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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 01:01

Jean Marie Henri Goujon naît le 26 novembre 1854 à La Rochelle (Charente-Inférieure, act. Charente-Maritime). Il est le fils de Juliette Dorlhac et de son époux Alexandre Goujon, contrôleur des contributions indirectes. Selon le documentariste de la police, Jacques Arnal, sa famille serait liée à l’ancien député montagnard de la Convention, Jean Marie Claude Alexandre Goujon (1766-1795).

Après une licence ès-lettres, Henri Goujon intègre l’administration de l’instruction publique, d’abord comme sous-préfet répétiteur (1873-1879), puis comme professeur de collège (1879-1881), enfin comme principal de collège (jusqu’en 1908). Il avait effectué quatre ans de service militaire (1875-1879).

La carrière de Goujon l’amène dans différents villes moyennes, d’abord dans l’Indre (Châteauroux), la Haute-Loire (Le Puy), l’Allier (Montluçon) puis l’Eure-et-Loir (Dreux et Châteaudun). Au cours des six ans passés dans la Marne (Vitry-le-François et Sainte-Menehould), Goujon commence à publier des ouvrages pédagogiques (Sur l'enseignement secondaire des jeunes filles en 1887 ; L'Éducation virile en 1892). Il rejoint Avranches (Manche) où il passera seize ans en tant que principal du collège à partir de 1892, commençant une activité publique intense.

Fin 1894, Henri Goujon crée l'Œuvre du sou des enfants pour permettre au docteur Roux, de l'Institut Pasteur, de vacciner les enfants contre le croup, maladie qui fait alors des ravages. Président fondateur, Goujon est aussi l’unique artisan de l’œuvre qui revendique plus de 600 000 contributeurs en 1914. À cette date, elle aura versé plus de 62 000 francs à l'Institut Pasteur, permettant ainsi 900 inoculations gratuites par an et 18 000 en 20 ans. Le don moyen aurait donc été de 11 centimes, soit un peu plus de deux sous. Avec l’appui du ministre de l'Instruction publique, Georges Leygues, Goujon demandait aux enfants de lui verser un sou, les instituteurs lui transmettant les collectes. Après l’encouragement du Président de la République, Casimir-Périer, à la fin de l’année 1894, « son courrier est un des plus volumineux de France » (selon Le Petit Parisien). L’initiative, saluée avec enthousiasme par la majorité de la presse, fait cependant l’objet de réserves dans des journaux de gauche. Ainsi, Le Socialiste de la Manche, tout en se défendant de « taquiner le Goujon », met en cause son « goût trop prononcé de réclame personnelle » et sa proximité avec les autorités administratives, politiques et ecclésiastiques.

En 1900, Henri Goujon est à nouveau à l’initiative de L’Étoile universitaire, qui veut défendre les écoliers contre l’alcool. Elle revendique, en 1914, 103 sections et 3 000 membres. Il participe à ce titre au premier Congrès national contre l'alcoolisme à Paris, le 29 octobre 1903.

Lors de la constitution, en mars 1903, d’une section de la Ligue des Droits de l'Homme à Avranches, Henri Goujon est élu vice-président.

(A suivre)

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 01:01
Paul André Giansilj (Photo Bruno Baverel, licence CC BY-NC-SA 2.0)
Paul André Giansilj (Photo Bruno Baverel, licence CC BY-NC-SA 2.0)

Paul André Giansilj naît le 12 mars 1880 à Lozzi (Corse, act. Haute-Corse), le plus haut village de l’île, dans la région du Niolo, qui compte alors 1 200 habitants (il en a un dixième cent ans plus tard). Si l’orthographe Giansilj est confirmée, la plupart des documents portent la mention Giansily.

Son père, Antoine Giansilj, militaire, est apparemment absent à sa naissance et la déclaration est faite par le grand-père paternel. Bien que ses parents ne soient pas mariés, sa mère Marie Jéronyme porte également le nom de Giansilj, comme d’ailleurs le maire qui l’inscrit sur l’état-civil de la commune. L’union légale de ses parents en janvier 1882 lui donne une légitimation.

