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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 00:01

Début de la biographie de Charles-Pierre Chapsal

La date de naissance de Charles-Pierre Chapsal est imprécise, l’état-civil de Paris ayant été en grande partie détruit. Les sources situent sa naissance en 1787 ou 1788 à Paris mais la date de 1787 est la plus généralement admise. Il est le fils Marie Prudhomme et de son époux Pierre Chapsal.

L’identité de son père n’est pas précisée dans les notices biographiques et la défaillance de l’état-civil parisien ne permet pas à ce jour de le retrouver. Il s’agit peut-être du lieutenant d’infanterie Pierre Chapsal, engagé dans la Garde municipale, né en juin 1769 à Paris, qui fut blessé et fait prisonnier lors des combats des troupes napoléoniennes en Espagne à Bailén (Andalousie) ; il quitta l’armée en 1812.

Après avoir été employé à l’hôtel de ville de la capitale, selon certaines sources, Chapsal est en 1808 maître d'études au collège Louis-le-Grand à Paris (5e arr.). Il est aussi secrétaire de Charles-Pierre Girault-Duvivier, grammairien et auteur d’une Grammaire des grammaires parue en 1811.

Âgé de 20 ans, Chapsal rédige un Nouveau dictionnaire grammatical puis, l’an suivant, un essai sur les Principes d'éloquence de Marmontel, consacré à Jean-François Marmontel (1723-1799), encyclopédiste proche de Voltaire.

Les travaux de Chapsal intéressèrent François Noël (1755-1841), ancien professeur de Louis-le-Grand et inspecteur général de l'Instruction publique après avoir été commissaire général de police et préfet sous le Consulat. Noël et Chapsal s’associèrent pour produire ensuite de nombreux ouvrages. Selon le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle (Larousse), « Le nom de Chapsal est en second en tête du livre, bien qu'il soit avéré aujourd'hui qu'il en est le principal auteur; mais, encore peu connu, il dut abriter son obscurité derrière le nom de Noël célèbre déjà par ses ouvrages, et auquel son titre d'inspecteur général de l'Université donnait une grande influence dans les conseils de l'enseignement. »

Après des Leçons anglaises de littérature et de morale en 1817, qui connurent un certain succès, le grand-œuvre des deux auteurs furent la Nouvelle grammaire française, éditée en 1823 et qui connut une diffusion considérable, avec des rééditions très fréquentes jusqu’à la fin du 19e siècle.

Les deux auteurs produisirent ensuite des déclinaisons de leurs travaux comme un Nouveau Dictionnaire de la langue française en 1826, des Leçons d'analyse grammaticale en 1827 et la même année des Leçons d'analyse logique. Ils cosignèrent en 1829 un Traité des participes et firent la même année un Abrégé de grammaire française. En 1830, ils produisirent un Cours d'études des belles-lettres, de la mythologie, de l'histoire et de la géographie.

En effet, Chapsal était professeur de belles-lettres, d'histoire et de géographie. Il fit partie, en 1821, des fondateurs de la Société de géographie, l'une des plus anciennes sociétés savantes françaises et la première institution de ce type en matière géographique au monde. Elle était présidée par Pierre-Simon de Laplace et comptait également parmi ses membres Champollion, Cuvier, Dumont d'Urville, von Humboldt ou Monge.

L’œuvre principale de Charles Pierre Chapsal et François Noël, la Nouvelle grammaire française, a connu 80 éditions en France de 1823 à 1889, a été édité également au Québec et en Belgique ainsi qu’une traduction américaine en 1878.

Après le décès de François Noël en 1841, Chapsal devint le seul titulaire des droits d’auteurs, qui continuaient à être importants. Il publia encore quelques ouvrages grammaticaux, comme des Modèles de littérature française en 1841 ; une Syntaxe française en 1842 et en 1850, avec Ambroise Rendu, une Méthode pour faire l'application des principes de la grammaire.

Pour le Dictionnaire de Larousse, la Grammaire de Chapsal est disposée avec méthode et rédigée clairement, « donnant tant bien que mal, mais toujours avec une assurance magistrale, la raison des choses à côté de la formule naïve ». Pour l’historien Georges Bousquié, l’ouvrage avait, « à défaut de science et de critique sérieuse, l'habileté et le goût de la simplicité ». De ce fait, il aurait eu « l'utilité de vulgariser l'analyse et de donner une vive impulsion à l'étude du français. »

Les contrefaçons furent nombreuses, en France et à l'étranger, Chapsal engageant plusieurs actions en justice en France comme en Belgique.

