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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 00:01

Henri Célestin Poitevin naît le 13 mai 1865 à Paris (10e arr.). Ses parents sont Rosalie Pavie et son époux Eugène Zacharie Poitevin, peintre sur porcelaine.

Vivant dans un milieu artistique, Henri Poitevin va, comme sa sœur Irina, devenir peintre. Il est d’abord receveur des tramways de l’Est parisien, mais se présente comme artiste. Il illustre en 1888 des poèmes d’Albert Tinchant pour son livre, Sérénités.

Vivant à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne), il y épouse en mars 1894 Léonie Thybaut, couturière, originaire de Joinville-le-Pont. Ils rejoignent cette ville, où ils exploitent en 1908 un commerce d’articles de ménage. Il va ensuite entrer dans l’usine Pathé-Cinéma, avant 1911, où il travaille probablement à la fabrication de décors ou à l’illustration des documents. Henri Poitevin donne également des cours de dessin pour l'association philotechnique de Joinville, structure d’éducation populaire présidée par Albert Kownacki, dont il est également administrateur. Il sera décoré en octobre 1909 pour cette activité par Raymond Poincaré, membre de l’Académie française, sénateur et futur premier ministre puis président de la République.

Membre du comité radical-socialiste, où milite également son beau-père Eugène Thybaut, Henri Poitevin est candidat aux élections municipales de juin 1908 sur la liste soutenue par ce parti et conduite par le maire sortant, Eugène Voisin. Il est élu au second tour avec 577 voix sur 1188 suffrages exprimés (48,5%). Les radicaux emportent 21 des 23 sièges à pourvoir. Ils faisaient face à une liste dite socialiste évolutionniste, comportant des socialistes et des radicaux dissidents ainsi que des personnalités libérales ou conservatrices ; à une liste socialiste SFIO et à des indépendants. Un évolutionniste (Leteuil) et un indépendant (Gripon) sont élus. Le journal radical Voix des communes dresse ainsi son portrait : « Poitevin, comme les peuples heureux, n’avait pas d’histoire ; il venait d’hériter encore et jouissait paisiblement de ses revenus, un titre de conseiller lui allait bien pour occuper ses loisirs. »

Fin juillet 1909, Poitevin s’oppose publiquement, avec six autres conseillers municipaux affichant des opinions plus à droite que la majorité du conseil, à Louis Rey, qui entend assurer un contrôle des radicaux-socialistes sur l’activité communale. Avec le même groupe, il critique vivement en janvier 1910 la gestion par la municipalité d’un conflit avec un entrepreneur portuaire qui transporte des matériaux sur les voies communales, provoquant l’exaspération des riverains. Les mêmes élus s’attaquent vivement de nouveau à Louis Rey, en mars 1911, au sujet d’une affaire mettant en cause la probité d’un directeur d’école.

Vel-Durand, Beauvais, Arnaud, Watrinet, Mermet et Poitevin, voulant profiter de la tension politique, présentent leur démission en mars 1911, provoquant des élections municipales partielles en avril. Le comité radical s’abstient d’intervenir, mais avait invité ses trois membres dissidents (Vel-Durand, Mermet et Poitevin) à retirer leur démission. La presse radicale n’est pas tendre avec Poitevin, Voix des communes le considérant comme un « des élus les plus nuls » et estimant que « Poitevin, excellent mouton de Panurge, a vu ses voisins bêler, se plaindre, il fait comme eux. » Avec l’appui des libéraux et des socialistes SFIO, la liste des dissidents va l’emporter contre un groupement républicain indépendant ; Poitevin est élu au second tour, tandis que ses cinq collègues démissionnaires l’emportaient dès le premier tour.

La bataille se poursuit lors des élections municipales de mai 1912, qui voient le départ d’Eugène Voisin, maire depuis 1888 et conseiller municipal sans interruption depuis 1867. Les dissidents présentent une liste, conduite par Mermet, qui fusionne au second tour avec les socialistes SFIO et les libéraux. La liste coalisée l’emporte au second tour contre les radicaux-socialistes officiels de Georges Briolay.