Plusieurs journaux témoignent du poids de deux familles dans le bourg : celle des Giansilj et des Simeoni (Max Simeoni, fondateur de l'Union du peuple corse, nationaliste, et député européen de 1989 à 1994, est né à Lozzi en 1929) : « Toute la Corse vous racontera, sans en être scandalisée, que le conseil municipal de Lozzi, dans le Niolo, est imposé à la commune depuis sept ans par les bandits Simeoni et Giansily » (Le Temps, 1887/05/21).

Alors adjudant, Antoine Giansilj obtient pour Paul André une bourse qui va lui permettre d’intégrer, en 1883, le lycée Buffon à Paris. Il obtient deux prix au concours général, premier en composition française en 1897 et second en mathématiques l’année suivante.

En 1899, Paul André Giansilj est reçu 12e au concours d’admission de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, dans la promotion In Salah. Il en ressort à un rang plus modeste (305e) et est nommé sous-lieutenant au 91e régiment d’infanterie en septembre 1901. Promu lieutenant deux ans plus tard, il est affecté en 1906 au 24e régiment d’infanterie puis devient en 1908 instructeur à l’école normale de gymnastique et d’escrime de Joinville-le-Pont où il est promu capitaine.

En mars 1913, Giansilj participe au congrès international de l'éducation physique de Paris où il présente un mémoire sur « La Gymnastique d'application militaire et les sports de combat ». Giansilj recommande une pratique quotidienne, mais modérée de la marche ; il souhaite une surveillance médicale et plaide pour le développement des sports de combat (tir, escrime, lutte, canne, bâton, jiu-jitsu).

Pendant son séjour à l’école de Joinville, Giansilj réside dans le 14e arrondissement de Paris (rue de Châtillon) et milite à la 14e section du parti socialiste unifié SFIO, qui couvre les quartiers Plaisance et Montparnasse.

Il est également vénérable de la loge Germinal, orient de Joinville-le-Pont, qui dispose d’un temple dans la commune au 3, rue Transversale. Elle accueille de nombreux officiers francs-maçons.

Ayant rejoint en 1913 le 104e régiment d’infanterie, en garnison à Argentan (Orne), il est au fort de Châtillon à la déclaration de guerre. Le capitaine Giansilj combat à Ethe, dans la province de Luxembourg (Belgique). Trois semaines après le début du conflit mondial, il est d’abord blessé à l'épaule lors de l'attaque de tranchées ennemies puis, ayant accompagné sa ligne de tirailleurs, tué par un éclat d'obus le 22 août 1914.

Paul André Giansilj était âgé de 34 ans. La mention Mort pour la France est apposée sur son état-civil et le nom de Giansilj figure sur les monuments aux morts de Lozzi et de Paris (7e arr.) ainsi que sur une plaque commémorative à l’intérieur du lycée Buffon. Il a été décoré de la croix de guerre et fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 01:01

Eugène Loddé naît le 4 avril 1887 à Saint-Clair-sur-Epte (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Il est le fils Berthe Marie Célanie Yoland et de son époux Alfred Victor Loddé.

Il est employé comme pâtissier à Magny-en-Vexin en 1906. Après son service militaire qu’il termine avec le grade de sergent (1909-1911), il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille chez Pathé (cnéma).

Hippolyte Martres et Loddé font partie d’un petit groupe socialiste indépendant qui s’oppose à la tactique de la Sfio qui s’est alliée, lors des élections municipales de mai 1912, avec des radicaux dissidents et des libéraux pour faire tomber la municipalité radical-socialiste. Cependant, ils maintiennent le dialogue avec les socialistes unifiés et sont invités à des réunions de la section locale en juin et juillet 1912.

Parti à Saint-Germain-en-Laye en 1913, Loddé revient à Joinville l’année suivante et est mobilisé dans le 205e régiment d’infanterie le 4 août 1914. Il est tué à l’ennemi un mois plus tard, le 30 septembre sur la cote 108 à Berry-au-Bac (Aisne).