En 1838, les grammairiens Charles Martin, Louis-Nicolas Bescherelle et Edouard Braconnier font paraître une Réfutation complète de la grammaire de MM. Noël & Chapsal. Ils veulent démontrer que « les règles si difficiles de MM. Noël et Chapsal sont entièrement fausses, parce qu’elles sont contraires au génie de notre langue ». Mais, en septembre de cette même année, Chapsal obtient le retrait du livre qu’il estimait diffamatoire. Un autre grammairien, M. Gillard essaie de leur faire concurrence avec son propre manuel, considérant « la grammaire de MM. Noël et Chapsal, jugée désormais fort incomplète et même inexacte dans beaucoup de règles ». M. Bonneau édite un libelle, Récréations grammaticales, dans lequel il attribue à Chapsal « 190 barbarismes, fautes de français ou règles fausses ». La dispute des grammairiens porte par exemple sur ce cas : Chapsal recommande de dire « Ce cheval est méchant, n'y touchez pas ! », tandis que Bonneau veut « ne le touchez pas. »

A suivre

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 00:01

Édouard Robert Gente naît le 11 juillet 1921 à Melun (Seine-et-Marne). Il est le fils de Léontine Huri et de Robert Gente. Son père, Robert Gente (1898-1973), prisonnier à la fin de la première guerre mondiale, devient fonctionnaire du ministère des anciens combattants, d’abord affecté à l'office départemental de Seine-et-Marne puis nommé en juillet 1943 secrétaire général de l'office départemental d'Ille-et-Vilaine. Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1949. Il meurt à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne).

Devenu policier, Édouard Gente aurait été, selon son témoignage, actif dans la résistance interne à la police. Il épouse Lucie Thomas, avec laquelle il aura un fils avant son décès en 1955.

Après la deuxième guerre mondiale, il est militant syndicaliste dans la Police nationale et est, en tant que brigadier, membre de la commission administrative paritaire des gardiens de la paix du département de la Seine (puis de Paris) de 1960 à 1969. Dans ses prises de position ultérieures, il est un ardent défenseur des forces de sécurité aux services du citoyen. Il critique la constitution de polices municipales, estimant que « ça ressemble à la police, ça s’appelle police, mais ce n’est pas la police. »

Édouard Gente, alors brigadier au poste de police de l’Hôtel de Ville de Paris, place Baudoyer, livre, en novembre 1986, un témoignage sur la répression meurtrière, par la police française, d'une manifestation d'Algériens organisée à Paris par la fédération de France du FLN le 17 octobre 1961. C’est l’historien Jean Luc Einaudi qui raconte : « De temps en temps, il est de garde au CIV. Il n’aime pas y aller. Les bâtiments sont d’anciens garages construits par l’occupant allemand dans le bois de Vincennes. C’est gris et triste. Il a un peu peur aussi : si les Algériens se révoltaient ? Dieu merci, se rassure-t-il, ils ne bougent pas. « J’ai vu des gars, se souvient-il, qui avaient combattu dans l’armée française pendant la guerre, eh bien ils étaient là comme les autres… » Si Édouard Gente n'aime pas aller à Vincennes, c'est aussi parce qu'il a honte. « Ces pauvres types, se rappelle-t-il, les trois quarts étaient là parce qu'ils avaient été ramassés. Mais qu'est-ce qu'ils avaient fait ? Rien. Le seul tort qu’ils avaient, c’était d’être Nord-Africains. »

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avait rejoint tout jeune le parti socialiste SFIO. Il continue à militer dans sa commune au nouveau parti socialiste, fondé en 1971, où il se faisait avec constance l’avocat de l’union de toute la gauche.

En 1977, Gente est élu conseiller municipal sur la liste de gauche conduite par Guy Gibout, communiste. La liste d’union de la gauche, rassemblant le parti communiste, le parti socialiste, le PSU et les radicaux de gauche (MRG) obtient au 1er tour le 13 mars 1977 3 079 voix, soit 39,9% des 7 725 suffrages exprimés pour 7 875 votants sur 10 636 inscrits. Elle devance quatre listes de droite. Au second tour, elle l’emporte face au maire sortant, Jean Pierre Garchery par 4 035 voix (51,3%) contre 3 836.

Annulée sur décision judiciaire, l’élection municipale partielle de 1978 confirme la victoire de la liste de gauche, par 4 179 voix soit 53,6% sur 7 798 suffrages exprimés pour 11 021 inscrits. Édouard Gente devenait maire adjoint chargé des personnes âgées et du jumelage.

