Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 00:01

Robert Amand Victor Brouillon naît le 19 novembre 1890 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.

Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Robert Brouillon est comptable aux usines cinématographiques Pathé, à Joinville où il entre vers 1906. Son frère Marcel Brouillon (1889-1959), exerce le même métier dans l’entreprise de bois Penneret, dans la même commune. Ils résident tous deux, avec leur mère, dans la demeure familiale joinvillaise.

Pendant la première guerre mondiale, Robert Brouillon, alors maréchal des logis au 13e régiment d’artillerie, est cité à l’ordre de la division pour son comportement.

Dans la commune de Saint-Maurice, voisine de Joinville, Robert Brouillon épouse en juin 1921 Annonciade Marie Martinaggi. Il se remarie, en septembre 1927 à Vincennes, avec Victorine Amélie Dalstein.

N’ayant pas eu d’engagement politique connu, c’est probablement son frère Marcel et non Robert qui est le Brouillon candidat sur la liste de droite lors des élections municipales de Joinville en novembre 1919. L’un des deux est récompensé en tant que professeur de comptabilité, probablement dans le cadre des cours du soir de l’Association philotechnique.

Membre de la Société des amis de Vincennes (1926-1929), Robert Brouillon est également administrateur de l'œuvre des jardins ouvriers de Vincennes. Il reçoit à ce titre une médaille de bronze de la prévoyance sociale en janvier 1928.

Robert Brouillon meurt le 27 novembre 1935 à Joinville. Il était âgé de 45 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

Studios Pathé Joinville en 1925

 

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 00:01

Marcel Gustave Brouillon naît le 28 septembre 1889 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.

Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Marcel Brouillon est comptable dans l’entreprise de bois Penneret, à Joinville. Son frère cadet, Robert Amand Victor Brouillon (1890-1935), exerce le même métier aux usines cinématographiques Pathé.

Exerçant une fonction bénévole au sein d’organismes sociaux, commissaire de la Mutuelle du cinéma et contrôleur de la société de secours mutuels Assurance fraternelle de Joinville-Nogent, Marcel Brouillon obtient en juillet 1927 une mention honorable au titre de son engagement mutualiste et est décoré en février 1939 chevalier du Mérite social.

C’est probablement Marcel Brouillon qui est candidat, en novembre 1919, aux élections municipales à Joinville-le-Pont. Cependant, les sources ne mentionnant pas le prénom, ce pourrait également être son frère, Robert. La liste du Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et le Dr Georges Bitterlin, rassemble la droite conservatrice et libérale ; elle s’oppose à une liste de la majorité sortante, conduite par Henri Vel-Durand, rassemblant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, ainsi qu’à une liste socialiste SFIO, dirigée par Georges Laruelle. Devancée au premier tour par les candidats d’Henri Vel-Durand, le Bloc indépendant se retire et n’a pas d’élu. Brouillon recueille 374 voix sur 1 694 suffrages exprimés (22%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits.

Avant le scrutin suivant, Marcel Brouillon est désigné comme secrétaire-trésorier en avril 1925 lors de la constitution du Comité d’union et d’action républicaines, fondé en 1912, qui rassemble la plupart des figures de la droite joinvillaise, en dehors des royalistes d’Action française. Il est présidé par Félix Soulié et appuie la candidature, sur une liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, d’Henri Vel-Durand, qui s’oppose cette fois aux radicaux-socialistes alliés à d’autres formations de gauche, dont les socialistes SFIO, sur une liste de cartel.

En novembre 1932, Marcel Brouillon est réélu secrétaire de l’organisation, rebaptisée Comité d’union républicaine et d’action sociale et alors présidée par Lucien Pinton. Il conserve la même fonction en janvier 1934, la présidence étant passée à Émile Lecuirot.