Le nom d’Eugène Loddé figure sur les monuments aux morts de Joinville et de Saint-Clair-sur-Epte ainsi que sur la plaque commémorative des établissements Kodak-Pathé de Vincennes.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 01:01
Hippolyte Martres, comptable franc-maçon, héros de guerre

Jean Hippolyte Martres naît le 1er janvier 1875 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’un marchand de friture, Jean Martres, et de son épouse Marguerite Védrine, journalière. Lui-même devient expert-comptable et enseignera cette discipline pendant toute sa carrière.

Il n’effectue qu’un an de service militaire (novembre 1896-octobre 1897), du fait du décès de son père, en application de l’article 21 de la loi du 15 juillet 1889.

En février 1899, Martres épouse à Paris (12e arr.) Angélina Louise Jambon, employée de commerce. Ils s’installent à Joinville-le-Pont avant 1904. Cette année-là, Hippolyte Martres s’engage dans la formation d’une société intitulée La Goutte de lait, qui a le soutien des groupements républicains et socialistes de Saint-Maurice et Joinville ainsi que de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme.

Franc-maçon, Martres participe à l’Union amicale de solidarité, dont l’objectif est que les industriels et commerçants, membres de différentes loges du Grand-Orient de France, se connaissent afin d’entretenir des relations amicales et commerciales. L’Union publie un annuaire, soutient une pouponnière La Bonne Louise à Us-Marines (Seine-et-Oise) ouvre un jardin naturel dans le quartier de Charentonneau (Maisons-Alfort, Seine). Elle avait également un projet de bourse du commerce maçonnique. En novembre 1908, Martres devient secrétaire de l’Union, qui est à ce moment présidée par Frédéric Brunet (1868-1932), alors conseiller municipal de Paris et vénérable de la loge Les Travailleurs socialistes, futur député et futur ministre.

Pendant l’importante grève des Postes du printemps 1909, Martres participe le 21 mars à un mouvement de protestation des commerçants, qui manifestent leur mécontentement devant l'Hôtel Central des Postes, rue du Louvre à Paris. Empêchés de se réunir en extérieur devant le bâtiment, les commerçants tiennent d’abord une assemblée dans café du Cadran des Postes, rue Etienne-Marcel, en présence de postiers en grève ainsi que de manifestants de la jeunesse royaliste. Ils convoquent dans la même journée une réunion réservée aux commerçants, qui débute avec un millier de personnes dans le parc du Palais-Royal puis se poursuit dans la Brasserie Suisse, rue de Valois. Hippolyte Martres est le secrétaire du bureau de cette réunion, présidée par M. Barrère, commerçant de la rue Richelieu. La revendication principale adoptée dans un ordre du jour voté à l’unanimité est la démission de Julien Simyan (1850-1926), alors ministre des Postes. Les commerçants rejoignent ainsi les ouvriers des Postes, qui en font le point premier de leurs demandes auprès du gouvernement. Un socialiste joinvillais, René Caperon, est un des principaux dirigeants du Syndicat national des ouvriers de main-d'œuvre des PTT, et un des leaders de la grève.

Lors des importantes inondations de la Marne à Joinville pendant l’hiver 1910, Martres participe à l‘organisation d’une loterie pour venir en aide aux sinistrés.

À l’occasion d’une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal le 16 février 1911, Martres se présente comme le porte-parole des socialistes indépendants. Il apporte un soutien critique à la municipalité, dénonçant l’absence de concours d’architectes pour l’agrandissement de la mairie et se plaignant du nettoiement des rues ; mais il la félicite pour ses subventions à l’association Philotechnique (enseignement populaire). Il proteste contre un ordre du jour de défiance envers la majorité municipale, proposé par les socialistes unifiés (Sfio). Martres indique que les socialistes indépendants refusent de mêler leurs voix à celles des représentants de la droite libérale, comme Louis Gallas et Jean Contoux, qui appuient la motion de la Sfio.

Cependant, Martres maintient un dialogue avec la Sfio puisque, avec Eugène Loddé (1887-1914), pâtissier, il est « spécialement invité » en juin et juillet 1912 lors de deux réunions de la section de Joinville, préparatoires au congrès de l'Union des sections de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine).

