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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 01:01

Pierre Jules Tireau naît le 1er février 1827 à Chantilly (Oise). Il est le fils de Marie Louise Mélaye et de son époux Jean François Tireau, 48 ans, ouvrier en lunettes.

Selon le témoignage du député Jules Ferdinand Baulard, qui le présente comme un « compagnon de route, lié d’amitié depuis la jeunesse », Tireau a probablement été mêlé aux activités pour la République et contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte dans Paris, et plus particulièrement dans la 3e arrondissement.

Marié à Paris (3e arr.) en septembre 1850 avec Claudine Paris, Pierre Jules Tireau exerce le même métier que son père, opticien. Il est, en 1870, membre de la Société des lunetiers, coopérative ouvrière installée rue d'Anjou, dans le quartier du Marais à Paris (3e arr.) ; il faisait peut-être partie de ses fondateurs en 1849. Pendant le siège de Paris, en octobre 1870, il participe avec une trentaine d’associés de la coopérative à une souscription lancée par le journal Le Siècle « destinée à offrir une batterie de canons à la République ». Parmi les souscripteurs et coopérateurs, on compte notamment François Blaize (1824-1900, fondateur de la coopérative) et Eugène Videpied (1834-1900, qui en est le gérant pendant une vingtaine d’années), dont il sera proche sur le plan familial mais également dans son engagement public.

Comme Blaize et Videpied, Tireau s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il réside en 1872. Après sa retraite, il commence une activité politique. Avec Videpied, Zéphirin Vaudey et Henry Vaudémont, il constitue en mars 1888 un comité d’initiative qui convie « les électeurs à venir demander compte aux conseillers [municipaux] sortants de la façon dont ils ont rempli leur mandat ». Tous les quatre s’afficheront ultérieurement comme radicaux-socialistes, mais on compte également deux membres du groupe ouvrier local, Jean-Baptiste Boguet, et un ancien communard, Gustave Charton.

Le comité critique la majorité des élus sortants, puis se transforme en comité électoral républicain radical-socialiste, qui patronne une liste pour les élections municipales de mars, conduite par un conseiller sortant, Alphonse Demeestère. Tireau figure en dixième position sur la liste, qui comprend également Videpied. Blaize figure, par contre, sur la liste du maire sortant, le républicain modéré Gabriel Pinson.

Les radicaux-socialistes emporteront trois sièges (Henri Diot, Demeestère et Vaudey) tandis que la liste Pinson remporte les 18 autres. Tireau n’est pas élu.

Tireau va poursuivre un rôle actif, en tant qu’organisateur de réunions publiques aux côtés des autres radicaux de Joinville : en octobre et novembre 1890 pour des comptes-rendus de mandat de conseillers municipaux, en octobre 1891 et le même mois en 1892 puis 1894, pour des comptes-rendus de mandat du député Jules Ferdinand Baulard, dont Tireau est un proche.

En septembre 1895, Tireau est avec Victoria Vaudémont, un des collecteurs de la quête en faveur des ouvriers de Carmaux en grève, qui recueille les dons de 260 souscripteurs dans la ville, qui compte alors 3 700 habitants.

La même année, Tireau préside le comité qui met en place la deuxième fête du quartier de Palissy, à Joinville, où il vit (avenue Gille).

Tireau est membre, jusqu’à son décès, du groupe de libre-pensée La Raison, implanté dans le canton de Charenton. Il prépare par exemple un « banquet de protestation du Vendredi-saint » en avril 1892, où les convives tiennent à manger gras.

Pierre Jules Tireau décède le 14 août 1900 à son domicile de Joinville. Il était âgé de 73 ans.

