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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 01:01

Charles Raphaël Ythier naît le 2 janvier 1864  à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) ; inscrit comme Ithier, son nom est rectifié par jugement en août 1882. Il est le fils de Justine Zo, couturière et de QueveutDieu Ythier, charpentier.

Avec son père et son frère Gustave, Charles Ythier, qui a alors 15 ans, participe en septembre 1879 à une souscription pour les amnistiés de la Commune de Paris, lancée par le journal Le Rappel, et collectée à Joinville-le-Pont par Grosbois, coiffeur. Beaucoup des anciens communards sortent de prison ou du bagne avec des problèmes de santé ou de ressources.

Comme son père et ses deux frères aînés, Charles Ythier est charpentier. Il vit d’abord 24, rue de Paris avec son père en centre-ville puis en 1891 sur l’île Beaubourg (auj. disparue), toujours sur la rive droite de la Marne, à côté de son frère Gustave. Quelques mois après ce dernier, il s’installe dans la commune voisine de Saint-Maurice.

S’il ne semble pas s’être marié, Charles Ythier a reconnu être le père de Pauline Justine Ythier, née en mars 1891 et fille de Maria Sophie Véron, 22 ans, journalière. Il vit avec elle, et reconnaît un autre enfant né d’elle en 1887, Georges Victor. Cependant, en novembre 1896 Maria Sophie Véron se marie avec Eugène Jules Roy à Saint-Maur, légitimant ainsi ses deux enfants ; elle divorcera en 1912.

La date de décès de Charles Raphaël Ythier n’est pas connue.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 01:01

QueveutDieu Gustave Ythier naît le 10 octobre 1856 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils aîné de Justine Zo et de son époux QueveutDieu Ythier, charpentier.

Comme son père et ses deux frères Ernest et Charles, Gustave sera charpentier. Son premier prénom qu’il partage avec son père est d’autant plus surprenant que la famille est liée à des militants de la libre-pensée et de la franc-maçonnerie, par exemple Eugin Thime, cordonnier à Joinville, dont Gustave épouse une des filles en août 1883, Antoinette Thime, plumassière, tandis que son frère Ernest avait contracté une union avec la sœur de celle-ci, Alexandrine Thime en 1880.

Avec son père et son frère Charles, Gustave Ythier participe en septembre 1879 à une souscription pour les amnistiés de la Commune de Paris, lancée par le journal Le Rappel, et collectée à Joinville-le-Pont par Grosbois, coiffeur. Beaucoup des anciens communards sortent de prison ou du bagne avec des problèmes de santé ou de ressources.

Ythier (probablement Gustave) prend part à une réunion publique de compte-rendu de mandat du parlementaire Jules Ferdinand Baulard le 6 octobre 1894 à Joinville. Il est un des signataires de l’ordre du jour de confiance qui est voté en faveur du député radical, aux côtés de Tireau, Videpied, Brisson-Joly, Lhote, Boileau, Thime, Vinçard et Pauret.

En avril 1893, Gustave Ythier perd sa fille de 4 ans puis en juillet 1894 sa femme (34 ans) et quitte Joinville pour s’installer dans la commune voisine de Saint-Maurice. Son deuxième fils, alors âgé de 10 ans et qu’il avait placé chez sa sœur, Justine Eugénie épouse Cailleux à Alfortville, décède en février 1898. Seul survit son fils aîné Léon Gustave qui est batelier et récompensé d’une médaille de bronze pour actes de courage après les inondations de la Marne en 1910.

La date de décès de QueveutDieu Gustave Ythier n’est pas connue.

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 01:01

QueveutDieu Ythier naît le 4 mai 1828 à Germigny, Yonne. Ses parents sont Marie Angélique Bardeau et son époux Pierre Sylvain Ythier, buraliste.

L’origine de son curieux prénom est sans doute à relier à l’œuvre de saint Augustin, qui adresse un traité de diverses hérésies à un évêque nommé Que-veut-Dieu. Il a sans doute été transmis par le père Charles Frédéric QueveutDieu Leclerc, né à Saint-Florentin, installé à Germigny en 1797, dont il devient curé mars 1800.

Exerçant la profession de charpentier, Ythier s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il épouse en novembre 1855 Justine Zo, fille d’un autre charpentier Sylvain Zo. Ils auront cinq enfants.

