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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 01:01

Madeleine Marie Trayaud naît le 16 novembre 1908 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Amélie Eugénie Duteyrat, couturière et de son époux Louis Trayaud, tailleur de pierres, tous deux originaires de la Creuse.

Elle épouse en février en 1930 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) Alexandre Legay, maçon, natif également du Limousin.

Les époux Legay s’installent avenue du Bac à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, en compagnie de la mère de Madeleine, Amélie Trayaud, devenue veuve fin 1930. Ils donnent naissance à une fille.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Madeleine Legay, tout comme son époux, s’engage dans la Résistance à l’occupation nazie en France. Sa participation à la lutte de libération est ensuite homologuée au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Sa mère, résistante également, et son mari entrent dans la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Joinville à la Libération en septembre 1944. Présidée par Robert Deloche, qui devient maire communiste de la ville, Amélie Trayaud deviendra maire elle-même, avec l’étiquette du PCF, après la démission de Deloche en 1953. Ce fut une des premières femmes à exercer cette fonction, toutefois pour une très courte durée (deux mois).

Madeleine Trayaud meurt le 5 janvier 1969 à Créteil (Val-de-Marne). Elle résidait toujours à Joinville et était âgée de 60 ans.

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 01:01

Alexandre Legay nait le 21 janvier 1905 à Bourganeuf (Creuse). Il est le fils de Jeanne Tabaud et de son époux, Léonard Legay, cultivateur.

Comme un grand nombre d’originaires du Limousin, Legay va être maçon en région parisienne. Il vit à Paris. Il épouse en février en 1930 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) Madeleine Marie Trayaud, fille d’un tailleur de pierres et d’Amélie Eugénie Duteyrat, tous les deux Creusois également.

Les époux Legay s’installent avenue du Bac à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, en compagnie d’Amélie Trayaud, devenue veuve fin 1930. Ils donnent naissance à une fille.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Alexandre Legay, tout comme son épouse, s’engage dans la Résistance à l’occupation nazie en France. Membre des Francs-tireurs et partisans (FTP), groupe d’obédience communiste, sa participation à la lutte de libération est ensuite reconnue au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Par arrêté du 26 septembre 1944, Alexandre Legay est nommé membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Joinville-le-Pont. Il fait fonction de conseiller municipal, le président de la délégation étant Robert Deloche, futur maire, communiste.

Cependant, un arrêté du 31 janvier 1945 enregistre la démission d’Alexandre Legay, motivée par l'application de l'article 35 de la loi du 5 avril 1884 sur l’organisation des communes. Legay est remplacé par Louis-René Loutellier. Bien que le motif exact ne soit pas précisé, c’est le deuxième alinéa de l’article cité qui s’applique ici : « Dans les communes de 501 habitants et au-dessus, les ascendants et les descendants, les frères et les alliés au même degré ne peuvent être simultanément membres du même conseil municipal ». En effet, sa belle-mère, Amélie Trayaud, figure également dans la délégation spéciale. Elle sera, ultérieurement, brièvement maire de Joinville en 1953.

Adhérents à la cellule Noger du Parti communiste français (PCF) à Joinville, les Legay et Amélie Trayaud offrent un cadeau au secrétaire général du PCF, Maurice Thorez et à sa femme, Jeannette Vermeersch, qui est conservé aux archives municipales d’Ivry-sur-Seine, sa commune d’élection. Il s’agit d’un insigne représentant Maurice Thorez et Marcel Cachin, autre dirigeant communiste, et datant de 1938, qu’ils présentent dans un petit écrin rouge.

Lors du cinquième anniversaire de la Libération de Joinville, Legay fait partie des organisateurs en tant que responsable FTP.

Après la mort de sa première épouse en janvier 1969, Alexandre Legay se remarie en mai 1970 à Joinville avec Andrée Marcelline Lapeyre.

La date de son décès n’est pas connue.

Insigne offert à Maurice Thorez, PCF

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 01:01

Albert Jules Gallas naît le 28 décembre 1865 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Julie Michel, journalière, et de son époux Jacob Gallas, modeleur.

La famille vit ensuite à Meaux (Seine-et-Marne) puis à Bar-sur-Aube (Aube) entre 1874 et 1880. Albert Gallas étudie au collège de Bar-sur-Aube où il obtient de bons résultats, notamment les deux premiers prix d’excellence en 1878 (année préparatoire) puis en 1879 (enseignement spécial).

Revenue en 1881 à Meaux, les Gallas sont en 1886 résidents à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) puis en 1891 dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. Le domicile familial du centre de la commune, allée des Marronniers, accueille les huit enfants survivants, dont Albert est l’aîné, ainsi que le mari de sa sœur cadette et son jeune enfant.

Après son mariage en avril 1893 à Joinville avec Marie Émelie Huardeau, fille d’une libraire musicale du quartier, les époux Gallas s’installent avec les deux enfants nés avant leur union dans le quartier de Polangis, où il exploite une fonderie de cuivre 7, boulevard de Polangis.

À partir de 1904, Gallas va jouer un rôle significatif dans l’action publique locale. Il est président, en 1908, de la Société Athlétique de Joinville. Il est également correspondant de l’hebdomadaire radical Voix des communes depuis décembre 1907 ; il contribue toujours à la chronique joinvillaise du principal journal local encore en août 1909.

Son engagement principal est au sein du comité radical-socialiste. Cette organisation existe depuis au moins 1885, en tant qu’instance électorale, et est devenue en 1902 une structure permanente du parti radical-socialiste. Gallas en est le président depuis au moins 1907 et jusqu’en 1911.

Pendant cette période, le radical-socialisme est la tendance politique dominante dans la commune et dans l’ensemble de la 2e circonscription de l’arrondissement de l’arrondissement de Sceaux, dans le département de la Seine. Le député, Adolphe Maujan, comme le conseiller général, Conrad Auguste Gross, et le conseiller d'arrondissement Henri Vel-Durand, sont radicaux. En 1908, 21 des 23 élus du conseil municipal, dont le maire, Eugène Voisin, sont également radicaux. Le comité compte 80 adhérents en 1910, soit 5% des 1 590 électeurs inscrits l’année précédente. Le journal Voix des communes est un puissant vecteur d’opinion.

Très à gauche par rapport au reste du radicalisme et fortement anticlérical pendant ses premières années, le comité radical-socialiste est cependant plus modéré depuis le début du 20e siècle. Il s’est séparé des socialistes, qui faisaient liste commune avec lui jusqu’en 1888.

Le poids du radicalisme s’était construit à la fin du 19e siècle, qui avait vu la circonscription et le canton échapper à la montée du populisme boulangiste, contrairement au reste de la banlieue parisienne ; les radicaux joinvillais y avaient joué un rôle majeur : Jules Ferdinand Baulard (conseiller municipal puis conseiller général puis député pendant 12 ans), Alphonse Demeestère, conseiller municipal et président du comité radical-socialiste de la circonscription ainsi qu’Henry Vaudémont, conseiller municipal et rédacteur en chef de Voix des communes.

Mais, sous le mandat de Gallas, cette hégémonie va progressivement disparaître. En 1909, le joinvillais Henri Vel-Durand a l’investiture officielle des radicaux-socialistes, mais c’est Auguste Marin, également radical, mais dissident, maire de Saint-Maur-des-Fossés, qui est élu. En 1910, Maujan étant devenu sénateur et s’éloignant des radicaux-socialistes officiels, son successeur Amédée Chenal ne se représentant pas, le radical Adolphe Chéron est battu par le socialiste Albert Thomas.  

Quant à Joinville-le-Pont, la vieillesse du maire Eugène Voisin, qui ne veut pas se représenter en 1912, va précipiter une crise au sein du conseil municipal et du groupe radical.

Dès 1908, l’ambition de Vel-Durand se heurte au point de vue d’autres élus, comme Louis Rey, le principal propagandiste du groupe et teneur de la rubrique joinvillaise de Voix des communes ou Georges Émile Briolay, adjoint d’Eugène Voisin. Gallas défend la légitimité du groupe contre les tentatives de Vel-Durand et affirme haut et fort que c’est bien le comité qui patronne la liste.

