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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 00:01

Philippe Bonnardel naît le 28 juillet 1899 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Marie Amélie Milard, couturière, et de son mari Jean Bonnardel, boucher, domiciliés rue Barbanègre.

En 1911, la famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle exploite une boucherie située dans le quartier du Centre, rue de Paris, à proximité de la gare. Philippe Bonnardel fréquent l’école primaire supérieure Arago (act. lycée Arago, Paris 12e arr.), où il commence sa pratique du football.

Au cours de la première guerre mondiale, son père est mobilisé dans l’infanterie puis l’artillerie, tandis que Philippe Bonnardel poursuit des études d’ingénieur à l'Ecole spéciale des travaux publics. Sa mère obtient des secours en 1916 et 1917 pour couvrir ses frais de scolarité. Il continue sa pratique sportive avec un club joinvillais, probablement le Cercle athlétique de Joinville (CAJ).

Bien que son droit à un sursis ait été reconnu, les conditions de guerre font que Bonnardel est mobilisé, à l’âge de 18 ans en avril 1918 comme sapeur dans le 8e régiment de génie. Il est démobilisé en avril 1921 et peut alors achever ses études d’ingénieur.

Au cours de sa période militaire, il devient membre du Gallia Club, successeur de l'AS Charenton qui évolue dans le Bois de Vincennes. Il fait partie de l’équipe de France de football qui est demi-finaliste des Jeux olympiques d’Anvers en 1920. Il est appelé dans l’équipe de France de football qui remporte en 1921 son premier match contre l’Angleterre. Il joue comme demi et est présenté comme appartenant à l’école de Joinville, centre de formation sportif militaire dans le Bois de Vincennes, sur le territoire de Joinville-le-Pont à ce moment (act. INSEP à Paris, 12e arr.). Il sera, au total, sélectionné 23 fois en équipe nationale.

Dès sa sortie de l’armée, Philippe Bonnardel joue avec le Red Star club de Saint-Ouen (Seine, act. Seine-Saint-Denis) la finale de la coupe de France de football contre l'Olympique, club parisien le plus titré à l’époque, basé à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Bonnardel gagnera la coupe avec son équipe en 1921 et les deux années suivantes.

L'équipe des Jeux olympiques de Paris, 1924. Philippe Bonnardel debout, 3e à partir de la droite

Même si le football n’avait pas alors, en France, un statut professionnel, Bonnardel n’a pas à ce moment d’autres activités. En janvier 1923, le quotidien sportif L’Auto le présente ainsi : « Philippe Bonnardel, l'incontesté titulaire de la place de demi gauche, personnifie le joueur intelligent, fin, correct, mais décidé ». Il est surnommé « Phi-phi. »

Avant de se marier, il décide de prendre un poste d’ingénieur qu’on lui offre à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il épouse à Paris (10e arr.) en octobre 1925 Yvonne Gabrielle Laroque, dont il divorce neuf mois plus tard en juillet 1926 à Rouen. Pendant cette période, Bonnardel est entraîneur-joueur au club US Quevilly, qu’il emmène en finale de la coupe de France en 1927. La même année, il est qualifié pour la dernière fois en équipe de France contre le Portugal et porte, à cette occasion, le brassard de capitaine.

 

Rentré à Joinville-le-Pont en 1929, Bonnardel vit avec sa famille rue des Réservoirs, dans le quartier du Centre. Son père a abandonné la boutique de Joinville et exploite un commerce de viande en gros à l’abattoir de la Villette, où il est chevillard. Son frère cadet, prénommé également Jean, qui l’avait accompagné un temps au Red Star, est boucher à Saint-Maur-des-Fossés.

Poursuivant son activité sportive, Philippe Bonnardel est affilié au Club athlétique des sports généraux (CASG), fondé par la Société générale et qui joue au stade Jean Bouin à Paris (16e arr.). Il travaille peut-être pour l’entreprise cinématographique Pathé-Natan, basée à Joinville, dont il entraîne, en 1931, l’équipe corporatiste de football, qui joue sur un stade créé dans la commune voisine de Champigny.

En mars 1935, Philippe Bonnardel se remarie à Paris (19e arr.) avec Fernande Julie Derniest. Il vit dans cet arrondissement, rue de Crimée.

Pendant la deuxième guerre mondiale et ensuite, Philippe Bonnardel continue de s’intéresser au football. Il critique ainsi en février 1944 l’organisation des clubs français, commente dans la presse le match France-Belgique en novembre 1950 et participe, en ouverture de ce rendez-vous, à un match de vétérans internationaux contre une sélection du Red Star.

Philippe Bonnardel meurt le 17 février 1953 à Paris (20e arr.). Il se présentait comme industriel et résidait rue Mounet-Sully. En juillet 1934, il avait été décoré de la médaille d'or de l’Éducation physique.