Malgré la défection d’une partie des militants du PS, du PSU et du MRG, qui forment une liste autonome, Gente est, comme la majorité des socialistes joinvillais, en faveur du soutien à une nouvelle candidature du maire sortant Guy Gibout en mars 1983 et figure sur sa liste. Ce dernier est battu par Pierre Aubry (div. droite). Lors des élections législatives de 1988, Gente figure dans le comité de soutien à la candidature d’Henry Morel, socialiste, qui est battu par le maire de Nogent-sur-Marne, Roland Nungesser (RPR, droite).

En préparation des élections municipales de mars 1995, Gente fait partie de la délégation de la section socialiste de Joinville qui négocie un éventuel accord avec la section communiste. Il plaide en faveur d’une union derrière l’ancien maire, mais les négociations n’aboutissent pas ; le candidat socialiste, Henri Sécail, devance, avec 14,3% des suffrages exprimés, le communiste Guy Gibout, qui en a 10,7% tandis que le maire sortant de droite, Pierre Aubry, est réélu.

Édouard Gente meurt le 27 avril 2004 à Créteil (Val-de-Marne). Il était âgé de 82 ans et résidait toujours à Joinville. Son fils, Robert Gente, a été ingénieur commercial dans l’aéronautique et s’est installé dans la région de Toulouse.

Édouard Gente (second à partir de la gauche) avec Guy Gibout (à droite)

 

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 00:01

Julien Aimé Auguste Delorance naît le 12 avril 1886 à Merville (Nord). Il est le fils Victor d’Arthémise Virginie Lesimon et de son époux, Aimé Delorance, nacellier, originaire de Belgique. En 1906, il vit à Watten (59£), où sa mère est marchande de légumes, et est constructeur de bateaux. Il se marie à Épône (Seine-et-Oise, act. Yvelines) en octobre 1919 avec Marie Françoise Bourse. Ils auront trois filles.

À partir de 1920, les Delorance vivent à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) puis, en 1926, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont et en 1923 dans celle limitrophe de Champigny-sur-Marne.

D’abord charpentier construisant des bateaux, activité en vogue sur les bords de Marne où le nautisme est prisé, Delorance devient ensuite menuisier à Paris.

En 1932, il appartient à la section de Joinville du parti socialiste SFIO. Il souscrit pour le quotidien de cette formation, Le Populaire, et dans une collecte de « défense socialiste et républicaine pour la paix et le désarmement. »

Julien Delorance meurt le 6 décembre 1946 à Champigny-sur-Marne. Il était âgé de 60 ans.

Bateaux sur la Marne

 

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 00:01

Émile Jean Desportes naît le 24 octobre 1840 à Paris (8e arr.). Il est le fils de Louise Florentine Talabas et de son époux, François Desportes, employé de commerce.

Devenu lui-même employé de commerce, Émile Desportes épouse en mai 1863 à Tonnerre (Yonne) Louise Victorine Hullin. Ils auront trois enfants.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Desportes y retrouve son cousin Jean Ferdinand Lucot (1831-1885), entrepreneur propriétaire et conseiller municipal (1870-1874; 1876-1878 puis 1881-1885). Il réside dans le quartier du Centre, allée des Marronniers (act. rue Eugène Voisin). Sa propriété est qualifiée de château Les Marronniers.

Desportes est convoqué en mars 1888 comme juré dans un jury d’assises. Il participe également avec de nombreux élus au bal donné par la Fanfare municipale au profit des pauvres en avril de la même année.

C’est en juillet 1890 qu’Émile Desportes crée une société littéraire, musicale et dansante à Joinville, L’Espérance, dont il est le président avec comme vice-président le journaliste et conseiller municipal radical-socialiste Henry Vaudémont. Son mandat sera cependant court, puisqu’il laisse Vaudémont présider la première séance ce même mois et cède dès le mois suivant la place de président au maire, Eugène Voisin tandis que le député, Jules Ferdinand Baulard, également radical-socialiste, devient président d’honneur et que Vaudémont reste vice-président. Paul Desportes, fils d’Émile, est nommé trésorier. Jules Alger, négociant, succède fin août à Eugène Voisin, sans doute sous la pression de la préfecture qui voyait d’un mauvais œil qu’il assume une telle fonction, alors qu’il était entrepreneur de fêtes et maire de la commune. L’Espérance donne un grand bal en octobre 1890 puis semble cesser son activité.

Sur le plan politique, Desportes est le secrétaire de la séance publique de compte-rendu de mandat du conseil municipal en octobre 1891. Il s’agit d’une première dans la commune, voulue par Henry Vaudémont et ses camarades radicaux-socialistes. La séance est présidée par le Baulard.

En février 1895, Desportes est membre du comité directeur du Vélo-Club de Joinville, présidé par Laforest.

