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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 01:01

Maurice Simon Lavogade naît le 23 avril 1888 à Paris (19e arr.) Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son époux Charles Marie Raphaël Lavogade, orfèvre. C’est le troisième des frères d’une famille qui a compté 11 naissances et qui s’installe vers 1900 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy.

Maurice Lavogade est un champion sportif, pratiquant la natation, principalement des courses de grand fond, où il s’aligne souvent avec ses deux frères Bébé et Simon, mais également parfois des distances plus courtes (200 m. par exemple).

Il participe en août 1908 au championnat du monde de nage sous l’eau, organisé pendant le meeting de Joinville. Il finit troisième des Six heures de Joinville en septembre 1910 et quatrième l’année suivante.

En août 1913, Charlot, Bébé, Maurice et Simon Lavogade affrontent dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919

Toujours avec ses frères, Maurice participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

Pendant la première guerre mondiale, Maurice Lavogade est soldat au centre de mobilisation d'artillerie n° 421. Il est décoré de la Médaille militaire.

Marié en août 1908 avec Louise Vogel, employée de commerce, Maurice Lavogade s’installe après la première guerre mondiale à Bry-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Comme son père et sa fratrie, il est bijoutier.

Leur deuxième fils, Denis, élève pilote et résistant, est fusillé en 1943.

Maurice Simon Lavogade meurt le 11 décembre 1962 à Bry-sur-Marne, où il est inhumé. Il était âgé de 74 ans.

Maurice Lavogade en 1913

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 01:01

Alexandre Lavogade naît le 7 février 1886 à Paris (19e arr.). Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son mari Charles Marie Raphaël Lavogade, bijoutier. Cadet d’une grande famille, puisqu’elle compte 11 enfants, Bébé Lavogade va, comme ses trois frères (Charlot, Maurice et Simon), exercer le métier familial de bijoutier. Autre spécialité familiale, Lavogade, qui se fera appeler Bébé même la quarantaine passée, va être un sportif renommé. La famille s’est installée vers 1900 sur les bords de Marne, dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Sn premier engagement noté dans la presse nationale est la participation à un cross cyclo-pédestre disputé à Champigny-sur-Marne en mars 1903. Il participe en septembre 1907 à une course pédestre organisée dans le vélodrome du Parc des Princes et réservée aux plus de 100 kilos.

Le football intéresse aussi Bébé Lavogade. Il joue comme demi en 1908-1909 dans l’équipe du Club athlétique de Joinville, dont il est capitaine, contre des clubs du Nord de la France, tandis que son frère Simon est arrière. En 1911, il est devenu gardien de but, puis en 1912 il devient arbitre officiel et continue à officier, au moins jusqu’en 1927.

Son activité sportive principale est cependant la natation, et notamment les courses de grand fond, où il s’aligne souvent avec ses deux frères Maurice et Simon. À partir de 1907, on le voit aux Six heures de Joinville puis en 1908 à la Traversée de Paris, des courses à forte couverture médiatique. En août 1909, il établit une performance, parcourant en Marne 25 kil. 275 m. en 10 heures et annonce vouloir faire le parcours Rouen-Paris.

En août 1913, Charlot, Bébé, Maurice et Simon Lavogade affronte dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Pendant la première guerre mondiale, Lavogade (Bébé) est agent cycliste au 406e régiment d’infanterie. Il est cité à l’ordre du régiment en novembre 1916. Il obtient des permissions en 1917 qui lui permettent de poursuivre des compétitions de natation.

Lors de la première édition du Marathon nautique Corbeil-Paris, course de 40 km, entre Corbeil et Paris le 3 août 1924, Bébé Lavogade arrive quatrième en 12h55. Il gagne une place l’année suivante.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919

Bébé Lavogade s’était marié, le même jour que son frère Simon, à Joinville en mai 1911 avec Marguerite Félicie Georgina Sterckx, employée en cinéma. Ils divorcent cinq ans en octobre 1916 plus tard et il se remarie toujours à Joinville en décembre de la même année avec Mathilde Jeanne Tabouret, sœur d’Henri Tabouret (1889-1956), doreur sur bois, militant socialiste puis communiste à Joinville.

L’activité professionnelle de Bébé Lavogade s’exerce dans la bijouterie familiale de la des Francs-Bourgeois à Paris (4e arr.). Il fabrique et répare des boîtiers de montres. En 1928, elle est déplacé rue Charlot (3e arr.).

S’il pratiquait intensément des sports, Bébé Lavogade assumait également des responsabilités associatives dans ce domaine. Il est un des fondateurs du Club athlétique de Joinville (CAJ), dont il est trésorier en 1908. Il est décoré en 1933 de la médaille d'argent de l’éducation physique pour son rôle dans l’encadrement sportif au sein du CAJ.

Les activités artistiques l’intéressent également. Il obtient en octobre 1923 un prix de chant, décerné par l’Association philotechnique joinvillaise. Avec ses frères, il participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

Le militantisme politique de Bébé Lavogade a également une connotation culturelle. Il est élu secrétaire adjoint chargé du théâtre du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville en décembre 1920. Il interprète en janvier 1922 avec une certaine Roussel le duo des Dragons de Villars, opéra-comique d’Aimé Maillart. La représentation se fait au casino-cinéma de Joinville au profit des enfants russes dans le cadre des Fêtes Populaires, organisées par les communistes dans la commune.

Alexandre Bébé Lavogade s’était installé après la première guerre mondiale dans le quartier de Palissy, toujours à Joinville, avenue Marceau. Il meurt le 24 août 1968 à Joinville où il est inhumé, à l'âge de 82 ans. Il avait eu une fille avec sa première épouse.

Maurice et Bébé Lavogade en 1909

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 00:01

Henri Hubert Banos naît le 7 novembre 1913 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Henriette Marie Pélissier et de Charles Antoine Banos. Son grand-père maternel, Henri Pélissier, est chevalier de la Légion d’honneur, conseiller municipal de Joinville et président de la Chambre syndicale des constructeurs et loueurs de bateaux. Ses grands-parents vont l’élever, car sa mère meurt en 1926 et son père en 1929.

Vivant sur l’île Fanac à Joinville, haut lieu des sports de rivière, Henri Banos va rapidement s’affirmer comme un athlète. Âgé de 18 ans, il remporte le 64e championnat d’aviron de la Seine, disputé à Asnières en septembre 1932 dans la catégorie skiff pour les débutants n'ayant jamais couru. Il est inscrit à l’Association Sportive de la Bourse, club dont la section aviron est sous la responsabilité de Georges Piot, médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Paris en 1924, qui vit également sur l’île Fanac.

En 1933, Henri Banos remporte plusieurs courses de débutants à Enghien, Suresnes, Lagny et Joinville puis devient champion de France junior en skiff en août à Aix-les-Bains (Savoie).

S’il devient champion de Paris puis de France en canoë en 1934, Banos connaît cette année-là des résultats plus mitigés, abandonnant à deux reprises des courses, épuisé.

L’année 1936 va être pour Henri Banos celle de la consécration. Considéré comme invincible, Vincent Saurin, détenteur du titre national en skiff, est pourtant battu par Banos, encore junior, lors des championnats de Paris à l'aviron dans le bassin de Saint-Cloud-Suresnes en juin. Il récidive 15 jours plus tard et de devient champion de France, à la surprise de la presse sportive, s’attirant la sympathie d’un large public de rameurs.

Effectuant son service militaire à l'Ecole de gymnastique de Joinville, basée dans le Bois de Vincennes, à proximité de son domicile, Banos remporte plusieurs victoires, comme celle des régates de de Joinville à l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la Société Nautique de la Marne.

