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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 00:01

Georges Maizière naît le 11 mai 1841 à Tannay, Ardennes. Il est le fils reconnu de Pierre Albert Maizière, fermier, et non reconnu de Marie Suzanne Tristant.

Il exerce, comme deux de ses frères, le métier de marchand de futailles, des récipients en bois qui pour le vin ou des liqueurs dans le quartier de Bercy à Paris (12e arr.) et réside dans le même arrondissement, rue Villiot. En 1886, il épouse Marie Sophie Gaucheret, veuve d’un marchand de vins, Jacques Mourand.

Retiré des affaires au milieu des années 1890, il s’installe à Joinville-le-Pont, dans le quartier nouvellement créé de Polangis. Il vit avenue du Parc, puis avenue des Lilas.

Lors des élections municipales de mai 1904, Maizière est candidat en 15e position sur la liste radicale-socialiste du maire sortant, Eugène Voisin. Elle s’oppose à une liste dite apolitique, mais qualifiée par ses adversaires de réactionnaire et à une liste socialiste incomplète. Les radicaux affichent leur réprobation du nationalisme et du cléricalisme. Au premier tour, il recueille 515 sur 1 119 votants (46%) pour 1 363 Inscrits, et est élu au second, la majorité municipale ayant 22 des 23 sièges à pourvoir.

Nommé membre de la commission administrative du bureau de bienfaisance de Joinville en décembre 1904, Maizière est relevé de ses fonctions le 9 décembre 1907 par le président du Conseil, ministre de l'Intérieur, Georges Clémenceau, sur rapport du Préfet de la Seine.

Georges Maizière et son épouse élevaient le petit-fils de cette dernière, Georges Mourand, apprenti en 1911 à la scierie de Georges Marchaterre à Joinville.

Son épouse meurt en octobre 1917 à Joinville ; Georges Maizière avait alors 76 ans. La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Henri Martinet

Participant au débat sur le devenir du socialisme français, Henri Martinet signe une tribune dans le cadre de la préparation du congrès le 3 février 1920 dans L’Humanité, intitulée Pour l'Internationale du socialisme révolutionnaire. Il se démarque à la fois de ceux déjà adhérents aux thèses de Moscou comme des socialistes réformistes mais, se qualifiant de socialiste-révolutionnaire, il assure que « L'heure est venue pour les disciples de Karl Marx de constituer la IIIe Internationale ». Mais, déclare-t-il, « il ne s’agit pas d'adhérer à la IIIe Internationale comme une recrue qui vient dans un groupe ». À la fin du mois d’octobre 1920, Henri Martinet rompit avec le comité pour la reconstruction de la IIe Internationale et donna son soutien à la motion pour l’adhésion immédiate à la IIIe. Son ralliement facilita l’adhésion de la section de Champigny au Parti communiste, qui se fit à l’unanimité moins cinq voix au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920). Martinet fut le secrétaire de la nouvelle section, secondé par Martin* (secrétaire adjoint), Deutch* (trésorier) et Armand Gandon* (trésorier adjoint). Les effectifs qui étaient passés de 75 cotisants en décembre 1919 à 130 au premier semestre, tombèrent à 44 pour l’année 1921.

Un meeting est organisé en mai 1923 à Joinville par un cartel d’organisations de cette commune et de Champigny (anciens combattants de l’ARAC, Ligue des droits de l’Homme, libre-pensée, parti socialiste communiste). Martinet vient y apporter la controverse à Gaillot, ancien élu socialiste de 1912 à Champigny, qui avait rejoint la formation dissidente refusant les décisions du 4e congrès mondial de l’Internationale communiste, qui donnent l’ordre de quitter la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme avant le 31 décembre 1922.

À l’occasion du scrutin municipal de mai 1925 Martinet est à la tête de la liste communiste qui recueille en moyenne 779 voix sur 3 507 suffrages exprimés (22,2%) pour 4 154 inscrits. Elle se retire au second tour tandis que les socialistes de Joannès Allardet qui avaient eu 817 votes en moyenne (23,3%) rejoignent les radicaux-socialistes, et l’emportent face à la droite de l’Union républicaine nationale. Eugène Auguste Courel, socialiste, est élu maire.