Émile Desportes meurt le 11 mars 1895 à Joinville. Il était âgé de 54 ans. Après son décès, sa veuve Louise Desportes devint membre en 1904 du comité joinvillais de la Société pour la propagation de l'allaitement maternel, principale organisation humanitaire locale. La Société rassemble principalement des épouses d’élus radicaux. Sa fille cadette, Jeanne, épousa le vice-champion olympique d’aviron, Ernest Barberolle, barreur du club emblématique de Joinville, la Société nautique de la Marne.

Joinville en 1885

 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 00:01

Lucien Barberolle naît le 11 octobre 1885 à Corbeil (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils de Sophie Debacker et de son époux Albert Jean Barberolle, graveur sur métaux. Son oncle, Ernest Barberolle, barreur d’aviron avec la Société nautique de la Marne (Seine, act. Val-de-Marne) a été médaillé d’argent aux Jeux olympiques de 1920 à Anvers (Belgique).

Devenu également graveur-ciseleur, après son service militaire (1906-1908), Barberolle épouse en octobre 1909 à Paris (14e arr.) Jeanne Marguerite Descoins, couturière. Ils s’installent dans le 3e arrondissement, rue Commines puis rue des Filles-du-Calvaire, et auront trois enfants.

Pendant la première guerre mondiale est mobilisé comme caporal dans l’infanterie, puis comme sergent fourrier. Il est cité à l’ordre du régiment en avril 1915 en tant que « Agent de liaison qui n’a cessé sous un feu très intense et très meurtrier d’assurer son service ». Il est décoré de la Croix de guerre. À partir de novembre 1915, il est détaché dans plusieurs usines : Chambeyre à La Guéroulde (Eure), Delage à Courbevoie puis Sanglet à Villeneuve-la-Garenne (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est ensuite affecté à des fonctions administratives et démobilisé en avril 1919.

Après-guerre, l’activité de Barberolle se développe et il se présente désormais comme industriel. Il est présenté, en 1925, comme l’inventeur de la combinaison d'une photographie vitrifiée et d'un miroir, qu’il intitule « photo-émail-miroir » et qui est appréciée par la presse spécialisée. Il installe son activité rue de Saintonge, toujours à Paris (3e arr.).

En octobre 1924, Barberolle prend en location une maison en bord de Marne à Joinville-le-Pont, quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Palissy. Il s’implique rapidement dans la vie locale. Il soutient l’activité du Club athlétique de Joinville (CAJ), pour lequel il finance un plongeoir pour son bassin de natation, situé quai Hector-Bisson. Il crée également un Challenge Lucien Barberolle, course d’une heure par relais de trois nageurs, organisé à Joinville de 1927 à 1929.

Lors des élections municipales de mai 1925 à Joinville, Barberolle est candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, conduite par le maire sortant Henri Vel-Durand (radical dissident), qui comprend essentiellement des personnalités libérales et conservatrices. Son programme veut que les lois de laïcité soient « appliquées sans rigueur et sans sectarisme », se prononce pour le maintien de l’octroi appliqué pour l’entrée des marchandises dans la commune, et appelle à l’économie dans les dépenses budgétaires. La liste fait face à deux concurrents : le Cartel de gauche, rassemblant radicaux-socialistes et socialistes SFIO, conduit par Georges Briolay, et la liste du Boc ouvrier et paysan (BOP, communiste). Au premier tour, l’Union républicaine obtient 1 080 voix soit 47,5% des 2 275 suffrages exprimés pour 2 310 votants sur 2 761 inscrits. Le cartel des gauches en a 648 (28,4%) et les communistes 480 (21,1%). Au second tour, malgré le retrait de la liste communiste, l’Union républicaine emporte les 27 sièges à pourvoir avec 1 078 voix. Barberolle est élu conseiller municipal.

Pour les élections cantonales (pour le conseil général du département de la Seine) de juin 1925, Barberolle est candidat dans la 2e circonscription de Saint-Maur-des-Fossés, qui comprend les communes de Créteil, Bonneuil, Joinville et une partie de Saint-Maur. Sous l’étiquette de républicain indépendant, Barberolle recueille au 1er tour 163 voix soit 5,8% des 2 814 suffrages exprimés pour 2 842 votants sur 5 553 inscrits. Il ne se présente pas au second tour où est élu le républicain de gauche (centre-droit) Naudin devant le radical-socialiste Avet et le communiste Muller.

À l’automne 1927, Barberolle le bail de sa maison de Joinville et s’installe à son atelier, rue de Saintonge. Il est candidat pour les élections législatives d’avril 1928, sous l’étiquette de républicain socialiste indépendant (centre droit) dans son arrondissement, se présentant comme commerçant. Il collecte au 1er tour 115 voix soit 0,7% des 15 910 votants sur 18 981 inscrits. Il ne se présente pas au second tour où est élu le républicain de gauche (droite) Louis Puech.

