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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 01:01

Isidore Francois Audureau naît le 4 juillet 1889 à Nantes (Loire-Inférieure, act. Loire-Atlantique). Il est le fils de Louise Alphonsine Bonnardel, employé de commerce et de son mari Luce Audureau.

Mobilisé pour son service militaire dans le 4e régiment de chasseurs d’Afrique, à Tunis, en octobre 1910, il est affecté au service auxiliaire pour « faiblesse générale et astigmatisme ». Il est réformé en mars 1911 pour astigmatisme et hypermétropie des deux yeux toujours à Tunis et rentre en France. Son incapacité sera confirmée par le conseil de révision de la Seine en décembre 1914 puis en février 1917.

Employé de commerce comme son père, Isidore Audureau épouse en janvier 1912 à Paris (12e arr.) Mathilde Marie Huysegems, modiste. Il va se lier professionnellement et politiquement avec le beau-frère de sa femme, Frédéric Bautsch.

En 1921, tous les deux exploitent un commerce de bonneterie en gros, sous la raison sociale Audureau et Bautsch, situé rue de Montmorency à Paris (3e arr.). Ils disposent de représentants notamment dans l’ouest, le sud-ouest et ne nord de la France.

La famille Audureau, qui aura probablement six enfants, est installée en 1923 sur le quai de Polangis, dans la maison voisine de celle des Bautsch.

En mars 1935, Audureau participe à la transformation de la principale formation de droite de la commune. Le Comité d’union des républicains et d’action sociale, fondé en 1912, se transforme en Union des républicains, à vocation uniquement municipale. René Kirbuhler en est le président, tandis qu’Audureau est nommé commissaire aux comptes.

Lors des élections municipales de mai, l’Union des républicains soutient la liste conservatrice, qui l’emporte contre les radicaux-socialistes sortants et la gauche communiste et socialiste coalisée. Léon Lesestre est élu maire, Frédéric Bautsch et René Kirbuhler deviennent adjoints. En septembre 1935, Audureau est désigné comme électeur sénatorial par la majorité municipale.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Audureau contribue par des dons en 1942 au Comité d’assistance aux prisonniers, géré par la mairie. Frédéric Bautsch est arrêté par le comité local de Libération le 25 août 1944 en même temps que les autres membres du bureau municipal, Lesestre, Béal, Kirbühler et Chaussée. Ils sont transférés au camp de Drancy.

Par contre, un fils d’Audureau, Jacques René, né à Joinville en 1923, est enregistré en tant que résistant.

Isidore Audureau meurt le 9 septembre 1961 à Marigny-sur-Yonne (Nièvre). Il était âgé de 72 ans.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 01:01

Henri Georges Vardinal naît le 2 décembre 1893 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Louise Eugénie Charbonneix et de son mari, Édouard Henri Vardinal, monteur en bronze. Il exerce le même métier que son père lors de son incorporation au titre du service militaire en novembre 1913. Il vit chez ses parents qui se sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Le comportement de Vardinal pendant la première guerre mondiale, où il est téléphoniste dans le 32e régiment d’artillerie, lui vaut trois citations, à l’ordre du régiment en juillet 1916, à l’ordre du corps d'armée en janvier 1917 et à l’ordre du grand quartier général en août 1918.

Blessé une première fois d’un éclat d’obus à la tête et à l’œil en septembre 1914, Vardinal est de nouveau très gravement atteint en juillet 1918 par un éclat d’obus au bras en réparant une ligne près de la ferme de Montrambeuf, Aisne. Il est amputé du bras gauche. À ce titre, il sera pensionné puis éligible à un emploi réservé.

Ses actions valent à Vardinal de recevoir la croix de guerre avec étoile de bronze et la médaille militaire en août 1918.Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1933 puis officier en juin 1947.

Après-guerre, Vardinal réside toujours à Joinville-le-Pont et devient commis de serrurerie. Il épouse Juliette Eugénie Hébrard et séjourne à Nîmes (Gard) où naît sa fille Yvonne en 1927.

La famille est de retour à Joinville en 1931, demeurant avenue Jean-d’Estienne-d’Orves, dans le quartier de Polangis, mais faisant régulièrement des séjours dans le Gard.