Quatre ans plus tard, en mai 1929, Martinet dirige toujours la liste communiste, qui est en troisième position derrière la liste du cartel socialiste-radical de Courel (41,9%) et de la droite (26%). Les communistes obtiennent 950 voix en moyenne (21,6%), Martinet arrivant en tête avec 965 votes pour 4 395 votants sur 5 929 inscrits. Une liste de concentration socialiste avec des dissidents communistes (Gaillot, Edmond Neumann) recueille 4%.

Au second tour, Martinet maintient la liste communiste, mais avec 695 votes en moyenne (21,7%), elle n’a pas d’élu, tandis que les socialistes de Courel emportent les 27 sièges avec 62,6% des suffrages exprimés.

Henri Martinet meurt le 12 mai 1932 à Champigny. Il était âgé de 66 ans. Il avait deux enfants.

Fin.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Henri Martinet

À l’occasion des élections municipales de mai 1908 à Champigny, Henri Martinet est élu au second tour, comme toute la liste de concentration républicaine et socialiste, qui comprend 15 radicaux-socialistes et 8 socialistes. Parmi les nouveaux élus, qui rejoignent Albert Thomas, seul socialiste sortant dans le conseil, il y a également Joannès Allardet ; tous les trois sont désignés comme délégués sénatoriaux en décembre 1908. Thésée Paul Émile Pouillet, radical, est réélu maire.

Au sein du conseil municipal, Martinet plaide en particulier pour l’amélioration des conditions de transport, remettant en novembre une pétition au conseil général sur les lignes de tramways de l'Est-Parisien. Il propose un projet de régie directe des marchés d’approvisionnement. En 1909, il participe activement à la campagne d’Albert Thomas, qui sera élu député dans une élection législative partielle. Martinet devient en 1912 trésorier de la section SFIO de Champigny, dont Martin est secrétaire.

Réélu lors de l’élection municipale de mai 1912, il siège au côté d’Albert Thomas, qui devient maire tout en restant député, et s’occupe notamment de la Caisse des écoles et des marchés. Martinet est candidat à l’élection cantonale Nogent, canton auquel Champigny est rattaché depuis la scission de l’ancien canton de Charenton. Il fait campagne avec l’appui d’Albert Thomas ainsi que de Marcel Cachin. Malgré la présence de deux autres radicaux, Martinet est battu dès le premier tour par Brisson, radical. Il recueille 1 023 voix sur 5 971 votants, soit 17,1% ; il y avait 10 778 inscrits.

Pendant la première guerre mondiale, Martinet est mobilisé dans l’armée territoriale et reste, au moins en 1914, en région parisienne. Il participe en novembre de cette année à une réunion du comité de vigilance du canton de Nogent, structure, basée au Perreux-sur-Marne, qui supplée, au moins jusque la mi-1916, aux instances régulières de la SFIO. Promu à titre temporaire lieutenant dans le 1er régiment du génie en mars 1918, il sera confirmé dans ce grade, dans la réserve, en juin 1922.

Lors du scrutin qui suit le conflit, Martinet conduit la liste socialiste unifiée, Albert Thomas, ancien ministre, ayant quitté cette fonction en août 1919 pour devenir ensuite le premier directeur du Bureau international du travail (BIT). Au premier tour, les socialistes unifiés recueillent en moyenne 907 voix sur 2 606 suffrages exprimés (34,8%) ; au second tour, ils ont 923 voix en moyenne sur 1 885 suffrages exprimés (49,0%) et ont cinq élus, le Bloc républicain emportant les 22 autres sièges. Martinet, avec 991 votes, arrive en seconde position (52,5%). Henri Dumont est élu maire. Martinet intervient en juillet 1920 à la conférence des élus municipaux socialistes à Boulogne-Billancourt.  

À suivre.

