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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 01:01

Charles Marie Raphaël Lavogade naît le 14 mai 1857 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Clémentine Charpy, lingère, et de son époux Raphaël Simon Lavogade, garçon de magasin. La famille compte huit enfants.

Devenu bijoutier, spécialisé dans le montage de boîtes de montres, Charles Lavogade a pour symbole de son poinçon un marteau. Il se marie en février 1883 à Paris (11e arr.) avec Eugénie Larue. Ils auront onze enfants. Ils vivent dans les 20e, 19e, 4e puis 3e arrondissements de la capitale.

En décembre 1895, Lavogade répond à l’appel du quotidien La Petite République et organise une souscription en faveur des verriers de Carmaux en grève, qui fonderont avec le produit des sommes récoltées la Verrerie ouvrière d’Albi.

Il participe à la société coopérative de consommation Le Marais, accueillant en octobre 1896 la visite de délégués anglais, belges, hollandais et russes participant au deuxième congrès de l’Alliance coopérative internationale. Au début du même mois, il avait pris part, avec sa coopérative, à la fondation de l’Association générale de production alimentaire, société coopérative d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers ferblantiers constituée à Pontoise.

En 1904, Lavogade est membre du groupe d'études sociales du 4e arrondissement, affilié au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR). Fonctionnant déjà en 1890, le Groupe d'études sociales et de fraternité s’était transformé en 1896 en comité central électoral pour tout l'arrondissement. Le POSR, qui a rejoint le Parti socialiste français prend part à ce titre à la fondation de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1905.

Tout en conservant sa bijouterie dans le quartier du Marais, rue des Francs-Bourgeois, la famille Lavogade s’installe à Joinville-le-Pont vers 1900, d’abord avenue de Palissy, dans le quartier du même nom puis dans le quartier de Polangis, toujours sur la rive gauche de la Marne, avenue Galliéni.

Les quatre fils de Charles Lavogade (Charles dit Charlot, Alexandre dit Bébé, Maurice et Simon) seront, comme lui-même, bijoutiers et auront des responsabilités associatives. Trois d’entre eux seront des sportifs de haut niveau, principalement en natation (Bébé, Maurice et Simon) et deux auront un engagement politique socialiste (Charlot) et communiste (Bébé). Parmi ses petits-enfants, Simon s’engagera dans les Brigades internationales en 1938 pendant la guerre civile espagnole ; Denis sera fusillé pour faits de résistance en 1943 ; Charlotte épousera Maurice Henri Cadot, maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Oise act. Seine-Saint-Denis) en 1964. Son arrière-arrière-petite-fille, Delphine, militante communiste, est élue conseillère municipale d’Arcueil (Val-de-Marne) en 2014.

Charles Marie Raphaël Lavogade meurt le 7 mars 1931 à Joinville. Il était âgé de 73 ans.

Trois des fils de Charles Lavogade

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 00:01

Laurent Joseph Marie Lozet naît le 9 septembre 1868 à Paris (4e arr.). Il est le fils de Brigitte Raffort, couturière, et de son époux Antoine Auguste Lozet, journalier. Mal orthographié sur l’acte de naissance qui porte « Lezet », son nom est rectifié par jugement en mars 1886.

En 1907, Lozet est brossier dans l’usine métallurgique Ollagnier de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il vit dans la commune voisine de Joinville-le-Pont.

Lors des élections municipales de mai 1908, Lozet est candidat sur la liste socialiste unifiée (Sfio) au 1er tour, qui est conduite par Henri Lacroix. Il obtient 172 voix sur 1319 suffrages exprimés (13%). La liste, qui ne comportait que sept noms pour vingt-et-un postes à pourvoir, s’opposait à une liste dite socialiste évolutionniste, comprenant d’anciens socialistes comme Eugène Hainsselin, et à la liste radical-socialiste d’Eugène Voisin, le maire sortant, réélu. Les socialistes SFIO n’ont aucun élu.

Pendant la campagne, Lozet est l’orateur socialiste au cours d’un débat contradictoire avec des représentants des trois listes.