Bien que peu expérimenté, l’excellente forme et les réussites de Banos font qu’il est sélectionné pour les Jeux olympiques de Berlin. Avec l’équipe de France, il traverse en train l’Allemagne, pavoisée de manière extravagante à l’occasion de ces olympiades. Il ne se qualifie pas pour la finale.

Si Banos continue de briller dans les courses françaises, sa deuxième expérience internationale en lors des championnats d'Europe en août 1937 à Amsterdam se conclut encore par une élimination lors des séries. L’hebdomadaire Miroir des sports lui reproche de ne participer qu'à quelques courses chaque année, ce qui ne lui permettrait pas de prétendre porter les couleurs de la France. Cependant, à la fin du même mois, il s’impose comme champion de France en canoë à Menton.

Gagnant plusieurs courses françaises facilement en 1938, Banos est de nouveau surclassé lors des championnats d'Europe à Milan début septembre. Absent sans explication de la Coupe de Paris, épreuve internationale en skiff au cours du même mois, il se voit traiter de fantaisiste par la presse, Paris-soir critiquant son manque de sérieux. Il est cependant classé par un autre quotidien, Le Petit Parisien, vedette française de 1938 en aviron.

Affecté par la mort de son grand-père en mai 1939, Henri Banos se tient absent des bassins pendant plus d’un mois, avant de faire une rentrée victorieuse chez lui, à Joinville, en juillet. Il remporte le titre de champion de Paris en double-sculls à Juvisy et, toujours le même mois, gagne dans la même discipline à Genève. Il participe dans cette catégorie aux championnats d'Europe d'Amsterdam en septembre.

Les années suivantes voient l’étoile de Banos pâlir. Le classement des As du sport par Le Matin, en septembre 1940, le laisse loin derrière Saurin et Delaplane. Il remporte cependant, jusqu’en septembre 1942, plusieurs courses en double-sculls.

Après-guerre, Banos se retire de la compétition.

En septembre 1941, Henri Banos s’était marié à Joinville avec Paulette Brunet, autre résidente de la commune. Il avait été décoré en février 1939 de la médaille de bronze de l’Éducation physique. Il poursuit sans doute l’activité de charpentier qu’il exerçait déjà dans le garage à bateaux de son grand-père.

 

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 00:01

Charles Antoine Banos naît le 9 septembre 1876 à Mézos (Landes). Il est le fils de Marguerite Mélanie Salis, couturière, et de son mari Bertrand Hubert Banos, horloger.

Il s’engage dans l’armée en décembre 1894 ; peut-être avait-il auparavant fréquenté une école d’enfants de troupes, car lorsqu’il quitte l’armée en février 1911, il obtient une pension de retraite de 880 francs pour avoir effectué 21 ans et 9 mois de service. Il aurait ainsi été dans un établissement de préparation militaire en mai 1889, à 12 ans. Banos est adjudant au 103e régiment d'infanterie à la fin de sa période.

Il bénéficie d’un emploi réservé à la préfecture de la Seine en tant que commis expéditionnaire. Affecté en février 1911 au musée Galliéra, il est muté le mois suivant à la mairie du 1er arrondissement de Paris puis un mois plus tard à la Caisse municipale, affecté à la Direction des Finances. Il y devient commis principal et y reste jusqu’en 1929.

Résidant avec sa mère rue des Tournelles à Paris (4e arr.), Charles Banos épouse en octobre 1911 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Henriette Marie Pélissier, fille d’Henri Pélissier, chevalier de la Légion d’honneur, conseiller municipal de Joinville et président de la Chambre syndicale des constructeurs et loueurs de bateaux.

Les nouveaux époux s’installent également, avant 1913 sur l’île Fanac à Joinville, où réside la famille Pélissier.

Charles Banos participe à la reconstitution, en mai 1923, de la : société amicale de pêcheurs à la ligne Le Gardon, désormais basée sur l’île Fanac. Il en est le président jusqu’à son décès. Il va notamment être, en même temps que son beau-père Henri Pélissier, un actif défenseur des sociétés de pêche, en contestant la taxe sur les batelets, fixée à 120 francs par an en 1927 et déclarée illégale par le Conseil d’État en 1928.