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 00:01

Suite de la biographie d’Henri Martinet

Le domaine social est également investi par Henri Martinet qui, dès mars 1897, est secrétaire de la Fédération des abonnés à la semaine, une organisation qui revendique l’amélioration des conditions de transport des salariés. Elle plaide l’élargissement des abonnements à la semaine aux employés et le droit pour tous d’utiliser tous les omnibus et non les quelques trains qui leur étaient réservés. Une demi-douzaine de comités existent dans les communes des bords de Marne ; ils ont souvent le soutien des élus radicaux-socialistes, comme le député Jules Ferdinand Baulard. Martinet exerce toujours cette fonction fin 1899.

Martinet est en novembre 1902, avec Lucien Delanchy fondateur de l’association communiste des ouvriers menuisiers du département de la Seine, baptisée « Les Égaux, menuiserie ouvrière communiste ». La Société anonyme de production à personnel et capital variables est basée 10, rue Marcadet, à Paris (18e arr.). Elle est constituée avec 1 000 francs, portés à 5 000 francs l’année suivante, par dix menuisiers vivant à Paris pour huit d’entre eux, l’un résidant à Vincennes et Martinet demeurant à Joinville ; la qualité de syndiqué est exigée des ouvriers qui demandent à en faire partie. Par délibération du conseil d'administration en août 1903, Martinet a été nommé directeur. Ayant déménagé au 125, rue de Montreuil (Paris, 11e arr.), la coopérative est déclarée en faillite le 5 mai 1905.

Réinstallé à Champigny probablement en 1903, Henri Martinet dirige une liste du Parti socialiste de France (PSdF) lors des élections municipales de mai 1904 dans cette commune. Albert Thomas, professeur à l’université et futur ministre est lui à la tête de celle du PSF, de tendance plus modérée. Au second tour, les deux listes socialistes fusionnent mais ne présentent que six candidats, nombre correspondant aux sièges qu’ils auraient eu si le scrutin était proportionnel. La liste unifiée comporte cinq noms du PSF et un du PSdF (Martinet). Les radicaux-socialistes l’emportent et Albert Thomas est le seul élu de leur liste. Le conseil est composé de 9 radicaux-socialistes, 5 radicaux, 4 progressistes, 4 cléricaux et un socialiste.

Le même mois, Martinet affronte pour l’élection au conseil général dans le canton de Charenton Amédée Chenal, conseiller général radical-socialiste sortant, qui est réélu. Martinet a recueilli 2 612 voix (34,9%) sur 7 484 votants pour 13 264 inscrits.

Bien qu’officier de réserve, Martinet participe en décembre 1904 puis en janvier 1905 à deux réunions de l’Association internationale antimilitariste des travailleurs à Champigny ; lors de la deuxième, où Martinet représente le PSdF, des incidents sont signalés avec des nationalistes.

Après l’unification socialiste de 1905, Martinet développe la doctrine socialiste lors d’une conférence en novembre à Créteil de la 37e section du Parti socialiste SFIO. Il préside en janvier 1906 une réunion du même parti à Champigny pour commémorer les massacres du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg tandis qu’Albert Thomas, rédacteur à L’Humanité et conseiller municipal, confère sur la Révolution russe. Cette même année, Martinet prend part à la fondation d’un hebdomadaire couvrant la 2e circonscription de l’arrondissement Sceaux (Seine), Réveil socialiste, dans lequel il écrit régulièrement. Il collaborera de la même façon à une autre publication hebdomadaire sur le même territoire, en 1909-1910, Voix socialiste.

À suivre.

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 00:01

Henri François Louis Martinet naît le 4 juillet 1865 à Paris (1er arr.). Il est le fils d’Anne Siblot, couturière et de son époux Pierre Louis Martinet, garçon de salle.

Après un service militaire à la fin des années 1880 dans l’infanterie, il est promu officier, sous-lieutenant de réserve.

Menuisier, résidant 53bis, bd St Germain à Paris (5e arr.), Henri Martinet se marie en octobre 1895 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) avec Eulalie Jeanne Burgalat. Un des témoins du mariage est Prudent-Dervillers, maitre tailleur, fondateur du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, conseiller municipal de Paris en 1889 et député de la Seine depuis 1893. Les époux vont d’abord vivre à Champigny, 68, avenue des Deux-Communes, puis à partir de 1899, 8, rue du Pont à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Son épouse est marchande de poissons.