Ayant quitté la région parisienne pour Toulouse en 1933, Lucien Barberolle y est élus en novembre de la même année vice-président et délégué à la propagande de la 17e légion des Croix de guerre dont Louis Deffès, mutilé de guerre et titulaire de la Médaille militaire, est le président.

Après la deuxième guerre mondiale, Lucien Barberolle est membre en tant que sculpteur-graveur de la société des Artistes occitans indépendants. Il participe à plusieurs salons, notamment en 1947 et 1950 à Toulouse. Il présente des panneaux gravés et ciselés, des sculptures en cire et en bronze ainsi que des peintures. Une de ses œuvres, exposée en 1947, s’intitule Le Maquisard.

Barberolle vit rue des Polinaires à Toulouse. La date de son décès n’est pas connue.

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 01:01

Albert François Dély naît le 2 avril 1901 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Clarisse Lucie Parpaix, coupeuse en photographie et de son époux François Dély, plombier qui vivent rue des Tournelles.

Pendant la première guerre mondiale, Dély est mécanicien. Son service militaire est effectué de 1921 à 1923 dans l’artillerie, au sein des troupes françaises d’occupation en Allemagne dans la région rhénane. Il vit alors à Saint-Maurice, commune voisine de Saint-Maur.

Pendant sa période aux armées, il épouse en octobre 1922 à Joinville-le-Pont, autre commune très proche, Madeleine Louise Georgette Payel ; il s’en séparera en février 1927 pour épouser, en mars 1928 de nouveau à Joinville, Renée Georgette Ridard. Ils auront deux enfants.

Depuis 1925, Dély vit à Joinville, dans le quartier de Polangis, avenue Papin. Devenu électricien, il s’oriente vers les nouveaux moyens de communication qui se développent : d’abord la radio puis le cinéma. En 1931, il est employé par les studios Ciné-Romans de Joinville ; son épouse est également engagée comme monteuse de films par la firme Gaumont, à Paris.

Se présentant comme cinéaste, opérateur de prises de vue et ingénieur du son, Dély est en 1937 à Barcelone, en pleine guerre d’Espagne, alors que les forces républicaines font face à l’armée franquiste, avec l’appui de brigades internationales.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Dély reçoit une affectation spéciale au ministère du commerce et de l’information. Il est démobilisé en juillet 1940.

À la fin de l’occupation allemande, sans doute fin août ou début septembre 1944, le comité local de libération de Joinville-le-Pont crée un comité d’épuration. Selon une instruction du comité parisien de libération et les arrêtés préfectoraux du 29 août et du 6 septembre 1944, qui les entérinent, « Les Comités de Libération n'ont pas qualité pour suspendre, révoquer ou nommer un fonctionnaire. Ces prérogatives appartiennent à l'autorité préfectorale ou municipale, mais il appartient aux Comités de Libération, par l'entremise du Comité d'épuration, de hâter la constitution des dossiers des suspects. »

L’historien Serge Wolikow signale que le secrétaire du comité d’épuration de Joinville est A. Dély. Il s’agit très probablement d’Albert François Dély ; cependant, son fils, Georges Albert Lucien Dély (1925-2017), résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur, aurait éventuellement pu également faire usage de son deuxième prénom et être donc ainsi désigné.

A. Dély, en tant que secrétaire du comité d’épuration de Joinville, écrit une lettre à Georges Marrane, président du comité parisien de la Libération, le 13 mars 1945. Le comité avait arrêté, dès la fin de l’insurrection, Lesestre, Béal, Kirbuhler, Bautsch et Chaussée, qui composaient le « bureau municipal nommé par Vichy et qui a siégé pendant l’occupation ». Ils avaient été transférés à Drancy. Le comité trouve leur libération « pour le moins prématurée. »

Albert François Dély meurt le 7 février 1974 à Chartres (Eure-et-Loir). Il était âgé de 72 ans.

Usine de cinéma à Joinville

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 01:01

François Charles Balemboy naît le 28 août 1907 à Denain (Nord). Il est le fils d’Irma Maria Gaillard et de son époux, François Balemboy, domestique. Ce dernier est tué à Souain (Marne) en octobre 1915 pendant la première guerre mondiale ; il est décoré de la Croix de guerre avec palmes d’argent et, à titre posthume, de la médaille militaire. En mai 1920, François Balemboy est déclaré « pupille de la nation. »

Devenu employé de mairie à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1931, il réside rue Vautier, dans le quartier du Centre. Balemboy épouse en avril 1935 à Cambrai (Nord) Marie-Thérèse Courtois.