Lozet représente, avec Lacroix et Émile Lebègue, la section SFIO lors d’une réunion de l’Union cantonale de Saint-Maur en mai 1909.

En 1911, Lozet réside toujours, rue du Canal, quartier limitrophe de Saint-Maurice et Saint-Maur. Il vit chez sa belle-sœur, employée chez le même métallurgiste.

Sa date de décès n’est pas connue.

Plusieurs sources mentionnent le rôle de personnes dénommées Lozet dans le mouvement ouvrier parisien au début du 20e siècle, sans qu’il soit possible de faire le lien avec Joseph Lozet : J. Lozet, délégué au congrès de la salle Wagram par la chambre syndicale des ouvriers jardiniers du département de la Seine (1900) ; Lozet (sans prénom), délégué de la Fédération des travailleurs socialistes de France au comité général du Parti socialiste (1901) ; membre du Parti socialiste, groupe du 20e arrondissement de Paris (1901) ; membre du comité fédéral de la Seine de la Fédération des Travailleurs socialistes de France - Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (1902) ; intervenant dans plusieurs réunions de l’Alliance, syndicat des marchands ambulants (1903) ; membre de la 6e section du Parti socialiste français PSF-FFRS (1904) ; membre du Comité électoral socialiste révolutionnaire de Charonne à Paris (1905).

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 00:01

Claude Obach naît le 23 octobre 1873 à Lyon (6e arr.). Il est le fils de Françoise Claudine Roquelet, raccommodeuse de tulles, et de son époux Jean Marie Obach, ferblantier.

Comme son père et comme son frère aîné, Henri, Claude Obach est ferblantier. Il vit avec son père rue de Reuilly à Paris (12e arr.) et épouse en octobre 1899 Marie Rosalie Germaine Dalquié, domestique. Ils auront trois enfants.

En novembre 1919, Claude Obach est candidat en treizième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal. Claude Obach recueille au premier tour 493 voix pour 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants et 2491 inscrits (29,1%) ; il est crédité au second tour de 500 voix sur 1518 suffrages exprimés pour 1537 votants (32,9%). Les socialistes n’ont pas d’élus, la liste d’Henri Vel-Durand, qui comprend des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, emporte tous les sièges.

Lors de la constitution du bureau de la section SFIO de Joinville en février 1920, Obach est membre de la commission exécutive. André Flambard en est le secrétaire.

Claude Obach meurt probablement entre 1920 et 1922 dans un lieu inconnu. Il résidait probablement avenue Pauline, dans le quartier de Polangis. Sa veuve se remarie à Oran (Algérie), où elle vit avec sa fille cadette, en 1929.

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 00:01

Charles Billard naît le 17 avril 1880 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Désirée Ambroisine Alexandrine Billard, fleuriste, son père n’étant pas nommé.

Marié en avril 1906 à Paris (16e arr.) avec Camille Maraval, couturière, Billard s’installe vers 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il réside avenue Bourguignon, dans le quartier de Polangis. Il est d’abord employé puis miroitier.

En juin 1912, Billard devient membre de la commission exécutive de la section de Joinville du parti socialiste SFIO dont Fernand Grandhomme est le secrétaire. À la faveur d’une alliance avec des radicaux dissidents et des libéraux, lors des élections municipales de mai 1912, les socialistes ont obtenu sept élus dans le conseil municipal, dont le maire Émile Mermet, radical.

Billard est également, en 1913, secrétaire de la 289e succursale de La Colonisation française, dont le siège est à Joinville au café Denis, 28, avenue Pauline, qui accueille également une grande partie des réunions de la gauche locale. La Colonisation française est une société civile et coopérative de mutualité consacrée au développement agricole, fondée en 1890, dans le but de faciliter l’établissement des travailleurs français dans les colonies. Elle a 60 000 adhérents en 1913, un capital souscrit de 7 millions de francs et 300 succursales en France. La société, basée rue de Rivoli à Paris, possède 10 000 hectares de terres cultivées en Algérie et en Tunisie et vend à ses sociétaires 15 000 hectolitres de vin par an. Il démissionne en mars 1916 de cette fonction parce qu’il est mobilisé et est alors remplacé par la fille du président de la section, Henri Kahn.