Il s’engage publiquement en politique auprès de l’extrême-gauche, avec le  groupe socialiste internationaliste du parti ouvrier socialiste-révolutionnaire (POSR) dans la 2e circonscription législative de l’arrondissement Sceaux (Seine) dès février 1898 et dans la structure locale du POSR, l’Union socialiste révolutionnaire de Champigny et Joinville dont il est secrétaire en 1899. Il est délégué au congrès de la salle Wagram de la Fédération des travailleurs socialistes de France de 1900, par son groupe et par l’union syndicale des ouvriers menuisiers du département de la Seine.

Le 26 avril 1900, le comité électoral socialiste-révolutionnaire de Joinville tient une réunion pour l’élaboration d'une liste de candidats lors des élections municipales de mai ; Martinet y participe peut-être. Lors du scrutin, les 23 candidats de la liste du maire radical-socialiste Eugène Voisin sont élus ou réélus.

En novembre 1900, en tant que secrétaire de l’Union socialiste révolutionnaire de Champigny-sur-Marne, adhérente à la Fédération socialiste révolutionnaire internationaliste de la 2e circonscription de Sceaux, Martinet appelle les groupements qui en faisaient partie à rejoindre la Fédération socialiste révolutionnaire de la Seine, fondée le 1er avril 1900. Il devient le secrétaire de la section de la 2e circonscription de Sceaux de la nouvelle entité et préside, en décembre, une réunion plénière extraordinaire. Désigné en mars 1901 comme suppléant de Jean Longuet au comité général du Parti socialiste, où il représente la FTSF, Martinet est un des orateurs de la formation dans les réunions publiques de Champigny, Saint-Maur, Créteil, Le Perreux ou Joinville notamment. Martinet représenta la FTSF au congrès du PSF à Tours (1902).

A suivre.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 00:01

Pierre Emmanuel Laforest naît le 31 juillet 1860 à Diou (Allier). Il est le fils de Pauline Barnabé et de son époux Joseph Laforest, forgeron.

Vivant boulevard Saint-Michel à Paris, travaillant comme employé de commerce, il épouse Léontine Augustine Guiot en août 1885 à Paris (3e arr.). Il va s’associer avec son beau-père, Jean-Baptiste Guiot, fabricant de peignes, dont il partage le domicile d’abord à Paris puis dans le quartier de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). La fabrique est installée dans le même quartier, mais dans la commune de Champigny-sur-Marne.

Polangis est une nouvelle zone d’habitation, apparue après le lotissement du parc du château à partir de 1883.

En septembre 1895, Laforest participe, avec plus d’une centaine de personnes du quartier de La Fourchette (à cheval sur Champigny et Joinville) à une collecte « pour les affamés de Carmaux », de solidarité avec les mineurs en grève, lancée par Henry Vaudémont et le journal radical Voix des communes.

Son beau-père siège au conseil municipal de Joinville de 1892 à 1900. Laforest se présente lui aussi sur la liste radicale-socialiste du maire Eugène Voisin en mai 1904. Face à une liste de droite, conduite par Honoré Moulinet, qui recueille 31,9% des suffrages exprimés et aura un siège, et une liste socialiste (Henri Lacroix, Émile Lebègue) qui obtient 14,9%, les radicaux-socialistes remportent 22 sièges sur 23 (50,2%). Laforest est élu dès le premier tour avec 560 voix sur 1 119 pour 1 363 inscrits.

Les colistiers d’Eugène Voisin fustigeaient l’apolitisme affiché de la « coalition réactionnaire », assurant que leur mot d’ordre « pas de politique ! » voulait dire « pas de politique républicaine ». Ils dénonçaient « le nationalisme, le cléricalisme et la réaction » se cachant derrière le programme de leurs adversaires et affichaient leurs « sentiments démocratiques » et leur fidélité au « vieux programme républicain ». L’ancien député radical Jules Ferdinand Baulard commentait le résultat de la façon suivante : « Je souhaite que nous puissions décrasser notre commune dont nous avons été considérés pendant longtemps comme des anarchistes qui voulaient tout bouleverser ; c’est une satisfaction que nos efforts et nos idées ont gain de cause. »

Membre du comité radical-socialiste, Laforest est désigné comme électeur sénatorial en décembre 1904. Il ne se représente pas en 1908.

