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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 00:01

Début de la biographie de Théophile Leteuil

Théophile René Leteuil naît le 18 février 1860 à Richelieu (Indre-et-Loire). Il est le fils de Marie Gerrand et de son époux René Leteuil, cultivateur.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Paris, où il est employé de commerce dans une boulangerie, Théophile Leteuil épouse en novembre 1885 à Joinville Véronique Chapotot, cuisinière, résidant dans la même rue.

Lors des élections législatives de septembre 1889, Théophile Leteuil participe à la campagne électorale de Guillaume Silvy, candidat boulangiste (populiste). Il arrive en tête dans la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux au premier tour avec 39,4%, et en seconde position à Joinville avec 37,4%, derrière le conseiller général radical-socialiste Jules Ferdinand Baulard, qui remporte le siège au second tour.

En 1891, le couple Leteuil a franchi la Marne et réside dans le quartier en développement de Palissy, route de la Brie (act. av. Galliéni). Leteuil est devenu boulanger.

Six ans plus tard, il exploite un hôtel-restaurant à l’enseigne Au bi du bout du pont. La salle du restaurant Leteuil accueille, à partir de l’été 1897, les réunions de la section de Joinville de la Fédération des abonnés à la semaine des trains ouvriers. Animée par le socialiste Henri Martinet, elle revendique que les titulaires de ces abonnements puissent partir et revenir par tous les trains omnibus, et non par ceux qui sont spécialement désignés, entre la gare de Joinville et Paris. La fédération compte trois sections à Saint-Maur et d’autres à Champigny, Nogent, Le Perreux et Fontenay-sous-Bois. En 1899, elle élargit ses revendications à l’ouverture de l’abonnement aux employés.

L’établissement des Leteuil est transféré en 1901, avenue de Brétigny (act. av. du Président-Wilson). Après 1910, ils font commerce de vins en gros.

Lors des élections municipales de mai 1900, Leteuil figure sur la liste du maire sortant, Eugène Voisin, qui comprend principalement des radicaux, mais également des personnalités conservatrices comme Moulinet, Dalbavie, Provin ou Raoult. La liste remporte les 23 sièges à pourvoir, face à une liste socialiste-révolutionnaire. Leteuil se situe en 22e position, avec 495 voix pour 1096 électeurs inscrits, loin des 704 suffrages de Voisin.

En avril 1901, Leteuil propose au conseil municipal la création d’une section de vote pour les quartiers de Palissy et Polangis, ce qui les séparerait donc, électoralement parlant, de la rive droite de la Marne. Au cours d’un vote à bulletins secrets, l’idée est repoussée par 10 voix contre, 5 pour et 1 blanc. Mécontent, Leteuil annonce qu’il va lancer une pétition.

Lors de la constitution du Comité d’union et d’action républicaines de la 2e circonscription de Sceaux, en avril 1902, Leteuil est un des 13 délégués du groupe radical-socialiste de Joinville. Lorsque ce groupe décide de pérenniser son activité, jusqu’ici limitée aux élections législatives, et se rebaptise Comité républicain radical-socialiste de Joinville en juin 1902, Leteuil est un des huit délégués, et un des deux de la zone de Palissy.

Comme les autres radicaux-socialistes Leteuil se prononce, encore en juin 1902, contre l’autorisation des Sœurs enseignantes de la Providence dans la commune ; il y a 13 contre, 5 pour et une abstention.

Lors du scrutin municipal de mai 1904, les conservateurs s’opposent à Eugène Voisin, dont la liste prend un caractère nettement radical-socialiste. Les candidats du maire obtiennent, en moyenne, au premier tour 50,2% des votes, devant la droite à 31,9%, les socialistes-révolutionnaires complétant le tableau, avec 14,9%. Leteuil est élu sur la liste Voisin dès le premier tour, en onzième position, avec 571 suffrages pour 1119 votants (51%) sur 1363 inscrits. Il fait partie des électeurs sénatoriaux radicaux-socialistes en janvier 1905.

Début 1906, Théophile Leteuil entre en conflit avec le maire, au prétexte d’irrégularités supposées dans la prise en charge de l’enfouissement des chiens retrouvés morts sur la voie publique, une accusation qui sera plus tard infirmée par une enquête préfectorale. Il qualifie le sujet de « scandale du bureau de bienfaisance ». Un autre conseiller municipal, Charles Léon Tardivon, se solidarise avec lui et tous les deux démissionnent du conseil municipal. Leteuil poursuit ensuite seul une guérilla politique contre la majorité radicale. Le comité radical-socialiste décide de sa radiation, à l’unanimité selon Georges Briolay, futur maire de la commune.