Lors de ses funérailles, le député Baulard prononce un discours, dans lequel il se dit « vieil ami » de Tireau, dont il vante la « vie laborieuse, honnête, toujours dirigée par les principes de justice et de solidarité. »

Le second des trois fils, Stéphane Albert Tireau (1853-1895), lunetier, avait partagé les mêmes opinions et était également militant radical-socialiste à Joinville-le-Pont, libre-penseur et franc-maçon.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 00:01

Au moment où est en cours la fusion de géants de la lunetterie (l’italien Luxottica et le français Essilor), il n’est pas inutile de rappeler la curieuse origine du second, et son ancrage avec l’histoire politique et sociale locale, et notamment le Val-de-Marne, le groupe mondial ayant d’ailleurs annoncé qu’il maintenait son siège social à Charenton-le-Pont.

Au départ, nous avons treize ouvriers parisiens qui, en 1849 constituent l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui rachètent, à crédit, le matériel de deux artisans et s’installent rue Saint-Martin à Paris (3e arr.). Ils affichent un emblème (un niveau) et une devise : « Solidarité entre les travailleurs. »

Au commencement de 1848, l'industrie de la lunetterie était peu importante à Paris : la plus grosse entreprise avait moins de 15 salariés ; les salaires étaient plutôt meilleurs que dans les autres branches économiques. Cependant, les nouveaux coalisés vont renoncer, pendant quelques années, à une grande partie de leurs revenus parce qu’ils ont été nourris par les écrits de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier, et qu’ils veulent acquérir leur indépendance. En 1848, la République ayant voté des fonds pour faciliter la création de sociétés ouvrières de production.

On en vit surgir en peu de mois environ 200, qui vont disparaître pour a plupart dès que le régime impérial, en 1852, s’attaque à toutes les formes d’organisation républicaine. Cependant, à l’image de ce qui se fait en Angleterre ou en Allemagne, les associations subsistantes vont retrouver de la vigueur dans les années 1860.

Parmi elles, la Société des Lunetiers, transformation sous forme coopérative de l'Association fraternelle, va connaître une évolution unique. Diversification de son catalogue, nombreuses innovations techniques, acquisition de plusieurs usines, notamment dans l'Est de la France, ouverture d’une filiale à Londres : le groupe a déjà 1 200 salariés en 1900, un chiffre qui va sans cesse croitre. Le nom Société des Lunetiers ou SL deviendra ensuite Essel puis Essilor après sa fusion avec une autre société d’optique, Silor. Le statut coopératif abandonné, le groupe reste cependant avec une politique sociale qui reste marquée par la tradition de participation des salariés.

Trois Joinvillais sont liés aux débuts de l'Association fraternelle et de la Société des lunetiers. François Blaize (1824-1900), un des 13 fondateurs de la coopérative fut conseiller municipal de Joinville (1878-1896) et un philanthrope. Charles Eugène Videpied (1834-1900), en est le gérant pendant une vingtaine d’années à la fin du second empire, fut un militant radical-socialiste particulièrement actif à Joinville. Pierre Jules Tireau (1829-1900), libre-penseur fut également un des piliers du radical-socialisme naissant à Joinville. Tous trois furent, dès 1848, d’ardents républicains à une époque où beaucoup payèrent de leur vie ou de leur liberté un tel engagement. Ils étaient également liés à une autre figure de Joinville, Jules Ferdinand Baulard, lui aussi ouvrier à l'origine puis fondateur d'une entreprise de miroiterie, qui fut conseiller municipal de la commune, conseiller général du canton de Charenton et, pendant trois mandats à la fin du 19e siècle, député du département de la Seine.

On remarquera que, par un curieux hasard, Blaize, Videpied et Tireau moururent tous les trois à Joinville la même année 1900.

Avec plus ou moins de vigueur, on les retrouve tous quatre dans ce qui était alors l’extrême-gauche parlementaire, le radicalisme naissant ; ils sont également francs-maçons et libres-penseurs. Ils vont, avec quelques alliés comme l’artisan Alphonse Demeestère et le journaliste Henry Vaudémont, transformer le canton de Charenton (plus de la moitié de l’actuel Val-de-Marne) et singulièrement la ville de Joinville en un fief de cette gauche laïque et ancrée dans le mouvement ouvrier, notamment dans l’émergence de ce qu’on n’appelait pas encore alors l’économie sociale et solidaire, mais qui en est l’ancêtre. Le fils de Tireau, Stéphane Albert, lui aussi joinvillais, travailla également avec la Société des lunetiers et fut aussi, avant sa mort à 41 ans, un propagandiste actif des mêmes idées.