Réélu, Poitevin est délégué par le maire aux écritures et authentifie les pièces et légalise les signatures des administrés. Pendant la guerre, n’étant pas mobilisé, il fait partie de la minorité d’élus qui font fonctionner la mairie. En 1916, il s’associe à ses collègues élus pour protester contre la mise en cause de la du fonds de guerre par le maire, faite dans Voix des communes. Il est chargé, avec Julien Périn, de la création d’une boucherie municipale vendant de la viande frigorifiée.

Lors du premier scrutin municipal après-guerre, en novembre 1919, Henri Poitevin fait partie de la demi-douzaine de conseillers municipaux qui sont réélus. Il figure sur la liste d’union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, adjoint sortant, qui comprend les dissidents radicaux, des socialistes indépendants et les radicaux-socialistes officiels. Elle s’oppose à une liste libérale et à une liste socialiste SFIO. Le maire, Mermet, décède le lendemain du second tour de scrutin. La liste Vel-Durand remporte les 23 sièges à pourvoir. Poitevin avait recueilli 847 voix sur 1694 suffrages exprimés soit juste 50%, mais il lui manquait une voix pour être élu dès le premier tour ; il était en tête de tous les candidats. Au second tour, les libéraux s’étant retirés, Poitevin obtient 973 votes sur 1518 exprimés (64,1%) sur 2491 inscrits.

Candidat à nouveau sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux en mai 1925, Poitevin est en quatrième position. La liste, conduite par Henri Vel-Durand, s’est séparée de radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, qui retrouvent la SFIO dans une liste de cartel des gauches. Ils font face à une liste communiste, mais les libéraux se sont ralliés à la majorité sortante. Union républicaine et sociale recueille une moyenne de 1080 soit 47,5% ; le Cartel des gauches en a 648, soit 28,4% ; le bloc ouvrier-paysan du Pcf en a 480, soit 21,1%. Tous les candidats, dont Poitevin, sont élus au second tour.

En janvier 1928, Poitevin se démarque de la majorité des élus municipaux en soutenant la création d’un poste de professeur de dessin pour les écoles ; la proposition ne recueille que quatre voix, contre neuf tandis qu’il y a deux abstentions, dont celle du maire. Il ne demande pas le renouvellement de son mandat en mai 1929.

Décoré pour son courage et son dévouement pendant les inondations de la Marne de 1910, Poitevin était également titulaire des palmes académiques, comme officier d’académie, au titre de son activité de professeur à l'association philotechnique.

Henri Célestin, qui vivait alors dans l’ancienne demeure de ses beaux-parents, avenue Gille Poitevin, dans le quartier de Palissy, meurt le 11 mars 1939 à Joinville. Il était âgé de 73 ans et avait eu deux enfants : Andrée et Maurice Gabriel, qui mourra lors de la première guerre mondiale.

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 00:01

Maurice Gabriel Poitevin naît le 24 novembre 1894 à Saint Mandé (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Léonie Thybaut, couturière et Henri Célestin Poitevin, artiste peintre.

La famille quitte, avant 1911, Saint-Mandé pour le quartier de Polangis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), commune dont sa mère est originaire. Maurice Poitevin devient lunetier dans la Société des lunetiers, coopérative ancêtre d’Essilor. Un Joinvillais, François Blaize, fut un des fondateurs de la coopérative en 1849 et plusieurs personnalités locales y travaillèrent, comme Pierre Jules Tireau ou Eugène Videpied. Son grand-père, Eugène Thybaut, est proche de ces deux derniers dont il partage l’engagement radical-socialiste.

Mobilisé avec la classe 1914, Maurice Poitevin est affecté au 19e bataillon de chasseurs à pied. Il combat dans les Ardennes, sur l’Yser puis en Champagne. Il meurt le 29 avril 1916, à Bouy (Marne) des suites de ses blessures. Il est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille militaire à titre posthume.