Rappelé à l’armée par le décret de mobilisation du 1er août 1914, il rejoint le 34e régiment d’infanterie (RI) et se retrouve immédiatement affecté sur le front. Martres est transféré en juin 1916 au 6e RI. Il est cycliste agent de livraison dans la région de Verdun quand il est cité à l’ordre du régiment pour son courage et son dévouement ; il reçoit la croix de guerre. Il va se voir nommé caporal en novembre 1916 puis sergent en décembre de la même année. Il est promu adjudant en avril 1918.

Grièvement atteint au cours d’une embuscade en avril 1918 par des éclats d’obus à la cuisse droite, il est à nouveau cité pour son « haut sentiment du devoir » et reçoit la médaille militaire avec palmes. Il est une nouvelle fois blessé en juillet 1918 par un bombardement aérien, souffrant de plaies superficielles sur la face et un tibia.

Après sa démobilisation, Martres devient officier de réserve affecté au 46e RI. Il est nommé sous-lieutenant en avril 1920 puis lieutenant en avril 1924.

Martres reprend son activité d’expert-comptable, ayant un bureau boulevard des Italiens à Paris (9e arr.). Il enseigne la comptabilité, notamment au sein de l’association Philotechnique de Joinville, dont il était secrétaire en 1913 et de laquelle il est vice-président en 1923.

Son épouse était morte en décembre 1913. Martres se remarie en juillet 1920 à Paris (2e arr.) avec Gabrielle Jeanne Wolff.

Il s’occupe de plusieurs œuvres d’intérêt général à Joinville-le-Pont : la mutualité scolaire, le syndicat d’initiative dont il devient secrétaire en 1922. Membre du conseil central de la société des médaillés militaires, Martres préside la société locale. Il lance en novembre 1921 un appel à constituer une amicale des anciens combattants des 101e et 301e régiments d'infanterie ainsi que du 29e régiment territorial.

Martres est titulaire de nombreuses décorations. Outre la médaille militaire, et la croix de guerre avec palmes, il reçoit les palmes académiques (officier d’académie en 1913, officier de l’instruction publique en 1923) ; il est officier du mérite agricole. Enfin, en novembre 1927, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Peut-être est-ce Martres qui figure parmi les sept membres de la section socialiste souscrivant pour « Le million du Populaire », le quotidien du parti Sfio, en février 1928 ; la liste publiée mentionne « Marhes », un patronyme non attesté par ailleurs.

Jean Hippolyte Martres meurt le 2 mars 1941 ; son décès fait l’objet d’une transcription sur l’état-civil de Joinville. Il était âgé de 66 ans.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:43

Pierre Perchet naît le 28 juillet 1846 à Franois (actuelle commune de Framont) en Haute-Saône. Il est le fils naturel d’une veuve, Catherine Perchet.

Mobilisé pendant la guerre franco-prussienne, Perchet obtient la médaille commémorative 1870-1871.

Marié à Françoise Noirot, née en 1842 dans le village voisin de Champlitte, il s’installe à Paris où ils auront trois enfants.

Perchet est passementier en 1874. Il est négociant en 1896, marchand d’équipements militaires. Il réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier du Canal, avenue de Joinville. il jouit d’une évidente aisance financière.

En 1912, il figure au premier tour sur la liste d’inspiration libérale pour les élections municipales de Joinville, qui comprend notamment Pierre Dalbavie, Louis Gallas et Georges Barreau. À la faveur de la fusion de cette liste avec celle des radicaux dissidents d’Ernest Mermet (futur maire) et des socialistes unifiés d’Émile Lebègue, il est élu conseiller municipal.

En 1914, n’étant pas mobilisés à cause de son âge, il fait partie de la dizaine de conseillers municipaux qui font fonctionner l’administration municipale. Cependant, malade, il est alité à partir de mi-1915 pendant au moins un an.

Il meurt à Joinville le 28 juillet 1918, jour de ses 72 ans.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 01:01

Léopold Xavier Sutter naît le 16 avril 1893 à Röschwoog (Alsace allemande, act. Roeschwoog, Bas-Rhin). Il est le fils Joséphine Baechel et de son époux Joseph Aloïse Sutter, hôtelier. Sa famille est catholique.