La transformation du comité en Union des républicains en février 1935, sous la présidence de René Kirbuhler, voit Marcel Brouillon nommé secrétaire adjoint. En avril de la même année, la nouvelle Union prend position en matière politique : « L’Union des républicains de Joinville, se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux. »

Brouillon est signataire du programme, qui demande la séparation de l’administration municipale et de la politique, la diminution des charges écrasantes, l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales.

En vue des élections législatives de juin, Marcel Brouillon participe en mars 1936 à la fondation d’un Comité de conciliation républicaine et de progrès social pour le travail et la paix, qui accorde son investiture au député radical indépendant sortant, Adolphe Chéron. Le comité est présidé par Armand Faivre.

Adolphe Chéron, ancien ministre, est opposé au second tour au communiste André Parsal, candidat de Front populaire, qui l’emporte avec 51,6% des suffrages exprimés.

Marcel Brouillon meurt le 27 mai 1959 à Créteil. Il était âgé de 69 ans. Il ne semble pas avoir été marié.

 

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 00:01

Joseph Florimond Brucelle naît vers 1756. Il épouse en avril 1786 à Paris (église Saint-Roch) Élisabeth Geneviève Mathieu, veuve de François Augustin Lemaire et mère de six enfants. Elle résidait dans le village de Pont-de-Saint-Maur (act. Joinville-le-Pont).

L’année suivante, en mars 1787, Brucelle prend à bail pour sept ans, une ferme à Polangis, au bord du pont de Saint-Maur (act. pont de Joinville). La plaine de Polangis, très peu peuplée, est cependant un axe important de passage depuis l’Est de la France, le pont de Joinville étant, avec celui de Charenton, le seul pont sur la Marne en amont Paris.

Les bailleurs sont Antoine-Joseph Kropper, ancien marchand poêlier ordinaire du roi, et Marguerite-Françoise Villiaume, son épouse. Brucelle fait de la ferme une auberge.

Comme le village du Pont-de-Saint-Maur, la plaine de Polangis (on dit alors Poulangy) dépendait de la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur mais disposait d’un rôle fiscal autonome. En février 1790, une municipalité est constituée, qui prend le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur.

Brucelle est signataire, en novembre et décembre 1791. De deux récépissés mentionnant qu’il fait fonction de procureur de la commune. C’était sans doute un remplacement, puisque le procureur en titre est Jean Acher, élu en 1790 et toujours en poste fin 1792. La fonction est, avec celle du maire et des deux officiers municipaux, l’une des quatre composant la municipalité. Le maire est Edme Lheureux, marchand de bois.

Joseph Florimond Brucelle (dont le nom s’écrivait aussi Brucelles ou Bruxelles) meurt le 10 mars 1792 au Pont-de-Saint-Maur. Il avait environ 35 ans.

Son beau-fils, Ange Marie Lemaire (né en 1772), également aubergiste, sera notable de La Branche du Pont de Saint-Maur en l’an 9 (1800), équivalant à un siège de conseiller municipal. Son beau-frère, Jean Mathurin Lemaire, commerçant (1771-1850), a été maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur en 1814 et 1815 après en avoir été adjoint à partir de l’an 10 (1801). Le fils de ce dernier, Jean Emile Lemaire, sera aussi adjoint au maire entre 1830 et 1837, quand la commune prend le nom de Joinville-le-Pont.

Polangis sur la carte de Cassini

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 00:01

Auguste Amédée Thiercelin naît le 10 septembre 1851 à Avon (Seine-et-Marne). Il est le fils de Louise Marguerite Emélie Jourdain et de son époux Jean Étienne Charles Thiercelin, manouvrier qui vivent au hameau de Changis.

Peut-être est-ce lui le margeur Auguste Thiercelin, qui participe en novembre 1866 à une souscription pour les inondés lancée par L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers.

Il s’installe à Sivry-Courtry (Seine-et-Marne) où il se marie en 1874 avec Marie Joséphine Frasch et où naissent leurs deux enfants en 1877 et 1881.

La famille s’installe, vers 1891, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle exploite un hôtel garni et vend du vin, rue du Canal.