À partir de février 1943, Vardinal est employé comme auxiliaire du ministère du travail, détaché au bureau de placement de Joinville, qui s’occupe de la gestion du chômage dans la commune. Il devient agent dans la même fonction en 1948 avant de faire valoir ses droits à la retraite en novembre 1957. Pendant l’occupation, une enquête de voisinage conduite en 1947 témoigne qu’il « n’a pas fréquenté les allemands » et « leur était très hostile. »

Son père, Édouard Vardinal, devient brièvement conseiller municipal communiste de la commune en mars 1953. Son frère Roger est cantonnier à la mairie.

Henri Georges Vardinal meurt le 1er août 1966 à Créteil, où il était hospitalisé. Il résidait toujours à Joinville et était âgé de 72 ans.

Son épouse rejoint, en 1967, sa fille qui vit aux États-Unis à Chicago, Illinois.

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 01:01

Édouard Henri Vardinal naît le 10 février 1870 à Paris (10e arr.). Il est le fils d’Adélaïde Rousseau et de son époux Constant Vardinal, sellier.

Vivant toujours dans le même arrondissement, Édouard Vardinal devient monteur en bronze. Il fait un service militaire raccourci en 1891-1892, du fait du décès de son père, et épouse en février 1893 à Paris (10e arr.) Louise Eugénie Charbonneix, fille d’un maçon.

Entre 1897 et 1904, la famille vit aux Lilas (Seine, act. Seine-Saint-Denis) puis revient dans à Paris (19e arr.), square Bolivar, en 1907. À partir de 1913, la famille est définitivement installée à Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Pendant la première guerre mondiale, Vardinal est d’abord affecté au 29e régiment d’artillerie, basé à Laon (Aisne), puis, à partir de juin 1916 détaché au sein de la maison Vachette, rue du Chemin-Vert à Paris (11e arr.).

Après le conflit, Vardinal travaille à la maison Thibault où il est chef de fabrication pour le montage de bronze.

En novembre 1947, lors des élections municipales à Joinville-le-Pont, Édouard Vardinal figure sur la liste Union républicaine et résistante, qui rassemble des communistes, des radicaux et d’autres personnalités de gauche. La liste obtient une moyenne de 3 017 voix sur 6 974 suffrages exprimés (44,4%), étant légèrement devancée par la liste gaulliste du RPF avec 3 066 votes (45,1%). Cependant, les deux listes ayant chacune 13 élus, c’est le socialiste SFIO Berthet, seul de sa liste, qui permet au maire sortant Robert Deloche de retrouver son poste.

En 1950, c’est probablement Édouard Vardinal (ou son fils Henri), qui participe en tant que responsable des Vieux travailleurs au 6e anniversaire de la Libération de la ville.

Non élu en 1947, Édouard Vardinal va être appelé à siéger au conseil municipal le 16 mars 1953, en remplacement de Robert Deloche, démissionnaire. Amélie Trayaud, communiste également, est élue maire. Son mandat prit fin dès le 26 avril 1953.

Édouard Vardinal meurt le 1er octobre 1953 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 83 ans. Il avait eu deux enfants.

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 00:01

Marie Victor Robin naît le 14 octobre 1784 Bard (act. Bard-lès-Époisses, Côte-d'Or). Il est le fils de Reine Martin et de son époux Jean Robin, vigneron. Présenté comme salarié, il épouse en septembre 1811 à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) Claudine Foignot, également salariée et fille de vignerons.

Peut-être faut-il le rapprocher de son homonyme, victime lors de la révolution de juillet 1830. La commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés attribue en effet en 1832 une aide à Robin (Marie Victor), après l’avoir inscrit dans la 1e classe des blessés de Paris (1er arr.)

Au moment du décès de celle-ci, en juin 1834, Marie Victor Robin et son épouse vivent à la ferme de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils sont cultivateurs. Avec son fils, Robin est également grainetier.

En février 1838, Marie Victor Robin se remarie avec Élisabeth Clémentine Guillet, fille du fermier de Polangis, Jean Simon Guillet. Lors du mariage, comme lors du décès de sa première femme, tous les témoins exercent ou vont exercer des responsabilités politiques : Pierre Ursin Marcellis, Louis Théodore Eugène Benoit, Eugène Napoléon Rozier, Jean Marie Molette et Louis Alphonse Chéret.