Les liens de Joinville avec l’actuelle Essilor ne s’arrêtent pas là. La société Télégic, qui deviendra Silor après sa fusion avec Lissac, en implantée dans la commune ; pendant les années 1930, c’est un des foyers du communisme local avec Henri Gaillon et Henri Tabouret.

L’ingénieur Bernard Maitenaz, né en 1926 à Joinville, fut l’inventeur en 1959 du verre Varilux, qui a fait depuis le succès d’Essilor.

Enfin, les terrains de l’avenue du maréchal Leclerc accueillaient une usine de monture, vendue ensuite à Luxury Eyewear puis à Cartier, et démolis en 2016.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Après la Révolution française de 1848, Rousset débute dans le journalisme et crée Le Spectateur républicain et Le Conservateur, auxquels collaborent le diplomate et futur sénateur John Lemoinne, le saint-simonien Louis Jourdan, l’écrivain et député Noël Parfait ou l’écrivain et traducteur Émile de La Bédollière, avec lequel il restera étroitement lié tout le reste de sa vie. Ces journaux disparurent « pendant la tourmente réactionnaire qui signala la fin de l'année 1848 ». Le Spectateur républicain suspendit sa publication le 8 septembre 1848.

Avec la Revue comique, également créée en 1848, Ildefonse Rousset renforce ses liens avec les artistes, comme le romancier Clément Caraguel, le directeur de théâtre, et feuilletoniste Auguste Lireux, le journaliste et futur député Taxile Delord, le photographe Nadar et toujours La Bédollière. La Revue accueillait également le caricaturiste Bertall ou le dessinateur Fabritzius. Ce journal satirique, jugé très incisif, très spirituel et très piquant, eut un vif succès.

Abandonnant le terrain politique que le glissement autoritaire de Louis-Napoléon Bonaparte rendait impossible, Rousset devient correspondant financier du quotidien bruxellois et international L'Indépendance belge. Il entre en 1849, comme nombre de ses amis tels La Bédollière, au quotidien Le Siècle. Il y tient la rubrique boursière jusqu’en 1868. Sa rubrique a de l’impact et, selon l’historien Alfred Sirven, « c'est tout d'abord sur les articles de M. Rousset que se jettent, tous les matins, la majeure partie des lecteurs du Siècle (…) Il excelle en ces matières délicates et qui exigent une excessive prudence ». Mais, cette réserve déplaît à un de ses confrères du Figaro, Justin Delaunay : « C'est le plus gras des bulletiniers et le plus maigre des bulletins. Tout écourté qu'il est cependant, M. Rousset trouve encore le secret de n'y rien mettre. Impossible d'imaginer quelque chose de plus vide, de plus creux, de plus nul que les huit lignes qui précèdent le steeple-chase à travers les cours de la journée que le Siècle intitule Bulletin financier. »

En 1867, Rousset fonde le Journal financier puis se retire du Siècle à la fin de 1868.

Le Canal de Saint-Maur

À suivre.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Après sa sortie du collège, Rousset rejoint en 1836 l’éditeur Léon Curmer et se met en relation avec les artistes qui vont coopérer à ses publications, comme le peintre Ernest Meissonier, l’illustrateur Grandville ou le dessinateur Paul Gavarni. Il s’installe en 1837 en tant que libraire au Palais-Royal, 76, rue de Richelieu à Paris. Rousset innove en faisant de son magasin un endroit luxueux, décoré avec goût et devenu le « rendez-vous du monde élégant. »