Après le décès de son épouse en février 1874, Ythier se remarie en août 1875, toujours à Joinville, avec Louise Marie Denisot, blanchisseuse ; deux enfants suivront.

Avec deux de ses fils, Gustave et Charles, QueveutDieu Ythier participe en septembre 1879 à une souscription pour les amnistiés de la Commune de Paris, lancée par le journal Le Rappel, et collectée à Joinville-le-Pont par Grosbois, coiffeur.

Installé dans le centre-ville, 24, rue de Paris, La famille est particulièrement liée avec celle d’Eugin Thime, bottier, personnalité du radicalisme et de la libre-pensée à Joinville, puisque deux filles Thime épousent deux garçons Ythier, Gustave et Ernest.

QueveutDieu Ythier décède le 20 juillet 1891 à Paris (10e arr.). Il était âgé de 63 ans et résidait toujours à Joinville comme ses fils Gustave, Charles et Édouard.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 01:01

Alexandre Victor Édouard Burgain naît au Havre (Seine-Inférieure) le 29 ventôse an 9 (15 mars 1801). Il vit d’abord à Ingouville, commune qui devient en 1852, quand il y réside toujours, un quartier du Havre. Commis de négociant, il épouse en 1828 Joséphine Clérisse et aura deux enfants.

À la fin du second empire, installé à Joinville-le-Pont où il est recensé comme propriétaire, il entame une activité sociale et politique. En 1868, il exerce une fonction de répartiteur de l’aide sociale communale. Le 20 janvier 1869, il est nommé membre du conseil municipal aux côtés d’un maire conservateur, Auguste Courtin. Il est élu à la même assemblée lors du premier scrutin municipal de la troisième République, les 25 et 28 septembre 1870. Burgain est réélu le 23 juillet 1871 puis les 22 et 29 novembre 1874, toujours avec Courtin comme premier magistrat. Il ne siège plus dans le conseil élu en 1878.

La guerre franco-prussienne provoque 2000 morts, essentiellement militaires, en Marne et sur le territoire de Polangis ou la Plaine du Tremblay pendant la bataille de Champigny du 30 novembre au 3 décembre 1870. Les dégâts civils dus aux bombardements sont importants, le pont de Joinville est détruit par l’armée française qui veut empêcher le passage des troupes allemandes. La population se réfugie à Paris et la municipalité est transférée, d’abord en septembre 104, rue du Bac, (7e arr.) puis en novembre 105, boulevard Voltaire (11e arr.). Le conseil municipal réinvestit la mairie, qui a subi d’importantes dégradations, pendant la Commune de Paris, le 1er avril 1871. La ville reste occupée par des troupes badoises, prussiennes et bavaroises jusqu’au 24 septembre de la même année ; la municipalité doit gérer les relations difficiles des habitants avec les occupants.

Lors des inondations de la Marne en novembre et décembre 1872, Burgain est avec Louis Ferdinand Rousseau, adjoint au maire, et un autre conseiller municipal, Charles Brillaux, en charge de la répartition puis de la distribution des secours.

Burgain meurt le 12 novembre 1880 à Joinville-le-Pont ; il était âgé de 79 ans et résidait rue du Pont, dans le centre-ville.

Le pont de Joinville détruit en 1870

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 01:01

Étienne Nicolas Buchot naît le 20 vendémiaire an 14 (12 octobre 1805) à Paris (1er arr.). il est le fils de Marie Louise Fortunée Pitard et de son époux Pierre Buchot, alors brigadier au sein des dragons de la garde impériale, en campagne en Autriche cette année-là, puis capitaine.

Comme son père et ses deux frères, Buchot entame une carrière militaire qui fera de lui un officier.

Entré en service en 1824, il est capitaine en 1840 au sein du 18e régiment de ligne, stationné à Versailles. En 1845, il est à Metz, affecté au 2e bataillon de chasseurs d’Orléans, rebaptisé sous la seconde République 2e bataillon de chasseurs à pied.

Devenu chef de bataillon (commandant) à Lyon dans le 18e régiment, il est major (lieutenant-colonel) au 93e régiment d’infanterie de ligne à nouveau à Metz en 1855, quand il prend sa retraite après plus de 31 ans de services effectifs et 7 campagnes.