Après la première guerre mondiale, Charles Billard est candidat en 20e position sur la liste socialiste SFIO lors du second tour des élections municipales de novembre 1919. Il n’était pas candidat lors du 1er tour. La liste est conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal. Billard obtient 496 voix pour 1518 suffrages exprimés (32,7%). Il y avait 1 537 votants sur 2 491 électeurs inscrits. Les socialistes n’ont pas d’élu, la liste d’Henri Vel-Durand, radical dissident, emporte tous les sièges en incluant des radicaux-socialistes et des socialistes dissidents.

En décembre 1920, tous les adhérents de la section socialiste SFIO de Joinville rejoignent le nouveau parti communiste.

Divorcé en janvier 1924, Billard fait un don au bureau de bienfaisance communal en mars 1927 qui est accepté par le conseil municipal de Joinville.

La date de son décès n’est pas connue.

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 00:01

Adolphe Eugène Meslin naît le 31 décembre 1876 à Paris (11e arr.). Il est le fils de deux ouvriers cartonniers, Élisa Joséphine Jeanne Petitpas et son époux Paul Louis Alfred Meslin.

Devenu artisan doreur sur cuir et résidant 5, rue de Montmorency à Paris (3e arr.), Adolphe Eugène Meslin épouse en février 1904 dans ce même arrondissement Marie Germaine Granger. Ils auront au moins deux filles.

La famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1925. Meslin intervient en août lors de l’assemblée générale de la caisse des écoles pour critiquer le caractère onéreux d’un voyage à Versailles. En octobre, il est élu trésorier de la section socialiste SFIO, qui a probablement été reconstituée en 1924, après le passage de la totalité de ses membres en 1920 au parti communiste. Le secrétaire est Georges Roger, futur adjoint au maire ; Claude Noizat, délégué aux Fédérations, complète le bureau.

Peut-être Meslin figure-t-il sur la liste de cartel des gauches constituée avec les radicaux-socialistes et des socialistes indépendants pour les élections municipales de mai 1925. La liste recueille une moyenne de 648 voix, soit 28,4% des 2275 suffrages exprimés pour 2310 votants sur 2761 inscrits. La liste du cartel devance celle des communistes (480 voix, 21,1%) et arrive derrière l’Union républicaine (1080 voix, 47,5%). Au second tour, après le retrait des communistes, l’Union républicaine d’Henri Vel-Durand remporte les 27 sièges à pourvoir.

Adolphe Eugène Meslin meurt le 2 décembre 1938 à Joinville. Il était âgé de 61 ans et résidait avenue du Bac, dans le quartier de Polangis.

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 00:01

Eugène Pierre Farges naît le 1er août 1888 à Paris (15e arr.). Il est le fils de Rosalie Fabre et de son époux, André Farges, marchands de vins, rue de Vaugirard.

En février 1913, Pierre Farges épouse Geneviève Vilnat à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ses deux frères André et Maurice étaient déjà installés dans le quartier de Polangis, avenue Pauline.

Lors des élections municipales de novembre 1919 à Joinville, Pierre Farges, qui n’était pas candidat au premier tour, figure au second tour sur la liste socialiste SFIO conduite par Georges Laruelle. Il obtient 497 suffrages pour 1518 exprimés (32,7%). Il y avait 2491 inscrits et 1537 votants. La liste socialiste n’a pas d’élu, la liste dirigée par Henri Vel-Durand, comprenant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et de socialistes indépendants, emporte tous les sièges.

En 1936, Pierre Farges, qui réside alors à Aubervilliers (Seine, act. Seine-Saint-Denis), est président de l’Union des anciens combattants et victimes de la guerre de la région parisienne. Il reçoit une mention honorable au titre de son activité mutualiste.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Pierre Farges est un résistant engagé dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Pierre Farges meurt le 19 février 1959 à Vierzon (Cher). Il était âgé de 70 ans.

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 00:01

Jules Corbière naît le 13 décembre 1883 à Saint-Chinian (Hérault). Il est le fils Mélanie Rose Sophie Jeay et de son époux François Corbière, peintre.

