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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 00:01

Hélène Augustine Merger naît le 6 mars 1883 à Metz, en Lorraine alors occupée et rattachée à l’empire allemand. Elle est la fille d’Anne Ternus et de Joseph Auguste Merger.

En février 1909 Hélène Merger épouse, toujours à Metz, Henri Jean Baptiste Pérignon, pharmacien.

Fonctionnaire au service des pensions, où elle est agent d’ordre et de comptabilité, Hélène Pérignon est attachée, en 1929, au secrétariat particulier du ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, Louis Loucheur.

Installée avant 1928 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Hélène Pérignon y exerce des responsabilités sociales. Elle est cette année-là membres du bureau de la section de Joinville Saint-Maurice de la Mutualité maternelle de Paris. Pendant la deuxième guerre mondiale, elle s’engage dans la Croix-Rouge.

C’est présentée comme « dame de la Croix-Rouge » qu’Hélène Pérignon est désignée par arrêté préfectoral du 20 février 1942 conseillère municipale de Joinville. Elle est la seule femme parmi les 20 membres du conseil, nommés en exécution de la loi du 16 novembre 1940 qui a supprimé leur élection ; Léon Lesestre, élu en 1935, a été redésigné comme maire. Pérignon est ainsi la première femme à exercer une activité politique officielle dans la commune.

Comme les autres personnes désignées par les autorités de Vichy, Pérignon voit son mandat prendre fin quand le Comité local de Libération de Joinville prend possession de l’hôtel de ville le 20 août 1944. Une délégation spéciale provisoire est instituée le 26 septembre 1944, qui compte également une femme sur 27, la future maire de la ville, Amélie Trayaud.

Hélène Pérignon, veuve depuis 1943, meurt à Paris (20e arr.) le 13 mars 1964. Elle était âgée de 81 ans.

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 01:01

Henri Alexandre Émile Graillat naît le 21 juillet 1881 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Joséphine Tourot, deuxième épouse de Laurent Vincent Graillat, tonnelier, communard, militant socialiste-révolutionnaire et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Résidant à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) Il épouse en juillet 1905 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Louise Desouche. Il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Bac. Comptable, Émile Graillat va exercer dans la grande distribution. Il est chef comptable à la Samaritaine (Paris) en 1911.

À l’instar de son père, Émile Graillat va s’engager en politique. En avril 1902, il accompagne à Champigny Renier, candidat du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire à l’élection législative, dans une réunion où il porte la contradiction au candidat conservateur de la Patrie française.

Il est possible qu’il ait été candidat aux élections municipales de 1912 à Joinville, mais il n’est pas élu ; la liste socialiste SFIO fusionne au second tour avec une liste libérale et une liste radicale dissidente, et la liste unifiée remporte le scrutin face aux radicaux-socialistes officiels. Il y a sept élus socialistes (Georges Laruelle, Émile Lebègue, André Flambard, Julien Périn, Henri Lacroix, Petit, Georges Scornet). Après ce succès, le bureau de la section locale est renouvelé en juin et confié aux non-élus, avec Fernand Grandhomme comme secrétaire. Graillat est membre de la commission de contrôle. En janvier 1913, Émile Graillat devient secrétaire de la section de Joinville en remplacement de Grandhomme (qui devient trésorier), et est également délégué à l’Union des sections de la 2e circonscription de Sceaux. Il quitte cette fonction en mai de la même année, Alphonse Mibord étant élu à sa place.

Mobilisé pendant la guerre, Graillat est sous-officier et reçoit en janvier 1919 une citation pour son comportement ; il est décoré de la croix de guerre. La presse radicale assure qu’il fut bon soldat, a fait toute la campagne, et est revenu à peu près indemne.

Il rejoint après-guerre Paris-France, société qui exploite la chaîne des magasins de nouveautés Aux Dames de France où il travaille en 1921. Il y est trésorier et secrétaire de l’Association mutuelle de retraites de la société.