Au cours des élections municipales de mai 1892, Thiercelin est candidat sur la liste républicaine de la majorité sortante, soutenue par le comité radical-socialiste. La liste, conduite par le maire Eugène Voisin, obtient dès le premier tour 16 sièges contre un seul aux opposants conservateurs. Elle recueille une moyenne de 360 voix, soit 56,4% des 639 suffrages exprimés pour 644 votants. Thiercelin, avec 235 votes (36,8%) est en ballotage. Il est élu comme ses cinq autres colistiers. Il siège dans les commissions scolaire, des fêtes, du marché d’alimentation et des enfants en bas âge.

Lors du scrutin suivant en mai 1896, la liste Eugène Voisin passe sans concurrence dès le premier tour. Thiercelin est réélu. Il va jouer un rôle politique, étant notamment désigné comme électeur sénatorial en 1897 et 1899. Il n’est pas candidat en 1900.

La famille s’installe dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, et Auguste Thiercelin devient jardinier aux usines cinématographiques Pathé de Joinville. En 1927, il obtient une récompense remise aux salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté. Il avait commencé sa vie professionnelle plus de 60 ans auparavant.

Après le décès de son épouse en mars 1913, Auguste Thiercelin se remaria avec une italienne, Séraphine Tamoni, employée de commerce, originaire d’Aoste, en septembre 1917 à Joinville. Ils déménagent avenue Oudinot, dans le quartier voisin de Polangis.

Auguste Amédée Thiercelin meurt le 21 octobre 1929 à Joinville. Il était âgé de 78 ans. Ses obsèques sont célébrées dans l’église Sainte-Anne de Polangis.

L’aîné de ses deux enfants, Lucien Thiercelin, dessinateur, travaillait aux services techniques du journal Le Matin.

Les usines Pathé

 

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 01:01

Léopold Nicolas Bellœil naît le 15 février 1850 à Tours (Indre-et-Loire). Il est le fils de Marie Anne Bouchot et de son époux, Nicolas Yves Bellœil, serrurier à Paris. Le père exploita une entreprise de meubles en fer dans le quartier de Ménilmontant, qui fit faillite en 1864, avant qu’un concordat soit signé en 1865 avec les créanciers.

Bien que le nom de Bellœil soit clairement confirmé par l’état-civil, l’orthographe « Belfoeil » est régulièrement utilisée, par exemple dans la des recensements de population ou dans l’activité professionnelle.

Mobilisé pendant la guerre franco-allemande de 1870, Léopold Bellœil sera décoré de la médaille commémorative 1870-1871.

Installé avec sa mère à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du centre, Léopold Bellœil s’y marie en octobre 1878 avec Henriette Cécile Versy, fille d’un tonnelier. Entrepreneur de peinture à Tours avant son mariage, il s’associe avec son beau-frère Paul Eugène Versy dans l’entreprise Belfoeil-Versy, qui, outre les travaux de peinture, vend également du matériel de quincaillerie et de papeterie, y compris du verre à vitre et du papier peint. Elle est installée en 1903 route de la Brie, dans le quartier en développement de Polangis.

De nouveau en compagnie de son beau-frère, Bellœil est candidat lors des élections municipales de mai 1892 à Joinville-le-Pont. Il figure sur la liste d’opposition à la majorité sortante, républicaine et radicale-socialiste, conduite par le maire Eugène Voisin. Elle a été montée par Albert Bocquentin, négociant et conseiller municipal sortant avec le Dr Jean Barborin, médecin, et s’affiche nettement conservatrice. La liste de droite obtient une moyenne de 141 voix, soit 22,1% des 639 suffrages exprimés pour 644 votants ; elle a un élu, Honoré Moulinet, marchand de bois et conseiller municipal sortant, tandis que les radicaux en ont 16 au premier tour et emportent les six postes restants au second. Bellœil avait recueilli 78 votes (12,2%).