Ses beaux-parents, Jean-Baptiste et Catherine Guiot avaient cédé la fabrique de peignes de Champigny, en août 1906, à son épouse et à lui-même. Ils s’y installent vers cette date et ne semblent pas avoir eu d’enfants.

Pierre Emmanuel Laforest meurt le 9 septembre 1916 à Champigny. Il est enterré à Joinville. dans une note nécrologique, le journal radical Voix des communes le  présente comme un « homme de bien qui ne se connaissait aucun ennemi ni aucun adversaire ». Il précise qu’il était libre-penseur et membre du Cercle de Joinville, structure « autour du billard duquel les élections municipales ont la réputation de se faire ». La cérémonie funéraire, malgré la période de guerre, rassemble nombre d’anciens conseillers municipaux et industriels. Il était âgé de 56 ans.

La Loire et l'abbaye de Sept-Fons vus de Diou

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 00:01

Jean Baptiste Guiot naît le 9 octobre 1839 à Pragelas (act. Pragela), commune montagnarde et francophone de la province de Turin, dans le Piémont italien. Il est le fils de Marianne Blanc et de Jean Baptiste Guiot, dit Guiot-Bourg son mari.

Jean Baptiste Guiot, qui dispose de la nationalité française, épouse en décembre 1863 à Paris (2e arr.) Catherine Schaldenbrand, ouvrière en châles, originaire de Flaxlanden (Haut-Rhin). Il exerce alors le métier d’employé de commerce et réside 12, rue Beaurepaire à Paris (10e arr.). Dès 1865, il exerce la profession de fabricant de peignes, d’abord à Paris puis, avant 1885, à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) où il ouvre un atelier dans le quartier de Polangis, rue du Plateau. Il réside dans la partie joinvillaise du même quartier, avenue Jamin.

Son épouse, qui opte en 1872 pour la nationalité française, et lui-même auront une fille, Léontine, qui épousera en août 1885 à Joinville-le-Pont Emmanuel Laforest, lequel sera le collaborateur puis le successeur de Guiot dans l’exploitation de la fabrique de peignes.

Le quartier de Polangis, loti à partir de 1883 dans le parc du château éponyme, compte en 1891 plus de 80 habitants sur les 4 320 de la commune. Les deux listes en présence lors des élections municipales de mai 1892 vont solliciter Guiot. Il refuse de rejoindre celle, classée à droite, conduite par le Dr Jean Barborin et Albert Bocquentin. Il rejoint la liste du maire sortant, Eugène Voisin, soutenue par le comité radical-socialiste. La liste conservatrice n’aura qu’un seul élu sur 23 (Honoré Moulinet), tandis les 22 autres sièges sont occupés par les radicaux. Guiot, qui est donc le premier polangeois élu au conseil municipal, est élu au second tour.

Dans le journal radical régional Voix des communes, Henry Vaudémont décrit ainsi le contexte municipal : « Le vieux Joinville [c’est-à-dire le centre-ville, sur la rive droite de la Marne] accorde au nouveau huit conseillers. Il en aura donc deux à choisir [en plus des 6 sortants qui se représentent]. Dès à présents les électeurs militants semblent avoir jeté les yeux sur MM. Guiot et Villain. (…) Quant à M. Guiot, je le connais personnellement et le tiens en grande estime. C’est un vieux et sincère républicain, car il l’était déjà sous l’empire. Il habite l’avenue Jamin et représentera Polangis, qui a pris assez d’extension, depuis un certain temps, pour avoir droit à un mandataire. Signe particulier : a refusé de faire partie de la liste Barborin. »

Après l’explosion de l'usine du Bi-Métal à Joinville en octobre 1895, Guiot organise avec François Blaize, coopérateur et lunettier, une quête en faveur des familles des ouvriers touchés par la catastrophe et rend compte, en novembre, de la gestion des fonds recueillis en faveur des victimes.