Il s’implique dans la vie locale, étant trésorier adjoint de l’Association philotechnique de Joinville en 1939. Structure d’éducation populaire, elle accueille cette année-là 239 élèves des deux écoles de la commune.

Selon l’historienne Yvette Gouineau, François Balemboy aide le secrétaire général Georges Karcher qui « avait organisé dans son propre bureau en mairie un « service local d'aide aux réfractaires ». Il s’agissait d’aider les personnes qui refusaient de rejoindre le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. » Selon elle, Karcher « fournissait à chaque personne, qui lui était recommandée par une personne de confiance, une carte d'identité, une carte de travail, un jeu de tickets d'alimentation, des papiers de démobilisé ». La municipalité, élue en 1935 sur une liste de droite, avait été maintenue par les autorités de Vichy en 1942 et sera arrêtée par le comité local de libération le 25 août 1944.

Dans son essai sur cette organisation, Yvette Gouineau ajoute que François Balemboy, qui aurait fait office de secrétaire général adjoint, « était en liaison directe avec le mouvement Résistance, grâce à sa fille, Mme Benoit, qui en était un des responsables. À chaque numéro du journal, il en recevait 100 exemplaires, qui étaient distribués aux gendarmes, aux éboueurs et à d’autres employés municipaux dont les sentiments envers la résistance étaient connus ». Le mouvement Résistance est une organisation fondée en 1943 par le docteur Marcel Renet dit Jacques Destrée qui édite un journal éponyme.

Une fille est issue de l’union de François Balemboy avec Marie-Thérèse Courtois, mais Marie Irma Balemboy est née en mai 1938 à Joinville. Il n’est pas impossible, mais difficile d’imaginer qu’une autre fille, née d’une union antérieure alors qu’il aurait été très jeune ait pu être mariée, forcément très jeune elle aussi. Dans de telles circonstances, il ne serait pas impossible qu’elle n’ait pas porté le nom de son père, ce qui rend compliqué de l’identifier.

Après la deuxième guerre mondiale, Balemboy poursuit son emploi de cadre à la mairie de Joinville. en 1951, il est placé sur la liste d’aptitude au grade de secrétaire adjoint. En 1953, il organise plusieurs manifestations municipales, comme la fête des mères ou le banquet des aînés (500 convives).

François Balemboy meurt le 13 août 1969 à Saint-Rémy-en-Rollat (Allier). Il était âgé de 61 ans.

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 01:01

Georges Karcher naît le 3 février 1903 à Paris (14e arr.). Il est le fils d’Hélène Catherine Kieffer et de son époux Jean Émile Karcher, serrurier, tous deux d’origine lorraine et vivant avenue d’Ivry. Son père, né à Saint-Avold, dans les territoires occupés peu après leur annexion à l’empire allemand en 1871 est étranger ; il vivait en Algérie en 1891, puis s’est engagé dans la légion étrangère et est devenu français en 1897, un an avant son mariage.

Après la première guerre mondiale, la famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), commune où résidait déjà en 1911 sa grand-mère maternelle et deux de ses oncles. Le père meurt en octobre 1919 et Georges et son frère Jean restent vivre, avec leur mère qui se remarie en 1920, dans leur domicile du quartier de Palissy, avenue des Familles.

En 1921, Georges Karcher est employé à la mairie de Joinville-le-Pont.

Il s’intéresse manifestement beaucoup aux activités sportives, puisqu’il est capitaine des équipes de basket de l’Union sportive de Joinville (USJ) en 1922-1923. À la fin de cette année, il fonde une nouvelle société, l’Amicale sportive de Palissy, qui a trois sections : athlétisme, boxe et basket. Elle a son siège sur le quai Moisson (act. quai Gabriel-Péri). Il en est toujours l’animateur en 1926. Il est également l’initiateur en décembre 1935 de l’Amicale sportive de Polangis, quartier voisin du sien, qui est spécialisée dans l’haltérophilie. Il en est toujours un des dirigeants en décembre 1937.

Marié en décembre 1939 à Senonches (Eure et Loir) avec Céline Georgette Herr, Georges Karcher poursuit son activité à la mairie Joinville. Il exerce sans doute la fonction de secrétaire général, sans en avoir cependant le grade.

Selon l’historienne Françoise Bruneau, Karcher, aidé par son adjoint, François Balemboy, « avait organisé dans son propre bureau en mairie un « service local d'aide aux réfractaires ». Il s’agissait d’aider les personnes qui refusaient de rejoindre le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. » Selon elle, Karcher « fournissait à chaque personne, qui lui était recommandée par une personne de confiance, une carte d'identité, une carte de travail, un jeu de tickets d'alimentation, des papiers de démobilisé ». La municipalité, élue en 1935 sur une liste de droite, avait été maintenue par les autorités de Vichy en 1942 et sera arrêtée par le comité local de libération le 25 août 1944.