Léopold Bellœil meurt le 9 février 1912 à Joinville, âgé de 61 ans. Son épouse était membre de la section de Joinville d’une association humanitaire, la Société de l'allaitement maternel. Ils avaient eu une fille.

Médaille commémorative 1870-1871

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 01:01

Adolphe Eugène Jules Leblanc naît le 28 octobre 1863 à Paris. Il est le fils de Félicie Honorine Lecestre et de son époux, Ernest Désiré Gustave Leblanc.

En janvier 1887, probablement aux Lilas (Seine, act. Seine-Saint-Denis), il épouse Louise Zéphirine Célina Huché. Ils vivent en 1891 à Paris (19e arr.), rue de Meaux. Adolphe Leblanc est caissier-comptable à la société française de fabrication de bébés et jouets. Ils eurent une fille.

À la fin du 19e siècle, ils s’installent dans le quartier en cours de développement de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils vivent avenue du Parc.

En octobre 1909, Leblanc fait partie d’un groupe de résidents du même quartier qui constituent une société de secours mutuels, l’Assurance fraternelle de Joinville-Nogent. Chéri Arnaud (1875-1931), sellier, négociant puis industriel, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1929), en est le président et Leblanc le vice-président. Le bureau complété par le trésorier Ambroise Denis (1870-1950), qui exploite un café avenue Pauline, et le secrétaire Eugène Constant Broudin (né en 1873), gardien de la paix.

Le but de l’association est de fournir un capital à la famille en cas de décès. En 1936, la société compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

Avant 1924, Leblanc devient président de l’Assurance fraternelle. Il cesse cette fonction en 1928 et est alors remplacé par Paul Louis Alfred Jouve.

Décoré de la médaille du travail en août 1924, Leblanc obtient également des récompenses au titre de son action dans la mutualité : médaille de bronze en décembre 1924 puis médaille d’argent en mars 1926.

Adolphe Leblanc meurt le 16 mai 1931 à Joinville. il était âgé de 66 ans.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 01:01

Alphonse Charles Mézin naît le 6 mai 1866 à Paris (3e arr.). Il est le fils de deux ouvriers nacriers, Alix Marie Restouble et son époux Adrien Cyprien Mézin. Ils vivent rue du Temple.

Exerçant la même activité de graveur sur nacre que ses parents, Alphonse Mézin se marie en juillet 1889 à Paris (3e arr.) avec Jeanne Eugénie Picardet, passementière. La famille, avec les parents d’Alphonse, s’installe à Joinville-le-Pont dans le nouveau quartier de Polangis, avenue Jamin. Alphonse Mézin divorce en novembre 1893 pour se remarier, en juin 1896 à Joinville avec Caroline Frédérique Reichert, modiste. Ils auront cinq filles ainsi qu’un garçon, mort en bas âge.

Proche de plusieurs radicaux-socialistes, notamment du journaliste Henry Vaudémont, Alphonse Mézin n’eut pas d’activité politique publique. Par contre, il s’engagea dans les domaines social et culturel.

Mézin participe à l’organisation des manifestations locales. Il est secrétaire adjoint de la Commission des fêtes quand elle est créée en août 1891. Il siège aussi au comité qui supervise les animations dans les quartiers de Polangis et Palissy deux ans plus tard.

Il s’implique surtout dans les divers avatars de la fanfare locale, souvent mal en point, mais toujours relancée. Il est secrétaire de l’association La Joyeuse en décembre 1893, puis régisseur de la nouvelle société l’Amicale en 1898 et jusque 1912 au moins. Il rend compte régulièrement de l’activité de la fanfare dans l’hebdomadaire radical Voix des communes.

En matière sociale, Mézin fait partie des 105 habitants de son quartier, et 260 dans toute la commune, qui répondent en septembre 1895 à une souscription du quotidien la Petite République en faveur des « affamés de Carmaux », grévistes qui constitueront ensuite la Verrerie ouvrière d’Albi. Elle est Pierre Jules Tireau, lunetier radical-socialiste, et Victoria Vaudémont, compagne du journaliste et conseiller municipal.