Marie Victor Robin devient lui-même membre du conseil municipal en août 1840. Il en démissionne en août 1843. Il est alors marchand de bois et réside rue du Pont, sur la rive droite de la Marne, ayant quitté la plaine de Polangis. Il quitte la commune, sans doute après 1848.

Marie Victor Robin meurt le 24 mai 1867 à Chelles (Seine-et-Marne) où il résidait, rue Saint-Georges, avec sa seconde épouse. Il avait 62 ans.

Il n’avait aucune parenté avec Jean Joseph Robin, qui fut maire de Joinville-le-Pont.

Vue de Polangis

 

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 00:01

Suite de la biographie de Gabriel Pinson

C’est sous le mandat de Gabriel Pinson que la zone de Polangis sur la rive gauche de la Marne, jusqu’ici peu habitée, va devenir le principal quartier pavillonnaire de Joinville. Elle avait été, en 1870, le théâtre d’une bataille meurtrière entre les forces françaises et prussiennes. Le château de Polangis, qui appartenait aux héritiers d’Auguste Courtin, ancien maire, est vendu par eux en 1881. En 1883, un lotissement est réalisé dans le parc du château, et le bâtiment du château sera démoli en 1902. En 1886, un canal, appelé également ru de Polangis (ou Petit-Bras) est creusé, pour attirer les canotiers parisiens et les inciter à acheter les parcelles mises en vente.

À partir de fin 1887, Pinson continue son activité publique, présidant les séances du conseil municipal et participant aux cérémonies publiques. Il semble cependant réduire sa présence en mairie, probablement suite à une dégradation de sa santé, puisqu’il ne signe plus les registres d’état-civil à compter du 15 décembre.

Les radicaux-socialistes critiquent la gestion du maire, un incident éclatant lors de la session du conseil de février 1888 entre Albert Bleunard et Pinson, ce dernier menaçant de se retirer parce que Bleunard lui reproche de ne pas appliquer la règlementation à propos de l’école maternelle. L’hebdomadaire radical Voix des communes lui reproche son attitude : « Quelle sensitive vous êtes, excellent M. Pinson ! C’est de l’autoritarisme cela, et du plus détestable pour vos administrés, ils ne veulent pas vous faire de la peine, et pourtant ils voudraient pouvoir vous présenter des observations comme à une personne naturelle ! »

En avril, le comité radical-socialiste convoque les élus sortants pour leur poser cinq questions : 1) vous représentez-vous ? 2) avez-vous voté les poursuites contre le curé ? 3) êtes-vous partisan d’un sénat ? 4) en cas de changement législatif, êtes-vous favorable au maintien des appointements du curé ? 5) réunions du conseil municipal le soir ou l’après-midi ? Pinson et dix autres membres de sa majorité refusent de répondre à la convocation.

Les élections de mai 1888 opposent une liste républicaine modérée, conduite par Pinson, à une liste radical-socialiste, dirigée par Alphonse Demeestère. Les premiers obtiennent 18 élus, dont 17 dès le premier tour, les seconds en ont 3. Pinson recueille 353 voix, moins que Rousseau, Voisin et Chéret, mais est reconduit dans sa fonction de maire par 17 voix sur 21.

Gabriel Charles Eugène Pinson meurt le 20 juin 1888 à Joinville, un mois et demi après sa réélection, à l’âge de 53 ans. Son ancien adjoint, Eugène Voisin, le remplace. Pinson avait été décoré en juin 1883 d’une médaille d'argent pour actes de courage et de dévouement : « s'est signalé maintes fois par sa belle conduite, notamment lors des inondations qui ont eu lieu de 1878 à 1883. »

Avec sa mort, disparaît du conseil municipal de Joinville le nom de Pinson, qui était présent – quasiment sans interruption – depuis 1791 avec trois maires (Laurent François, Laurent Nicolas puis Gabriel et un maire adjoint, détenteur du record de présence avec 47 ans de mandat (Hippolyte).