 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 00:01

Jean Bonnardel naît le 11 septembre 1870 à Épinac (Saône-et-Loire). Il est le fils de Jeanne Drouchin et de son mari Jean Marie Bonnardel, voiturier, illettré.

Boulanger à Gevrey (Côte-d'Or), Bonnardel fait un service militaire raccourci à un an dans le 29e régiment de ligne, du fait qu’il est soutien de famille après le décès de sa mère. Il s’installe d’abord à Baigneux-les-Juifs (Côte-d'Or) en 1892 puis à Paris (19e arr.) en 1893, alternativement rue de Flandre et rue Mathis, et il est devenu boucher en 1898. En mai de cette année, il épouse Marie Amélie Milard, fille d’un marchand de vins.

Après la naissance de leurs deux fils, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils exploitent une boucherie dans le Centre, rue de Paris.

Au cours de la première guerre mondiale, d’abord rattaché à la place de Paris et continuant probablement son activité, Jean Bonnardel est mobilisé en juin 1915 dans l’infanterie. Il passe en août 1917 dans l’artillerie et est démobilisé en décembre 1918.

Après le conflit, l’activité de boucherie de Bonnardel se développe à Joinville puis, à partir de 1924, à l’abattoir de La Villette (Paris, 19e arr.) ou il est chevillard, faisant désormais du commerce en gros. Il continue de résider à Joinville, rue des Réservoirs.

En juin 1923, Bonnardel participait à la reconstitution de l’union des commerçants et industriels de Joinville, présidée par le couvreur Lucien Lavoipierre, en étant membre de sa commission de réorganisation et de propagande.

Pour les élections municipales de mai 1929 à Joinville, Jean Bonnardel est candidat sur la liste d’Union républicaine et démocratique (droite) conduite par le maire sortant, Stephen Durande. Il est en outre l’un des assesseurs du premier des deux bureaux de vote de la commune.

Au premier tour, la liste de droite, avec en moyenne 38,8% des votes exprimés, est devancée par la liste de la Concentration des gauches (radical-socialiste et socialiste SFIO) conduite par un ancien adjoint au maire, Georges Briolay (radical), qui recueille 42,8%. Le Bloc ouvrier et paysan du communiste Roger Bénenson obtient 18,4%. Bonnardel est crédité de 906 voix, soit 42,6% des 2 126 suffrages exprimés sur 2 491 inscrits.

Au second tour, la liste de la municipalité sortante (41,6% et 5 élus sur 27) est toujours devancée par le cartel des gauches (45,9% et 22 sièges), les communistes obtenant 12,5%. Bonnardel n’est pas élu, de même que le maire Durande.

Le Comité d’union républicaine et d’action sociale, fondé en 1912, qui est la principale organisation de la droite dans la commune de Joinville, se transforme en mars 1935 en Union des républicains, association constituée dans un cadre uniquement municipal. Présidée par René Kirbuhler, l’Union compte Lavoipierre comme vice-président et Bonnardel en tant que membre du bureau, au côté par exemple du futur maire Georges Defert, affilié au parti social français.

Prenant prétexte « des fusillades du 6 février [1934], des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons », l’Union des républicains de Joinville décide de rompre l’accord qu’elle avait établi avec les radicaux-socialistes et de présenter une liste « composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Elle appelle « à la séparation de l’administration municipale et de la politique » et présente un programme axé sur la « diminution des charges écrasantes », l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales. Ses candidats se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action. »

Jean Bonnardel figure sur la liste présentée pour les élections municipales de Joinville en mai 1935 par l’Union des républicains en étant présenté comme ancien commerçant, bien qu’il semble continuer son activité de gros.

Les candidats de droite arrivent en tête, avec une moyenne de 37,6%, devançant la liste du maire sortant Georges Briolay, qui a perdu le soutien du parti socialiste SFIO et a 27,5%. Les communistes de Robert Deloche suivent avec 27,1% et la socialistes SFIO de François Derivière ont 7,4% avec une liste incomplète. Bonnardel obtient 921 voix (32,2%) sur 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tout, l’Union républicaine lance un appel à « barrer la route aux communistes ». Malgré l’union de ces derniers et des socialistes, l’Union des républicains reste en tête, avec 41% et 25 sièges contre 39% et 2 élus pour la gauche, les radicaux-socialistes reculant à 20%. Bonnardel devient conseiller municipal avec 1 146 voix (39,5%) sur 2 899 suffrages exprimés et 2 924 votants. La liste de droite estime que les électeurs « ont montré leur réprobation pour la turbulence et de la démagogie » et élit Léon Lesestre comme maire.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, après la destitution des deux élus communistes, un conseil municipal est désigné par arrêté préfectoral du 20 février 1942. Le maire et ses adjoints sont reconduits, ainsi que Bonnardel, désigné comme boucher en gros. Les nouveaux élus sont installés en mars.