Après-guerre, Georges Karcher poursuit son activité à la mairie de Joinville avec le titre de secrétaire général adjoint, le secrétaire général titulaire étant Marcel Robin. Il y est toujours en fonction en 1948.

Après le décès de sa première épouse en février 1959, Karcher se remarie avec Suzanne Évelyne Hagnerel en juillet 1960 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Georges Karcher meurt le 16 octobre 1978 à Joinville. Il n’avait pas eu d’enfant. Il était décoré depuis août 1938 de la médaille de bronze de l’Éducation physique. Il avait obtenu en juillet 1946 la médaille d'argent départementale et communale.  Le décret du 30 juin 1948 lui avait accordé la médaille d'argent portant témoignage de la Reconnaissance française pour faits de résistance.

La mairie de Joinville, vers 1920

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 01:01

Pierre Louis Perre naît le 29 janvier 1847 à Lyon. Il est le fils de Catherine Baume et de son époux, Pierre Michel Perre, sculpteur. Il fait des études à l’École impériale des Beaux-Arts de la ville où il obtient, en 1862, un prix dans la discipline « Principes et bosse » dont le professeur est le peintre Pierre Bonirote.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, Perre est mobilisé dans l’armée française. Il a adopté le prénom de Pétrus.

Ayant ouvert une bijouterie en or rue du Temple à Paris (3e arr.), il s’y marie en octobre 1873 avec Angéline Hugon, originaire de Franche-Comté. Après la naissance de deux enfants, la famille s’installe rue du Parc-Royal (4e arr.) où il exploite une bijouterie jusqu’environ 1887.

Après avoir été marbrier, Perre devient constructeur de bateaux de plaisance à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il s’établit sur le quai de la Marne pendant les années 1890. Il est un des introducteur de cette activité qui fut, jusqu’à la première guerre mondiale, florissante sur les bords de Marne.

Le premier engagement public de Perre se situe dans le cadre sportif. Il est le secrétaire des courses de la Société de la voile de Nogent-Joinville, présidée par P. Meurgey, qui s’est reconstituée en 1896 après une mise en sommeil (elle avait été fondée en 1888). Le siège du club est situé à côté de l’atelier de Perre, qui en assure la gestion. Des régates sont organisées les dimanches matin et on compte 13 voiliers en 1900. Abandonnant le secrétariat en 1901, Perre continue de siéger au conseil d’administration au moment où la Société lance une course pour yachts à moteur entre Joinville et Neuilly-sur-Marne.

Vers 1903, Perre cède son activité nautique à son fils Armand, qui connaîtra trois ans après des difficultés économiques. Pour sa part, Pétrus Perre se lance en politique en étant candidat pour les élections municipales de mai 1904 sur la liste conduite par le maire sortant Eugène Voisin, qui est soutenue par le comité radical-socialiste local. Elle se présente face à une liste conservatrice, composée de quatre conseillers municipaux sortants qui ont rompu avec le maire, et  une liste socialiste-révolutionnaire. Alors qu’il s’était jusqu’ici montré assez prudent sur le plan politique, Voisin accepte cette fois de faire campagne pour le programme radical-socialiste et contre le nationalisme et le cléricalisme de ses adversaires. La liste Voisin obtient au total des deux tours 22 des 23 sièges à pourvoir, n’en laissant qu’un seul ses opposants de droite. Au premier tour Perre recueille 573 voix soit 51,2% des 1 119 suffrages exprimés pour 1 363 inscrits. Il est élu.

L’ancien député Jules Ferdinand Baulard, qui a contribué à implanter le radicalisme dans l’Est parisien, est satisfait du résultat. Il considère que sa formation et ses amis, qui avaient « été considérés pendant longtemps comme des anarchistes qui voulaient tout bouleverser » va être en mesure de « décrasser notre commune ».

En mai 1908, pour les élections municipales suivantes, tous les élus sortants qui se représentent sont membres du comité radical-socialiste. La liste du maire fait face à une liste socialiste SFIO et une liste socialiste évolutionniste, composée d’anciens socialistes et de personnalités plus libérales. La liste Eugène Voisin conserve 21 des 23 sièges, dont six sont pourvus au premier tour et Perre en fait partie. Perre a eu 648 votes pour 1 319 inscrits.