Il est désigné comme électeur sénatorial en mars 1896 et le sera e nouveau à deux reprises en 1899.

Lors des élections municipales de mai 1896, la liste Eugène Voisin est élue sans concurrence. Guiot est réélu dès le premier tour. Il n’est pas candidat en 1900.

Guiot et sa femme vendent, en août 1906 l’entreprise de peignes à leur fille et à leur gendre. Son épouse va vivre avec ces deux derniers à Champigny, tandis que Jean Baptiste Guiot va s’installer au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Sans doute attiré par les bateaux, il vit rue Frédéric-Lemaître, à quelques dizaines de mètres du port, dont il fréquente les pilotes.

Jean Baptiste Guiot meurt le 31 mars 1914 au Havre. Il était veuf depuis octobre 1911 et âgé de 74 ans.

Son gendre, Emmanuel Laforest, a siégé également au conseil municipal de Joinville (1904-1908).

Mineurs au col de Pragela vers 1900

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 00:01

Auguste Louis Eugène Hautemulle naît le 31 juillet 1894 à Issy-les-Moulineaux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils d’Aline Louise Graindorge et de son époux Victor Gustave Hautemulle, négociant en vins.

Comme son frère aîné Charles (né en 1888), et souvent en association avec lui, Auguste Hautemulle se lance dans le commerce de vin.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale, il finit le conflit avec le grade de lieutenant au 21e bataillon de chasseurs. À sa libération, il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), rue de Paris, où il exploite un commerce de gros. En août 1920, il épouse Joséphine Henrion à Dieulouard (Meurthe-et-Moselle).

Lors des élections municipales de mai 1925, Auguste Hautemulle est candidat sur la liste de l’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux qui, derrière le maire sortant, Henri Vel-Durand rassemble d’anciens radicaux et des gens de droite. Elle s’oppose à une liste du cartel des gauches (radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants) et au Bloc ouvrier et paysan (communiste). Les candidats modérés présentent un programme, le 2 avril devant 230 participants, soutenant les lois de laïcité qu’ils veulent voir appliquer « sans rigueur et sans sectarisme », plaident pour le maintien de l’octroi et l’économie dans les dépenses budgétaires. Les libéraux, qui combattaient Vel-Durand en 1919 l’ont rejoint cette fois-ci, tandis que les radicaux ont fait le chemin inverse.

L'union républicaine obtient 1 059 suffrages sur 2 275 exprimés (47,5%), 2 310 votants et 2 761 inscrits ; le cartel des gauches en a 670 (28,4%) ; les communistes 484 (21,1%). Au second tour, face aux deux mêmes listes, l’Union républicaine emporte les 23 sièges à pourvoir.

Dénonçant « les intrigues n’ont cessé d’agir à son égard » depuis 9 mois, Hautemulle adresse une lettre de démission au préfet en date du 4 novembre 1925 puis la renouvelle le 24 du même mois. Mais il la reprend, car il continue de siéger au conseil.

En tant que chef d’entreprise, Hautemulle intègre les commissions locales de la liste pour les élections prud’homales, de l’indemnisation chômage ou pour la chambre et le tribunal de commerce. En décembre 1926, Hautemulle fait adopter un vœu par l’assemblée communale en faveur d’une unification des véhicules, tarifs et abonnements pour les tramways 108, 109 et 110 qui desservent la ville et le reprend en août 1927. Avec les libéraux du conseil, il s’oppose souvent aux dépenses nouvelles, par exemple pour le personnel municipal.

Lors des élections municipales de mai 1929, qui voient la victoire du cartel des gauches, Hautemulle est secrétaire du bureau de vote installé en mairie.

Divorcé en janvier 1949, Hautemulle se remarie en juin 1951 à Bénodet (Finistère) avec Yvonne Marie Joséphine Bertholom. Il meurt le 30 septembre 1966 Boulogne-Billancourt (Seine). Il était âgé de 72 ans et avait eu un enfant.