La municipalité est renversée au moment de la Libération de Joinville, le 25 août 1944, le maire et les quatre adjoints étant arrêtés par le comité local de Libération.

Jean Bonnardel meurt le 9 août 1955 à Joinville. Il était âgé de 84 ans.

Son fils aîné, Jean Bonnardel (1899-1953), ingénieur et industriel, fut footballeur à Joinville-le-Pont, Paris (Gallia-Club et CASG), Saint-Ouen (Red-Star) et Quevilly. Il a été triple vainqueur de la coupe de France (1921-1923), sélectionné olympique (1924) et 23 fois titulaire en équipe nationale.

Son fils cadet, Jean Louis Bonnardel, lui aussi footballeur au Red-Star, fut comme son père boucher à Joinville, Paris et Saint-Maur-des-Fossés.

La rue de Paris à Joinville-le-Pont

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 00:01

Albert Charles Theis naît le 30 janvier 1882 à Châteauroux (Indre) Il est le fils de Barbe Gabrielle Ulrich et de son époux Marie Georges Theis, garde du magasin comptable de la Manufacture des tabacs où ils résident.

Il vit à Paris (17e arr.), avenue des Ternes en novembre 1902 quand il s’engage pour trois ans au service militaire. En tant qu’étudiant, il est remis en disponibilité au bout d’un an mais il est rappelé en janvier 1907, ayant été déchu de ses droits à dispense car n’ayant pas produit les justificatifs nécessaires. Il régularise sa situation et quitte l’armée trois mois plus tard.

Depuis 1903, il est au séminaire du diocèse de Paris à Issy-les-Moulineaux. Il poursuivra ses études théologiques à l’établissement de la place Saint-Sulpice en 1904. L’abbé Theis est ordonné prêtre vers la fin du premier semestre 1907.

Son premier poste est celui de vicaire à Bagnolet (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juillet 1907. Cinq mois plus tard, il devient vicaire de la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). La paroisse va être divisée en deux, avec l’érection de la chapelle Sainte-Anne de Polangis en église de plein exercice, desservant les quartiers de la rive gauche de la Marne et une partie de Champigny-sur-Marne.

Cédant la place de vicaire à Joinville à l'abbé Trohel, Albert Charles Theis devient vicaire à Saint-Eustache, dans le quartier des Halles à Paris (1er arr.). Il prononce de nombreuses allocutions, prônes ou sermons.

Pendant la première guerre mondiale, Theis est mobilisé d’abord dans son régiment d’infanterie (132e), ensuite, à partir d’avril 1916, dans des sections d’infirmiers (8e puis 17e et 22e). Démobilisé fin février 1919, il reprend son poste dans son église. Il s’occupe des enfants et de confréries, organisant régulièrement des conférences.

Parallèlement à son activité ecclésiastique, l'abbé Theis est en 1920 réélu vice-président de la section locale de l’Union nationale des anciens combattants (UNC).

Après avoir été vicaire de l’église Sainte-Marie-des-Batignolles à Paris (17e arr.), Theis retourne en banlieue comme second vicaire de la paroisse Saint-Germain de Fontenay-sous-Bois (Seine, act. Val-de-Marne) en octobre 1926. Il rejoint, toujours comme second vicaire, l’église Notre-Dame de la commune voisine de Vincennes en février 1930.

Encore à proximité, l'abbé Theis, est nommé premier vicaire à Saint-Mandé en novembre 1933. Il est notamment en charge de la direction du patronage sportif.

Albert Charles Theis meurt le 8 décembre 1955 à Saint-Mandé. Il était âgé de 73 ans.

L'église Saint-Charles de Joinville-le-Pont

 

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 00:01

Turenne Louis Jean Caron naît le 14 juillet 1893 à Saint-Georges-Buttavent (Mayenne), dans le village de Fontaine-Daniel. Il est le fils d’Augustine Victorine Routhier et de son mari Louis Gilbert Caron, commerçant à Paris, rue de la Butte-aux-Cailles.

En 1911, Turenne Caron habite chez sa tante, Marie Louise Godard, rue Vautier à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre. Il est employé comme mécanicien dans l’entreprise de cinéma Pathé, principal employeur de la commune. Il dispose d’un permis de conduire. Sans doute à la demande de Pathé, il obtient un sursis d’incorporation au service militaire en 1913 puis est incorporé au début de la première guerre mondiale au sein du 46e régiment d’infanterie.