Fin 1907, Leteuil rejoint Eugène Hainsselin, alors conseiller prud’homme, ouvrier scieur, qui a été militant socialiste-révolutionnaire puis est brièvement passé au parti socialiste SFIO. Ensemble, ils forment un comité socialiste indépendant lors d’une réunion le 21 novembre, qui rassemble 400 électeurs. Félix Valbonnet, entrepreneur de mécanique, en est élu président.

À suivre

Joinville inondé en 1910

 

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 00:01

Michel Émile Chédeville naît le 14 mars 1830 à Boissy-le-Sec (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils de Marie Magloire Binant et de son époux Louis François Chédeville, cultivateur. Ses parents seront ensuite fruitiers à Passy (Seine, act. Paris, 16e arr.).

Résidant à Passy, menuisier en voiture, Michel Chédeville épouse en juillet 1854 à Neuilly-sur-Seine Joséphine Hortense Leybe. Ils vivent rue de Chaillot.

En 1866, Michel Chédeville exploite à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) une société constituée avec Louis-Adolphe Mathieu de commerce de vins en gros. Il est installé sur le lieu dans le quartier de La Varenne-Saint-Hilaire, rue du Bac. L’entreprise est dissoute, mais Chédeville poursuit un temps l’activité en nom propre.

Devant la Cour d'assises de la Seine, Michel Chédeville témoigne en juillet 1868 dans le procès de ce que la presse appelle l’affaire de La Varenne-Saint-Hilaire, dans laquelle une servante et sa fille sont accusée du meurtre de la maîtresse de maison et de l’incendie du pavillon. Il résidait dans le pavillon voisin et a porté secours pendant le feu, découvrant le cadavre de Mme Forest.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, comme une grande partie des habitants des bords de Marne, la famille Chédeville est installée à Paris, où elle exploite un commerce de fruitier place des Vosges, dans le quartier du Marais. Ils reviennent, après le conflit, à La Varenne.

Le couple Chédeville vit à Joinville-le-Pont, commune voisine de Saint-Maur, dans le quartier du Centre, rue de Paris, lors de la mort de son épouse en novembre 1887. Il s’installera ensuite rue de Créteil (act. rue du Maréchal-Leclerc). Michel Chédeville s’y implique dans la vie politique en étant candidat, en mai 1888, aux élections municipales. Il figure sur la liste du maire sortant, républicain modéré, Gabriel Pinson, qui s’oppose à une liste radicale-socialiste constituée par Alphonse Demeestère. Au premier tour, les colistiers de Pinson emportent 17 des 21 sièges à pourvoir. Chédeville obtient 227. Il se présente au second tour et est alors élu par 214 suffrages, à côté de trois radicaux-socialistes. Réélu, Gabriel Pinson décède un mois plus tard et est remplacé par son premier adjoint, Eugène Voisin, qui se rapproche des radicaux.

Lors du scrutin suivant, en mai 1892, Eugène Voisin constitue une liste avec le soutien des radicaux-socialistes face à des opposants, libéraux et conservateurs. Elle remporte 22 des 23 sièges. Chédeville est élu sur cette liste dès le premier tour avec 390 voix pour 639 suffrages exprimés (61%) sur 644 votants. Il siège dans les commissions des chemins, travaux et éclairage, scolaire, du marché ainsi que dans celles traitant du quai de la Marne et de l’octroi. Il est désigné comme délégué sénatorial en décembre 1893.

N’ayant pas été candidat au renouvellement de son mandat municipal en mai 1896, Michel Chédeville vit alors à Aubervilliers (Seine, act. Seine-Saint-Denis), rue des Cités près de son fils. Il reviendra plus tard à Saint-Maur-des-Fossés.

Michel Chédeville meurt le 13 décembre 1901 à Versailles. Son décès est transcrit sur l’état-civil de Saint-Maur, où il résidait à La Varenne. Il était âgé de 71 ans et avait eu au moins trois enfants. Gustave Gaston, né en décembre 1870, garçon boucher, marin en Indochine, a connu une vie agitée sur le plan judiciaire. Son livret militaire mentionne cinq condamnations entre 1899 et 1911 pour vol, faux en écriture publique, destruction de documents, détournement d’objet saisi et abus de confiance pour au total 44 mois de prison.