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 00:01

René Henri Desouche naît le 25 mai à 1900 Paris (12e arr.). Il est le fils de Louise Desouche et d’Henri Alexandre Émile Graillat, comptable, qui le reconnaît à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne) en juin 1903. Ses parents se marient en juin 1905 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il porte ensuite le nom de René Graillat. La famille vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où le père est conseiller municipal socialiste et la mère responsable d’une association humanitaire.

À 17 ans, René Graillat s’engage volontairement en juin 1917, devançant l’appel de sa classe. Mobilisé dans les chasseurs à pied, il devient caporal en juin 1918 puis sergent en juin 1919. Il participe aux forces d’occupation françaises en Allemagne entre octobre 1919 et sa démobilisation en juin 1920. Il fait l’objet de deux citations, mettant en avant son influence sur ses hommes et son entrain.

Après-guerre, il est employé et se marie en novembre 1920 à Joinville avec Antoinette Irène Schmeler, dont il divorce en juin 1926. Il se remarie le mois suivant, toujours à Joinville, avec Paule Angéla Lépine, dont il se sépare également en octobre 1929. Il célèbre sa troisième union, à Saint-Maur-des-Fossés cette fois (Seine, act. Val-de-Marne) en janvier 1933 avec Jeanne Anaïs Gibertaud.

C’est dans le monde associatif que René Graillat, qui est également sportif, s’est impliqué. Il participe à ces compétitions de natation et est, jusque 1924 secrétaire général du club cycliste Joinville sportif. Il est également trésorier de la société de secours mutuels Caisse mutuelle Wander à Champigny. À ce titre il est décoré du mérite social en 1937.

En 1936, après s’être installé en 1933 route de Joinville, à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne), il est responsable de la section des cantons de Nogent et de Saint-Maur de la Fédération des sous-officiers de réserve républicains. Une cicatrice abdominale lui vaut d’être classé en service auxiliaire dans la réserve militaire en juin 1934 ; cependant, à sa demande, il est reclassé en service armé en octobre 1938.

Rappelé en septembre 1939, il est affecté dans un bataillon d’ouvriers d’armement aux Forges de Paris puis, en janvier 1940 dans une compagnie d’instruction à Magny-en-Vexin (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Ayant rejoint l’infanterie en avril 1940, il est fait prisonnier le 22 juin 1940 et incarcéré en Allemagne. Il est rapatrié et démobilisé en novembre de la même année.

Membre du mouvement Front national, Graillat sert dans le groupe de Champigny du secteur Seine Est des Forces françaises de l’intérieur du 18 au 25 août 1944, avec le grade d’adjudant-chef. Après la Libération, il poursuit son engagement au sein du mouvement du 1er au 20 septembre.

Sur proposition du comité local de Libération de Champigny; René Graillat est nommé en septembre 1944 membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne. Il fait fonction de conseiller municipal.

Vivant désormais boulevard Aristide-Briand, toujours à Champigny, Graillat devient président de la mutuelle du personnel de la Fédération mutualiste de la Seine, poste qu’il occupe en 1960 et 1969.

René Graillat meurt le 30 janvier 1978 à Créteil (Val-de-Marne). Il était âgé de 77 ans et décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze, ainsi que de la médaille militaire. Son grand-père, Laurent Graillat, communard, tonnelier et conseiller prud’homme avait été conseiller municipal de Saint-Maur au titre du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire.

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 01:01

Henri Alexandre Émile Graillat naît le 21 juillet 1881 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Joséphine Tourot, deuxième épouse de Laurent Vincent Graillat, tonnelier, communard, militant socialiste-révolutionnaire et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Résidant à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) Il épouse en juillet 1905 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Louise Desouche. Il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Bac. Comptable, Émile Graillat va exercer dans la grande distribution. Il est chef comptable à la Samaritaine (Paris) en 1911.

À l’instar de son père, Émile Graillat va s’engager en politique. En avril 1902, il accompagne à Champigny Renier, candidat du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire à l’élection législative, dans une réunion où il porte la contradiction au candidat conservateur de la Patrie française.