Cependant, ce n’en est pas encore fini avec la descendance de Laurent François Pinson. Un autre de ses arrière-petits-fils, cousin de Gabriel Pinson, est élu au cours d’une élection municipale partielle en mars 1890. Albert Louis Bocquentin (1842-apr. 1903), négociant et industriel, conservateur, siègera deux ans au conseil municipal jusqu’en 1892.

Fin

Vue de Polangis

 

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 00:01

Alphonse Acher est le fils de Jean Acher et de Louise Geneviève Mathieu (décédée en 1820) ; il naît le 30 septembre 1793 à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Son père était épicier puis marchand de bois. Il a exercé les fonctions de procureur de la commune, agent municipal puis maire de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (1795-1800).

Comme son père, Alphonse Acher est marchand de bois, une des principales activités économiques du village qui prospère grâce au flottage du bois venu de Haute-Marne et déchargé dans la port sur la Marne puis acheminé vers Paris en passant le pont sur cette rivière. La famille Acher réside dans le hameau du Bout du Pont (appelé également La Tourelle), sur le territoire de la plaine de Polangis. Le territoire sur la rive gauche de la Marne est peuplé de seulement 36 habitants en 1837. Le commerce de bois est prospère et, en 1837, Alphonse Acher est le deuxième contribuable le plus imposé de la commune, figurant ainsi évidemment sur la liste des électeurs censitaires. Sa fortune est estimée à 3 000 francs en 1848.

En octobre 1822 à Villevaudé (Seine-et-Marne.), Alphonse Acher épouse Emélie Désirée Boulingre, fille de cultivateurs de la commune.

Le demi-frère aîné d’Alphonse Acher, Mathurin Lemaire, né du premier mariage de sa mère Louise Geneviève Mathieu avec Jean Étienne Martin Lemaire, était épicier dans le même village. Notable dans la municipalité de l’an 9, il est adjoint au maire, Laurent François Pinson de 1808 à 1814. À sa mort, il devient maire, fonction qu’il exerce jusqu’à sa démission avril 1816. Il redevient conseiller municipal en 1830 et le reste jusqu’en juillet 1843.

Bien qu’il n’ait, semble-t-il, pas siégé antérieurement dans le conseil municipal, Alphonse Acher est nommé adjoint au maire le 4 septembre 1830. Le maire, démissionnaire, Claude Pierre Jacmart se rend à la tête d’une délégation de la commune et de la garde nationale en audience auprès du roi Louis-Philippe le 13 septembre 1830. Ils lui demandent le changement de nom de la commune. Laurent Nicolas Pinson prend quelques jours plus tard la succession de Jacmart comme maire de la commune. Le 19 août 1831, l’ancienne Branche-du-Pont-de-Saint-Maur devient Joinville-le-Pont, prenant le nom d’un fils du souverain. Peu après, le 23 novembre 1831, Jean Émile Lemaire, neveu d’Alphonse Acher, devient adjoint en remplacement d’Alphonse Acher.

Depuis la Révolution de 1789, les Lemaire-Acher et Pinson partagent avec un nombre restreint d’autres familles, comme les Lheureux, les fonctions d’édiles municipaux dans le village.

Lors du scrutin municipal de mai 1837, au suffrage censitaire, Alphonse Acher obtient 19 voix sur 46 votants pour 61 électeurs inscrits. Il n’est pas élu, contrairement à son frère, Mathurin Lemaire. Par contre, en juillet 1843, Alphonse Acher retourne au sein de l’assemblée locale.

Alphonse Acher meurt à une date et dans un lieu inconnus, peut-être en 1845 ou début 1846, puisqu’il est, suite à son décès, remplacé au conseil municipal de Joinville en juin 1846.

Carte de 1830

 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 00:01

Louise Desouche naît le 10 avril 1877 à Villefranche (act. Villefranche-sur-Saône, Rhône). Elle est la fille de Françoise Larue et de son époux Antoine Louis Desouche, employé (probablement de chemin de fer), vivant au hameau des Roches.

Vivant alors à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) rue du Progrès puis rue de Lagny ; Louise Desouche donne naissance à un fils, René Henri, à Paris (12e arr.) en mai 1900. Son compagnon, Henri Graillat, comptable, reconnaîtra l’enfant en juin 1903 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne), où ils ne résident ni l’un, ni l’autre. Ils se marient en juin 1905 à Montreuil.