Il va exercer le même métier que son père et épouse, en décembre 1907 à Longjumeau, (Seine-et-Oise, act. Essonne) Eugénie Fernandine Bender, fille d’un allumeur de réverbères d’origine alsacienne, territoire alors occupé par l’Allemagne. Ils auront au moins deux enfants.

Jules Corbière est installé en 1911 avenue du Rond-Point, dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Jules Corbière meurt le 7 mars 1961 à Limeil-Brévannes (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 77 ans.

C’est peut-être lui le militant socialiste SFIO joinvillais, désigné en tant que « Corbières » à trois reprises par le quotidien L’Humanité en 1912 et 1913, aucun « Corbières » n’étant recensé dans la commune en 1911.

En avril 1912, Corbières est candidat, en treizième position, pour une investiture pour les élections municipales de mai à Joinville. La commission des candidatures de la fédération de la Seine valide sa place sur la liste SFIO, conduite par Émile Lebègue. En fusionnant avec une liste radicale dissidente et une liste libérale, les socialistes obtiendront sept sièges sur 23 au second tour de scrutin, battant la liste radicale-socialiste officielle, conduite par Georges Briolay, adjoint au maire dans la municipalité sortante d’Eugène Voisin, qui ne se représentait pas ; Corbières n’est pas élu.

Il est désigné en janvier 1913 comme membre de la commission exécutive de la section SFIO, dont Émile Graillat est le secrétaire. Il est reconduit dans cette fonction en mai de la même année et désigné comme un des correspondants du quotidien socialiste L’Humanité, Alphonse Mibord étant devenu secrétaire.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 00:01

Jean-Louis Pariselle naît le 8 mars 1917 à Châlons-sur-Marne (act. Châlons-en-Champagne, Marne).

Il entre à l'école Boulle, à Paris en 1931 et en sort diplômé en 1935. Il est employé comme sculpteur dans l'entreprise de Maurice Corrèze à Auxerre à partir de 1936 puis, après son service militaire de 1937 à 1943, jusqu’en 1945. Il s’établit à Paris en 1946.

De 1953 à 1977, il est dessinateur projeteur dans un grand magasin parisien, Les Nouvelles Galeries, dont il devient le décorateur attitré. Il réalise par exemple entièrement l'agencement intérieur du magasin de Metz.

Sa passion du bois ne le quitte pas et Jean-Louis Pariselle réalise, dans des formes classiques, des recherches sur la sobriété du volume : personnages, animaux ou œuvres non figuratives. Il installe son atelier dans un pavillon de l’avenue des Platanes, dans le quartier de Palissy (Joinville-le-Pont), puis à Champs-sur-Yonne en Bourgogne.

Jean-Louis Pariselle expose notamment au Salon des Artistes français de 1949 à 2007. On le voit aussi au Salon des Indépendants (1953 et 1954), au Salon de l'art libre (1962 et 1963), ainsi que plusieurs lieux du Val-de-Marne ou de l’Yonne.

Les outils de Jean-Louis Pariselle ont été légués à l'école Boulle où ils sont exposés depuis octobre 2013 dans une vitrine spéciale.

Les œuvres ont fait l’objet d’un legs de son épouse Simone Pariselle (1922-2013) en 2012 à la commune de Champs-sur-Yonne qui en assurera la présentation.

Militant du Parti socialiste, Jean-Louis Pariselle est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont lors d’un scrutin partiel en 1978. Il devient adjoint au maire dans la municipalité de gauche dirigée par Guy Gibout (Parti communiste), et est en charge des affaires scolaires. Il ne se représente pas en 1983.

Jean-Louis Pariselle est décédé le 4 octobre 2008 à Auxerre, Yonne. Il est enterré à Joinville-le-Pont. Âgé de 91 ans, il était médaillé de l’ordre des Arts et Lettres et avait un fils.

 

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Eugène Hainsselin.