Pendant la première guerre mondiale, Mézin est secrétaire de la Mutualité scolaire, qui compte 165 adhérents en 1916-1917.

Alphonse Charles Mézin meurt le 13 juillet 1917 à Joinville. Il était âgé de 51 ans. Sa troisième fille, Andrée, âgée de 15 ans, meurt un mois plus tard. Sa fille aînée, Adrienne, épousa en mai 1919, Louis Georges Vité (1898-1986), assureur, grand blessé de guerre, responsable d’une association d’anciens combattants et conseiller municipal radical-socialiste de Joinville-le-Pont (1929-1935).

Un restaurant à Polangis en 1900

 

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 01:01

Louis Félix Normand naît le 18 mars 1860 à Paris (18e arr.). Sa mère, Marie Augustine Normand, lingère, épouse dix ans plus tard, en décembre 1870, Victor Émile Salmon, qui le reconnaît.

Félix Salmon, devenu peintre sur porcelaine, épouse Louise Alphonsine Drony, couturière, en octobre 1890 à Paris (18e arr.). Il vit alors rue de Simart. Avant le milieu de la décennie, il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il installe son atelier de peinture sur céramique dans le nouveau quartier de Polangis, avenue Henri.

Il participe en septembre 1895 à une souscription pour « les affamés de Carmaux », en faveur de grévistes des verreries. La quête est organisée par la coopératrice Victoria Vaudémont avec deux responsables radicaux-socialistes, son compagnon Henry Vaudémont, journaliste, et le lunetier Pierre Jules Tireau.

Félix Salmon prend la succession d’Henry Vaudémont en tant que correspondant local de l’hebdomadaire radical Voix des communes. Vaudémont, qui fut également le rédacteur en chef du journal, fut une figure marquante de la vie intellectuelle locale et fit de l’hebdomadaire sans doute le principal organe rendant compte de l’actualité dans la 2e circonscription de l’arrondissement Sceaux, qui couvrait la moitié du futur département du Val-de-Marne. Il meut en juillet 1896.

Signant un article à partir de juillet 1897, Salmon a cependant peut-être commencé sa collaboration plus tôt, utilisant dans ce cas des pseudonymes, par exemple J’Informe, en usage à 8 reprises entre février 1896 et avril 1904 (mais peut-être est-il collectif) ou Ducanal (octobre 1896). Neuf articles mentionnent le patronyme de Salmon.

Dans ses interventions, il exprime des critiques sur l’absence des conseillers municipaux joinvillais aux fêtes du quartier de Polangis en juillet 1897. Il relaie une demande d’affichage des décisions du conseil municipal.

Le rédacteur qui signe J’Informe critique les interventions privées dans les écoles publiques, soutient le maire Eugène Voisin et rappelle le souvenir d’Henry Vaudémont.

En août 1901, tandis que Salmon paraphe son dernier article, Ludovic (alias Louis Dehné) apparaît pour la première fois ; il prend sa succession en tant que chroniqueur de Voix des communes pour Joinville.

Un Salmon, peut-être Félix, est élu membre du groupe cantonal radical-socialiste de Charenton en janvier 1899 ; il en est secrétaire adjoint.

Salmon ne réside plus à Joinville en 1911, son épouse ayant repris l’exploitation de l’atelier de céramique. Il divorce en novembre 1915 et se remarie, en mars 1919, à Paris (16e arr.) avec Mathilde Zurcher, brocanteuse. Il est alors âgé de 59 ans.

La date de son décès n’est pas connue.

Partager cet article
Repost0
29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 01:01

L’abbé Bauller a été nommé vicaire de l’église Saint-Joseph des Épinettes à Paris (17e arr.) en juillet 1929. Il soutient en 1931 le syndicalisme chrétien de la CFTC en souscrivant en faveur de sa propagande. Il devient aumônier du groupe des scouts de la paroisse en 1933.