Joinville-le-Pont, rue de paris et rue de Créteil

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 00:01

Louis Jules Rousseau naît le 11 août 1876 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Louise Éléonore Delalonde et d’Henri Jean Ferdinand Rousseau. Sa mère est une personnalité mondaine et une écrivaine et dramaturge. Son père, professeur de science, docteur en médecine, prend la succession de son père et de son frère comme chef de l’école du Parangon. C’est un important établissement privé laïque d’enseignement de Joinville que ses parents transforment en une école pratique d’enseignement colonial.

Après avoir fait des études de droit et de langues à l’École spéciale des langues orientales à Paris, Louis Rousseau épouse en février 1902, à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Jeanne Marie Léonie Poullin, couturière. Ils vivent à Neuilly-sur-Seine en 1903, avenue de Neuilly (act. avenue du Général-de-Gaulle), puis à Saint-Maur-des-Fossés en 1906, boulevard de Créteil avant de s’installer en 1909 à Joinville, dans le vaste parc du Parangon. Louis Rousseau rejoint son père à la tête de l’institution dont il est, en 1911, le directeur au côté de son père. Il est spécialement en charge de l’accueil des étudiants étrangers, nombreux dans l’établissement.

Léonie Rousseau

Ayant effectué son service militaire entre novembre 1897 et septembre 1900, d’abord au 72e régiment d’infanterie puis dans une section d’état-major de recrutement, Louis Rousseau en ressort avec le grade de sergent. Il contribue à créer une Société de préparation militaire au sein de l’école, ce qui lui vaut en juillet 1913 une lettre de félicitations du ministre de la guerre. Il est rappelé au début de la première guerre mondiale et est nommé adjudant en août adjudant puis sous-lieutenant en mars 1916 et enfin, lieutenant à titre temporaire en juillet 1918. Rousseau sert au sein de la mission militaire française auprès de l’armée britannique. Son attitude lui vaut deux citations, l’une à l’ordre de la brigade, l’autre à l’ordre du jour général.

L’école du Parangon, que son père a tenté de maintenir pendant la guerre, ferme en 1917 et le bâtiment devient un hôpital américain. Louis Rousseau et sa famille vont s’installer à Dinard Saint-Enogat (Ille-et-Vilaine), où ils ouvrent d’abord une épicerie en 1920 puis une agence immobilière.

S’étant déjà fait remarquer par des conférences comme naturaliste en 1912, Rousseau adhère en 1914 à la Société nationale d'acclimatation et fait des communications notamment sur les oiseaux.

Louis Rousseau meurt le 7 janvier 1928 à Dinard Saint-Enogat. Il était âgé de 51 ans et avait deux enfants. Décoré de la Croix de guerre, il est inhumé à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Louis Rousseau

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 00:01

Louis Adolphe Cazin naît le 30 mai 1868 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Désirée Adèle Rigault, blanchisseuse et de son mari, François Prosper Cazin, ans, chauffeur.

D’abord serrurier et vivant avec son père à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Saint-Mandé, Louis Cazin fait son service militaire entre novembre 1889 et septembre 1892 dans le 2e régiment d'artillerie-pontonnier. Au retour, il s’installe comme marchand de vin et exploite un café restaurant à Joinville sur la place du marché, rue des Marronniers (act. rue Eugène Voisin) et vit rue de Créteil (act. boulevard du Maréchal-Leclerc).

Il se marie pour la première fois en octobre 1893 à Joinville avec Ursule Dupuy, cuisinière, originaire de Saint-Rabier en Dordogne.

Au premier semestre 1900, le café Cazin, accueille une des premières organisations politiques de la commune, le Cercle d'études sociales. C’est ce cercle qui convoque une réunion publique le 25 mars 1900, au cours de laquelle est fondé le Groupe socialiste révolutionnaire de Joinville-le-Pont. Son siège est fixé au café Cazin. En avril, il constitue un Comité électoral socialiste-révolutionnaire pour présenter, pour la première fois, des candidats aux élections municipales de mai.

Lors du vote en mai 1900, la liste radicale-socialiste du maire sortant, Eugène Voisin, est intégralement réélue. En 1901, le groupe socialiste-révolutionnaire se réunit dans la salle Wehrell, rue de Paris.

Après le décès de la première épouse en octobre 1907, Louis Cazin se remarie en février 1908 à Joinville avec Marie Florentine Servy, domestique originaire du Loiret.

Pendant la première guerre mondiale, est d’abord mobilisé dans le 5e bataillon territorial du génie sur la place de Paris. Il est brièvement affecté en août 1916 à une unité combattante, le 13e régiment d’artillerie, mais il est réformé 17 jours plus tard pour des problèmes rénaux (albuminurie) et renvoyé vers des services auxiliaires.