Lors des élections municipales de novembre 1919, comme plusieurs anciens socialistes SFIO (Périn) se présente sur la liste conduite la Henri Vel-Durand (radical dissident) qui comprend également les radicaux officiels. Il a l’étiquette de socialiste indépendant, face à la liste de gauche officielle conduite par Laruelle (SFIO) et à une liste libérale (Beauvais). La liste d’union républicaine et sociale est élue intégralement au second tour, face aux seuls socialistes. Graillat obtient au 1er tour  760 voix sur 1 694 suffrages exprimés (44,8%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 964 voix sur 1 518 suffrages exprimés (63,5%) pour 1 537 votants.

En décembre 1922, trois tribunes anonymes mettent en cause sa famille dans le journal radical Voix des communes. Sa fille Simonne est critiquée pour être « entrée à la mairie par surprise » et pris la « place d’une veuve de guerre ». Son épouse Louise est attaquée : « Mme Graillat dirige la cantine des écoles de Polangis, elle emportait sa petite cantine garnie ; elle semble commander le conseil municipal, défiante, autoritaire, colporte partout que son mari sera bientôt maire de Joinville. »

En mars 1923, Graillat prend part à la formation d’une section de la Ligue de la République à Joinville ; elle est présidée par René Caperon, socialiste indépendant, et rassemble également des radicaux-socialistes et des socialistes proches de la SFIO (mais la section n’est pas encore reconstituée, après le passage de la totalité des adhérents au Pcf en 1920). Graillat est délégué au comité central.

Après les élections municipales de 1925, qui ont vu la défaite du cartel des gauches dans la commune, Henri Graillat rejoint de nouveau la SFIO et souscrit à plusieurs reprises en 1928 à des souscriptions pour le parti lancées par le quotidien Le Populaire.

Président de l’Amicale des anciens élèves de l’école de Saint-Maur, Émile Graillat est trésorier de la caisse des écoles de Joinville depuis au moins 1922. Récompensé en 1921 et 1924 pour son activité de mutualiste, honoré pour son poste de chef de service à Paris-France en 1936, il est décoré des palmes académiques pour son rôle à la caisse des écoles (officier d’académie en 1922, officier de l’instruction publique en 1940).

Émile Graillat meurt accidentellement à 59 ans le 26 août 1940 à Nogent-sur-Marne où il est renversé à bicyclette au carrefour de Beauté par une voiture. Peut-être du fait de ses antécédents militaires, le nom d’Henri Graillat figure sur le monument aux morts de Joinville au titre de la guerre 1939-1945. Il résidait avenue du Bac à Joinville.

Son fils, René Graillat, engagé dans l’action sociale professionnelle, sera membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne à la Libération en 1944 où il fait donc fonction de conseiller municipal.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 01:01

En 1674, sous le roi Louis XIV, un certain Wiet, d’origine écossaise, était consul général de France en en Syrie et Palestine. En 2017, un autre Wiet est consul général de France en Algérie. Pendant trois siècles et demi, la famille Wiet aura tenu des postes consulaires et diplomatiques, sous tous les régimes : la monarchie absolue, la révolution française, la monarchie de Juillet, les républiques…

Pendant la seconde guerre mondiale, on trouve des Wiet des deux côtés : l’un, l’historien orientaliste Gaston Wiet, directeur du musée islamique du Caire, est très tôt résistant aux côtés du général de Gaulle. L’autre, qui se fait appeler Lionel de Wiet, était un escroc mondain, en affaires avec l’ambassadeur du Reich en France, directeur d’un théâtre sous l’Occupation, ami d’Arletty, faux marquis et vrai trafiquant de haut vol.

Diplomates de père en fils pendant huit générations, les Wiet sont aussi des spécialistes des langues orientales : grec, turc, persan, arabe… Ils étaient « jeunes de langues » (les ancêtres des étudiants des Langues’O) et drogmans (interprètes) aux dix-huitième et dix-neuvième siècles.