Au printemps 1944, il prend la succession de Jacques Hollande en tant que curé de Sainte-Anne de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Désigné pour prendre la tête de la mission de Paris par le cardinal Suhard, l’abbé Hollande devint un des fondateurs des prêtres-ouvriers en France. La paroisse couvre les quartiers de la rive gauche de la Marne, Palissy et Polangis, qui est principalement sur Joinville mais également en partie à Champigny-sur-Marne.

En mai 1948, aux côtés de Gilberte Pierre-Brossolette et de l’abbé Augustin Baudot, curé l’autre paroisse joinvillaise, Saint-Charles-Borromée, l’abbé Bauller, rend hommage à Joinville aux héros de la Résistance à l’Allemagne nazie. Gilberte Pierre-Brossolette, épouse de Pierre Brossolette, mort pendant l'Occupation en 1944, était vice-présidente socialiste du Conseil de la République (Sénat).

L’abbé Jean Lamour remplace l’abbé Bauller à la cure de Polangis en octobre 1953.

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 01:01

Lucien Lachambre naît en 1899. Ordonné prêtre en 1926, il poursuit des études à la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris où il est lecteur en 1930.

En même temps, il exerce la fonction de vicaire à la paroisse Saint-Maurice de Bécon-les-Bruyères, située dans la commune de Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il s’y occupe notamment à partir de 1932 de l’association sportive qui fonctionne dans le cadre du patronage.

En juin 1934 l'abbé Lachambre est nommé vicaire à Notre-Dame-des-Champs, église de Paris (14e arr.). Six mois plus tard, en janvier 1935, il rejoint la paroisse Saint-Germain-de-Charonne, située dans le 20e arrondissement. Il y est de nouveau responsable des activités sportives conduites sous l’égide de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France.

Suite au décès en fonction de l’abbé Victor Simonard en janvier 1937, l'abbé Lachambre, est nommé curé de Sainte-Anne de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il reprend le projet, esquissé par son prédécesseur en 1927, et soutenu par le cardinal Verdier, archevêque de Paris, ainsi que par de nombreux professionnels du septième art, de construire une nouvelle église, Notre-Dame-du-Cinéma. Elle est destinée à remplacer l’ancienne chapelle de secours, bâtie en 1906 et devenue en 1910 siège de la paroisse, Sainte-Anne de Polangis, adossée aux studios et usines de cinéma.

Parmi les promoteurs du projet, on trouve Louis Lumière, Léon Gaumont et les dirigeants des studios Pathé-Natan. En janvier 1938, lors d’un prêche à Joinville au cours de la messe pour les morts du cinéma, le cardinal Verdier considéra que « le cinéma est un vecteur d'amour. L'Invention du cinéma a singulièrement contribué au développement de l'humanité. Votre mission est incomparablement grande. L'âme populaire aspire de plus en plus des améliorations dans tous les domaines. Tôt ou tard, cela aboutira à un ordre meilleur, à condition de donner aux masses les éléments qui instruisent et qui élèvent ». Le cardinal veut une « basilique qu'il dédie à Notre-Dame-du-Cinéma afin de montrer que l'Église ne reste pas étrangère à tout ce qui est beau... à tout ce qui est grand... »

Au cours de cette même cérémonie, M. Boucheron charcutier à Joinville, avenue Galliéni, présente une maquette en saindoux du projet N-D du Cinéma.

L’abbé Jacques Hollande, futur responsable de la mission de Paris et fondateur des prêtres-ouvriers, remplace Lucien Lachambre à Polangis en juillet 1942.

Lorsqu’il quitte la cure de Sainte-Anne, Lucien Lachambre est âgé d’environ 42 ans. La suite de sa biographie n’est pas connue.

Photo Le Matin 1938/01/09, cardinal Verdier ; au 2e plan, peut-être Lucien Lachambre

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens