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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 01:01

Lucien Francisque Ferrand naît le 4 avril 1846 à Saint-Julien-du-Sault (Yonne). Il est le fils de Nathalie Bourgoin et de son époux Louis François Ferrand, marchand.

Devenu peaussier et installé rue Nationale à Paris (13e arr.), Lucien Ferrand épouse en novembre 1878 à Paris (3e arr.) Marie Joséphine Masson. Il est ensuite comptable, mployé en 1901 chez Besançon (plumes) et domicilié désormais à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai Beaubourg, dans le centre de la commune.

Lors des élections municipales de Joinville en mai 1908, Ferrand figure sur la liste du comité radical-socialiste, conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Ferrand est l’un des six élus dès le premier tour, la liste emportant au total 21 des 23 sièges à pourvoir, l’opposition de droite et un indépendant obtenant les deux postes restants.

En février 1910, Ferrand s’active en tant que membre du bureau de bienfaisance communal envers les personnes inondées par la grande crue de la Marne.

Il rend compte de son mandat en février 1911, à l’invitation du comité radical-socialiste. Lors de la crise qui secoue la municipalité cette année-là, en prévision de la succession du maire, malade et qui ne se représente pas en 1912, Ferrand reste proche de Louis Rey et de Georges Briolay, qui revendique la succession. Avec le premier, Ferrand défend la proposition de créer à Joinville un établissement municipal, lavoir public et bains.

Lucien Ferrand meurt le 23 juillet 1918 à Joinville. Il est alors rentier et âgé de 72 ans. il avait eu au moins un fils.

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 01:01

Albert Jules Gallas naît le 28 décembre 1865 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Julie Michel, journalière, et de son époux Jacob Gallas, modeleur.

La famille vit ensuite à Meaux (Seine-et-Marne) puis à Bar-sur-Aube (Aube) entre 1874 et 1880. Albert Gallas étudie au collège de Bar-sur-Aube où il obtient de bons résultats, notamment les deux premiers prix d’excellence en 1878 (année préparatoire) puis en 1879 (enseignement spécial).

Revenue en 1881 à Meaux, les Gallas sont en 1886 résidents à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) puis en 1891 dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. Le domicile familial du centre de la commune, allée des Marronniers, accueille les huit enfants survivants, dont Albert est l’aîné, ainsi que le mari de sa sœur cadette et son jeune enfant.

Après son mariage en avril 1893 à Joinville avec Marie Émelie Huardeau, fille d’une libraire musicale du quartier, les époux Gallas s’installent avec les deux enfants nés avant leur union dans le quartier de Polangis, où il exploite une fonderie de cuivre 7, boulevard de Polangis.

À partir de 1904, Gallas va jouer un rôle significatif dans l’action publique locale. Il est président, en 1908, de la Société Athlétique de Joinville. Il est également correspondant de l’hebdomadaire radical Voix des communes depuis décembre 1907 ; il contribue toujours à la chronique joinvillaise du principal journal local encore en août 1909.

Son engagement principal est au sein du comité radical-socialiste. Cette organisation existe depuis au moins 1885, en tant qu’instance électorale, et est devenue en 1902 une structure permanente du parti radical-socialiste. Gallas en est le président depuis au moins 1907 et jusqu’en 1911.

Pendant cette période, le radical-socialisme est la tendance politique dominante dans la commune et dans l’ensemble de la 2e circonscription de l’arrondissement de l’arrondissement de Sceaux, dans le département de la Seine. Le député, Adolphe Maujan, comme le conseiller général, Conrad Auguste Gross, et le conseiller d'arrondissement Henri Vel-Durand, sont radicaux. En 1908, 21 des 23 élus du conseil municipal, dont le maire, Eugène Voisin, sont également radicaux. Le comité compte 80 adhérents en 1910, soit 5% des 1 590 électeurs inscrits l’année précédente. Le journal Voix des communes est un puissant vecteur d’opinion.

Très à gauche par rapport au reste du radicalisme et fortement anticlérical pendant ses premières années, le comité radical-socialiste est cependant plus modéré depuis le début du 20e siècle. Il s’est séparé des socialistes, qui faisaient liste commune avec lui jusqu’en 1888.