Il devient veuf une seconde fois, en novembre 1922, cesse son activité puis se remarie en mars 1923 de nouveau à Joinville avec Ernestine Monfaucon, journalière née dans l’Oise. Cette dernière décède à Joinville en juin 1930.

Ayant alors quitté Joinville pour Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), Louis Cazin épouse en juillet 1932 dans cette ville Rosalie Berthe Quatresouls, native de la commune. Il avait alors 64 ans. Le seul enfant qu’il semble avoir eu, de son premier mariage, était toujours garçon de café à Joinville.

La date et le lieu de décès de Louis Cazin ne sont pas connus.

La place du marché à Joinville-le-Pont

 

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 00:01

Louis Saint-Martin naît le 26 août 1891 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Louise Pascaline Gilbert, passementière et de son mari, Joseph Saint-Martin, employé des Postes. Son père, originaire du Gers, sera ensuite gérant d’hôtel dans le 11e arrondissement de Paris, rue Neuve des Boulets. Sa mère meurt en mai 1907. Louis Saint-Martin devient employé de commerce.

Pendant la première guerre mondiale, Louis Saint-Martin est mobilisé dans le 244e régiment d’artillerie de campagne, où il est maréchal des logis en 1919. Il est décoré de la Croix de guerre. Il est démobilisé en février de cette même année.

Alors qu’il vient de quitter l’armée, Louis Saint-Martin épouse à Paris (11e arr.) Jeanne Joséphine Putz, née à Paris et dont les parents sont originaires du Grand-Duché du Luxembourg. Ils vont s’installer à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), sur le quai de la Marne, sur la rive droite de la rivière. Ils y exploitent le restaurant du Chalet des sports. Il y adjoint un bureau de tabac en 1925.

En septembre 1926, Saint-Martin participe au 3e concours agricole organisé à Joinville et est gratifié du prix en herboristerie. Il est également désigné, cette année-là, par la municipalité pour surveiller le bon fonctionnement de l’éclairage public dans son quartier.

Lors des élections municipales de mai 1929 à Joinville, Saint-Martin est candidat sur la liste du Groupement des gauches, qui comprend des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants.

La liste remporte 22 des 27 sièges à pourvoir face à celle de l’Union républicaine (droite, 5 élus) du maire sortant, Stephen Durande et à la liste du Bloc ouvrier et paysan (communiste, pas d’élu) de Roger Bénenson. Saint-Martin recueille au premier tour 751 suffrages, soit 44,1% des 1 715 votants pour 2 491 inscrits.

Toujours sur le quai de la Marne, Saint-Martin est épicier en 1931. Ayant quitté la commune, il est démissionnaire de sa fonction de conseiller municipal en 1933. Il est remplacé à l’occasion d’une élection municipale partielle en octobre 1934.

La famille reviendra ensuite à Joinville-le-Pont, car son épouse y décède en décembre 1981. La date et le lieu de décès de Louis Saint-Martin ne sont pas connus.

Joinville-le-Pont, quai de la Marne

 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 00:01

Jean Bonnardel naît le 11 septembre 1870 à Épinac (Saône-et-Loire). Il est le fils de Jeanne Drouchin et de son mari Jean Marie Bonnardel, voiturier, illettré.

Boulanger à Gevrey (Côte-d'Or), Bonnardel fait un service militaire raccourci à un an dans le 29e régiment de ligne, du fait qu’il est soutien de famille après le décès de sa mère. Il s’installe d’abord à Baigneux-les-Juifs (Côte-d'Or) en 1892 puis à Paris (19e arr.) en 1893, alternativement rue de Flandre et rue Mathis, et il est devenu boucher en 1898. En mai de cette année, il épouse Marie Amélie Milard, fille d’un marchand de vins.

Après la naissance de leurs deux fils, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils exploitent une boucherie dans le Centre, rue de Paris.

Au cours de la première guerre mondiale, d’abord rattaché à la place de Paris et continuant probablement son activité, Jean Bonnardel est mobilisé en juin 1915 dans l’infanterie. Il passe en août 1917 dans l’artillerie et est démobilisé en décembre 1918.

Après le conflit, l’activité de boucherie de Bonnardel se développe à Joinville puis, à partir de 1924, à l’abattoir de La Villette (Paris, 19e arr.) ou il est chevillard, faisant désormais du commerce en gros. Il continue de résider à Joinville, rue des Réservoirs.