Il est blessé à trois reprises au cours du conflit : d’abord par un éclat d’obus en septembre 1914 dans la Meuse qui entraîne la perte de son gros orteil gauche. Il souffre d’une gelure superficielle des deux pieds puis décembre 1914 dans le ravin des Menissons en Argonne (Meuse). De nouveau en mars 1915, il a les pieds gelés sur la butte de Vauquois (Meuse). Du fait de ses infirmités, il est affecté entre décembre 1915 et avril 1917 à un service auxiliaire. Il l’est de nouveau en juillet 1918 du fait d’une bronchite suspecte. Il est démobilisé en avril 1919 et obtient en septembre de la même année une pension d’invalidité de 10%. Il est cité à l’ordre du régiment en août 1919 et décoré de la médaille militaire en février 1936.

Après-guerre, Turenne Caron épouse en mai 1920 à Paris (7e arr.) Anne Marie Godard, qui est probablement sa cousine. Ses témoins sont d’anciens combattants décorés. Il a repris son travail chez Pathé et vit alors rue de Paris, encore à Joinville, avant de revenir rue Vautier où il est en 1926 puis allée des Tilleuls en 1931.

En 1921, il est embauché à l’usine des Eaux de la ville de Paris, implantée dans le quartier du Canal à Joinville. Il y est mécanicien conducteur de machines.

Lors des élections municipales de mai 1935 à Joinville, Turenne Caron est candidat sur la liste socialiste SFIO conduite par Robert Derivière. Il figure en 11e position des 14 titulaires de la liste, pour 27 poses à pourvoir. Un autre machiniste, Hector Charamon, est un de ses colistiers. La liste socialiste avec 12,3 % des suffrages exprimés arrive en quatrième position derrière l’Union des républicains (droite) qui recueille en moyenne 32,6 %, les radicaux-socialistes du Groupement des gauches républicaines du maire sortant Georges Briolay qui en ont 26,7 % et les communistes de Robert Deloche avec 23,5 %. Caron recueille 345 votes sur 2 856 exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tour, les listes communiste et socialiste fusionnent, avec 10 socialistes, 16 communistes et un indépendant, le secrétaire de la section de l’association d’anciens combattants ARAC, Louis Blocher, promu tête de liste. Les 9 premiers socialistes figurent sur la liste unifiée, mais ni son prédécesseur, Joseph Bernard, ni Caron ne sont candidats, remplacés par le 12e, Jules Dubreuil.

Tandis que les radicaux-socialistes sont battus, la gauche gagne deux sièges pour les communiste Robert Deloche et Paul Rouhaud, tandis que l’Union des républicains gagne la mairie avec les 25 autres conseillers municipaux. Léon Lesestre est élu maire.

En juillet 1945, Turenne Caron, qui est toujours conducteur de machines au service des eaux et assainissement de Paris, est décoré de la médaille d’honneur d'argent départementale et communale. Il a alors 52 ans et ne semble pas avoir eu d’enfants. Sa date de décès n’est pas connue.

Usine Pathé de Joinville en 1924

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 00:01

Maurice René Forest naît le 26 juillet 1891 à Parthenay (Deux-Sèvres). Il est le fils de Marie Caroline Hervé et de Camille Désiré Forest, négociant.

À la fin de ses études d’ingénieur à Lille, probablement à l’Institut catholique d’arts et métiers (ICAM), Maurice Forest est incorporé en octobre 1913 pour son service militaire au 5e régiment de génie. Pendant la première guerre mondiale, il devient officier étant nommé aspirant en février 1915 puis sous-lieutenant en décembre 1916 et lieutenant en décembre 1918. Il est démobilisé en août 1919. En juillet 1937, il est nommé capitaine dans la réserve. Son activité pendant la guerre lui avait valu une citation à l’ordre de l’armée en décembre 1918 et la Croix de guerre.

Devenu entrepreneur de voies ferrées, Maurice Forest est installé à Charleville (Ardennes) en 1919 puis à Saint-Dizier (Haute-Marne) en 1920. Il épouse Lucienne Gond en septembre 1921 à Olivet (Loiret).

Le couple est installé en 1926 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, villa René-Robert.

Lors des élections municipales complémentaires d’octobre 1934 à Joinville, organisées pour pourvoir à dix postes vacants sur 27, Forest se présente sur la liste du Groupe des républicains indépendants, regroupant des personnalités locales avec la bienveillance des radicaux-socialistes, qui tiennent la municipalité. Elle fait face à une liste de Concentration républicain, comprenant principalement des candidats conservateurs et libéraux, ainsi qu’à deux listes de gauche, socialiste SFIO et communiste. Les républicains indépendants se proposent de « compresser les dépenses de la commune selon l’exemple du gouvernement » et de traiter la « situation malheureuse des ouvriers et employés en chômage ». Elle comprend nombre de commerçants et industriels. Sérieusement devancée par la liste de concentration républicaine au premier tour, elle se retire. Forest recueille 577 voix, soit 25,1% des 2 297 suffrages exprimés pour 2 360 votants sur 3 225 inscrits.