Malgré sa naissance en territoire germanique, il fait la guerre dans les troupes française, dans le 9e régiment d'infanterie coloniale, basé au Tonkin.

Léopold Sutter épouse en juin 1921 à Montrouge (Seine, act. Hauts-de-Seine) Yvonne Scheyer. Il est représentant de commerce.

En 1934, il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et prend une part active à la vie de la section socialiste Sfio. Sa maison au 120, avenue du Parc, dans le quartier de Polangis, accueille au moins neuf réunions ou permanences du parti entre février et octobre 1935. Il est candidat aux élections municipales du 14 octobre 1934 à Joinville sur la liste Sfio conduite par Robert Derivière. Les socialistes recueillent au premier tour en moyenne 403 suffrages et se retirent devant les communistes emmenés par Robert Laforest, qui ont obtenu une moyenne de 408 voix. Sutter avait eu 402 votes en sa faveur pour 2 297 exprimés et 3 225 inscrits (17,5%). Après le retrait de la liste radicale et de centre-gauche, ce sont les conservateurs qui l’emportent au second tour.

Lors des élections municipales générales, organisées du 5 mai 1935, Sutter est de nouveau présent sur la liste conduite par Robert Derivière, où il figure en sixième position. La liste socialiste est devancée au premier tour par les conservateurs, les radicaux-socialistes et les communistes, recueillant en moyenne, 352 voix, soit 12,3% des 2 856 suffrages exprimés pour 3 433 inscrits. Les deux listes communiste et socialiste fusionnent au second tour, sous la conduite d’un indépendant, André Blocher. Sutter fait partie de la liste unifiée qui regroupe 10 candidats issus de la Sfio, 16 du Pcf (dont Robert Deloche, maire à la Libération) et André Blocher, secrétaire de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants), qui n’était pas présent au premier tour.

Les conservateurs recueillent en moyenne 1 154 voix pour 2 899 suffrages exprimés soit 39,8%, et ont 25 élus. Les radicaux-socialistes de la municipalité sortante se contentent de 566 voix en moyenne (19,5%) et perdent tous leurs sièges. La liste communiste et socialiste obtient 1 060 voix en moyenne (36,6%) et a 2 élus, membres du Pcf (Robert Deloche et Paul Rouhaud). Sutter est crédité de 980 votes (33,8%).

Léopold Xavier Sutter est décédé le 14 octobre 1947 à Joinville, alors qu’il avait 54 ans.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 01:01
Alxandre Salles, arch. fam.
Alxandre Salles, arch. fam.

Alexandre Achille Jean Joseph Salles naît le 15 janvier 1891 à Figeac (Lot) où résident sa mère Jeanny Souque et son père, chef de district de la compagnie des chemins de fer Paris-Orléans. La famille vient dans la région parisienne à Joinville-le-Pont, où elle est installée en 1901.

Le Ministère de l'instruction publique des beaux-arts et des cultes octroie à Alexandre Salles une bourse d'internat pour ses études à Chalons-sur-Mame. Il devient instituteur suppléant avant-guerre, dans la circonscription d’Ivry-Nogent (anc. Seine, Val-de-Marne).

Mobilisé avec le grade d’adjudant au 4e régiment de zouaves, il est blessé dès le 6 septembre 1914 à Noyers-Moisons-du-Val (Meuse) par une balle de shrapnell qui a traversé la cuisse droite. Du fait de sa blessure, il est reversé dans l’enseignement en tant qu’instituteur auxiliaire à Nogent-sur-Marne du 1er octobre 1914 au 30 juin 1917.