Il diffuse notamment des livres de mode comme Le Livre des Mariages et Le Livre d'Heures qui font sa réputation et sa fortune. Ildefonse Rousset a édité des ouvrages religieux, par exemple une version en souscription de La Sainte Bible, dans la traduction de Lemaistre de Sacy. Il propose également des publications hagiographiques, par exemple Le Duc d’Orléans, prince royal par E. Briffault, s’affichant comme « libraire de S.A.R. [Son Altesse Royale] Mme la duchesse d’Orléans. »

Ildefonse Rousset édite une série de neuf recueils, baptisés Omnibus, mêlant textes et dessins, réalisés par Albert d’Arnoux et par Camille Rousset, son frère, et signés par eux des pseudonymes de Bertall, Tortu Goth et Léfix. Le troisième numéro, qui comprenait les Buses-Graves, parodie en vers des Burgraves, de Victor Hugo, eut beaucoup de succès.

Entraîné, selon un de ses contempteurs, par un penchant secret du côté de la Bourse, Rousset céda son établissement à Pierre-Jules Hetzel (l’éditeur de Jules Verne) avec lequel il collabora quelque temps puis se lança dans le courtage des valeurs.

Les Buses-Graves, édit. I. Rousset

À suivre.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Dans ses écrits, Rousset marque un engagement républicain permanent. Il s’affirme comme antibonapartiste en 1848. En 1869, il s’engage par ses écrits en faveur des candidats opposés à l'Empire pour les élections législatives. Il critique en particulier l'ultramontanisme. Il publie un éditorial dans le quotidien qu’il dirige, Le National, affirmant que les rédacteurs de son journal sont « voués aux idées démocratiques, nous voulons faire franchement et loyalement la guerre aux tendances révolutionnaires, de quelque côté qu'elles se produisent. Nous respectons toutes les croyances religieuses, nous pensons que le prêtre ne doit pas dépasser le seuil du temple et nous repoussons énergiquement toute intervention cléricale dans les choses de la politique. »

Pendant le siège de Paris (1870-1871), Rousset soutient la politique du gouvernement de la Défense nationale puis celle d’Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif. S’il ne sympathise pas avec la Commune de Paris, signant la Déclaration de la presse contre la convocation des électeurs par le Comité central de la garde nationale, Rousset refuse de rejoindre l'Union parisienne de la presse créée pour soutenir les candidats conservateurs en vue des élections législatives partielles du 2 juillet 1871. Il vient personnellement en aide à certains anciens communards, comme le journaliste Marc-Amédée Gromier.

En 1872, lors des élections législatives, Rousset marque sa préférence pour Vautrin, qui s’oppose à Victor Hugo, relevant que « certainement, M. Victor Hugo ne manque pas de talent, mais son concurrent, M. Vautrin, est un administrateur de premier ordre. »

À partir de 1873, Rousset appuie les idées de la Gauche républicaine, tendance modérée au sein de l’Assemblée nationale.

De Joinville à Champigny, I. Rousset

À suivre.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 01:01

Pierre Ursin Marcellis naît le 2 avril 1783 dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, qui couvre alors le village de Pont-de-Saint-Maur, futur Joinville-le-Pont. Garçon-maréchal ferrant en l’an 10 (1802), il vit la Révolution française dans la nouvelle commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il s’y marie en septembre 1813 avec Anne Françoise Louise Clément. Ils auront six enfants. Son atelier artisanal, situé rue de Paris, à proximité du bourg de Saint-Maur, emploie plusieurs ouvriers.

En mars 1830, Marcellis devient membre du conseil municipal en remplacement de Michel François Rousseau, décédé. Il est nommé par arrêté préfectoral, sur proposition de Claude Pierre Jacmart, le maire de la commune qui va initier la transformation en 1831 du nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur en Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) ; elle sera réalisée par son successeur, Laurent Nicolas Pinson. Le nouvel édile est présenté comme propriétaire, marié, père de quatre enfants et disposant d’une fortune de 1 200 francs (somme assez modeste).