En février 1909, lors d’une réunion électorale radicale pour l’élection législative partielle, le journal Voix des communes doit constater que si les responsables officiels, Gallas, Rey et Briolay sont là, de nombreux radicaux sont absents. L’échec législatif de 1910 et les tensions dans le groupe amènent quatre démissions dans le groupe, dont trois élus (Watrinet, Arnaud et Beauvais).

Plusieurs affaires locales sont prétextes à de violentes mises en cause. Sept conseillers municipaux donnent leur démission et six d’entre eux (Watrinet, Mermet, Poitevin, Arnaud Vel-Durand et Beauvais) sont candidats à leur réélection en mai 1911. Ils l’emportent, face à une liste du comité radical-socialiste sur laquelle figure le successeur d’Albert Gallas, qui a démissionné en mars de la présidence du comité, Henri Goujon. La liste des dissidents avait le soutien à la fois des socialistes SFIO et des libéraux, dont le leader est l’avocat Louis Gallas, non parent avec Albert.

Bien que démissionnaire, Gallas continue de défendre la municipalité sortante et de plaider pour une renaissance du groupe radical, polémiquant avec les dissidents. Mais les élections municipales générales de mai 1912 verront la défaite des radicaux face à leurs trois adversaires, coalisés au second tour. Pour la première fois depuis une quarantaine d’année, aucun radical officiel ne siègera au conseil municipal de Joinville.

Après avoir perdu en mai 1898 sa fille, âgée de 11 ans, Albert Gallas voit son deuxième enfant, Henri, mourir en juillet 1911, à 22 ans ; il travaillait avec lui à la fonderie de Polangis.

Albert Gallas était titulaire, depuis 1909, de la médaille de l’instruction et de l’éducation populaire. Son décès est transcrit sur le registre d’état-civil de Joinville le 31 décembre 1930. Il était dans sa 66e année.

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 01:01

Mise à jour de la biographie de Pierre Allaire

Pierre Allaire est né le 30 octobre 1894 à Paris (5e arr.). Il est le fils de Maria Vantuycom, professeur de piano et de son mari, Gabriel Allaire, agent d'affaires.

Pierre Allaire est instituteur en 1914, année où il devrait faire son service militaire, mais il est ajourné d’un an pour « faiblesse ». Il réside avec sa famille depuis une quinaine d’années à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), d’abord dans le quartier de Palissy, avenue Gille, puis dans celui de Polangis, rond-point de Polangis (act. place de Verdun).

Après le déclenchement de la première guerre mondiale, il s’engage pour la durée du conflit et est incorporé, en septembre 1914, au 78e régiment d’infanterie. Nommé caporal en novembre de la même année il est cité à l’ordre du régiment pour avoir, en avril 1915 à Flirey (Meurthe-et-Moselle) « participé courageusement à conquérir et conserver les tranchées ennemies ». Il est ensuite nommé sergent en mai.

Il est une première fois blessé à son poste de combat en septembre 1915, dans les combats du Labyrinthe, entre Neuville-Saint-Vaast et Écurie (Pas-de-Calais). Il a une plaie pénétrante au pied gauche, due à un éclat d’obus. En septembre 1916, il est sous-lieutenant et affecté au 90e régiment d’infanterie. Le 10 avril 1918, il a un poumon perforé par balle lors de sa troisième blessure dans des combats autour de la ferme de l’Espérance à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne). Il est cité pour avoir entraîné « sa compagnie entière à l'assaut d'une tranchée ennemie au chant de la Marseillaise et s'en est emparé ». Il est promu en septembre 1918 et confirmé dans son grade à titre définitif en juin suivant. Il est mis en congé en septembre 1919.

Marié à Joinville le 25 février 1918 avec Jeanne Méresse, il est veuf dès le mois d’octobre. Pierre Allaire se remaria dans la commune le 26 septembre 1922 avec sa belle-sœur, Marthe Juliette Méresse. Il enseigne dans l’école publique de Joinville.

Du fait des lésions pulmonaires liées à sa blessure par balles, il obtient une pension en février 1929, au taux d’invalidité de 10%, porté à 30% en mars 1937 suite à une aggravation.

Il quitte la région parisienne pour s’installer, en 1931 à Daglan (Dordogne) puis à Bergerac, dans le même département, où il réside rue de Reims en 1936. Il revient à Joinville fin 1937 et enseigne dans la nouvelle école du quartier de Polangis, baptisée Jules-Ferry lorsqu’elle est inaugurée par Jean Zay, ministre du Front populaire, en 1938.

Sans doute mobilisé comme officier au début de la deuxième guerre mondiale, il est mis en non disponibilité début octobre 1939 et renvoyé dans ses foyers. Il s’engage dans la résistance et fut homologué au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Suite au conflit, il enseigne de nouveau au groupe scolaire de Polangis jusqu’en 1947.

Il est candidat en octobre 1947 sur la liste socialiste SFIO de Léon Berthet lors des élections municipales à Joinville-le-Pont. Elle s’oppose à une liste de droite et à une autre regroupant communistes et radicaux ; elle obtient un siège sur 27. Il devient conseiller municipal le 14 novembre 1951, en remplacement de Léon Berthet, démissionnaire.

Ses fonctions cessèrent dès le 19 janvier 1952 en raison de son état de santé. Il sera remplacé par Victor Hochet*. Le maire était alors le communiste Robert Deloche*.

Pierre Allaire est mort le 11 avril 1960 à Paris (13e arr.) où il était hospitalisé. Il était âgé de 63 ans et résidait toujours, avec sa seconde épouse, avenue des Lilas à Joinville.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur le 6 juin 1920 ; il était titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze. La voie de Joinville où il résidait porte désormais le nom d’avenue Pierre Allaire. Il avait également reçu en février 1931 une mention honorable de la Mutualité comme collecteur de la Mutualité scolaire de Joinville.

 

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 01:01

Maria Louisa Élisa Clara Désirée Vantuycom naît le 16 octobre 1863 à Alger. Elle est déclarée comme étant de père et mère non dénommés. Sa mère est probablement Élisa Vantuycom, qui donnera naissance, en juillet 1869 Alger, toujours sans père nommé, à un garçon déclaré comme Henri Gustave Arthur Désiré Vantuycom.

Lauréate du Conservatoire de musique, devenue professeur de piano, Louise Vantuycom épouse en avril 1894 à Paris (5e arr.) Gabriel Marie Louis Allaire, agent de contentieux. Ils avaient déjà donné naissance à un fils, Paul Raymond Allaire, né en février 1893, et résidaient 23, quai de la Tournelle, dans le même arrondissement.

Outre ses cours, Mme Allaire accompagne fréquemment des manifestations publiques. Ainsi, en avril 1900, elle joue lors de la fête d'inauguration de La Jeunesse de Reuilly, association amicale des anciens élèves de l'école de garçons de la rue de Reuilly, à Paris (12e arr.) en présence de Louis Lucipia, président du Conseil municipal.

En octobre 1900, elle se voit offrir un prix par le président de la République au cours d’une assemblée de l'Association philomathique, dont son mari est un des responsables.

La famille Allaire s’étant installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), d’abord avenue Gille, dans le quartier de Palissy, puis dans le quartier de Polangis, Louise Maria Allaire va enseigner le chant dans les écoles et donne également des cours à l’Association philotechnique, une société d’enseignement populaire. Chaque année, elle donne un concert avec ses élèves et la société philarmonique municipale.

En avril 1905, elle participe, avec M. Lechevalier, à la création de l’Union artistique, pour faciliter l’organisation de soirées musicales. Elle donne par exemple un concert pour la caisse des écoles en février 1906, une soirée en faveur des familles des victimes de la catastrophe aux mines de Courrières en mars la même année ou pour les réfugiés de Sicile en janvier 1909.