Reprenant son activité militaire, il est nommé sous-lieutenant dans le 3e bis régiment de zouaves. Il est de nouveau blessé quelques jours avant la fin du conflit le 27 octobre 1918 à la cote 155, signal de Grimpechat (Ardennes). Il est cité à l’ordre de l’armée en février 1919 : « Chargé avec sa compagnie d'occuper la rive nord d’un canal dont la possession avait une grande importance au point de vue de la progression ultérieure, a réussi à y prendre pied et peu à peu à y faire passer foute sa compagnie, malgré un violent bombardement, à s’y maintenir malgré plusieurs contre-attaques établissant ainsi une tête de pont. »

Officier de réserve affecté au 9° régiment de zouaves, il est directeur d’école après-guerre, vivant toujours à Joinville-le-Pont en 1919. En janvier 1925, il est décoré en tant que chevalier de la Légion d’honneur. Le décret mentionne : « sous-lieutenant; 11 ans de services, 5 campagnes. Titres exceptionnels: jeune officier ayant toujours fait preuve de grandes qualités militaires de décision, de calcul et de sang-froid. A été blessé et cité. »

Marié une première fois en juillet 1910 Champigny-sur-Marne (anc. Seine, Val-de-Marne) avec Georgette Madeleine Parent, il épouse en deuxièmes noces Éliane Villetorte au Pré-Saint-Gervais (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) en octobre 1924. Il aura un enfant du premier mariage, et deux du second.

Son père Joseph Salles avait été responsable du parti radical-socialiste et son frère aîné Achille, mort pendant la première mondiale, était également militant du même parti à Joinville. Tous deux étaient des propagandistes laïques affirmés.

Achille Salles meurt le 27 août 1942 à Gradignan (Gironde), âgé de 51 ans.

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 01:01
Achilles Salles, arch. fam.
Achilles Salles, arch. fam.

Paul Louis Achille Salles naît le 27 mai 1878 à Massiac (Cantal) où son père est chef de district de la compagnie des chemins de fer Paris-Orléans, et où il réside avec sa mère Jeanny Souque. La famille circule dans le Sud-Ouest (Figeac, Lot, et Toulouse, Haute-Garonne) puis vient en région parisienne, où elle est installée à Joinville-le-Pont en 1901. Achille Salles revient cependant se marier, en juillet 1902, à Lacroix-Falgarde (Haute-Garonne) avec Juliette Mathilde Destrem ; ils auront en 1904 une fille, Albertine Mélina Marguerite Salles.

Comptable de profession, Achille Salles est employé aux écritures au mont-de-piété de Paris, un établissement public spécialisé dans le prêt sur gages.

À l’instar de son père Joseph Salles (1850-1915), buraliste, Achille Salles va s’engager en politique. Le père est membre du comité exécutif du parti radical-socialiste ; le fils est militant dans la même formation à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Il est assesseur d’une réunion de la Ligue des droits de l’Homme en novembre 1901 dans la commune où le député Baulard parle du « pouvoir occulte de l’église », le responsable de la Ligue Paul Aubriot dénonce le « despotisme clérical » tandis qu’un dirigeant de la Ligue d’action républicaine, Kosniusko, appelle à une « union fraternelle de tous les peuples. »

En avril 1902 Salles est un des délégués joinvillais au sein du Comité d’union et d’action républicaines, qui rassemble 16 organisations radicaux-socialistes de la deuxième circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine). Le même mois, lorsque Jules Ferdinand Baulard, personnalité marquante du radicalisme dans le sud-est de la banlieue parisienne, fait ses adieux politiques, toujours à Joinville, c’est Achille Salles qui assure le secrétariat de la séance.

Alors que les structures radicales se limitaient jusqu’ici à une vie au moment des élections législatives, Salles participe en juin 1902 à la création du Comité républicain radical-socialiste de Joinville, fondé sur le programme du parti radical-socialiste nouvellement crée. Il s’associe pour cette initiative à Diot, Jullien, Leteuil, Roussel, au docteur Vallat ainsi que Vel-Durand et Villain.

Percevant peut-être déjà des signes contraires, Georges Briolay et Salles font voter en mai 1907 un ordre du jour par les membres du comité qui se disent « fiers de l'ardent et inébranlable champion du radicalisme qu'est le citoyen Maujan, les radicaux-socialistes de Joinville-le-Pont ont foi en l'avenir de leur grand parti. » Adolphe Maujan, successeur de Baulard, s’écartera assez vite du parti radical pour siéger dans des formations de centre-droit.