Ils vont vivre d’abord à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine), avenue Baudard avant de rejoindre les bords de Marne, se rapprochant du père d’Henri, Laurent Graillat, militant socialiste-révolutionnaire, syndicaliste et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Ils sont en 1910 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Militant en politique dès leur arrivée à Joinville, au sein de la SFIO, Henri Graillat est mobilisé pendant la première guerre mondiale tandis que leur fils s’engage dans l’armée à l’âge de17 ans en juin 1917.

Après le conflit, Henri Graillat est élu conseiller municipal sur une liste rassemblant de radicaux dissidents, les radicaux-socialistes officiels et des socialistes indépendants, conduite par Henri Vel-Durand. Elle l’emporte face aux socialistes SFIO et à des libéraux.

De son côté, Louise, qui conserve habituellement son nom patronymique de Desouche, va jouer un rôle public significatif.

En 1918, elle est membre du comité d’une des principales associations humanitaires de la commune, la section joinvillais de la société de l’Allaitement maternel, qu’elle avait rejointe en 1913. Elle coopère probablement également au siège national de la société, à Paris.

Dans le sillage de son mari, Louise Desouche semble s’intéresser à la politique. L’hebdomadaire radical Voix des communes s’en prend à elle en Aveyron 1922 dans une « tribune libre » non signée, assurant que Mme Graillat « semble commander le conseil municipal, défiante, autoritaire, colporte partout que son mari sera bientôt maire de Joinville. »

Le même journal, ménageant son mari, critique sa fille, embauchée par complaisance, selon lui, à la mairie.

Bien qu’ayant emménagé, en 1929, à Saint-Maur, rue Pinet, Louise Desouche devient en 1932 présidente de la section, qui s’est depuis élargie à la commune de Saint-Maurice. Son rôle lui vaut d’être décorée du mérite social en 1938.

Les époux Graillat résident de nouveau à Joinville, rue de la Paix. Après le décès accidentel d’Henri Graillat en septembre 1940, Louise Desouche reste vivre à Joinville et continue son activité associative. Peu avant la fin de la guerre, en juin 1944, elle organise un goûter de « parrainage des vieux » avec les deux paroisses catholiques de Joinville et une institution créée par le régime de Vichy, le Secours national, présidé à Joinville par un conseiller municipal, Rieux.

Son fils René Graillat participe lui à un mouvement de résistance et aux combats pour la libération de Champigny en août 1944 ; il devient conseiller municipal de cette commune.

Louise Desouche meurt le 17 octobre 1971 à Joinville, à l’âge de 94 ans.

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 00:01

Claude Gay naît le 20 septembre 1887 à Gerland (Côte-d'Or). Il est le fils d’Anne Gay et d’un père non dénommé. Avec un frère et deux sœurs, il est légitimé par le mariage de sa mère avec François Chambade à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) en avril 1894. Ses deux parents sont eux aussi nés de pères inconnus.

Contremaître dans une fabrique d’enveloppes de paille, Claude Chambade épouse en mai 1910, toujours à Nuits-Saint-Georges, Sophie Borrel.

Vers la fin de la décennie, la famille Chambade s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où elle vit quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Polangis.

Alors mécanicien, Claude Chambade prend des responsabilités dans l’association Union sportive de Joinville, fondée en 1919 et présidée par Stephen Durande, alors adjoint au maire et futur maire de Joinville. Il en est administrateur en 1922 et secrétaire en 1924.

C’est Chambade qui informe le mouvement sportif des couleurs du club en avril 1923 (culotte blanche, maillot blanc, bordure verte). Il contribue également à l’ouverture d’une baignade avec l’école de natation du club en 1924. Il devient ensuite professeur d'éducation physique et instructeur à la Fédération nationale des sociétés de natation et de sauvetage. Il se charge de l’organisation de la réunion nautique de Joinville en juillet 1926.

Après avoir rejoint le Club athlétique de Joinville (CAJ), présidé par Georges Scornet, adjoint socialiste SFIO au maire de Joinville, Chambade prend part avec Chandy et Viel à un triple saut groupé dans le bassin de la Marne à Joinville en septembre 1929.