Moins de deux semaines après le scrutin municipal de mai 1912 à Joinville, Hainsselin est nommé juge de paix à Chambon (Creuse). Cependant, son prédécesseur refusant de rejoindre sa nouvelle affectation à Saint-Girons (Ariège), Hainsselin demande et obtient ce nouveau poste. Au moment de son départ en mars 1918, le journal local L’Express du Midi, saluera « la fermeté et la justice avec lesquelles il accomplit, toujours, ses délicates fonctions. »

À la fin de la première guerre mondiale, il bénéficie d’une promotion et est nommé à Saint-Omer (Pas-de-Calais), près de la zone occupée par l’Allemagne et de la ligne de front. En mars 1920, il est à Creil (Oise). Enfin, en octobre 1924, il est enfin affecté à une commune de la région parisienne, comme il le souhaitait, à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis), où il s’installe avenue du président Wilson.

Eugène Hainsselin meurt le 6 avril 1933 à Montreuil, à l’âge de 67 ans. Il était titulaire de plusieurs médailles : officier d’académie en 1901 pour avoir pris part à l'exposition de la classe des machines-outils lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900 ; officier de l’instruction publique en 1907 en tant que conseiller prud'homme ; Mérite agricole en 1913 pour avoir obtenu plusieurs récompenses dans les concours pour appareils agricoles ; enfin, chevalier de la Légion d’honneur en juin 1931.

Quatre enfants sont nés de son mariage avec Anne Archambaudière. L’aîné, Paul travaille dans l’industrie du cinéma et sera élu en 1929 puis en 1935 au conseil municipal de Joinville. Le second, Marcel, est employé au ministère des finances. Le troisième, Georges, est tué à l’ennemi le 17 mai 1915 à Steenstraete (Flandre occidentale, Belgique). Germaine, la cadette, vit à Montreuil quand ses parents viennent s’y installer.

Fin.

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Eugène Hainsselin.

En prévision de la fin de son mandat de conseiller prud’homme, Hainsselin, qui a abandonné son métier d’ouvrier scieur, entreprend des démarches pour se trouver une activité rémunérée. En 1904, il sollicite un emploi d'inspecteur du travail auprès du conseil général. En 1908, il espère devenir secrétaire du conseil de prud’hommes. Dans l’attente, et comme l’édition du journal L’Indépendant ne lui rapporte certainement presque rien, Hainsselin devient l’architecte de la société des Prévoyants de Polangis, coopérative de construction d’habitations à bon marché sur le boulevard de Polangis, sur un terrain acheté par Pathé-Cinéma.

L’objectif principal d’Hainsselin est cependant de devenir juge de paix, possibilité offerte aux personnes ayant présidé pendant trois ans un conseil de prud’hommes. L’attente d’un tel poste justifie la cessation de la publication de son journal L’Indépendant. Le commissaire de police de Joinville donne un avis favorable au ministre de la justice, Aristide Briand, sollicité par Hainsselin qui avait partagé au moins une estrade de meeting avec lui. En juillet 1909, il est nommé juge de paix à Pondichéry (Inde). Il s’y installe le 10 août et sa femme ainsi que ses quatre enfants le rejoignent en septembre. Les établissements français dans l'Inde comptent alors 283 000 habitants.

Le séjour colonial ne semble guère enchanter la famille. Les deux aînés rentrent en juillet 1910, les autres accompagnent Hainsselin qui rentre en mars 1911, après qu’il se soit vu accorder « un congé de convalescence de six mois à passer en France ». Rentré seul fin octobre, Hainsselin, se voit à nouveau octroyer en février 1912, un nouveau congé de convalescence de trois mois. Il n’y reviendra pas et est remplacé en juin 1912.

L’état de santé, pas plus que son statut judiciaire, ne dissuadent Hainsselin de prendre part à la campagne des élections municipales de mai 1912 à Joinville, où il est revenu s’installer avenue Pauline, dans le quartier de Polangis. Il rejoint la liste de radicaux dissidents conduite par Achille Ernest Mermet. Au second tour, cette liste fusionne avec celle des libéraux et des socialistes unifiés, pour s’opposer aux radicaux-socialistes qui, après le retrait du maire sortant Eugène Voisin, sont conduits par Georges Briolay. Hainsselin siègera sans doute très peu au conseil municipal, car il quitte la commune et sera considéré comme démissionnaire en 1915.

À suivre.

 

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