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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 00:01

Suite de la biographie de Jules Vallety, dit Charles Papillon

Après le premier conflit mondial, désormais ingénieur en titre, Vallety s’occupe principalement de l’éclairage public pour la ville de Paris. En février 1928, il devient chef de la circonscription d'aménagement du Parc des expositions puis, en janvier 1930, chef de la circonscription des concessions créée à la section de l'éclairage. Il prend sa retraite en mai 1931, étant alors âgé de 55 ans.

Son activité en faveur de la version ido de l’espéranto se prolonge, toujours sous le pseudonyme de Papillon. Il diffuse ainsi en 1921, La Langue internationale, feuille trimestrielle. Il donne des cours à Emancipanta Stelo (Union Internationale des idistes d'avant-garde), rue de Bretagne à Paris (3e arr.) en 1923 et rouvre un cours à la Bourse du Travail de la capitale en octobre 1934. Il vit rue Petit à Paris (19e arr.).

Le 14e congrès international de la langue ido se tenant à Paris en août 1937, il en est un des organisateurs avec S. Lafay ; la manifestation rassemble une quarantaine de délégués venant de 12 pays. Participant activement aux échanges, il organise également une visite au mur des Fédérés du cimetière du Père-Lachaise. En 1938, C. Papillon est membre du comité directeur de « Uniono por la linguo internaciona (ido) », basé à Essex (Royaume-Uni) et dont le professeur Léau est le président d’honneur.

Après la deuxième guerre mondiale, Papillon poursuit l’animation du Grupo Libertaria Idista. Il est également un fidèle soutien de la revue syndicaliste, fondée par Pierre Monatte, La Révolution prolétarienne, ses contributions financières étant mentionné sous le double nom de Charles Papillon-Vallety.

Il collaborait à la feuille Le Vieux Travailleur (Saint-Genis-Laval, Rhône, 1951-1957) de Jules Vignes, devenue ensuite le Travailleur libertaire (1957-1958). Papillon rédigeait les deux dernières pages rédigées en Ido sous le titre La Olda Laboristo.

Jules Vallety meurt le 27 janvier 1967 à L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). Il était âgé de 90 ans. Il avait eu une fille, Violette née en 1903 Paris et mariée en 1931 avec Marcel Beynet.

Plusieurs livres publiés en langue ido ont été révisés par Jules Vallety.

Fin

Les congressistes du 14e congrès de langue ido à Paris en 1937, dont Jules Vallety (n° 6)

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 00:01

Suite de la biographie de Jules Vallety, dit Charles Papillon

À partir de 1905, toute l’activité éducative et propagandiste de Papillon est consacrée à la promotion d’une langue internationale, l’espéranto. À ce moment, il est installé dans le quartier de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue d’Hill (act. av. de la Plage). L’année suivante, il vit à Bobigny (Seine, act. Seine-Saint-Denis), avenue de l’Harmonie.

Les cours d’espéranto sont délivrés dans plusieurs permanences libertaires ou lieux éducatifs à Paris, à la bourse du travail de Saint-Denis.

Sous le nom de Jules Vallety, il participe également à des organes internationaux en espéranto à vocation scientifique, comme en 1907 Internacia scienca revuo et Esperantista dokumentaro pri la Oficialaj historiaj.

Début 1909, Papillon s’intéresse à la naissance de l’ido, langue dérivée de l'espéranto, proposée en 1907 par une commission à l'initiative du Français Léopold Leau. Il participe par exemple à une causerie contradictoire avec Danielo sur espéranto ou ido en mars et diffuse des brochures de propagande en faveur de ce nouvel idiome. Il donne, à partir de novembre de cette année, des cours d’ido, qualifiant ladite langue « d’espéranto mis au point » ou réformé par rapport à « l’espéranto primitif ». Il est l’animateur du Grupo Libertarya Idista, dont le siège est à son domicile de Bobigny.

En octobre 1911, Papillon ouvre un cours d’ido à Joinville-le-Pont.

Dans sa polémique avec les partisans de l’espéranto traditionnel, Papillon soutient, dans l’hebdomadaire syndicaliste La Vie ouvrière en 1912 que, contrairement à ce que proposent certains comme Habert, « une langue artificielle ne peut pas et ne doit pas devenir une langue vivante ». Il défend en 1914 l’idée d’une langue auxiliaire.