Le poids du radicalisme s’était construit à la fin du 19e siècle, qui avait vu la circonscription et le canton échapper à la montée du populisme boulangiste, contrairement au reste de la banlieue parisienne ; les radicaux joinvillais y avaient joué un rôle majeur : Jules Ferdinand Baulard (conseiller municipal puis conseiller général puis député pendant 12 ans), Alphonse Demeestère, conseiller municipal et président du comité radical-socialiste de la circonscription ainsi qu’Henry Vaudémont, conseiller municipal et rédacteur en chef de Voix des communes.

Mais, sous le mandat de Gallas, cette hégémonie va progressivement disparaître. En 1909, le joinvillais Henri Vel-Durand a l’investiture officielle des radicaux-socialistes, mais c’est Auguste Marin, également radical, mais dissident, maire de Saint-Maur-des-Fossés, qui est élu. En 1910, Maujan étant devenu sénateur et s’éloignant des radicaux-socialistes officiels, son successeur Amédée Chenal ne se représentant pas, le radical Adolphe Chéron est battu par le socialiste Albert Thomas.  

Quant à Joinville-le-Pont, la vieillesse du maire Eugène Voisin, qui ne veut pas se représenter en 1912, va précipiter une crise au sein du conseil municipal et du groupe radical.

Dès 1908, l’ambition de Vel-Durand se heurte au point de vue d’autres élus, comme Louis Rey, le principal propagandiste du groupe et teneur de la rubrique joinvillaise de Voix des communes ou Georges Émile Briolay, adjoint d’Eugène Voisin. Gallas défend la légitimité du groupe contre les tentatives de Vel-Durand et affirme haut et fort que c’est bien le comité qui patronne la liste.

En février 1909, lors d’une réunion électorale radicale pour l’élection législative partielle, le journal Voix des communes doit constater que si les responsables officiels, Gallas, Rey et Briolay sont là, de nombreux radicaux sont absents. L’échec législatif de 1910 et les tensions dans le groupe amènent quatre démissions dans le groupe, dont trois élus (Watrinet, Arnaud et Beauvais).

Plusieurs affaires locales sont prétextes à de violentes mises en cause. Sept conseillers municipaux donnent leur démission et six d’entre eux (Watrinet, Mermet, Poitevin, Arnaud Vel-Durand et Beauvais) sont candidats à leur réélection en mai 1911. Ils l’emportent, face à une liste du comité radical-socialiste sur laquelle figure le successeur d’Albert Gallas, qui a démissionné en mars de la présidence du comité, Henri Goujon. La liste des dissidents avait le soutien à la fois des socialistes SFIO et des libéraux, dont le leader est l’avocat Louis Gallas, non parent avec Albert.

Bien que démissionnaire, Gallas continue de défendre la municipalité sortante et de plaider pour une renaissance du groupe radical, polémiquant avec les dissidents. Mais les élections municipales générales de mai 1912 verront la défaite des radicaux face à leurs trois adversaires, coalisés au second tour. Pour la première fois depuis une quarantaine d’année, aucun radical officiel ne siègera au conseil municipal de Joinville.

Après avoir perdu en mai 1898 sa fille, âgée de 11 ans, Albert Gallas voit son deuxième enfant, Henri, mourir en juillet 1911, à 22 ans ; il travaillait avec lui à la fonderie de Polangis.

Albert Gallas était titulaire, depuis 1909, de la médaille de l’instruction et de l’éducation populaire. Son décès est transcrit sur le registre d’état-civil de Joinville le 31 décembre 1930. Il était dans sa 66e année.

 

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 01:01

Marie Jeanne Madeleine Bour naît le 2 juillet 1880 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille Madeleine Pfeiffer, journalière et de son compagnon Jean Bour, fileur puis employé de chemin de fer. Ses parents se marient en décembre 1884 à Saint-Maurice. Elle-même épouse, dans la même ville, en août 1903 Constant Gobert employé et commerçant qui réside dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. à ce moment, elle est couturière.

Ils s’installent à Joinville, rue des Corbeaux (act. avenue des Canadiens), dans le Bois de Vincennes où Constant Gobert exploite en 1911 des boxes à chevaux, activité liée à l’hippodrome tout proche de Vincennes. À partir de 1912, et jusqu’à sa disparition en 1930, il devient conseiller municipal radical dissident de Joinville.

La société de l’Allaitement maternel, principale organisation humanitaire laïque, était depuis sa fondation en 1899, animée par des femmes proches des élus en place, la présidente, Hortense Voisin, n’étant autre que la femme du maire. Le remplacement de l’ancienne majorité radicale-socialiste par une coalition de radicaux dissidents, de libéraux et de socialistes SFIO, lors du scrutin municipal de mai 1912, va avoir des conséquences sur la vie associative. Le nouveau conseil d’administration comprend de nouveau une moitié de conjointes de conseillers municipaux ou adjoints de la nouvelle équipe.

Jeanne Gobert est membre du bureau en 1913 et secrétaire en 1918. Elle est présidente en 1922 et exerce toujours la fonction en décembre 1925. Elle cède son poste avant 1932 à Louise Graillat. L’association apporte une aide aux mères de jeunes enfants, sans tenir compte du fait qu’elles soient mariées ou qu’elles aient des convictions religieuses ou politiques.

Devenue veuve en mai 1930, Jeanne Gobert meurt le 31 mars 1962 à Joinville. Elle était âgée de 81 ans.

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 01:01

Léonard Henri Pinturier naît le 14 septembre 1876 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Marie Marot et de son époux Jean Pinturier, maçon, tous deux originaires de la Creuse.

Devenu maçon comme son père, Léonard Pinturier se marie en avril 1904 à Paris (4e arr.) avec Françoise Marie Magdeleine Victoria Antony.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Léonard Pinturier s’engage dans la Résistance à l’occupation allemande. Son rôle est homologué au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Après-guerre, Pinturier est vice-président des Vieux travailleurs joinvillais et président du groupe action coopérative de Joinville.

Après le départ du maire communiste Robert Deloche, puis l’intérim assuré par une autre élue du même parti, Amélie Trayaud, la liste de la municipalité sortante, réunissant les communistes et certains radicaux est conduite par Henri Bideaux, conseiller sortant. La liste communiste obtient 10 sièges, les socialistes SFIO en ont 3, le MRP 2 et deux listes de droite en ont 6 chacune. Georges Defert (Rassemblement de la gauche républicaine, droite) devient maire. Pinturier n’est pas élu.

Cependant, il est proclamé conseiller municipal en mai 1957, en remplacement de Solange Delain. Pinturier siège régulièrement au premier semestre 1958, mais est plusieurs fois absent dans la deuxième partie de l’année. Son mandat n’est pas renouvelé en 1959, le scrutin étant cette fois majoritaire.

Dans une étude universitaire sur Les élus municipaux de banlieue parisienne au prisme de l’encadrement communiste, de la Libération aux années 1960, Paul Boulland, chercheur au Centre d'histoire sociale du XXe siècle (CNRS – Université Paris 1) considère Pinturier comme un exemple du type de militants pouvant incarner la continuité historique du parti communiste ou représenter les populations parmi lesquelles ils militaient dans les associations. Il oppose cette catégorie à celle des jeunes militants et issus de la production, seuls valorisés par la logique de promotion dans l’appareil.

Léonard Henri Pinturier meurt le 22 septembre 1970 à Joinville. Il était âgé de 94 ans. Il avait eu au moins une fille.

 

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 01:01

Adolphe Louis Breton naît le 27 février 1902 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Rosalie Eugénie Legout, veuve Coutable et de Charles Antoine Breton, emballeur, qui vivent rue du Viaduc.

Alors plombier, installé rue de la Liberté à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), Adolphe Breton se marie en avril 1922 avec Blanche Antoine. En avril 1941, il se remarie à Lyon (1er arr.) avec Clémence Marie Louise Chapelotte.

Résidant alors à Crançot (Jura, act. Hauteroche), où il est installateur sanitaire, Adolphe Breton est déporté le 29 février 1944 au camp de concentration de Dachau (Allemagne, act. Autriche). Il est transféré le 18 août 1944 à un autre camp de concentration, Mauthausen (Allemagne, act. Autriche). Le 31 août, il est affecté au commando Linz III, qui dépend de ce camp. Il est libéré le 5 mai 1945 et est rapatrié en France à Longuyon le 20 mai.

Adolphe Breton meurt le 9 mars 1992 à Paris (18e arr.). Il était âgé de 90 ans.

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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 01:01

Louis Marie Auguste Speck naît le 7 mars 1858 à Paris (8e arr.). Il est le fils de Jeanne Françoise Feinte et de son époux Louis Joseph Speck, ébéniste, natif du Luxembourg. En tant que fils d’étranger, Louis Speck, qui est ébéniste, comme son père, doit attendre une loi de juillet 1893 pour se voir octroyer la nationalité française. Il réside alors rue Claude-Tillier à Paris (12e arr.).

En juin 1889 à Charenton (Seine, act. Val-de-Marne), Speck, qui réside alors passage Bonne-Graine à Paris (11e arr.), se marie avec Olympe Milliot, couturière. Il s’installe, avant 1907, dans la commune proche de Joinville-le-Pont. Son domicile est route de la Brie (act. avenue Galliéni), dans le quartier de Polangis.

En avril 1912, il est proposé par la section de Joinville du parti socialiste SFIO comme candidat pour les élections municipales de mai, en 15e position sur la liste conduite par Émile Lebègue, Georges Laruelle et Henri Lacroix. Les candidatures sont ratifiées par la fédération SFIO de la Seine.

Pour le second tour de scrutin, les socialistes décident de fusionner avec des radicaux dissidents, conduits par Ernest Mermet et Henri Vel-Durand, et des conservateurs et libéraux, dirigés par Pierre Dalbavie et Louis Gallas. Une réunion publique le 5 mai explique la tactique, qui assure qu’il y aura une représentation proportionnelle au score de chacun. L’objectif est de déloger les radicaux-socialistes officiels, qui tiennent la municipalité avec le maire sortant, Eugène Voisin, qui ne se représente pas.

La liste unifiée du deuxième tour comprend sept socialistes, Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet ; Speck n’y figure pas. Elle inclut également six conservateurs et libéraux ainsi que dix radicaux dissidents et socialistes indépendants. Ernest Mermet est élu maire, Henri Vel-Durand et Pierre Dalbavie sont adjoints.

Louis Marie Auguste Speck meurt le 26 octobre 1920 à Joinville. Il était âgé de 62 ans et s’était peut-être remarié après divorce, car il était recensé en 1911 avec une épouse présentée sous le prénom de Marie Louise.

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 01:01

Ernest Édouard Delmarle naît le 22 décembre 1872 à Sceaux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Victorine Delmarle et d’un père non dénommé. Sa mère se marie en mai 1888 à Paris (11e arr.) avec Eugène Gillot, entrepreneur d’ébénisterie, qui le reconnaît.

Le service militaire d'Ernest Gillot se déroule dans un régiment d’infanterie à Sens (Yonne) entre 1893 et 1896. Il est nommé caporal en septembre 1894 puis versé dans la réserve en tant que vélocipédiste dans le 5e régiment de génie (Versailles).

Devenu ébéniste, comme son père, et résidant à Paris (11e arr.), rue Oberkampf, Ernest Gillot épouse en septembre 1899 à Douai (Nord) Marie Désirée Guillon, fille d’un capitaine d’artillerie.

Pendant la première guerre mondiale, Gillot va servir dans les activités automobiles. Il est classé dans un service auxiliaire, toujours lié à l’automobile, à partir de septembre 1916 pour obésité et emphysème, ce qui le rend inapte à la conduite. Nommé maréchal des logis en octobre 1917, il est libéré de ses obligations militaires en octobre 1919.

Après la première guerre mondiale, la famille Gillot vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ernest Gillot est devenu électricien en 1921 et ses deux filles, nées en 1902 et 1903 à Paris (11e arr.), sont devenues dactylographes.

En 1925, Gillot est membre actif de l’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe la droite à Joinville. Il est trésorier du groupe et participe aux réunions pour la constitution de la liste municipale, conduite par le maire sortant, Henri Vel-Durand. Au premier tour, la liste sur laquelle se présente Gillot obtient en mai 1925 1 080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés, devançant le cartel des gauches (socialistes et radicaux-socialistes) à 28,4% et les communistes à 21,1% ; tous les candidats sont élus au 2d tour faces aux radicaux, après le retrait des communistes.

Le programme de la liste, sur laquelle Gillot figure sous la mention ancien commerçant et résidant avenue du Bac, dans le quartier de Polangis, est axé sur l’application des lois de laïcité « sans rigueur et sans sectarisme », sur le maintien de l’octroi pour les marchandises entrant dans la commune ainsi que l’économie dans les dépenses budgétaires.

Selon le journal radical-socialiste Voix des communes, « le conseiller Gillot n’aime pas les fonctionnaires, surtout les petits » ; cet hebdomadaire, opposé à la municipalité joinvillaise, cite un propos qu’il aurait tenu : « le premier boueux pourrait remplir les fonctions d’employé municipal. »

C’est sur proposition de Gillot de la décision qu’en juin 1927 est abrogée une décision, pourtant prise par la même municipalité deux ans plus tôt, assimilant le personnel communal à celui de la ville de Paris et du département. Il s’oppose le même jour, contre la majorité locale, au réajustement des salaires des employés de la mairie.

Au cours des séances de l’assemblée locale, Gillot intervient régulièrement : sur la largeur des trottoirs de son avenue en novembre 1925 ; sur l’entretien de l’éclairage public un an plus tard ; sur la création d’une police du canotage « avec des contraventions, pour réduire les accidents » en décembre 1926 ; sur l’apprentissage de la natation dans les écoles en août 1927 et sur la création, qu’il n’obtiendra pas, d’un poste de professeur de dessin pour les écoles en janvier 1928.

En juillet 1927, Gillot participe à une réunion de propagande des Jeunesses patriotes, ligue d'extrême droite fondée par Pierre Taittinger qui s’affirment républicaines, mais dénoncent la carence du gouvernement contre le communisme. Tenue à Joinville, la réunion aurait rassemblé 400 selon l’hebdomadaire Gazette de l’Est.

Lors des élections municipales de mai 1929, Gillot ne figure pas sur la liste de droite conduite par Stephen Durande, qui a succédé à Henri Vel-Durand, mort en cours de mandat. Comme son collègue Antoine Liou, avec lequel il a défendu plusieurs positions lors de son mandat, Gillot se présente cependant de manière isolée, avec l’étiquette « radical indépendant ». Il obtient 195 suffrages exprimés pour 1 715 votants (11,4%) sur 2 491 inscrits au premier tour de scrutin. Au second tour, la liste du cartel des gauches, conduite par Georges Briolay, l’emporte avec 22 sièges sur celle de la municipalité sortante (5 élus) et sur les communistes.

En novembre 1932, Gillot est membre de la commission de propagande du Comité d’union républicaine et d’action sociale, structure de la droite locale, qui soutient Adolphe Chéron, député.

Toujours à Joinville, Gillot, est président de la Mutualité scolaire au moins à partir de 1927. Il exerçait toujours la fonction en 1946 et sans doute jusqu’à son décès. La Mutualité scolaire est une des principales sociétés de secours mutuels de la commune, fondée en 1912. Elle vise à assurer aux parents de ses membres participants des secours en cas de maladie ou blessures ainsi qu’à constituer des pensions de retraites à ses adhérents. Elle comptait 165 adhérents en 1916-1917.

Ernest Édouard Gillot meurt le 14 février 1947 à Joinville. Il était âgé de 74 ans. Il avait obtenu plusieurs récompenses : une médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement en février 1927 ; pour son activité en faveur de la mutualité, une mention honorable en septembre 1930 puis une médaille de bronze en septembre 1933.

Sa femme, Adeline Marie Désirée Guillon est née le 16 août 1867 à Sailly-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), fille d’un capitaine d’artillerie, chevalier de la Légion d’honneur. Elle fut membre, en 1928, du bureau de la section de Joinville Saint-Maurice de la Mutualité maternelle de Paris. L’association est issue d’une scission de la société de l’Allaitement maternel ortée par son ancienne présidente, Jeanne Bitterlin, et fondée à Joinville sous le nom d’Union des mères de Joinville-le-Pont en mai 1913. C’était une de principales organisations humanitaires de la commune. Adeline Gillot meurt le 24 novembre 1932 à Joinville. Elle était âgée de 65 ans et avait eu deux filles.