Il participe, en juin 1909 à une rencontre avec le sous-secrétaire d’État à l’intérieur, Adolphe Maujan, par ailleurs député de la circonscription et également radical, pour discuter de la règlementation applicable à la construction des bateaux destinés au canotage que le gouvernement entend réglementer, eu égard au grand nombre d’accidents et de noyades. Les sports nautiques et le tourisme des bords de Marne sont une activité économique majeure à Joinville.

L’inondation centennale de la Marne de janvier 1910, qui recouvre une grande partie des terrains riverains et oblige à l’arrêt des activités économiques ainsi qu’aux relogements de centaines de familles dans la commune, touche un tiers du territoire municipal et 53 rues sur 89. Perre, qui a déménagé avenue de l’Étoile, à proximité de son ancien atelier, a organisé tout seul le service de sauvetage dans son quartier. Lorsque l’eau commence  se retirer, dans la troisième semaine de février, Perre participe à l’organisation des désinfections.

Du fait de cet engagement, sa santé se dégrade et Perre est absent de la réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal tenue à la fin du même mois. Dans les graves crises qui secouent le groupe radical-socialiste et la municipalité, Perre reste solidaire du maire, Eugène Voisin, malade, et de la majorité sortante mais ne peut plus participer aux activités publiques.

Il n’est probablement pas candidat au renouvellement de son mandat lors des élections municipales de mai 1912, qui voient la défaite des radicaux face à une coalition de dissidents, de libéraux, de conservateurs et de socialistes SFIO. Perre déménage avec sa femme et son fils pour aller habiter à Puteaux, avenue de la République. Il y meurt le 3 décembre 1913, à l’âge de 66 ans et est inhumé au cimetière Montparnasse

Ses obsèques civiles, des délégations du comité radical-socialiste, de la société des Vétérans de la guerre de 1870, et de la libre-pensée de Joinville sont présentes, conduites par Jacob Kauff, autre constructeur de bateaux, le futur maire Georges Briolay et le chimiste Louis Rey. Par contre, signe des tensions persistantes, le nouveau conseil municipal élu en 1912 n’est pas représenté.

Pétrus Perre avait obtenu plusieurs récompenses pour son dévouement, une première fois en août 1887 pour avoir porté secours en 1886 à des personnes en danger de se noyer puis, une médaille de bronze en janvier 1911 pour son comportement lors de l’inondation de l’année précédente. Il reçut également les palmes d’officier d’académie et une médaille d'argent en janvier 1912, à l’occasion de l’inauguration de l’agrandissement de la mairie de Joinville. il allait recevoir la médaille commémorative d’ancien combattant de 1870 lorsque sa mort est survenue.

Joinville sous les eaux en 1870

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 01:01

Jacob Kauff naît le 16 mai 1857 à Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Caroline Elvire Bascou, blanchisseuse et de Jacob Kauff, grenadier au 1er régiment de la Garde impériale, qui ne sont pas mariés mais vivent ensemble dans la caserne de la Garde dans la commune. Son père le reconnaît à la naissance, sa mère fera de même en 1893.

Devenu menuisier Jacob Kauff épouse en mars 1883 à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine) Marguerite Stock, couturière.

Ayant repris l’atelier de construction de bateaux de Charles Strologo à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), situé au 71, quai de la Marne Kauff y poursuivait la construction de canots et canoës. Il y est installé avec son épouse en 1909. Il l’exploite toujours en 1913 mais il l’a cédé ensuite à Bernard Renault, qui en est le patron en 1921. Les bâtiments ont été détruits pour permettre le passage de l’autoroute A4 en viaduc au-dessus de Joinville au cours des années 1970.

Après les graves inondations qui ont submergé une grande partie des communes riveraines de la Marne au premier trimestre 1910, Kauff est désigné par le préfet de la Seine comme marinier prud’homme. Il est chargé de l’organisation des secours par bateau pour la partie située en amont du pont de Joinville. Un autre marinier prud’homme a en charge l’aval, Arnoult, basé quai Moisson (act. quai Gabriel-Péri).

L’importance du sauvetage était majeure, non seulement en cas d’inondation, mais encore lors des parties de canot, très populaire les samedis et dimanche sur les bords de Marne et en particulier à Joinville.

En décembre 1913, Kauff représente le comité radical-socialiste de Joinville aux obsèques civiles de Pétrus Perre, autre constructeur de bateaux, ancien conseiller municipal de la commune. Deux autres représentants de cette tendance sont là, Georges Briolay (futur maire de la commune), en tant que délégué des Vétérans de la guerre de 1870-1871, et Louis Rey, au titre de la libre-pensée. Kauff est alors âgé de 56 ans.

La date de décès de Jacob Kauff n’est pas connue.

L’inondation de la Marne en 1910

 

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