En juin 1923, Bonnardel participait à la reconstitution de l’union des commerçants et industriels de Joinville, présidée par le couvreur Lucien Lavoipierre, en étant membre de sa commission de réorganisation et de propagande.

Pour les élections municipales de mai 1929 à Joinville, Jean Bonnardel est candidat sur la liste d’Union républicaine et démocratique (droite) conduite par le maire sortant, Stephen Durande. Il est en outre l’un des assesseurs du premier des deux bureaux de vote de la commune.

Au premier tour, la liste de droite, avec en moyenne 38,8% des votes exprimés, est devancée par la liste de la Concentration des gauches (radical-socialiste et socialiste SFIO) conduite par un ancien adjoint au maire, Georges Briolay (radical), qui recueille 42,8%. Le Bloc ouvrier et paysan du communiste Roger Bénenson obtient 18,4%. Bonnardel est crédité de 906 voix, soit 42,6% des 2 126 suffrages exprimés sur 2 491 inscrits.

Au second tour, la liste de la municipalité sortante (41,6% et 5 élus sur 27) est toujours devancée par le cartel des gauches (45,9% et 22 sièges), les communistes obtenant 12,5%. Bonnardel n’est pas élu, de même que le maire Durande.

Le Comité d’union républicaine et d’action sociale, fondé en 1912, qui est la principale organisation de la droite dans la commune de Joinville, se transforme en mars 1935 en Union des républicains, association constituée dans un cadre uniquement municipal. Présidée par René Kirbuhler, l’Union compte Lavoipierre comme vice-président et Bonnardel en tant que membre du bureau, au côté par exemple du futur maire Georges Defert, affilié au parti social français.

Prenant prétexte « des fusillades du 6 février [1934], des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons », l’Union des républicains de Joinville décide de rompre l’accord qu’elle avait établi avec les radicaux-socialistes et de présenter une liste « composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Elle appelle « à la séparation de l’administration municipale et de la politique » et présente un programme axé sur la « diminution des charges écrasantes », l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales. Ses candidats se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action. »

Jean Bonnardel figure sur la liste présentée pour les élections municipales de Joinville en mai 1935 par l’Union des républicains en étant présenté comme ancien commerçant, bien qu’il semble continuer son activité de gros.

Les candidats de droite arrivent en tête, avec une moyenne de 37,6%, devançant la liste du maire sortant Georges Briolay, qui a perdu le soutien du parti socialiste SFIO et a 27,5%. Les communistes de Robert Deloche suivent avec 27,1% et la socialistes SFIO de François Derivière ont 7,4% avec une liste incomplète. Bonnardel obtient 921 voix (32,2%) sur 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tout, l’Union républicaine lance un appel à « barrer la route aux communistes ». Malgré l’union de ces derniers et des socialistes, l’Union des républicains reste en tête, avec 41% et 25 sièges contre 39% et 2 élus pour la gauche, les radicaux-socialistes reculant à 20%. Bonnardel devient conseiller municipal avec 1 146 voix (39,5%) sur 2 899 suffrages exprimés et 2 924 votants. La liste de droite estime que les électeurs « ont montré leur réprobation pour la turbulence et de la démagogie » et élit Léon Lesestre comme maire.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, après la destitution des deux élus communistes, un conseil municipal est désigné par arrêté préfectoral du 20 février 1942. Le maire et ses adjoints sont reconduits, ainsi que Bonnardel, désigné comme boucher en gros. Les nouveaux élus sont installés en mars.

La municipalité est renversée au moment de la Libération de Joinville, le 25 août 1944, le maire et les quatre adjoints étant arrêtés par le comité local de Libération.

Jean Bonnardel meurt le 9 août 1955 à Joinville. Il était âgé de 84 ans.

Son fils aîné, Jean Bonnardel (1899-1953), ingénieur et industriel, fut footballeur à Joinville-le-Pont, Paris (Gallia-Club et CASG), Saint-Ouen (Red-Star) et Quevilly. Il a été triple vainqueur de la coupe de France (1921-1923), sélectionné olympique (1924) et 23 fois titulaire en équipe nationale.

Son fils cadet, Jean Louis Bonnardel, lui aussi footballeur au Red-Star, fut comme son père boucher à Joinville, Paris et Saint-Maur-des-Fossés.

La rue de Paris à Joinville-le-Pont

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 00:01

Adrienne Cécile Flore Renz naît le 22 février 1899 à Borgerhout (Belgique), dans la province d'Anvers en Flandre. Elle est la fille de Gabrielle Flore Célina Carré et d’Arsène Léopold Renz. Leurs deux familles ont une grande réputation dans le milieu du cirque, en France pour la première, en Allemagne pour le second. Léopold Renz était un écuyer-voltigeur ; Gabrielle Carré a été danseuse de l'Opéra de Paris et dresseuse de chiens.