Son engagement en faveur des écoles publiques lui vaut la sympathie des militants laïques. L’hebdomadaire Réveil socialiste titre ainsi en mars 1906 : « Bravo, madame Allaire, pour vos bonnes œuvres, bravo aussi pour tous les artistes, petits et grands. »

Louise Maria Allaire meurt le 19 mars 1926 à Joinville. Elle était âgée de 62 ans et résidait avenue du Château (future avenue Foch) dans le quartier de Polangis. Elle était titulaire des Palmes académiques comme officier d’académie depuis juillet 1901.

Ses deux fils furent instituteurs : Paul Allaire devint militant mutualiste ; Pierre Allaire s’illustra comme officier pendant la première guerre mondiale où il est sérieusement blessé, fut résistant pendant la deuxième guerre mondiale puis conseiller municipal de Joinville-le-Pont en 1951-1952. Il a été décoré de la Croix de guerre et de la Légion d’honneur et son nom a été donné  une voie de Joinville-le-Pont, la rue Pierre-Allaire.

 

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 01:01

Gabriel Marie Louis Allaire naît le 17 août 1854 à Saint-Genis-de-Saintonge (Charente-Inférieure, act. Charente-Maritime). Il est le fils de Louise Roullet et de son mari, Pierre Christophe Allaire, négociant.

En mai 1887, une fille, Georgette Rosa Barthe, naît à Paris (4e arr.) de Rosalie Eugénie Barthe, avec laquelle Gabriel Allaire a vraisemblablement eu une relation. Il ne reconnaîtra pas officiellement Georgette Barthe, mais il en sera le tuteur après la mort de sa mère et représentera le conseil de famille pour son mariage en novembre 1907 à Joinville-le-Pont, alors qu’elle est domiciliée chez lui.

Marié en avril 1894 à Paris (5e arr.) avec une professeure de piano, Maria Louise Élisa Clara Désirée Vantuycom, Gabriel Allaire avait déjà eu avec elle un fils, Paul Raymond Allaire, né en février 1893. Ils résidaient quai de la Tournelle. Alors directeur de contentieux, Allaire se mettra ensuite à son compte.

Après la naissance d’un nouveau fils en octobre 1894, la famille va s’installer à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, avenue Gille.

Comme son épouse, Gabriel Allaire va s’engager dans des activités d’éducation populaire. Il donne des conférences sur des questions liées à l’agriculture au sein de l'association philomathique de Paris, œuvre gratuite d'enseignement populaire et d'assistance médicale, dont le siège est rue de la Verrerie. Elle a été fondée en 1894 par Léonce Dariac, haut fonctionnaire, membre du cabinet du ministre de l'Agriculture.

Il devient secrétaire général de l’association en décembre 1902 ; il en est le vice-président en 1911.

Dans sa commune de résidence, Gabriel Allaire est membre du bureau de bienfaisance. Il est particulièrement actif pendant les grandes inondations de la Marne au 1er trimestre 1910. Allaire s’occupe notamment de la délivrance de laisser-passer pour accéder aux maisons, afin d’éviter les cambriolages et de la réquisition de braseros, placés dans les rues, pour faciliter la vie des rescapés.

Il est membre du comité radical-socialiste de la commune, et prend donc probablement part à la campagne électorale pour les élections municipales de mai 1912, qui voient – alors que le maire sortant, Eugène Voisin, ne se représentait pas – la défaite de la liste de la municipalité radicale sortante face à une coalition de radicaux dissidents, conservateurs, libéraux et socialistes SFIO.

Gabriel Allaire meurt le 3 septembre 1918 à Joinville. Il était âgé de 64 ans. Pour ses activités éducatives, il avait été décoré en du mérite agricole, comme chevalier en juillet 1902 puis officier en janvier 1908, ainsi que des Palmes académiques, d’abord officier d’académie en juillet 1904 puis officier de l’instruction publique en mai 1911.

Ses deux fils furent instituteurs : Paul Allaire devint militant mutualiste ; Pierre Allaire s’illustra comme officier pendant la première guerre mondiale où il est sérieusement blessé, fut résistant pendant la deuxième guerre mondiale puis conseiller municipal de Joinville-le-Pont en 1951-1952. Il a été décoré de la Croix de guerre et de la Légion d’honneur et son nom a été donné  une voie de Joinville-le-Pont, la rue Pierre-Allaire.

 

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