 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 01:01

Laure Deshaye naît le 22 juillet 1863 à Bourg-de-Jouarre (Seine-et-Marne). Elle est la fille de Victoire Antoinette Aubrun, manouvrière, et d’Augustin Alexandre Deshaye, meulier. Elle utilisera ultérieurement le prénom de Louise.

Elle se marie, à l’âge de 16 ans, en juillet 1880 à Paris (11e arr.) avec Auguste Adrien Ludot, musicien. Elle est alors brunisseuse d’ouvrages d’or ou d’argent. La famille vit boulevard Richard-Lenoir. Auguste Adrien Ludot meurt en décembre 1886.

Louise Deshaye se remarie en février 1888, toujours à Paris (11e arr.) avec Valentin Jules Lenormand, alors quincailler. Le couple s’installe rue de Belleville, à Paris (19e arr.) où il vit en 1891 puis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils sont installés en 1908, avenue du Château, dans le quartier de Polangis, sur la rive gauche de la Marne.

Dans sa nouvelle résidence, Louise Lenormand va mener une importante activité associative. Elle est adhérente en 1909 à la de la section locale de la société de l'Allaitement maternel, principale association humanitaire à Joinville.

L’association est composée principalement de femmes de notables. Elle est laïque, prenant en charge des mères indépendamment de leur religion ou de leur statut marital.

Après l’importante submersion de Joinville, provoquée par la crue de la Marne en janvier 1910, Mme Lenormand quête, en compagnie de ses collègues de l'Allaitement maternel, sur le champ de courses de Vincennes (Bois de Vincennes, Paris) pour recueillir des fonds en faveur des victimes de l’inondation.

Suite au retrait de l’ancien maire, Eugène Voisin, en mai 1912 et à la défaite de la liste de ses anciens colistiers, la présidente Hortense Voisin, son épouse, ne demande pas le renouvellement de son mandat. Louise Lenormand la remplace à la tête de la section.

En complément de son action associative, Mme Lenormand est également dame patronnesse de la caisse des écoles de Joinville. C’est à ce titre qu’elle décorée des Palmes académiques, en tant qu’officier d’académie, en janvier 1913.

En mars 1918, Louise Lenormand élargit de champ d’action sa section de l'Allaitement maternel à la commune voisine de Saint-Maurice. Le siège se situe à son domicile. Elle organise chaque année plusieurs fêtes de bienfaisance au bénéfice de l’œuvre.

La presse mentionne en mai 1921 que Mme Lenormand est « obligée de quitter la présidence pour des raisons impérieuses de santé ». Elle est désignée en tant que présidente d’honneur, tandis que sa voisine, Jeanne Desouches, la remplace à titre intérimaire. Jeanne Gobert prendra la succession en 1922.

Louise Lenormand meurt le 29 novembre 1921 à Joinville. Elle ne semble pas avoir eu d’enfant. Son enterrement se fait en présence de personnalités, dont le maire, Henri Vel-Durand. À la demande de Mme Lenormand, le bal de Noël traditionnellement organisé par l'Allaitement maternel est maintenu.

 

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 01:01

Victor Doyen naît le 3 mai 1897 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Cousson et de son compagnon, Victor Doyen, maçon, qui le reconnaît.

En décembre 1919 à Joinville, Victor Doyen épouse Françoise Belbéoch, sœur de Joseph Belbéoch, qui sera militant communiste et combattant dans les rangs de la Résistance, tué lors de la bataille du pont de Joinville le 25 août 1944. Il vivait alors dans la commune voisine de Saint-Maurice.

Alors employé de commerce, après avoir été épicier en 1915, Victor Doyen est mobilisé pendant la première guerre mondiale. Il est incorporé en janvier 1916 dans le 10e bataillon de chasseurs à pied. En mai 1916, il est fait prisonnier au fort de Condé, à Chivres-Val. (Aisne). Il est interné en Allemagne à Giessen (Hesse) d’où il est libéré le 12 décembre 1918. Il est réintégré dans le 26e bataillon de chasseurs à pied et démobilisé en septembre 1919.