Convoqué au service militaire en 1896, Jules Vallety est alors classé pour des services auxiliaires et écarté de l’activité armée cause d’une importante myopie. Après le déclenchement de la première guerre mondiale, il est reversé en décembre 1914 dans les troupes combattantes par une commission de réforme à Vincennes, étant d’abord affecté au 112e régiment d’infanterie, puis de nouveau déclaré inapte en mars 1915. En mai 1915, il rejoint le 42e régiment territorial d’infanterie où il sert comme cantonnier à Lagney (Meurthe-et-Moselle). Son inaptitude visuelle est confirmée en février 1916 à Toul, et il est nommé, le mois suivant caporal. En août 1916, il passe par le 1er régiment territorial d’infanterie avant de rejoindre, le mois suivant, le 25e régiment de zouaves puis d’être détaché, en octobre, à l’entreprise Niclausse, qui fabrique des chaudières et est basée rue des Ardennes à Paris (19e arr.). Le même mois, il est transféré au dépôt des prisonniers de guerre, implanté à Solignac (Haute-Vienne). Vallety est démobilisé en août 1919.

L’historien Vivien Bouhey classe, dans sa thèse de doctorat soutenue en 2006 à l’université de la Sorbonne à Paris, Les anarchistes contre la République, Jules Vallety parmi les anarchistes insoumis ou inscrits au Carnet B, sur lequel, depuis 1909, sont répertoriés tous les Français susceptibles d'entreprendre des actions antimilitaristes pouvant troubler l'ordre public ou gêner la mobilisation. En juillet 1914, 1771 noms classés pour ce motif sont comptabilisés par le chercheur Jean-Jacques Becker.

On remarquera cependant que cette classification n’a pas fait obstacle ni la promotion militaire de Jules Vallety, ni à son évolution de carrière dans l’administration, puisqu’il est nommé conducteur de travaux principal en juin 1915 et sous-ingénieur en janvier 1917. Il obtient également en juin 1915 l’autorisation d’épouser, à Toul (Meurthe-et-Moselle) Marie Claire Appoline Boulay.

À suivre

 

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 00:01

Début de la biographie de Jules Vallety, dit Charles Papillon

Jules Vallety naît le 14 juin 1876 à Paris (1er arr.). Il est le fils de Louise Antoinette Jamet et de son époux Jean Baptiste Vallety, boulangers, qui vivent rue du Rendez-Vous. En septembre 1892 Jules Vallety est admis à l’École des Arts-et-Métiers d'Angers. Il obtient une bourse en octobre, renouvelée l’an suivant.

Reçu en juillet 1896 au concours de piqueur du service municipal des travaux de Paris, Vallety est embauché en septembre. Il est affecté à l’inspection des aqueducs.

En décembre 1898, il fait partie d’un groupe de cinq piqueurs qui pétitionnent pour demander leur inscription sur la liste d'admissibilité au grade de conducteur de travaux ; la réclamation n’aboutit pas, mais il obtiendra cependant cette fonction l’année suivante. devenant en 1917

À partir de juillet 1896, on commence de voir apparaître le pseudonyme de Jules Vallety, Charles Papillon (ou le plus souvent C. Papillon) dans le journal anarchiste, fondé en 1895 par Jean Grave, Les Temps nouveaux. Il annonce une conférence qu’il donne à la Bibliothèque d'éducation libertaire, 26, rue Titon à Paris (11e arr.) sur le livre de Charles-Albert l’Amour libre. Il donnera de nombreuses autres conférences au même endroit : en septembre 1899 sur la guerre et le militarisme, en avril 1900 sur Résurrection, de Tolstoï puis sur l'Œuvre des Bibliothèques libertaires. À partir de mai de la même année, il consacre plusieurs causeries à la colonie libertaire La Clairière de Vaux à Essômes-sur-Marne (Aisne), fondée notamment par le géographe Élisée Reclus ; il s’intéresse par exemple, en février 1902 au rôle de la femme dans cette communauté et présente cette colonie comme « une tentative pratique du communisme ». Il y séjourne en juillet 1903.

En février 1899, Papillon inaugure avec Jean Grave et de Pierre Quillard le premier « cours libertaire d’éducation supérieure » organisé par le groupe L’Éducation Libertaire dont il était le secrétaire.

Vallety-Papillon est à l’initiative de la création de la revue l'Éducation libertaire en 1900, dont le siège est à la Ligue démocratique des Écoles, 26, rue de Pontoise à Paris (5e arr.). Il est également secrétaire la Bibliothèque libertaire du 3e arrondissement. Elle fut suivie par L’Éducation Intégrale (1903-1904)

On retrouve des conférences de Papillon sur la liberté dans l'éducation en janvier 1901, les conditions d'une propagande efficace en mars 1903, Néo-Malthusianisme et Communisme en juillet, Milieu Libre et Coopérative communiste en août toujours la même année puis, le même mois sur Socialisme et Anarchie.

Participant ou organisant une grande quantité de collectes, Papillon est notamment sensible à la situation des détenus. Il revendique son statut de scientifique. C’est en tant qu’adhérent au syndicat général des employés municipaux qu’il souscrit en juin 1906 pour les familles des facteurs révoqués. Il collabore également à nombre de revues anarchistes.

À suivre

 

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