Marié à Metz en mars 1851 avec Marie-Louise Chir, il s’installe après son retour à la vie civile à Woippy, en Moselle. Il va quitter son domicile en 1872, après l’annexion du nord de la Lorraine à l’Allemagne et s’installer à Briey, dans le département voisin et resté français de Meurthe-et-Moselle.

Comme son père, Pierre, et ses deux frères Pierre Nicolas et Louis Martin Adrien, Étienne Nicolas Buchot a été décorés de la Légion d’honneur, ce qui très probablement une rareté.

Étienne Nicolas Buchot meurt le 11 août 1889 à Nancy, où il vivait alors 119, Grande-Rue. Il était âgé de 83 ans.

Chasseurs à pieds

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 01:01

Louis Zéphir Vaudey (dont l’acte de naissance porte le nom de Vaudé) est né à Vergigny (Yonne) le 20 août 1829 ; ses parents habitent dans le village de Lordonnois, rattaché à la commune voisine de Ligny-le-Châtel (Yonne). Il est le fils de Louis Vaudé, maçon, 23 ans et de son épouse Marie, née Chanvin, 27 ans, et l’aîné de leurs dix enfants.

Il épouse en septembre 1853 à Lordonnois Justine Hélène Arsand puis, après le décès de sa première épouse en juin 1854, se remarie en janvier 1856 à Paris (2e arr.) avec Joséphine Aldebert. Ils ne semblent pas avoir eu d’enfant. Louis Vaudey est fondeur en cuivre.

Peut-être Louis est-il le Vaudey mentionné par le quotidien Le Siècle qui participe à plusieurs souscriptions en 1862-1863 : en faveur des ouvriers de Lyon et de Saint-Étienne, pour la Pologne, au profit des ouvriers sans ouvrage de l’industrie cotonnière.

Il s’engage en tout cas en politique et Louis Vaudey est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en janvier 1878.

En septembre 1879, il participe à la création d’un sous-comité d'aide aux amnistiés de la Commune de Paris, constitué à Joinville avec Alfred Talandier, député de la Seine (1822-1890), classé à l’extrême-gauche de l’Assemblée nationale, et Alphonse Demeestère, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1816-1894). Le comité a notamment pour objet de soutenir Adolphe Morandy, communard gracié et libéré en août, résidant à Joinville. L’appel à la générosité publique en faveur de ce dernier provoque une polémique avec le maire, Gabriel Pinson, qui fait voter un blâme en conseil contre Alphonse Demeestère le 27 septembre 1879 ; Vaudey refuse de s’y associer. Il n’est pas élu en 1881 ni en 1884.

(A suivre)

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 01:01

Charles Eugène Videpied naît le 16 septembre 1834 à Paris. Il est le fils de Marie Magdeleine Jeanne Vigneron et de son époux Louis Claude Videpied, chaudronnier. Il vit dans une famille républicaine : son père est inculpé devant une commission militaire après l’insurrection ouvrière de juin 1848 ; sa tante paternelle, Marie-Thérèse Cellier, est actionnaire de de la Société du 15 juin 1840 « pour la propagation et pour la réalisation de la théorie de Fourier ».

S’il est sans doute trop jeune pour prendre part aux activités révolutionnaires en 1848, Eugène Videpied va se lier avec des acteurs du mouvement social et politique ouvrier. Devenu lunetier, il rejoint une coopérative fondée en 1849, la Société des lunetiers (ancêtre d’Essilor). En janvier 1864, il devient, suite à la démission d’Henri Béry, un des trois gérants, au côté de Simon-François Delabre et d’Onésime Nicolas Muneaux. Les héritiers de l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui étaient nourris par les écrits de Saint-Simon, Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier. Il continue à exercer cette fonction jusqu’après 1881. Suivant l’usage, la coopérative qui compte en 1864 24 coopérateurs, prend le nom de Société industrielle et commerciale des ouvriers lunettiers Delabre, Muneaux, Videpied et Cie. Au fur et à mesure des changements de gérants, elle deviendra Muneaux, Videpied, Trumet ; Muneaux, Videpied, Delafond ; Muneaux, Videpied, Okermans ; et enfin en 1881 Videpied, Okermans, Poircuitte.

Agathe Maillot, lingère, avait épousé Eugène Videpied en mars 1861 à Paris (3e arr.). Ils résidaient rue Caffarelli.