Après son retour à la vie civile, Victor Doyen est employé à la Compagnie des chemins de fer de l’Est ; il en est congédié en juin 1920 pour « absence illégale et prolongée. »

La famille Doyen vit après-guerre à Joinville, rue du Canal. Devenu chauffeur mécanicien, Doyen travaille dès 1921 à la Compagnie des Eaux de la Ville de Paris, située à Joinville dans le même quartier.

Lors des élections municipales de mai 1929 à Joinville, Doyen est candidat, en 17e position sur 27, sur la liste du Bloc ouvrier et paysan, soutenue par le parti communiste et conduite par Roger Bénenson, futur député.

Au premier tour de scrutin, Doyen obtient 338 voix sur 1715 suffrages exprimés (19,7%) pour 2491 inscrits. La liste communiste se maintient au second tour face à celles du cartel des gauches et à celle de la municipalité sortante, libérale et conservatrice. Elle n’obtient aucun siège et son score recule à une moyenne de 278 voix (12,5%), l’alliance entre les radicaux-socialistes et le socialistes SFIO obtenant 22 conseillers municipaux avec 1025 voix (46%) tandis que la liste de droite a 5 élus avec 929 votes (41,6%).

Lors des élections suivantes, Victor Doyen est de nouveau candidat, en 15e position sur la liste communiste, conduite par Robert Deloche, futur maire de la commune après la deuxième guerre mondiale. Il recueille au 1er tour 673 voix sur 2856 suffrages exprimés (23,5%). Il n’est pas candidat au second tour, la liste communiste ayant fusionné avec la liste socialiste SFIO.

Face à la municipalité sortante radicale-socialiste (les socialistes lui ayant retiré leur soutien) et à une liste de droite, les communistes obtiennent deux sièges sur 27, la droite conservatrice emportant tous les autres. Léon Lesestre est élu maire.

Le 4 mars 1939, Victor Doyen obtient une pension. Étant donné son âge, 42 ans, il ne s’agit pas d’une retraite, mais probablement de la suite d’un accident de travail, fréquent dans son métier - il est alors chauffeur désinfecteur, toujours pour la ville de Paris - ou des suites d’une maladie professionnelle. Il décède le mois qui suit.

Victor Doyen meurt le 6 avril 1939 à Joinville. Il avait eu deux enfants.

 

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 01:01

François Jules Fraud naît le 18 avril 1864 à Die (Drôme). Il est le fils d’Élise Archinard et de son mari Pierre Fraud, horloger.

La famille s’installe ensuite à Lyon (Rhône, 1er arr.), où son père est devenu serrurier. En juin 1886, Jules Fraud, alors garçon-boucher, épouse Esprite Henriette Gapiand, repasseuse. Deux ans plus tard, toujours à Lyon, il est corroyeur au moment de la naissance de leur fils.

En 1908, on retrouve la famille à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils vivent dans le quartier de Polangis, avenue Oudinot puis avenue Arago. Le père fait, en 1921, commerce d’épicerie et exploite un commerce de vin et un restaurant.

Pendant la première guerre mondiale, le fils Henri, sergent-fourrier, est blessé et reçoit plusieurs décorations ainsi qu’une citation.

Après la fin du conflit, Jules Fraud participe aux élections municipales de novembre 1919 à Joinville. Il est candidat au second tour sur la liste socialiste SFIO, en 24e position sur 27, et recueille 496 voix pour 1518 suffrages exprimés (32,7%) sur 1537 votants et 2491 inscrits. La liste socialiste n’obtient aucun siège, l’union républicaine et sociale d’Henri Vel-Durand remportant les 27 postes après le retrait, suite au premier tour, de la liste libérale. En 1912, une alliance des libéraux, de radicaux-socialistes dissidents, de socialistes indépendants et des socialistes SFIO avait gagné la municipalité sur l’ancienne majorité radicale-socialiste. Sept socialistes SFIO avaient intégré le conseil municipal, dont Georges Laruelle, qui conduit la liste en 1919 et Henri Lacroix, également candidat. Par contre, Julien Périn se présentait sur la liste de Vel-Durand.

Jules Fraud résidait toujours dans la commune en 1922 ; il était alors âgé de 57 ans. La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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