À l’occasion des élections municipales de mai 1925, Chambade est candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui rassemble des conservateurs, libéraux, radicaux dissidents et socialistes indépendants. Son programme, présenté le 2 avril, insiste sur l’application « sans rigueur et sans sectarisme » des lois de laïcité, le maintien de l’octroi pour les produits entrant à Joinville et l’économie dans les dépenses budgétaires. La liste obtient 1 080 voix en moyenne au premier tour, soit 47,5% des suffrages exprimés ; tous les candidats sont élus au 2d tour face au cartel des gauches, qui rassemble les radicaux-socialistes, les socialistes SFIO et les socialistes-communiste. Henri Vel-Durand (radical dissident) est réélu maire de Joinville.

Pendant son mandat, Chambade s’intéresse notamment à l’aménagement de son quartier, émettant des réserves en août 1926 sur un projet concernant la place Mozart, principal centre de Polangis. Le mois suivant, il récompensé d’un prix pour son élevage de pigeons-voyageurs lors d’un concours agricole.

Lors des élections municipales de 1929, Chambade est candidat cette fois sur la liste du groupement des gauches, conduite par Émile Briolay, et qui rassemble des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants. Au premier tour, Chambade obtient 752 voix pour 1 715 votants (43,8%) sur 2 491 inscrits.

Au second tour, la liste de gauche a 1 123 voix en moyenne et 22 élus (dont Chambade), face à celle du maire sortant qui recueille 963 suffrages et a 5 élus ; les communistes n’ont pas de siège, avec 278 votes en leur faveur.

Claude Chambade meurt le 7 août 1930 à Joinville. Il était âgé de 42 ans et avait eu deux enfants.

Avec quatre autres élus décédés et cinq démissionnaires, Claude Chambade est remplacé au conseil municipal lors d’une élection partielle organisée en octobre 1934.

Destinataires de plusieurs lettres de félicitations pour des actes de courage en 1924 et 1925, Claude Chambade est décoré des Palmes académiques, comme officier d’académie, en juillet 1926.

Triple saut de Chandy, Chambade et Viel en 1929

 

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 00:01

Sophie Fernande Borrel naît le 18 septembre 1892 à Belleroche (Loire). Elle est la fille Marie Nathalie Victorine Favier, ménagère et de son époux, Antoine Augustin Borrel, tailleur de pierre. Son patronyme, initialement orthographié Barrel, est rectifié par jugement du 21 mars 1896 du tribunal civil de Roanne (Loire).

En mai 1910, Sophie Borrel épouse à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) où elle réside avec ses parents, Claude Chambade, contremaître.

Vers la fin de la décennie, la famille Chambade s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où elle vit quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Polangis.

À l’instar de son mari, Sophie Chambade est une sportive. En août 1921, elle gagne la course de 50 mètres dames débutantes organisée dans le bassin de Joinville de la rivière Marne par la Société nationale d'encouragement aux sports. Elle remporte également l’épreuve du 100 mètres brasse organisée dans le bassin de l'Hôtel-de-Ville (Seine) à Paris en septembre de la même année, lors de la Fête fédérale des sauveteurs.

Affiliée au club USJ (Union sportive de Joinville), dont son époux est un des administrateurs, Sophie Chambade est vainqueur de la course de 100 mètres du championnat de natation qui se tient dans la piscine Oberkampf à Paris en avril 1922.

En août 1925, elle prend part à la Traversée de Paris qui se disputait du pont National à l'île des Cygnes, soit sur 10 kilomètres. Elle termine troisième.

Décorée en décembre 1927 de la médaille d’honneur du Grand prix humanitaire de France (un des ancêtres de la médaille de l’Ordre du mérite), Sophie Chambade reçoit en janvier 1932 la médaille de bronze de l’éducation physique. Elle résidait alors toujours à Joinville et aurait eu deux enfants.

Sophie Chambade meurt le 7 juin 1978 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Elle était âgée de 85 ans.

Sophie Chambade en 1921

 

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 00:01

Marcel Louis Camille Roubault naît le 20 juillet 1900 à Chaumes (act. Chaumes-en-Brie, Seine-et-Marne). Il a pour mère Léonie Henriette Marie Savoyen, et pour père son époux, Paul Camille Roubault, boulanger.