Ses parents sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, où ils achètent une propriété avenue Racine et exploitent en 1911 une guinguette, établissement de bal populaire auprès des parisiens.

Devenue ouvrière en cinématographe, Adrienne Renz épouse en janvier 1920 à Joinville Marcel Chagnon, commerçant, dont la famille était originaire de Corrèze. Avec sa belle-mère, Adrienne et Marcel Chagnon poursuivent l’exploitation de l’établissement de danse sur patins à roulettes, situé quai de Polangis, devenu le Petit Robinson.

Personnel du Petit-Robinson en 1932

Le couple eut deux enfants : Gabriel, dit Gaby, musicien et salarié de la SACEM, et Daniel, dit Dany, qui reprit le nom de sa mère et fut un artiste de cirque très réputé.

Pendant la deuxième guerre mondiale, selon des témoignages de l’ancien maire communiste de Joinville, Robert Deloche, et de l’historien local Michel Riousset, Adrienne Chagnon, toujours propriétaire du Petit-Robinson, prend une part active à la Résistance.

Après la Libération, elle est candidate représentant l’Union des femmes françaises (UFF), proche des communistes, pour les premières élections municipales auxquelles les femmes peuvent voter et sont éligibles.

Quatre femmes sont élues parmi les 27 membres de l’assemblée locale à Joinville : Amélie Trayaud, future maire de la ville en 1953, Adrienne Chagnon, Juliette Derrien et Valentine Nicolas. La liste d’union qui regroupe des communistes, des socialistes et des radicaux recueille environ 62% des 6 447 suffrages exprimés sur 6 621 votants pour 7 811 inscrits. Robert Deloche est réélu maire.

Lors du scrutin suivant, en 1947, Adrienne Chagnon n’est pas réélue.

Adrienne Chagnon meurt le 12 octobre 1993 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Elle est inhumée à Joinville dans le caveau familial. Elle était âgée de 93 ans.

Tombes de la famille Chagnon à Joinville-le-Pont

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 00:01

Isidore Anthime Gouvrion naît le 27 avril 1811 à Magny-le-Désert (Orne). Il est le fils de Gustine Modeste Madelin et de son époux Michel Jean Gouvrion.

Ses parents s’installent en Seine-et-Marne, au Mesnil-Amelot où ils sont marchands. Isidore Gouvrion fait pour sa part commerce de vin à Romainville (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il épouse en juillet à Villeparisis (Seine-et-Marne) Hippolyte Désirée Ménecier.

Ils s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où, en 1843, Isidore Gouvrion est devenu cordonnier. Il fait partie en 1848, selon les archives militaires, d’un Club de Joinville soupçonné de sympathie avec les insurgés parisiens de juin. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également tenanciers de débits de boisson ; il est remis en liberté le lendemain.

En 1854, Isidore Gouvrion abandonne la cordonnerie et reprend la vente de vin, activité en développement dans la commune qui devient un centre de villégiature dominicale pour les parisiens fréquentant les guinguettes en bords de Marne. Il est cité en novembre de cette année comme témoin du suicide, en plein jour dans un établissement voisin, d’un jeune homme, délaissé par une amoureuse.

Avec une soixantaine d’habitants de la commune, Gouvrion est cité en novembre 1856 comme faisant un don en nature en faveur de l’armée d’Orient, qui combat en Crimée.

Isidore Gouvrion meurt le 25 octobre 1857 à Joinville. Il était âgé de 56 ans et avait eu un fils.

Joinville, 1859

 

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 00:01

Apollon Jean Baptiste Delaherche naît le 10 ventôse an 13 à Méru (Oise), soit le 1er mars 1805. Il est le fils de Marie Catherine Sophie Grenier et d’Apollon Delaherche, marchand épicier.

Avec son père, il a repris en décembre 1828 le commerce de Durosne jeune, distillateur du Roi, rue Saint-Martin à Paris (4e arr.) dans un établissement désigné comme « la maison gothique ». Ils commercialisent notamment un punch préparé avec du rhum de la Jamaïque.

En mai 1828 à Paris, Apollon Delaherche épouse en l’église Saint-Merry Louise Elisabeth Hanot.