Dans cette dynastie au long cours, il y eut des alliances fameuses. Ainsi, Henry Wiet, consul à Chypre (1676-1728) épousa une Fornetti, l’autre grande famille historique des consulats français.

Émile Wiet (1818-1881), consul de France, ayant occupé des postes à Mogador, Bahia, Cap-Haïtien, Port-au-Prince, Tunis, Mossoul, Janina, Scutari, Salonique, Corfou, Tripoli de Barbarie et Palerme, se maria avec Isabelle da Silva, princesse de Bragance.

Le descendant de la lignée, Jean Wiet, consul général à Alger, fut en poste à Djeddah (Arabie Saoudite) et Marrakech (Maroc). Il est chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’Ordre du mérite.

Gaston Wiet avec le général de Gaulle

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 01:01

Pierre Antoine Lucchi naît le 16 février 1906 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Francesco Lucchi, ouvrier tréfileur et de Louise Maraffi, ouvrière.

La famille Lucchi sera active dans la vie publique à Joinville, notamment François et Jean dans le syndicalisme, Jacques dans la vie politique et les associations sportives.

Pierre Lucchi épouse en février 1927 à Joinville  Marcelle Andrée Duchène. Il vit alors dans le quartier du Canal.

Il s’engage dans la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Son activité est homologuée au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

La date de son décès n’est pas connue.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 00:01

Alphonse Eugène Beylot naît le 2 septembre 1890 chez son grand-père maternel à Pringy (Seine-et-Marne). Il est le fils aîné d’Alphonsine Thibault et de son époux Toussaint Beylot, manœuvrier, résidant à Ponthierry (act. Saint-Fargeau-Ponthierry, Seine-et-Marne), qui auront au total neuf enfants, le père étant lui-même issu d’une famille dans laquelle il y a eu quinze naissances.

En 1911, il est distillateur chez Moreau à Perthes (Seine-et-Marne). Il devient ensuite employé aux écritures dans une entreprise de Ponthierry. Pendant la première guerre mondiale, il est affecté en tant que gestionnaire de l'hôpital militaire de Nevers et sergent à la 15e section d'infirmiers militaires. Il finit le conflit en étant nommé officier d’administration de réserve ; en 1935, il sera promu capitaine dans la réserve du service de santé.

Blanche Dubouihl épouse Alphonse Beylot en mars 1921 à Paris (1er arr.). Ils auront trois enfants. Les époux s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où ils résident en 1928.

Devenu caissier comptable à Paris, il sera chef comptable en 1942.

De 1928 à 1939, Alphonse Beylot est l’un des responsables de la Société coopérative du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie (SECI), rue Cadet à Paris. Il en assura la gestion comme permanent. Le SECI est affilié à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).

Dans sa commune de résidence, Alphonse Beylot rejoint en avril 1935 la liste de droite de l’Union des républicains pour les élections municipales de Joinville, conduite par Frédéric Bautsch, commerçant et conseiller sortant. Elle se présente comme un groupement « d’hommes d’ordre et d’action, sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Elle s’oppose à trois listes de la municipalité radicale-socialiste sortante d’Émile Briolay, des socialistes SFIO et des communistes. Au second tour, après la fusion des listes de gauche, l’Union des républicains l’emporte avec 25 sièges contre deux élus communistes, les radicaux-socialistes étant éliminés. Léon Lesestre devient maire.

Beylot avait recueilli au premier tour 925 voix soit 32,4% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Au second tour, il obtient 1 153 votes soit 39,8% des 2 899 exprimés pour 2 924 votants. Beylot reste membre du conseil municipal tandis que, en février 1940 le conseil de préfecture prononce la déchéance des deux élus communistes (Robert Deloche, futur maire, et Paul Rouhaud).