Dès la fin de l’empire, Videpied prend des positions publiques. Avec 26 autres membres de la Société des lunetiers, il participe pendant le siège de Paris en octobre 1870 à une souscription « destinée à offrir une batterie de canons à la République. »

Courant octobre 1873, environ 150 entrepreneurs du 3e arrondissement de Paris signent une déclaration communiquée aux députés de la Seine dans laquelle ils se disent « Profondément inquiétés et troublés dans nos affaires et dans notre travail par les intrigues incessantes des agitateurs politiques qui se proposent de restaurer la monarchie, profondément convaincus que cette restauration amènerait de nouvelles et effroyables révolutions et désireux d'épargner à la France les malheurs qui en seraient la conséquence, nous protestons énergiquement centre toute tentative de restauration monarchique ; nous affirmons notre dévouement à la République, dont le maintien peut seul assurer au pays le repos et la sécurité. Nous espérons que nos députés, les députés de la Seine, d'accord avec M. Thiers, l'homme d'État illustre qui a donné tant de gages de clairvoyance, de dévouement et de patriotisme, sauront conjurer, les malheurs que nous redoutons, et feront sortir la République plus vivante et plus robuste de l'épreuve qu'elle traverse. »

Parmi les signataires on compte, outre Videpied, Delafond, autre gérant de la Société des lunetiers et Jules Ferdinand Baulard, fabricant de glaces, futur conseiller municipal de Joinville-le-Pont, conseiller général de Charenton-le-Pont et député de la Seine (radical-socialiste).

(A suivre)

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 01:01

Pierre Jules Tireau naît le 1er février 1827 à Chantilly (Oise). Il est le fils de Marie Louise Mélaye et de son époux Jean François Tireau, 48 ans, ouvrier en lunettes.

Selon le témoignage du député Jules Ferdinand Baulard, qui le présente comme un « compagnon de route, lié d’amitié depuis la jeunesse », Tireau a probablement été mêlé aux activités pour la République et contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte dans Paris, et plus particulièrement dans la 3e arrondissement.

Marié à Paris (3e arr.) en septembre 1850 avec Claudine Paris, Pierre Jules Tireau exerce le même métier que son père, opticien. Il est, en 1870, membre de la Société des lunetiers, coopérative ouvrière installée rue d'Anjou, dans le quartier du Marais à Paris (3e arr.) ; il faisait peut-être partie de ses fondateurs en 1849. Pendant le siège de Paris, en octobre 1870, il participe avec une trentaine d’associés de la coopérative à une souscription lancée par le journal Le Siècle « destinée à offrir une batterie de canons à la République ». Parmi les souscripteurs et coopérateurs, on compte notamment François Blaize (1824-1900, fondateur de la coopérative) et Eugène Videpied (1834-1900, qui en est le gérant pendant une vingtaine d’années), dont il sera proche sur le plan familial mais également dans son engagement public.

Comme Blaize et Videpied, Tireau s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il réside en 1872. Après sa retraite, il commence une activité politique. Avec Videpied, Zéphirin Vaudey et Henry Vaudémont, il constitue en mars 1888 un comité d’initiative qui convie « les électeurs à venir demander compte aux conseillers [municipaux] sortants de la façon dont ils ont rempli leur mandat ». Tous les quatre s’afficheront ultérieurement comme radicaux-socialistes, mais on compte également deux membres du groupe ouvrier local, Jean-Baptiste Boguet, et un ancien communard, Gustave Charton.

Le comité critique la majorité des élus sortants, puis se transforme en comité électoral républicain radical-socialiste, qui patronne une liste pour les élections municipales de mars, conduite par un conseiller sortant, Alphonse Demeestère. Tireau figure en dixième position sur la liste, qui comprend également Videpied. Blaize figure, par contre, sur la liste du maire sortant, le républicain modéré Gabriel Pinson.

Les radicaux-socialistes emporteront trois sièges (Henri Diot, Demeestère et Vaudey) tandis que la liste Pinson remporte les 18 autres. Tireau n’est pas élu.

Tireau va poursuivre un rôle actif, en tant qu’organisateur de réunions publiques aux côtés des autres radicaux de Joinville : en octobre et novembre 1890 pour des comptes-rendus de mandat de conseillers municipaux, en octobre 1891 et le même mois en 1892 puis 1894, pour des comptes-rendus de mandat du député Jules Ferdinand Baulard, dont Tireau est un proche.