La distillerie et fabrique de sirops est déplacée en 1837 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, dans le même arrondissement et se spécialise ensuite dans la production d’amidon et de fécule de pommes de terre. Déplacée rue Poliveau à Paris (5e arr.) en 1839, la fabrique de fécule est transférée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1841. En décembre cette même année, Apollon Delaherche a constitué une société avec Pierre Doucet, épicier à Paris, pour son activité de production d’amidon ; elle sera dissoute en mai 1844.

Toujours à Joinville-le-Pont, Delaherche exploite en 1847 une fabrique de glace.

En mars 1846, lors des élections générales des gardes nationales du département de la Seine, Delaherche est élu sous-lieutenant du 3e bataillon de chasseurs, une composante de la 4e légion de la banlieue, qui couvre Joinville-le-Pont. Le capitaine, réélu dans cette fonction, est Jean Louis Nicolas Lucot, conseiller municipal et entrepreneur de maçonnerie. M. Dufour a été promu lieutenant tandis qu’Auguste Courtin est élu comme Delaherche est élu sous-lieutenant.

La Garde nationale est composée des hommes Français âgés de 20 à 60 ans mais seuls sont appelés au service ordinaire ceux qui ont les moyens de supporter les frais d'habillement et d'armement et disposent du temps nécessaire pour le service. De fait, elle est donc réservée aux hommes aisés, ce qui lui donne un caractère de milice bourgeoise, rempart des propriétaires contre le désordre. L’élection des responsables des structures locales donne lieu à de véritables campagnes électorales.

Lors des élections municipales de Joinville de juin 1846, organisées au scrutin censitaire sous le régime de la monarchie de Juillet, Apollon Delaherche qui est la sixième personne la plus imposée du village, est élu conseiller municipal par 29 voix pour 50 votants sur 67 inscrits. Le maire est le grammairien Charles Pierre Chapsal.

Il est réélu, cette fois au suffrage universel masculin, en juillet 1848 lors du premier scrutin de la deuxième République. Charles Pierre Chapsal est réélu maire et Hippolyte Pinson est toujours adjoint au maire. Pour une raison inconnue, Chapsal cesse d’exercer la fonction de maire en décembre 1848 ; il est remplacé, à titre intérimaire, par Delaherche en tant que « conseiller municipal délégué », Pinson continuant d’être adjoint.

En mars 1850, après 15 mois d’intérim, Delaherche est élu maire.

La commune disposait, à un endroit inconnu, peut-être rue du Pont, d’un bâtiment faisant office de mairie. Delaherche fait demander, en janvier 1849 par la préfecture de la Seine,  de déclarer d'utilité publique la construction d'un bâtiment destiné à recevoir la mairie, les écoles et une salle d'asile. Le terrain fait 1 371 m². Le financement prévoit la vente de l’ancienne mairie, mise à prix pour 10 000 francs, et un budget supplémentaire de 6 000 francs. Le projet est approuvé par décret du ministère de l’intérieur en juillet 1849. Le terrain d’implantation appartient à Mathurin Lemaire, commerçant et ancien maire, ainsi qu’à Mmes Pommier et Acher. L’inauguration est faite en octobre 1851, en présence de Merruau, secrétaire général du département de la Seine et Reyneau, sous-préfet de Sceaux. La bénédiction est faite par le curé de Saint Maur, car il n’y a pas encore de paroisse à Joinville. Delaherche organise une distribution de livres et un banquet pour la population.

La mairie de Joinville, construite en 1851

Lors des dernières élections municipales de la République, qui est déjà sous le régime du prince-président Louis Napoléon Bonaparte, futur empereur Napoléon III, en juin 1852, Chapsal est de nouveau élu maire de la commune. La composition du conseil municipal n’est pas connue.

Delaherche semble avoir de bonnes relations avec lui, car il est associé en août 1852 à une cérémonie de mariage doté par le prince-président de 3 000 francs entre deux jeunes gens de Joinville et de la commune voisine de Saint-Maur choisis par les maires sur les critères « de l'honnêteté, de la probité et de la moralité ». Il est également témoin de la naissance en 1862 d’Alix Charles Émile Courtin, né d’Auguste Courtin, fils adoptif de Charles Chapsal.

Apollon Delaherche meurt le 11 octobre 1866 à Joinville. Il était âgé de 61 ans et résidait rue du Pont. Son décès est déclaré par Hippolyte Pinson, qui fut son adjoint au maire et était toujours en fonction. Il avait eu trois enfants.

Signature de Delaherche en 1849

 

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 00:01

Daniel Chagnon naît le 30 mars 1929 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Adrienne Renz et de Marcel Chagnon.