En avril 1922, il est inhumé au cimetière de Joinville où son père est conseiller municipal.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 00:01

Charles Édouard Véron naît le 20 février 1859 à Grand-Rozoy, Aisne. Il est le fils d’Alphonsine Santus Salberge, marronnière (vendeuse de marrons) et de François Hippolyte Véron, domestique de labour.

Alors employé de commerce et vivant rue des Corbeaux (act. av. des Canadiens) à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Édouard Véron épouse en mars 1885 à Ivry (Seine, act. Val-de-Marne) Julia Octavie Sevestre. Ils vont vivre dans l’artère principale de Joinville, la rue de Paris, où ils exploitent une épicerie prospère, puisqu’elle compte au moins trois employés en plus d’aides familiaux (sœur puis frère) entre 1891 et 1896.

Lors des élections municipales de mai 1904 à Joinville un Véron, sans doute Édouard, est candidat sur la liste nationaliste qui s’oppose à la municipalité sortante. Conduite par des conseillers sortants dissidents de la municipalité, Provin, Dalbavie, Raoult et Dupré, cette liste n’aura qu’un seul élu au second tour. Moulinet. Le maire sortant, Eugène Voisin, soutenu par le comité radical-socialiste, emporte les 22 autres sièges. Une liste socialiste-révolutionnaire incomplète (Lacroix, Lebègue) recueille 15% des suffrages au premier tour. La liste de droite a 31,5% des 1119 votes sur 1363 inscrits. Véron est crédité de 352 suffrages exprimés (31,5%).

Mme Véron, sans doute Julia Octavie, est en 1899 trésorière de la sous-section de Joinville de la Société de l’allaitement maternel, association humanitaire de taille modeste au plan national mais très influente à Joinville où elle est présidée par Mme Bitterlin. Elle vise à réduire la mortalité infantile de la naissance à un an, qui est « effrayante » selon le journal radical Voix des communes. La société rassemble notamment les épouses des notables locaux. Mme Véron exerce toujours cette fonction en mai 1904.

Édouard Véron vit à Joinville en mai 1908, quand sa fille Léontine Octavie se marie. Son épouse est décédée et il est devenu agent d’affaires, demeurant désormais rue Pasteur.

Charles Édouard Véron serait mort le 30 novembre 1910 dans son village natal de Grand-Rozoy. Il avait alors 51 ans.

Un homonyme vit à Joinville en 1911, Victor François Véron (1861-1929) imprimeur en papiers-peints aux usines Jougla (cinéma), mais il ne semble pas avoir joué de rôle public.

 

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 00:01

Ferdinand Marie Louis Huby naît le 25 septembre 1880 à Nanterre (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Claudine Noël Boutonné, couturière, et de Louis Léon Huby, héritier d’une lignée d’imprimeurs.

La famille est une première fois expropriée à Paris lors de l'élargissement de la rue de la Grande-Truanderie en 1900 puis une seconde fois en 1902 à Nanterre, pour l’agrandissement de la rue du Chemin-de-fer. Le père installe son imprimerie à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) puis la cède en 1904 à son fis qui y réside désormais.

Marié en octobre 1904 à Nogent-sur-Marne avec Marie Berthe Jolivet, Ferdinand Huby prend une part active à la vie de l’Union des commerçants. Lors de l’inondation de la Marne en 1910, il prend part aux activités humanitaires.

F. Huby est l’éditeur de plusieurs ouvrages et brochures, notamment la monographie de Basile Nivelet, intitulée « Joinville-le-Pont » et parue en 1910, qui constitue le second ouvrage historique sur la ville. Il publie aussi la liste des secours aux inondés parue en septembre 1911 et les discours prononcés aux obsèques du maire Achille Mermet, le 4 décembre 1919. Il adhère en 1923 au club Joinville sportif.

L’imprimerie de Ferdinand Huby, implantée rue du Pont, est toujours active en 1933. La destruction de cette rue pour la réfection du pont en 1937 a probablement provoqué son départ.

La date de décès de Ferdinand Huby n’est pas connue. Il a eu trois enfants.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 00:01

Adelson Constant Pernez naît le 28 septembre 1843 à Leuze (Hainaut, Belgique). Il est le fils de Thérèse Nicole Lemaire et de son époux, Constant Pernez, corroyeur.

Il travaille également le cuir, s’installant à Paris (11e arr.), rue Vieille-du-Temple, où il est coupeur en chaussures et se marie, en mars 1868 avec Marie Emélie Caroline Vuillier, piqueuse de bottines.

Bien qu’ayant fait son service militaire en Belgique, Pernez est engagé volontaire en 1870 dans l’armée française qui combat les troupes prussiennes et allemandes. En mars 1889, il bénéficie d’une autorisation de résidence permanente à Paris.

Il s’installe après sa retraite à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où vit une partie de sa belle-famille. Il y réside en 1908, année où il obtient par décret sa naturalisation française en août 1908. Sa sœur et son frère s’y installent aussi.

Vers 1912, il est désigné comme administrateur du bureau municipal de bienfaisance. Pendant la guerre, il souscrit régulièrement à diverses collectes humanitaires.

Pernez est élu conseiller municipal en 1919 sur la liste de Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants et s’oppose au premier tour à une liste libérale ainsi qu’à une autre socialiste SFIO. Au premier tour, Pernez obtient 770 suffrages exprimés (45,5%) sur 1 715 votants pour 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 977 voix sur 1 537 (64,4%).

Lors des séances du conseil municipal, Pernez est assidu jusqu’à ce qu’il tombe malade fin 1923. Le journal radical-socialiste Voix des communes le qualifie de « courtois et aimable ». En 1920, il est vice-président de l’Union sportive de Joinville.

Adelson Pernez meurt en cours de mandat à Joinville le 17 décembre 1924. Il était âgé de 81 ans.

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 00:01

Hélène Augustine Merger naît le 6 mars 1883 à Metz, en Lorraine alors occupée et rattachée à l’empire allemand. Elle est la fille d’Anne Ternus et de Joseph Auguste Merger.

En février 1909 Hélène Merger épouse, toujours à Metz, Henri Jean Baptiste Pérignon, pharmacien.

Fonctionnaire au service des pensions, où elle est agent d’ordre et de comptabilité, Hélène Pérignon est attachée, en 1929, au secrétariat particulier du ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, Louis Loucheur.

Installée avant 1928 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Hélène Pérignon y exerce des responsabilités sociales. Elle est cette année-là membres du bureau de la section de Joinville Saint-Maurice de la Mutualité maternelle de Paris. Pendant la deuxième guerre mondiale, elle s’engage dans la Croix-Rouge.

C’est présentée comme « dame de la Croix-Rouge » qu’Hélène Pérignon est désignée par arrêté préfectoral du 20 février 1942 conseillère municipale de Joinville. Elle est la seule femme parmi les 20 membres du conseil, nommés en exécution de la loi du 16 novembre 1940 qui a supprimé leur élection ; Léon Lesestre, élu en 1935, a été redésigné comme maire. Pérignon est ainsi la première femme à exercer une activité politique officielle dans la commune.

Comme les autres personnes désignées par les autorités de Vichy, Pérignon voit son mandat prendre fin quand le Comité local de Libération de Joinville prend possession de l’hôtel de ville le 20 août 1944. Une délégation spéciale provisoire est instituée le 26 septembre 1944, qui compte également une femme sur 27, la future maire de la ville, Amélie Trayaud.

Hélène Pérignon, veuve depuis 1943, meurt à Paris (20e arr.) le 13 mars 1964. Elle était âgée de 81 ans.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 00:01

Étienne Clément Pégon naît le 19 avril 1893 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Louise Brun, couturière et de son époux, Clément Pégon, chaudronnier. Lui-même devient ouvrier chaudronnier sur cuivre.

Incorporé au service militaire en novembre 1913, il est engagé dans la campagne avec l’Allemagne dès le déclenchement de la guerre le 2 août 1914. Servant dans l’artillerie, il est  blessé grièvement en mars 1915, puis intoxiqué la bataille de la Somme au deuxième semestre 1916 et grièvement atteint à nouveau le 8 juin 1917 par un éclat d’obus lors des combats du Chemin des Dames. Victime d’une fracture cervicale et à la colonne vertébrale, il est évacué à l’hôpital des Invalides à Paris. Libéré du service en juin 1919, il n sera plus en mesure de retravailler.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dès sa sortie de l’hôpital, il épouse Marie Delphine Bois, infirmière, en juin 1920 dans cette commune. Pégon réside d’abord dans le quartier de Palissy, avenue Gille, puis dans celui de Polangis, avenue Marie-Louise. Il rejoint la Société des mutilés, anciens combattants, réformés et veuves de guerre, dont la section de Joinville fut fondée en 1918 par Gabriel Bureau et qui avait son place de Verdun. Il en est le secrétaire jusqu’à sa mort.

Cité à l’ordre du régiment et à l’ordre de l'armée pendant la première guerre mondiale, Étienne Pégon est décoré de la croix de guerre et de la médaille militaire en septembre 1917. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1921 puis officier en 1932.

Étienne Pégon décède le 11 mai 1941 à Joinville. il était âgé de 48 ans et n’avait pas d’enfant. La rue de son domicile est rebaptisée « avenue Étienne Pégon » après la deuxième guerre mondiale.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 00:01

Jean-Louis Pariselle naît le 8 mars 1917 à Châlons-sur-Marne (act. Châlons-en-Champagne, Marne).

Il entre à l'école Boulle, à Paris en 1931 et en sort diplômé en 1935. Il est employé comme sculpteur dans l'entreprise de Maurice Corrèze à Auxerre à partir de 1936 puis, après son service militaire de 1937 à 1943, jusqu’en 1945. Il s’établit à Paris en 1946.

De 1953 à 1977, il est dessinateur projeteur dans un grand magasin parisien, Les Nouvelles Galeries, dont il devient le décorateur attitré. Il réalise par exemple entièrement l'agencement intérieur du magasin de Metz.

Sa passion du bois ne le quitte pas et Jean-Louis Pariselle réalise, dans des formes classiques, des recherches sur la sobriété du volume : personnages, animaux ou œuvres non figuratives. Il installe son atelier dans un pavillon de l’avenue des Platanes, dans le quartier de Palissy (Joinville-le-Pont), puis à Champs-sur-Yonne en Bourgogne.

Jean-Louis Pariselle expose notamment au Salon des Artistes français de 1949 à 2007. On le voit aussi au Salon des Indépendants (1953 et 1954), au Salon de l'art libre (1962 et 1963), ainsi que plusieurs lieux du Val-de-Marne ou de l’Yonne.

Les outils de Jean-Louis Pariselle ont été légués à l'école Boulle où ils sont exposés depuis octobre 2013 dans une vitrine spéciale.

Les œuvres ont fait l’objet d’un legs de son épouse Simone Pariselle (1922-2013) en 2012 à la commune de Champs-sur-Yonne qui en assurera la présentation.

Militant du Parti socialiste, Jean-Louis Pariselle est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont lors d’un scrutin partiel en 1978. Il devient adjoint au maire dans la municipalité de gauche dirigée par Guy Gibout (Parti communiste), et est en charge des affaires scolaires. Il ne se représente pas en 1983.

Jean-Louis Pariselle est décédé le 4 octobre 2008 à Auxerre, Yonne. Il est enterré à Joinville-le-Pont. Âgé de 91 ans, il était médaillé de l’ordre des Arts et Lettres et avait un fils.

 

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 00:01

Prudent Moire naît le 14 avril 1822 à Fresnoy-le-Château (Aube). Il est le fils d’Anne Payn et de son époux Edme Moire, cultivateurs.

Lui-même est tonnelier lors de son mariage avec Jeanne Françoise Désirée Rousseau en octobre 1845 à Paris (12e arr.). Il vit rue du Marché Saint-Honoré. Il réside toujours à Paris en 1874, boulevard Saint-Germain et est alors limonadier.

En 1891, Moire est installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), vivant de ses rentes.

En mai 1892, Moire est candidat aux élections municipales dans cette commune sur la liste du maire radical Eugène Voisin, soutenue par le comité radical-socialiste, qui remporte 22 des 23 sièges à pourvoir face à une liste plus à droite de Bocquentin et Barborin, qui fera élire un seul de ses membres.

Moire obtient au premier tour 354 voix sur 639 suffrages exprimés (55,4%) et est élu. Il sera réélu en mai 1896, toujours sur la liste radicale-socialiste d’Eugène Voisin, qui n’a pas de concurrent. Le journaliste Henry Vaudémont, dans l’hebdomadaire radical local Voix des communes, le présente en mai 1896 comme une « figure descendue d’un cadre antique venant enseigner aux modernes la sobriété de gestes et de paroles des anciens ». Il ne se représente pas en 1900.

Prudent Moire meurt le 5 avril 1907 à Joinville, à l’âge de 84 ans. Il était veuf et avait deux enfants.

 

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 00:01

Jules Victor Durieux naît le 7 août 1901 à Beauvais, Oise. Il est le fils d’Alida Pauline Durieux et d’Édouard Jules Langrené, qui le reconnaît en janvier 1902 puis lui donne son nom après leur mariage en novembre de la même année toujours à Beauvais.

Marié en mars 1924 à Luzy (Nièvre) avec Mélanie Génois, il est gardien de la paix en février 1926 quand il est victime d’un accident entre un tramway et un autobus boulevard Beaumarchais à Paris, qui fait 14 blessés.

Il s’engage dans l’action syndicale, étant élu délégué du personnel en octobre 1926. Il poursuivra une présence régulière dans les instances paritaires : conseils de discipline de 1939 à 1953 ; commission administrative paritaire en 1954. Administrateur du syndicat de la police judiciaire, il plaide en juin 1937 pour l’affiliation de la Fédération des polices judiciaires et administratives à la Fédération nationale des fonctionnaires.

Entre 1930 et 1936 au moins, Langrené, qui s’est installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), 2, avenue Palissy, est le responsable de la section locale et collecteur de la Société amicale et de prévoyance de la préfecture de police, qui organise notamment des galas de bienfaisance et joue le rôle de mutuelle pour les fonctionnaires.

Dans le domaine politique, le rôle de Langrené est également significatif. En décembre 1928, il est secrétaire du comité radical-socialiste dont Féret est le président. En 1929, les radicaux, alliés aux socialistes SFIO, vont reconquérir la municipalité qu’ils avaient perdue, au profit de dissidents radicaux alliés à une partie de la droite en 1912. En 1931, Georges Briolay, maire, est le nouveau président du comité, et Langrené en est toujours le secrétaire. en 1934, sans être candidat, il anime la campagne électorale pour des élections municipales partielles, suite à la défection de plusieurs élus notamment socialistes ; elle oppose une liste de concentration républicaine, plutôt orientée à droite mais où se retrouvent plusieurs radicaux ; une liste de républicains indépendants, composée surtout de commerçants et ayant la préférence des radicaux ; une liste socialiste SFIO et une liste communiste. Devancés, les républicains indépendants se retirent au second tour et la liste de concentration républicaine l’emporte face aux communistes, qui bénéficient du retrait des socialistes.

En 1933 et 1934, Jules Langrené est également le correspondant de l’hebdomadaire radical local Voix des communes, en charge de la rubrique Joinville.

Promu en 1935 inspecteur au service des fraudes, Langrené est amené à ses déplacer souvent en province, ce qui le conduit à cesser ses activités politiques locales. Devenu inspecteur principal en 1948, il continue son activité au sein du service de répression des fraudes au moins jusqu’en 1954.

Plusieurs récompenses ont été décernées à Langrené au titre de son activité sociale : mention honorable, médaille de bronze puis médaille d'argent de la mutualité ; médaille de bronze de la prévoyance sociale ; palmes académiques (officier d’académie) enfin en 1937.

La date et le lieu de décès de Jules Langrené ne sont pas connus.

Anas, oeuvres sociales de la police à Joinville

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