Charles Antoine Banos meurt le 30 avril 1929 à Joinville, à l’âge de 52 ans, trois ans après le décès de son épouse. Banos avait été décoré en 1910 de la médaille militaire.

Son fils Henri Banos, alors âgé de 12 ans, sera élevé dans la famille Pélissier. Il devient champion de France d'aviron.

 

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 00:01

René Henri Desouche naît le 25 mai à 1900 Paris (12e arr.). Il est le fils de Louise Desouche et d’Henri Alexandre Émile Graillat, comptable, qui le reconnaît à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne) en juin 1903. Ses parents se marient en juin 1905 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il porte ensuite le nom de René Graillat. La famille vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où le père est conseiller municipal socialiste et la mère responsable d’une association humanitaire.

À 17 ans, René Graillat s’engage volontairement en juin 1917, devançant l’appel de sa classe. Mobilisé dans les chasseurs à pied, il devient caporal en juin 1918 puis sergent en juin 1919. Il participe aux forces d’occupation françaises en Allemagne entre octobre 1919 et sa démobilisation en juin 1920. Il fait l’objet de deux citations, mettant en avant son influence sur ses hommes et son entrain.

Après-guerre, il est employé et se marie en novembre 1920 à Joinville avec Antoinette Irène Schmeler, dont il divorce en juin 1926. Il se remarie le mois suivant, toujours à Joinville, avec Paule Angéla Lépine, dont il se sépare également en octobre 1929. Il célèbre sa troisième union, à Saint-Maur-des-Fossés cette fois (Seine, act. Val-de-Marne) en janvier 1933 avec Jeanne Anaïs Gibertaud.

C’est dans le monde associatif que René Graillat, qui est également sportif, s’est impliqué. Il participe à ces compétitions de natation et est, jusque 1924 secrétaire général du club cycliste Joinville sportif. Il est également trésorier de la société de secours mutuels Caisse mutuelle Wander à Champigny. À ce titre il est décoré du mérite social en 1937.

En 1936, après s’être installé en 1933 route de Joinville, à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), il est responsable de la section des cantons de Nogent et de Saint-Maur de la Fédération des sous-officiers de réserve républicains. Une cicatrice abdominale lui vaut d’être classé en service auxiliaire dans la réserve militaire en juin 1934 ; cependant, à sa demande, il est reclassé en service armé en octobre 1938.

Rappelé en septembre 1939, il est affecté dans un bataillon d’ouvriers d’armement aux Forges de Paris puis, en janvier 1940 dans une compagnie d’instruction à Magny-en-Vexin (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Ayant rejoint l’infanterie en avril 1940, il est fait prisonnier le 22 juin 1940 et incarcéré en Allemagne. Il est rapatrié et démobilisé en novembre de la même année.

Membre du mouvement Front national, Graillat sert dans le groupe de Champigny du secteur Seine Est des Forces françaises de l’intérieur du 18 au 25 août 1944, avec le grade d’adjudant-chef. Après la Libération, il poursuit son engagement au sein du mouvement du 1er au 20 septembre.

Sur proposition du comité local de Libération de Champigny; René Graillat est nommé en septembre 1944 membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne. Il fait fonction de conseiller municipal.

Vivant désormais boulevard Aristide-Briand, toujours à Champigny, Graillat devient président de la mutuelle du personnel de la Fédération mutualiste de la Seine, poste qu’il occupe en 1960 et 1969.

René Graillat meurt le 30 janvier 1978 à Créteil (Val-de-Marne). Il était âgé de 77 ans et décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze, ainsi que de la médaille militaire. Son grand-père, Laurent Graillat, communard, tonnelier et conseiller prud’homme avait été conseiller municipal de Saint-Maur au titre du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire.

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