Lors des élections municipales générales de mai 1935, Forest rejoint la liste de l’Union des républicains, qui se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action » et se disent « sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Ils disposent du soutien de la plupart des formations politiques de droite. La liste est confrontée à celle du maire sortant, Georges Briolay, radical-socialiste, ainsi qu’aux candidatures socialistes SFIO de Derivière et communiste de Robert Deloche.

Elle arrive en tête au premier tour. Forest est crédité au premier tour de 935 votes, soit 32,7% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Face à la liste unifiée des communistes et des socialistes et à celle des radicaux-socialistes, l’Union des républicains remporte au second tour 25 sièges contre deux communistes après avoir lancé un appel à « barrer la route aux communistes » dont ils réprouvent « la turbulence et «  la démagogie ». Forest est élu avec 1 169 voix, soit 40,3% des 2 899 suffrages exprimés pour 2 924 votants. Le conservateur Léon Lesestre est élu maire.

Pendant la période d’occupation allemande, les municipalités élues sont remplacées par des corps municipaux désignés par arrêté préfectoral. Comme le maire et trois de ses adjoints, Maurice Forest figure dans la liste des 20 personnes nommées en février 1942. À la Libération le 25 août 1944, le maire et les adjoints sont arrêtés et le conseil local de Libération constitue une municipalité provisoire.

Maurice Forest meurt le 12 novembre 1947 à Joinville. Il était âgé de 56 ans et père de deux enfants.

Vue de Joinville, sd

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:01

Suite de la biographie de Joseph Sauvêtre

Peu avant le début de la première guerre mondiale, l'abbé Joseph Sauvêtre quitte la banlieue populeuse de Saint-Ouen pour retrouver la rive gauche parisienne et le quartier latin, en devenant curé de Saint-Etienne-du-Mont, église paroissiale de la montagne Sainte-Geneviève (5e arr.). Il prend la place du chanoine Lesêtre, intellectuel réputé. Le journal mondain Le Gaulois  remarque le contraste : « à un homme d'étude et de science, succède un homme d'œuvres ». C’est l'abbé Jouin, ancien vicaire de la paroisse, qui procède à son installation, soulignant que l'abbé Sauvêtre fut « son commensal » et, selon Le Figaro, lui vouait « tendresse, respect et dévouement. »

Pendant le conflit, l'abbé Sauvêtre mobilise ses paroissiens en invoquant Sainte Geneviève, patronne de Paris. Il publie, en septembre 1916, Sainte Geneviève et l'invasion allemande en 1914, brochure illustrée par Mlle Moreau-Wolff. Il réclame qu’une statue de la saine soit dressée près de la Seine. Dans Dieu et patrie (octobre 1916), il répond à la question : « La victoire de la Marne. Y a-t-il eu miracle ? ». Pour Joseph Sauvêtre, il s’agit « d'un miracle relatif, c'est-à-dire d'une volonté toute spéciale de la Providence qui a tout disposé pour permettre à nos armées de remporter la victoire ». Pour lui, « celle qui, en 451, éloigna, par sa prière Attila et ses Huns des murs de Lutèce » a permis que soient repoussés en septembre 1914 « le nouvel Attila et ses hordes barbares. »

En août 1920, l'abbé Sauvêtre émit le souhait d’apposer une plaque commémorant cette bataille qu’il voulait qu’elle comporte le texte suivant : « Le 6 septembre 1914, les armées allemandes étant aux portes de la cité, Paris recourut à son antique patronne. Trois jours durant, la foule vint prier devant la châsse. Sainte-Geneviève entendit ces supplications. Comme Attila, l’ennemi se détournant de la ville fut vaincu sur les bords de Marne. ». Le quotidien Le Cri de Paris rapporte la polémique qui s’ensuivit dans les services municipaux. Pouvait-on laisser dire que « Paris » avait invoqué sainte Geneviève ? L’administration des Beaux-Arts « opina que le clergé catholique n'avait pas qualité pour parler au nom de Paris. On demanda donc à M. le Curé de substituer au mot Paris l'expression collective les fidèles de Paris. Et M. le Curé, qui est un homme d'esprit, ne fit pas la moindre difficulté pour accepter ce distinguo. »

Après la légendaire défenseuse de Lutèce, l'abbé Sauvêtre, devenu chanoine honoraire, rend hommage aux prestigieux anciens paroissiens de Saint-Etienne du Mont. Il fait graver dans son église le portrait de Frédéric Ozanam, fondateur des Conférences de Saint-Vincent de Paul en décembre 1919. Il célèbre le tricentenaire de Pascal en présence d’autorités politiques et du bureau de l’Académie française en juin 1923. En décembre la même année, il salue la mémoire du cardinal de Richelieu.

En 1925, il met une chapelle de sa paroisse à la disposition de l’église syrienne de Paris, qui permette d’accueillir la population originaire du Liban et du Levant.

Malade, Joseph Sauvêtre quitte son poste de curé de Saint-Etienne du Mont en en février 1929 ; il est remplacé par Joseph Courbe, premier vicaire de Saint-François-Xavier à Paris.

Il quitte Paris et vit en 1936 à Hyères (Var). Il consacre à son ami, Ernest Jouin, mort en juin 1932, une biographie, au contenu hagiographique, qui montre ses talents d’écriture, parie en 1936 chez Casterman. Elle a été rééditée plusieurs fois. Joseph Sauvêtre tente également d’engager la béatification d’Ernest Jouin ; cependant, sa tentative pour promouvoir la cause du protonotaire pourfendeur de la franc-maçonnerie et antisémite n’aboutit pas.

Il s’installe à Vern-d'Anjou (act. Erdre-en-Anjou, Maine-et-Loire) où son frère cadet Eugène Sauvêtre est curé depuis 1911. En juin 1940, l’église paroissiale Saint-Gervais-et-Saint-Protais est endommagée par un bombardement allemand, puis réparée en 1941.

Joseph Sauvêtre meurt le 25 juillet 1949 à Vern-d'Anjou. Il était âgé de 87 ans et était prêtre depuis 64 ans. Il avait obtenu le prix Montyon de l’Académie française en 1937 pour sa biographie de Mgr Jouin.

Fin

 

 

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 00:01

Suite de la biographie d’Ernest Jouin

Si est Ernest Jouin est resté dans les mémoires, c’est pour avoir fondé en 1912 une revue antimaçonnique, la Revue internationale des sociétés secrètes (RISS), qu’il a dirigée jusqu’à son décès en juin 1932.

Son engagement dans la lutte contre les francs-maçons serait, selon Joseph Sauvêtre, consécutif à une discussion, en 1909, avec Jean-Baptiste Bidegain, ancien dignitaire du Grand-Orient de France, qui était devenu un farouche opposant à la franc-maçonnerie et exhortait Jouin à la « détruire » en composant « un roman dans le genre populaire du Juif errant », faisant allusion au livre d’Eugène Sue qui attaquait vivement les jésuites.

Pour pouvoir faire la lumière sur le « péril maçonnique », l’abbé décida de se constituer une importante bibliothèque. Il estima plus intéressant, plutôt que de faire œuvre romanesque, de publier une revue scientifique, s’appuyant sur sa documentation.

La RISS, fut d’abord mensuelle puis bimensuelle. Fondée dans le but de continuer le combat antimaçonnique, elle accueille 1928 à 1933 un deuxième volume rose, s’intéressant à l’occultisme et aux sociétés secrètes. Chaque numéro était volumineux, avec 250 à 300 pages. Le tirage, très faible, n’empêcha pas une forte influence dans certains milieux catholiques et d’extrême-droite.

Le quotidien antisémite La Libre Parole d’Édouard Drumont et le journal royaliste L’Action française, de Charles Maurras, saluèrent cette parution. La Croix souhaita également « bon succès » à la revue. Le journal catholique soutint en octobre 1913 les positions de la RISS quant à la soi-disant véracité de crimes rituels imputés aux Juifs.

En 1913, Ernest Jouin fondait également la Ligue Franc-catholique, dont la RISS devenait l’organe de presse. Il entend regrouper « les défenseurs de la Foi contre la collusion des Juifs et des Maçons, cette formidable armée lancée par l'Enfer contre le Christ et les siens ». Il tenta de monter une fédération avec d’autres mouvements aux buts comparables, l’Association antimaçonnique de France, de l'abbé Tourmentin et Ligue française antimaçonnique du commandant de Fraville, mais échoua dans cette construction.

Pendant la première guerre mondiale, l’abbé Jouin installa, en partie à ses frais, un hôpital provisoire dans sa paroisse, dénommé ambulance 139. Près de 1 300 soldats blessés y furent accueillis.

Si la parution de la RISS est interrompue par la guerre, Jouin poursuivait son offensive idéologique, construisant en particulier une relation entre juifs, protestants et francs-maçons. Il publie en 1917 un opuscule, traitant en parallèle Le Quatrocentenaire de Luther et le bicentenaire de la franc-maçonnerie, et un autre, la même année sur Lourdes, la guerre et Bernadette, consacré à Bernadette Soubirous.

Le pape Benoît XV l'élève, à l’occasion du jubilé cinquantenaire de son entrée en religion en mars 1918, à la dignité de la prélat romain, ce qui l’autorise à se faire appeler Monseigneur, bien qu’il n’ait pas été nommé évêque. Pendant ces noces d'or, le RP Hébert des Frères Prêcheurs, se félicitait des œuvres sociales de l’abbé Jouin et notamment du « patronage Saint-Augustin, prospère après vingt-huit ans d'existence et auquel l'acquisition d'une maison de vacances à par Chaville, donnait, encore, un nouveau développement ». Il concluait : « Personne n'est moins mondain que ce curé d'une paroisse mondaine. »

A suivre

 

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 00:01

Albert Favin naît le 18 mars 1884 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Marie Alix Bathilde Bigé et de son époux, Victor François Favin, chauffeur mécanicien.