Par arrêté préfectoral du 20 février 1942, pris en exécution de la loi du 16 novembre 1940, Alphonse Beylot est nommé conseiller municipal de Joinville. Il fait partie, comme le maire et ses quatre adjoints (Chaussée, Bautsch, Béal, Kirbühler) 14 élus de 1935 maintenus dans le corps municipal, tandis que 11 autres en sont écartés, outre les deux communistes exclus.

Après la Libération, Alphonse Beylot ne semble plus avoir eu d’activité publique. Il semble cependant continuer de résider à Joinville, ses deux filles s’y mariant en 1948 et 1950 et sa femme y mourant en 1963. Sa date de décès n’est pas connue.

En 1938, Alphonse Beylot avait été fait chevalier de la Légion d’honneur.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 00:01

(Suite)

À la Libération, après la prise de la mairie de Joinville-le-Pont par le comité local de Libération, Léon Berthet est nommé par arrêté préfectoral du 26 septembre 1944 membre de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune. Il est vice-président, faisant fonction de quatrième adjoint, Robert Deloche (Pcf) étant président.

Lors des élections municipales du 29 avril 1945, il est élu conseiller municipal et devient le 6 mai premier adjoint au maire, toujours Robert Deloche. La municipalité, comme la délégation spéciale comprend outre les communistes et les socialistes des radicaux et des personnalités anciennement classées à droite, comme André Malcouronne, Henri Drevet et François Decrombecque.

Lors des élections municipales du 19 octobre 1947, Berthet est à la tête d’une liste socialiste comprenant également quelques radicaux (d’autres sont sur la liste communiste du maire sortant). La liste RPF (gaullistes et droite) de Perly arrive en tête avec une moyenne de 3 066 voix pour 6 974 suffrages exprimés, sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, soit 44,0%. Elle précède la liste Union républicaine et résistante (Pcf et div. g.) qui a une moyenne de 3 017 voix (43,3%) et la liste socialiste SFIO, 452 voix (6,5%). Les deux listes RPF et Pcf obtenant chacune 11 sièges, c’est Léon Berthet – seul élu de sa tendance – qui fait la différence, ce qui lui permet de redevenir premier adjoint au maire en faisant réélire Robert Deloche. La liste MRP (démocrates-chrétiens) n’a pas de siège.

En cours de mandat, les relations se tendent au sein de la municipalité, comme d’ailleurs entre communistes et socialistes au niveau national. Berthet démissionne du mandat d'adjoint le 2 octobre 1950 mais reste au conseil municipal jusqu’au 26 octobre 1951. Il cède alors la place à l’instituteur Pierre Allaire, second sur sa liste, qui renonce deux mois plus tard au profit de Victor Hochet. Début 1953, alors que Robert Deloche est exclu du Pcf et quitte son poste au profit d’Amélie Trayaud (Pcf), le quatrième de la liste Berthet, Georges Chauffour entre au conseil pour deux mois.

Lors des élections municipales d’avril 1953, Berthet dirige à nouveau une liste socialiste qui obtient cette fois trois sièges (Léon Berthet, Pierre Depoutot et Auguste Lobrot, radical socialiste). Elle se situe derrière la liste communiste (Henri Bideaux, 10 sièges) et les deux listes de droite (Georges Defert, RGR et divers droite, 6 sièges ; Perly, RPF, 6 élus), et devant les centristes du MRP (J-H. Chabrière, 2 sièges). Les listes RGR, RPF et MRP s’allient pour élire Georges Defert comme maire, tandis que Berthet se situe dans l’opposition.

Léon Berthet quitte l’assemblée locale, où il avait siégé quatorze ans, en 1959. Il meurt le 15 avril 1969 à Créteil (Val-de-Marne), âgé de 73 ans.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 01:01

Paul Purrey naît chez ses grands-parents maternels à Saint-Antoine-de-Breuilh (Dordogne) le 2 août 1878. Ses parents, Jeanne Guionnet et son époux Jacques Purrey, tonnelier, résident à Saint-André-et-Appelles (Gironde). Il épouse en juin 1905 à Paris (18e arr.) Berthe Augustine Bassée, avec laquelle il aura une fille, Madeleine (1903-1993) et dont il divorcera en juillet 1924.

