujours marié et aurait eu une fille.
Décoré de la Croix de guerre avec palmes et étoile pour sa participation au conflit de 1914-1918, il était chevalier de la Légion d’honneur depuis octobre 1918 était devenu officier en mai 1951.
Fin
Vue de Kouroussa (Guinée)
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