En septembre 1895, Tireau est avec Victoria Vaudémont, un des collecteurs de la quête en faveur des ouvriers de Carmaux en grève, qui recueille les dons de 260 souscripteurs dans la ville, qui compte alors 3 700 habitants.

La même année, Tireau préside le comité qui met en place la deuxième fête du quartier de Palissy, à Joinville, où il vit (avenue Gille).

Tireau est membre, jusqu’à son décès, du groupe de libre-pensée La Raison, implanté dans le canton de Charenton. Il prépare par exemple un « banquet de protestation du Vendredi-saint » en avril 1892, où les convives tiennent à manger gras.

Pierre Jules Tireau décède le 14 août 1900 à son domicile de Joinville. Il était âgé de 73 ans.

Lors de ses funérailles, le député Baulard prononce un discours, dans lequel il se dit « vieil ami » de Tireau, dont il vante la « vie laborieuse, honnête, toujours dirigée par les principes de justice et de solidarité. »

Le second des trois fils, Stéphane Albert Tireau (1853-1895), lunetier, avait partagé les mêmes opinions et était également militant radical-socialiste à Joinville-le-Pont, libre-penseur et franc-maçon.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:01

Julien Charles Bessault naît le 11 août 1834 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Décadie Marguerite Pelletier et Charles Bessault, cantonnier.

Alors ouvrier scieur à la mécanique, Julien Bessault épouse en mars 1860 à Joinville-le-Pont Louise Alexandrine Ancelet, fille d’un conseiller municipal de la commune pendant un quart de siècle.

À la fin du second empire, Bessault devient marchand de vin et traiteur. Il est sous-lieutenant de la garde nationale et des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont dont Louis Ferdinand Rousseau, futur maire, est capitaine. À ce titre, il prend probablement part aux combat de défense de la capitale pendant le siège de Paris par les fortes prussiennes en 1870.

Lors des élections municipales de janvier 1878, Julien Bessault est élu à l’assemblée communale de Joinville, dont Gabriel Pinson est maire. Le conseil comporte seize républicains et un orléaniste, tandis que le maire sortant Louis Ferdinand Rousseau et ses candidats bonapartistes sont battus.

En septembre 1879, Bessault se solidarise avec le conseiller municipal Alphonse Demeestère, critiqué par le maire Pinson et blâmé par la majorité de l’assemblée locale. Demeestère avait lancé une souscription pour venir en aide à Alfred Morandy, ancien communard libéré et malade. Les huit opposants à ce vote de blâme inhabituel constitueront le socle du radicalisme local (outre Bessault et Demeestère, Vaudey, Diot, Legendre, Berné, Gobert ou Mouriez).

Julien Bessault quitte le conseil municipal en 1881 et quitte la commune au cours de la décennie. Il meurt le 2 juillet 1896 à son domicile de Saint-Maurice, 18, av. de l’Asile. Il était âgé de 62 ans.

Ambulance à Joinville en 1870

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:01

Théodore Alexandre Bernier naît le 13 prairial an 13 (2 juin 1805) à Compans, Seine-et-Marne. Il est le fils de Julie Élisabeth Boucher et de son époux Alexandre Honoré Bernier. Il épouse Adélaïde Geneviève Forestier.

Il est nommé, par décret du 20 avril 1859, membre du conseil municipal de Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) dont Achille Jean-Baptiste Domergue est le maire. Son mandat est renouvelé en 1865, avec comme premier magistrat César Desvignes. Par contre, il est désigné par décret du 20 janvier 1869 comme conseiller municipal de la commune voisine de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) lors d’un renouvellement partiel. La municipalité est conduite par Auguste Courtin.

Son mandat se finit pendant le conflit franco-prussien de 1870, qui voit le départ de l’ensemble de la population joinvillaise et le transfert à Paris de la municipalité. Le pont est détruit lors des combats de la bataille de Champigny et la ville sera occupée par les troupes wurtembourgeoises.

Théodore Bernier meurt le 21 septembre 1872 à Joinville-le-Pont. Il avait atteint 67 ans.

La rue où il résidait, et dont il était sans doute propriétaire, portait déjà son nom en 1868. Elle le conserve toujours au 21e siècle.

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