Installé en 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) au 13, rue des Corbeaux, Goujon exercera toute sa vie l’activité de marchand de vins en gros. Il mène une action professionnelle, étant vice-président de l’Union des commerçants municipale et rejoignant la Chambre syndicale du commerce en gros des vins, spiritueux et cidres de Paris en 1917. Lors des graves inondations de la Marne en 1910, Purrey devient membre de la commission de répartition des secours aux inondés.

Proche des radicaux-socialistes qui tiennent alors la municipalité, Purrey va s’engager à l’occasion du conflit qui oppose la majorité du maire Eugène Voisin, de l’adjoint Georges Briolay et de leur idéologue, Louis Rey, à un groupe dissident, conduit par Achille Ernest Mermet et Henri Vel-Durand. Lors d’un scrutin municipal partiel en mai 1911, provoqué par la démission de cinq dissidents, Paul Purrey prend la deuxième place de la liste constituée par René Martin, président de l’Union des commerçants de Joinville, soutenue par les radicaux-socialistes. Ce sont cependant les dissidents qui l’emportent, avec le soutien des libéraux et des socialistes. L’année suivante, dans la même configuration, les radicaux-socialistes sont battus et Achille Ernest Mermet devient maire.

Franc-maçon, Purrey participe à la loge locale Germinal, qui a inauguré son temple, rue Transversale, en mars 1911. Elle accueille notamment des militaires de l’école de gymnastique.

Ayant quitté Joinville pour la capitale, Purrey connaîtra des difficultés économiques, son établissement de vins en gros de Bercy faisant faillite en mai 1925. Il reprendra cependant cette activité, dans la banlieue sud, à Athis-Mons (Seine-et-Oise, act. Essonne). Remarié avec Laure Henriette Lévêque en janvier 1925 à Paris (12e arr.), Purrey s’installe à Wissous (Seine-et-Oise, act. Essonne) où il réside en 1937.

La loge Germinal ayant disparu, Purrey fréquente la loge Le Niveau social de Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) dont il est Hon.'. en 1938. Pendant la guerre, le nom de Paul Purrey figure sur une liste des dignitaires de la franc-maçonnerie relevant du Grand Orient de France, publiée le 23 septembre 1942 par le Journal officiel de l’État français.

À la Libération, Paul Purrey fait fonction en 1944 de maire de Wissous ; il est élu en 1945 et exerce son mandat jusqu’en 1947.

Paul Purrey est décédé le 19 juillet 1950 à Longjumeau (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il était âgé de 71 ans.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 01:01

Louis Auguste Lepennetier naît à Laval (Mayenne) le 1er août 1901. Il est le fils d’Ernestine Choyet et de son époux Eugène Ernest Lepennetier, 32 ans, potier. Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1918, il y exerce le métier de coiffeur et épouse, en juillet 1924, Louise Capra.

Le début de l’activité politique publique de Lepennetier se situe sans doute en janvier 1933, quand il est désigné comme délégué du comité de Joinville auprès de la Fédération de l’arrondissement de Sceaux du parti radical-socialiste. Le comité est présidé par Georges Briolay, maire de la commune.

Lors d’un scrutin municipal partiel en octobre 1934, Lepennetier figure sur la liste de concentration républicaine, soutenue par le Comité de coordination pour la défense des intérêts de Joinville (libéral). Menée par Chaussée, Lesestre et Herluison, la liste se situe plutôt à droite, contrairement au groupement des gauches qui tient la municipalité (Briolay, radical-socialiste, Scornet, socialiste indépendant et Roger, socialiste Sfio).