Il est possible qu’il ait été candidat aux élections municipales de 1912 à Joinville, mais il n’est pas élu ; la liste socialiste SFIO fusionne au second tour avec une liste libérale et une liste radicale dissidente, et la liste unifiée remporte le scrutin face aux radicaux-socialistes officiels. Il y a sept élus socialistes (Georges Laruelle, Émile Lebègue, André Flambard, Julien Périn, Henri Lacroix, Petit, Georges Scornet). Après ce succès, le bureau de la section locale est renouvelé en juin et confié aux non-élus, avec Fernand Grandhomme comme secrétaire. Graillat est membre de la commission de contrôle. En janvier 1913, Émile Graillat devient secrétaire de la section de Joinville en remplacement de Grandhomme (qui devient trésorier), et est également délégué à l’Union des sections de la 2e circonscription de Sceaux. Il quitte cette fonction en mai de la même année, Alphonse Mibord étant élu à sa place.

Mobilisé pendant la guerre, Graillat est sous-officier et reçoit en janvier 1919 une citation pour son comportement ; il est décoré de la croix de guerre. La presse radicale assure qu’il fut bon soldat, a fait toute la campagne, et est revenu à peu près indemne.

Il rejoint après-guerre Paris-France, société qui exploite la chaîne des magasins de nouveautés Aux Dames de France où il travaille en 1921. Il y est trésorier et secrétaire de l’Association mutuelle de retraites de la société.

Lors des élections municipales de novembre 1919, comme plusieurs anciens socialistes SFIO (Périn) se présente sur la liste conduite la Henri Vel-Durand (radical dissident) qui comprend également les radicaux officiels. Il a l’étiquette de socialiste indépendant, face à la liste de gauche officielle conduite par Laruelle (SFIO) et à une liste libérale (Beauvais). La liste d’union républicaine et sociale est élue intégralement au second tour, face aux seuls socialistes. Graillat obtient au 1er tour  760 voix sur 1 694 suffrages exprimés (44,8%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 964 voix sur 1 518 suffrages exprimés (63,5%) pour 1 537 votants.

En décembre 1922, trois tribunes anonymes mettent en cause sa famille dans le journal radical Voix des communes. Sa fille Simonne est critiquée pour être « entrée à la mairie par surprise » et pris la « place d’une veuve de guerre ». Son épouse Louise est attaquée : « Mme Graillat dirige la cantine des écoles de Polangis, elle emportait sa petite cantine garnie ; elle semble commander le conseil municipal, défiante, autoritaire, colporte partout que son mari sera bientôt maire de Joinville. »

En mars 1923, Graillat prend part à la formation d’une section de la Ligue de la République à Joinville ; elle est présidée par René Caperon, socialiste indépendant, et rassemble également des radicaux-socialistes et des socialistes proches de la SFIO (mais la section n’est pas encore reconstituée, après le passage de la totalité des adhérents au Pcf en 1920). Graillat est délégué au comité central.

Après les élections municipales de 1925, qui ont vu la défaite du cartel des gauches dans la commune, Henri Graillat rejoint de nouveau la SFIO et souscrit à plusieurs reprises en 1928 à des souscriptions pour le parti lancées par le quotidien Le Populaire.

Président de l’Amicale des anciens élèves de l’école de Saint-Maur, Émile Graillat est trésorier de la caisse des écoles de Joinville depuis au moins 1922. Récompensé en 1921 et 1924 pour son activité de mutualiste, honoré pour son poste de chef de service à Paris-France en 1936, il est décoré des palmes académiques pour son rôle à la caisse des écoles (officier d’académie en 1922, officier de l’instruction publique en 1940).

Émile Graillat meurt accidentellement à 59 ans le 26 août 1940 à Nogent-sur-Marne où il est renversé à bicyclette au carrefour de Beauté par une voiture. Peut-être du fait de ses antécédents militaires, le nom d’Henri Graillat figure sur le monument aux morts de Joinville au titre de la guerre 1939-1945. Il résidait avenue du Bac à Joinville.

Son fils, René Graillat, engagé dans l’action sociale professionnelle, sera membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne à la Libération en 1944 où il fait donc fonction de conseiller municipal.

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