En 1904, Albert Favin exerce le même métier de chauffeur mécanicien et a déménagé avec ses parents dans la commune riveraine de Joinville-le-Pont. Il travaille à l’usine des eaux de la ville de Paris dans cette localité. Il y conduira toute sa carrière professionnelle, étant nommé en 1924 maître-chauffeur.

Le service militaire de Favin se déroule entre septembre 1905 et septembre 1907 dans la 7e section de Commis et ouvriers d'administration (COA). Pendant la première guerre mondiale, il est mobilisé dans la 24e section de Commis et ouvriers d'administration puis passe en décembre 1915 au 55e régiment d’infanterie avant d’être affecté en mai 1916 aux ateliers de construction de Puteaux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il rejoint en juillet 1917 le 1er régiment de génie.

Lors des élections municipales qui suivent le conflit, en novembre 1919, Albert Favin est candidat en huitième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal.

Au premier tour, la liste socialiste fait face à une liste conduite par Henri Vel-Durand (radicaux dissidents, radicaux-socialistes officiels et socialistes indépendants, dont plusieurs anciens de la SFIO) et à une liste libérale et conservatrice. Elle obtient une moyenne de 500 voix, soit 30,1% des 1 695 suffrages exprimés pour 1 715 votants sur 2 491 inscrits. Au second tour, face à la seule liste de Vel-Durand, la liste SFIO obtient 502, 34,3% des 1 518 suffrages exprimés pour 1 537 votants. Elle n’a pas d’élu. Favin avait obtenu 500 voix au premier tour (30,1%) et 496 au second (32,7%).

Comme l’ensemble de la section de Joinville de la SFIO, Favin adhère en décembre 1920 au parti communiste SFIC. Il souscrit, en avril 1921, en faveur du développement de la nouvelle formation.

Marié en juillet 1908 à Saint-Maurice avec une plumassière, Maria Prévost (née Stöcklé), il aura une fille et élèvera la fille d’un premier mariage de son épouse.

Après avoir reçu la médaille d’honneur communale en juillet 1929, Favin prend sa retraite en tant que brigadier-chauffeur en avril 1939.

Peut-être est-ce lui qui, en 1971, contribue à la solidarité syndicale dans le journal des retraités des services publics du syndicat CGT, La Voix des anciens.

Albert Favin meurt le 1er septembre 1974 à Créteil  (Val-de-Marne). Il résidait probablement encore à Joinville et était âgé de 90 ans.

La rue du Canal à Joinville-le-Pont

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 00:01

Benoit Bayard naît le 23 décembre 1874 à Monétay-sur-Loire (Allier). Il est le fils aîné des dix enfants de Magdeleine Minard et de son marie Benoît Bayard, cultivateurs métayers, dont trois sont prénommés Benoit.

Alors cultivateur à Diou (Allier), Benoit Bayard épouse dans cette commune, en juillet 1902, Philiberte Tillier, originaire du Pin, résidant alors à Paris (12e arr.).

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1909, les Bayard résident dans le quartier du Centre, rue de Paris. Benoit Bayard est ouvrier à l’établissement de la Monnaie et des médailles (Monnaie de Paris). Il y sera ensuite employé en tant qu’huissier. Son frère Gilbert, qui a épousé une sœur de sa femme, travaille également à la Monnaie et vit dans la commune voisine de Saint-Maur-des-Fossés ; il reprendra, après la première guerre mondiale, le logement occupé précédemment par Benoit Bayard à Joinville.

Au cours du conflit mondial, Benoit Bayard est mobilisé dans le 358e régiment d’infanterie.

Après-guerre, la famille déménage à Viroflay (Seine-et-Oise, act. Yvelines). En 1931, elle vit dans le quartier du Marais, sur la rive droite, rue Julien-Certain.

Selon les archives des historiens de la coopération Jean Gaumont et Gaston Prache, Benoit Bayard adhéra au Parti socialiste SFIO ainsi qu'au mouvement coopératif de consommation à Viroflay.

Benoit Bayard meurt le 3 septembre 1940 à Viroflay. Il était âgé de 65 ans.

Son fils André Bayard fut également militant socialiste SFIO à Viroflay et responsable du mouvement coopératif en Île-de-France.

 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 00:01

Lucien Barberolle naît le 11 octobre 1885 à Corbeil (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils de Sophie Debacker et de son époux Albert Jean Barberolle, graveur sur métaux. Son oncle, Ernest Barberolle, barreur d’aviron avec la Société nautique de la Marne (Seine, act. Val-de-Marne) a été médaillé d’argent aux Jeux olympiques de 1920 à Anvers (Belgique).