Au premier tour de scrutin, sur 3225 inscrits et 2297 votes exprimés, Lepennetier recueille 830 (36%). Il est élu au second tour avec toute la liste, face aux candidats communistes, après le retrait de la liste de centre-gauche et de la liste socialiste Sfio.

Devenu trésorier du comité radical en janvier 1935, Lepennetier est à nouveau candidat lors des élections municipales générales de mai de la même année. Il se sépare de ses colistiers de 1934 (qui l’emporteront avec Lesestre sur une plateforme de droite d’Union républicaine). Il rejoint le groupement des gauches républicaines, constitué de radicaux-socialistes et de socialistes indépendants, dirigé par Georges Briolay, maire sortant. Avec 28%, la liste de la municipalité sortante est distancée par les libéraux (35%). Elle se maintient au second tour, mais recule à 20% devant l’union des socialistes et des communistes (39%) et la droite (41%). Le groupement des gauches n’a aucun élu, les communistes en ont deux et les libéraux 25 ; Lesestre est élu maire et le reste jusqu’à la fin de la guerre.

S’il ne figure pas dans le comité local de Libération, Lepennetier est désigné membre de la délégation spéciale qui est mise en place le 13 octobre 1944 après que le conseil mis en place par les autorités de Vichy ait été révoqué ; la délégation est dirigée par Robert Deloche (Pcf). Il fait donc fonction de conseiller municipal. Il est élu lors du premier scrutin municipal après-guerre, le 29 avril 1945, qui reconduit Robert Deloche à la mairie. Lepennetier n’est pas réélu en octobre 1947.

Louis Auguste Lepennetier meurt à Chemiré-sur-Sarthe (act. Morannes-sur-Sarthe, Maine-et-Loire) le 22 juillet 1973. Il était âgé de 71 ans.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 01:01

Joël Simkine naît le 25 septembre 1884 à Nikolaieff. La ville est classée en Russie dans les documents officiels, mais il s’agit certainement de l’actuelle Mykolaïv, en Ukraine (région de Lviv).

En mai 1920, Il souscrit « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales » avec dix autres militants socialistes Sfio de Joinville-le-Pont (Ancemot, Barbier, Pilate, Duranthon, Neyroud, Flambard, Ehrhardt, Trochard, Maurice Petit et Lorris) dans une liste publiée par le quotidien L’Humanité.

Exerçant la profession de tourneur, il suit des cours du soir de comptabilité grâce à l’association Philotechnique de Joinville, dirigée par Albert Kownacki. Le 28 octobre 1923, il obtient un prix qui lui est remis dans la mairie de Joinville par Chapuis, inspecteur primaire, président de la cérémonie, en présence d’Henri Vel-Durand, maire et président d’honneur de l’association, Mme Charles Bloch, représentante de l’association Philotechnique de Paris et Albert Lion, délégué de l’Union des Philotechniques de France.

Joël Simkine avait épousé Léa Gelman, sans profession, née le 17 décembre 1890 à Odessa (Ukraine).

Pendant la guerre, les Simkine résident 5, rue Maurice-Berteaux à Paris (20e arr.).

Léa est déportée par le convoi n° 12 au départ de Drancy le 29 juillet 1942. Elle est décédée le 3 août 1942 à Auschwitz (Pologne). Le convoi compte 1001 déportés, dont 216 sont gazés à leur arrivée au camp ; il y aura 5 survivants en 1945.

Joël est déporté par le convoi n° 47 au départ de Drancy le 11 février 1943. Il est décédé le février 1943 également à Auschwitz. Le convoi compte 998 déportés, dont 182 enfants ; il y aura 10 survivants en 1945.

Les noms de Joël et Léa Simkine sont inscrits sur le Mur des Noms du parvis du mémorial de la Shoah à Paris (4e arr.). Leurs actes de décès portent la mention « Mort en déportation » (arrêté du 9 octobre 2014).

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 01:00

Hélène Veinstein naît le 15 mai 1931 à Paris (10e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur de Rose Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Hélène Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 11 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

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