Ses parents exploitent dans le quartier de Polangis, à Joinville-le-Pont, une guinguette, le Petit-Robinson. Jouissant d’une évidente aisance, Marcel Chagnon fut le premier du quartier à disposer d’un véhicule automobile.

La famille de son père est originaire de Corrèze. Sa mère est issue de deux familles ayant une grande réputation dans le milieu du cirque, en France pour sa grand-mère, et en Allemagne pour son grand-père. Léopold Renz était un écuyer-voltigeur ; Gabrielle Carré a été danseuse de l'Opéra de Paris et dresseuse de chiens.

Très doué en matière sportive, Daniel Chagnon envisageait de rejoindre l’école des sports de Joinville, institution nationale d’origine militaire, située dans le Bois de Vincennes. Pendant son service militaire (1948-1949), il intègre le Groupement sportif interarmées, ancêtre du Bataillon de Joinville, où il devient moniteur.

Pendant la deuxième guerre mondiale, sa mère, selon des témoignages de l’ancien maire communiste de Joinville, Robert Deloche, et de l’historien local Michel Riousset, Adrienne Chagnon, toujours propriétaire du Petit-Robinson, prend une part active à la Résistance. Après la Libération, elle est une des toutes premières conseillères municipales, élue en 1945 à Joinville lorsque les femmes obtiennent le droit de vote.

Daniel Chagnon va être très rapidement attiré par les métiers du cirque. Des cousins de sa mère, Tilly et Henry Rancy, ayant fait construire une villa avenue Racine, à proximité de chez eux, par l’entreprise de maçonnerie de son grand-père. Le cirque Rancy était un des plus célèbres de France pendant l’entre-deux guerres. En 1946, parès le redémarrage des tournées du cirque Rancy, Daniel Chagnon accompagne sa cousine Sabine Rancy qui l’initie à l’équitation. Ils se marient à Lyon, en mars 1950, dans une cérémonie de prestige célébrée par Édouard Herriot, maire de la ville et ancien président du conseil.

Pour lancer sa carrière circassienne, Daniel Chagnon adopte le pseudonyme de Dany Renz. Il s’initie aux différents arts du cirque, avec ses beaux-parents mais aussi Gustave Fratellini pour l'acrobatie ou Philippe Ricono pour la voltige ainsi que le dressage de fauves avec les Bouglione ou le trapèze volant avec les Rénolds et les Antarès. Jongleur, il fait également, à l’occasion, des numéros de clown.

Avec son cheval comédien Dynamite, Dany Renz devient un écuyer-voltigeur reconnu internationalement. Il présente des numéros qui vont avoir une forte notoriété, comme Robin des bois dans lequel il mêle voltige, danse classique, tir à l’arc et cinq à sept sauts périlleux consécutifs sur un cheval au galop. Il reçoit en 1955 à Toulouse l’Oscar du cirque. Il fait partie de la troupe qui représente le cirque français à Moscou en 1958. En 1961, il monte un nouveau numéro, Kid Callagan.

 

À la retraite de Tilly et Henry Rancy en avril 1964, le cirque Sabine Rancy est créé et Dany Renz devient de la société Monde et Cirque qui le gérait. Avec 5 000 places, leur chapiteau était le plus grand de France. Il continue cependant son activité artistique avec Zorro (1965), La Veuve joyeuse (1967), Féérie au Népal (1968) et Tarass Boulba (1969), pour lequel il est gratifié en 1969 à Madrid d’un second Oscar.

Dany Renz meurt le 17 juin 1972, officiellement à Brioude (Haute-Loire). Cependant, selon le journaliste et écrivain Roger Parment, il serait en fait décédé à Clermont-Ferrand. Vers 0h30, Dany Renz, en voulant aider le cornac à embarquer dans sa remorque l’éléphante Chiquita, est mortellement blessé. Hospitalisé d’abord à Issoire puis à Clermont, il décède le matin même. Le soir, Sabine Rancy donna sa représentation avant d’annoncer sa disparition.

La cérémonie religieuse eut lieu le 21 juin en l’église Saint-Anne de Polangis, à Joinville-le-Pont. Dany Renz était revêtu de l’habit bleu de nuit qui avait été son costume de marié et que l’on avait pailleté pour la scène. L’éléphante Chiquita avait été abattue, et son cheval Dynamite mourut en 1973 à Lisieux.

Sabine Rancy poursuit seule l’exploitation du cirque puis se remarie en 1975 avec Ary Larible, grand nom du cirque italien.

 

 

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