Devenu également graveur-ciseleur, après son service militaire (1906-1908), Barberolle épouse en octobre 1909 à Paris (14e arr.) Jeanne Marguerite Descoins, couturière. Ils s’installent dans le 3e arrondissement, rue Commines puis rue des Filles-du-Calvaire, et auront trois enfants.

Pendant la première guerre mondiale est mobilisé comme caporal dans l’infanterie, puis comme sergent fourrier. Il est cité à l’ordre du régiment en avril 1915 en tant que « Agent de liaison qui n’a cessé sous un feu très intense et très meurtrier d’assurer son service ». Il est décoré de la Croix de guerre. À partir de novembre 1915, il est détaché dans plusieurs usines : Chambeyre à La Guéroulde (Eure), Delage à Courbevoie puis Sanglet à Villeneuve-la-Garenne (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est ensuite affecté à des fonctions administratives et démobilisé en avril 1919.

Après-guerre, l’activité de Barberolle se développe et il se présente désormais comme industriel. Il est présenté, en 1925, comme l’inventeur de la combinaison d'une photographie vitrifiée et d'un miroir, qu’il intitule « photo-émail-miroir » et qui est appréciée par la presse spécialisée. Il installe son activité rue de Saintonge, toujours à Paris (3e arr.).

En octobre 1924, Barberolle prend en location une maison en bord de Marne à Joinville-le-Pont, quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Palissy. Il s’implique rapidement dans la vie locale. Il soutient l’activité du Club athlétique de Joinville (CAJ), pour lequel il finance un plongeoir pour son bassin de natation, situé quai Hector-Bisson. Il crée également un Challenge Lucien Barberolle, course d’une heure par relais de trois nageurs, organisé à Joinville de 1927 à 1929.

Lors des élections municipales de mai 1925 à Joinville, Barberolle est candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, conduite par le maire sortant Henri Vel-Durand (radical dissident), qui comprend essentiellement des personnalités libérales et conservatrices. Son programme veut que les lois de laïcité soient « appliquées sans rigueur et sans sectarisme », se prononce pour le maintien de l’octroi appliqué pour l’entrée des marchandises dans la commune, et appelle à l’économie dans les dépenses budgétaires. La liste fait face à deux concurrents : le Cartel de gauche, rassemblant radicaux-socialistes et socialistes SFIO, conduit par Georges Briolay, et la liste du Boc ouvrier et paysan (BOP, communiste). Au premier tour, l’Union républicaine obtient 1 080 voix soit 47,5% des 2 275 suffrages exprimés pour 2 310 votants sur 2 761 inscrits. Le cartel des gauches en a 648 (28,4%) et les communistes 480 (21,1%). Au second tour, malgré le retrait de la liste communiste, l’Union républicaine emporte les 27 sièges à pourvoir avec 1 078 voix. Barberolle est élu conseiller municipal.

Pour les élections cantonales (pour le conseil général du département de la Seine) de juin 1925, Barberolle est candidat dans la 2e circonscription de Saint-Maur-des-Fossés, qui comprend les communes de Créteil, Bonneuil, Joinville et une partie de Saint-Maur. Sous l’étiquette de républicain indépendant, Barberolle recueille au 1er tour 163 voix soit 5,8% des 2 814 suffrages exprimés pour 2 842 votants sur 5 553 inscrits. Il ne se présente pas au second tour où est élu le républicain de gauche (centre-droit) Naudin devant le radical-socialiste Avet et le communiste Muller.

À l’automne 1927, Barberolle le bail de sa maison de Joinville et s’installe à son atelier, rue de Saintonge. Il est candidat pour les élections législatives d’avril 1928, sous l’étiquette de républicain socialiste indépendant (centre droit) dans son arrondissement, se présentant comme commerçant. Il collecte au 1er tour 115 voix soit 0,7% des 15 910 votants sur 18 981 inscrits. Il ne se présente pas au second tour où est élu le républicain de gauche (droite) Louis Puech.

Ayant quitté la région parisienne pour Toulouse en 1933, Lucien Barberolle y est élus en novembre de la même année vice-président et délégué à la propagande de la 17e légion des Croix de guerre dont Louis Deffès, mutilé de guerre et titulaire de la Médaille militaire, est le président.

Après la deuxième guerre mondiale, Lucien Barberolle est membre en tant que sculpteur-graveur de la société des Artistes occitans indépendants. Il participe à plusieurs salons, notamment en 1947 et 1950 à Toulouse. Il présente des panneaux gravés et ciselés, des sculptures en cire et en bronze ainsi que des peintures. Une de ses œuvres, exposée en 1947, s’intitule Le Maquisard.

Barberolle vit rue des Polinaires à Toulouse. La date de son décès n’est pas connue.

 

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