Mécanicien et fraiseur pour de l’outillage de précision, Roubault est ensuite ajusteur et s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il y réside, avenue du Château (act. av. Foch), dans le quartier de Polangis en 1920, quand il fait son service militaire dans un bataillon d’ouvriers d’artillerie.

En avril 1923, Roubault est le secrétaire de la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste, formation créée en décembre précédent par Pierre Brizon, Henri Sellier, Oscar Bloch, Raoul Verfeuil et plusieurs maires de banlieue, comme Charles Auray (Pantin). La formation rassemble notamment d’anciens socialistes passés au parti communiste et qui l’ont quitté, notamment du fait de l’exigence de rompre avec la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme. Elle considère que « la résistance du capitalisme menacé, dans ses privilèges, impose au prolétariat la nécessité de s'organiser pour la conquête révolutionnaire du pouvoir et l'exercice d'une dictature transitoire ». S’affichant pacifiste, l’Union fédérative socialiste plaide pour l'unité organique des socialistes.

Roubault participe à la fusion avec le parti communiste unitaire, pour former l’Union socialiste-communiste (USC), dont Edmond Neumann devient le secrétaire à Joinville. C’est la section USC qui prend l’initiative de rassembler des membres de la SFIO et du parti radical-socialiste à Joinville pour constituer, en mai 1924, un comité électoral communal du Cartel des gauches. Georges Briolay, radical-socialiste et futur maire de Joinville, en est le président ; Neumann est vice-président, Roubault secrétaire et Berthet, SFIO, trésorier. En 1924, les forces politiques de gauche restent embryonnaires dans la commune. Tous les anciens adhérents de la SFIO avaient rejoint le parti communiste lors de sa création et la section locale se reconstitue probablement en 1924. Le parti radical-socialiste avait été touché par la dissidence de plusieurs élus en 1912, qui battent alors la liste ayant le soutien officiel des radicaux-socialistes puis l’exclusion du futur maire, Henri Vel-Durand. Le comité radical-socialiste de Joinville, même s’il était maintenu nominalement sous l’égide de Georges Briolay, futur maire, ne reprend vie que vers 1924 également. À contrario, l’USC apparaît comme la seule structure organisée, en dehors du parti communiste, mais son impact électoral s’avèrera négligeable.

Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix sur 2 275 suffrages exprimés (28,4%) pour 2 310 votants et 2 761 électeurs inscrits. Elle devance les communistes (21,1%.) mais est largement distancée par la municipalité sortante d’Henri Vel-Durand, soutenue par les radicaux dissidents, les libéraux et conservateurs, qui recueille 47,5% et emporte tous les sièges au second tour.

L’élection au conseil général pour le 2e secteur du canton de Saint-Maur (Saint-Maur, Créteil, Bonneuil, Joinville) de juin 1925 voit Neumann (USC) recevoir 50 votes (1,8%), très loin des 409 voix du socialiste SFIO Osmin, des 562 du député communiste Muller ou des 685 du maire de Créteil Avet, alors radical-socialiste.

Parallèlement à son activité politique, Roubault est membre du comité de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, présidée en 1924 par Edmond Neumann. Elle existe depuis 1900 et compte 56 adhérents cette année-là.

En septembre 1926, Marcel Roubault épouse Paulette Lucile Chapoul à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il s’installe dans la commune, rue du Pont-de-Créteil. Cependant, il continue son activité au sein de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme, dont il est le secrétaire en 1933.

Après la deuxième guerre mondiale, les époux Roubault, qui ont eu une fille née en 1930 à Saint-Maur, s’installent dans son village natal de Chaumes-en-Brie, où ils vivent chemin du Pré-Saint-Martin. Marcel Roubault meurt, hospitalisé, le 14 juin 1967 à Paris (13e arr.). Il était âgé de 66 ans.

Il ne faut pas confondre Marcel Louis Camille Roubault avec Marcel Édouard Roubault (1905-1974), géologue français, doyen de la faculté de Nancy, fondateur de l'École nationale supérieure de géologie dans cette ville.

Le Cartel des gauches en 1924

 

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