Au cours du renouvellement par moitié du conseil municipal le 2 novembre 1834 ; Marcellis est élu pour six ans. Il est réélu le 6 juin 1840 au premier tour, lors d’un scrutin au suffrage censitaire. Marcellis recueille 29 voix sur 43 votants et 64 électeurs inscrits. Il ne participe pas à la dernière élection municipale de la monarchie de Juillet en 1846.

Pierre Ursin Marcellis meurt le 28 décembre 1854 à Paris (10e arr.). Il était âgé de 71 ans.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 02:01

Jean Baptiste Marillier naît le 12 février 1815 à Dijon (Côte-d'Or), ses parents résidant à Lyon (Rhône). Il est le fils de Madeleine Victoire Moissenot et de son époux Jean-Baptiste Marillier, jardinier.

Marié avec Marie Pierrette Petitoire, Marillier est garçon de café en 1842. En 1844, il exploite un établissement 44, rue du faubourg Saint-Denis à Paris, qui est déclaré en faillite en octobre ; une conciliation clôture la procédure en février 1845.

Il fait partie en 1848 selon les archives militaires d’un « Club de Joinville ». Il est arrêté en juillet 1848 après les journées insurrectionnelles de juin sans motif précisé avec six autres habitants de la commune de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) ; il est remis en liberté le lendemain.

L’année 1858, Marillier exploite le Café du Centre, en face du camp impérial de Chalons (act. Châlons-en-Champagne, Marne). Il décède dans cette ville le 16 juin 1860, âgé de 45 ans. Il avait une fille.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 01:01

Pierre Joseph Destombes naît le 9 juin 1804 à Tourcoing (Nord). Il est le fils de Catherine Rose Joseph Duvillier et de son mari, Constantin Joseph Destombes, tisserand.

Lui-même vit à Tourcoing jusqu’en 1844, où il se marie avec Anne Marie Florine Joseph Six en janvier 1834 et y donne naissance à six enfants.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), vers le milieu des années 1840, il est dégraisseur de laines.

Selon les archives militaires, Destombes fait partie en 1848 d’un Club de Joinville. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune. Il est le seul du groupe à ne pas être commerçant. Il est remis en liberté le lendemain.

Pierre Joseph Destombes, qui était domicilié cité Bertrand à Paris (11e arr.), décède le 9 décembre 1873 à Paris (12e arr.). Il avait alors 69 ans.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 02:01
François Poirier, marchand de vin pris dans la révolution de 1848

François Alphonse Poirier naît le 7 mars 1818 à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne). Il est le fils de Charlotte Adélaïde Gagnat et de son époux, Pierre François Poirier, manouvrier.

Il exerce d’abord la profession de boucher à Tournan où il épouse en octobre 1839 Julie Rose Moignard, petite-fille d’un notable de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont) pendant la Révolution. Puis, en 1840, il est charcutier à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il devient marchand de vin dans la même ville en 1842.

Il fait partie en 1848 selon les archives militaires d’un Club de Joinville. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également tenanciers de débits de boisson ; il est remis en liberté le lendemain.

Poirier vivait toujours à Joinville en 1851 et avait eu quatre enfants. Il meurt à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) le 10 février 1861, à l’âge de 42 ans.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 01:01

Adolphe Candellé (1807-1893), marchand de vins-traiteur à Joinville-le-Pont, insurgé en 1831 puis juin 1848.

Né le 9 juin 1807 à Chartres (Eure-et-Loir). Condamné, en 1831, à trois jours de prison pour une coalition d’ouvriers, il présidait en 1848 le Club de Joinville (anc. Seine, Val-de-Marne), où il était alors établi marchand de vins-traiteur. Arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également tenanciers de débits de boisson, il fut mis en liberté le lendemain.

Adolphe Candellé s’installe avant 1856 à Charenton-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne), où il décède le 21 janvier 1893 à l’âge de 86 ans. Il était alors rentier et avait épousé successivement Cécile Benoit puis Augustine Boussard.

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