Le comité radical de Joinville se divise en 1911 autour de deux futures maires, Georges Briolay et Henri Vel-Durand ; plusieurs partisans de ce dernier démissionnent, dont cinq conseillers municipaux. Salles (Achille ou son père Joseph) prend nettement partie, avec la majorité du comité, en faveur de Briolay, qui sera cependant battu lors des élections municipales de 1912. En novembre de la même année, Salles et Briolay représentent Joinville auprès de la Fédération Radicale et Radicale Socialiste de la Seine.

Décoré des palmes académiques en tant qu’officier d’académie en mai 1910, Achille Salles quitte Joinville et s’installe avant-guerre rue des Pyrénées, dans le 20e arrondissement de Paris.

Mobilisé pendant le conflit dans le 246e régiment d'infanterie, il est cité à l’ordre du régiment en avril 1916 : « Volontaire pour relever le corps d'un sous-officier tué en avant des lignes. N'a pu accomplir sa mission, son camarade ayant été frappé mortellement d'une balle, mais avec sang-froid a pu ramener son camarade brancardier blessé dans nos lignes. »

Cependant, il se suicide par arme à feu le six novembre 1916 à Charmontois-l'Abbé (act. Les Charmontois, Marne) où son unité est cantonnée. De ce fait, il n’a pas droit à la mention « Mort pour la France » et son nom ne figure pas sur le monument aux morts de Joinville, bien qu’il y ait été inhumé en mai 1922, ni sur celui de Massiac dont il est originaire, ni semble-t-il sur ceux du 20e arrondissement de Paris (où son décès est transcrit). Cependant, Achille Salles est mentionné dans le Livre d'or du personnel de la préfecture de la Seine.

Son frère cadet, Alexandre Salles, sera quant à lui officier et chevalier de la Légion d’honneur.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 01:01

Charles Paul Élie Bitterlin naît le 11 mai 1893 à Saint-Maur-des-Fossés (anc. Seine, Val-de-Marne). Comme son grand-père Élie, comme son père Georges et comme son frère cadet Jean, il sera docteur en médecine et réside à Joinville-le-Pont, 5, rue Pasteur. Pendant la guerre, Charles Bitterlin est médecin auxiliaire ; en 1918, il est nommé chef de service par intérim du 5e bataillon. Il est cité à l’ordre de la division et décoré de la Croix de guerre. Il est nommé lieutenant de réserve.

À l’instar de son père et de son frère, professe des idées d’extrême-droite. En 1933, il réside rue Ledru-Rollin à Paris (12e arr.) et préside la section du groupe Action française Bercy Quinze-Vingts.

Marié en octobre 1927 à Paris (6e arr.) avec Marguerite Yvonne Marie Guilmoto, Charles Bitterlin est décédé le 26 juin 1975 à Paris (13e arr.).

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 01:01

Jean Louis Élie Bitterlin naît le 13 décembre 1894 à Saint-Maur-des-Fossés. Comme son grand-père Élie, comme son père Georges et comme son frère aîné Charles, il sera docteur en médecine et réside à Joinville-le-Pont, 5, rue Pasteur. Pendant la guerre, il sert comme médecin auxiliaire dans un groupe de brancardiers de la 77e division. Il est cité à l’ordre de l'armée en décembre 1917 pour « conduit avec un entrain et une activité admirables les équipes de brancardiers. »

Marié à Saint-Maur avec Marguerite Lamy en juillet 1919, leur sixième enfant naît en 1931. Jean Bitterlin va également suivre son père, ancien conseiller municipal de Joinville, dans son engagement politique. Il cotise à la Fédération nogentaise de l'Action française (extrême-droite) en 1920.

En 1935, il participe à la fondation par la Mutualité maternelle de Paris d’un nouveau dispensaire, rue de l’Église à Joinville-le-Pont.

Pratiquant l’escrime, il se signale chaque année dans des lieux de villégiature de la bourgeoisie (La Baule, La Bourboule, Sieck en Bretagne, etc.). C’est au cours d’un de ces séjours familiaux, à Saint-Gervais-les-Bains (Savoie), qu’il disparaît en août 1937, par suite de la rupture de la neige au cours d’une excursion en montagne avec sa femme et deux de ses enfants. Il fait une chute de 600 mètres dans un torrent. Il était âgé de 42 ans.

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