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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 00:01

Louise Desouche naît le 10 avril 1877 à Villefranche (act. Villefranche-sur-Saône, Rhône). Elle est la fille de Françoise Larue et de son époux Antoine Louis Desouche, employé (probablement de chemin de fer), vivant au hameau des Roches.

Vivant alors à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) rue du Progrès puis rue de Lagny ; Louise Desouche donne naissance à un fils, René Henri, à Paris (12e arr.) en mai 1900. Son compagnon, Henri Graillat, comptable, reconnaîtra l’enfant en juin 1903 à Saint-Mandé (Seine, act. Val-de-Marne), où ils ne résident ni l’un, ni l’autre. Ils se marient en juin 1905 à Montreuil.

Ils vont vivre d’abord à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine), avenue Baudard avant de rejoindre les bords de Marne, se rapprochant du père d’Henri, Laurent Graillat, militant socialiste-révolutionnaire, syndicaliste et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Ils sont en 1910 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Militant en politique dès leur arrivée à Joinville, au sein de la SFIO, Henri Graillat est mobilisé pendant la première guerre mondiale tandis que leur fils s’engage dans l’armée à l’âge de17 ans en juin 1917.

Après le conflit, Henri Graillat est élu conseiller municipal sur une liste rassemblant de radicaux dissidents, les radicaux-socialistes officiels et des socialistes indépendants, conduite par Henri Vel-Durand. Elle l’emporte face aux socialistes SFIO et à des libéraux.

De son côté, Louise, qui conserve habituellement son nom patronymique de Desouche, va jouer un rôle public significatif.

En 1918, elle est membre du comité d’une des principales associations humanitaires de la commune, la section joinvillais de la société de l’Allaitement maternel, qu’elle avait rejointe en 1913. Elle coopère probablement également au siège national de la société, à Paris.

Dans le sillage de son mari, Louise Desouche semble s’intéresser à la politique. L’hebdomadaire radical Voix des communes s’en prend à elle en Aveyron 1922 dans une « tribune libre » non signée, assurant que Mme Graillat « semble commander le conseil municipal, défiante, autoritaire, colporte partout que son mari sera bientôt maire de Joinville. »

Le même journal, ménageant son mari, critique sa fille, embauchée par complaisance, selon lui, à la mairie.

Bien qu’ayant emménagé, en 1929, à Saint-Maur, rue Pinet, Louise Desouche devient en 1932 présidente de la section, qui s’est depuis élargie à la commune de Saint-Maurice. Son rôle lui vaut d’être décorée du mérite social en 1938.

Les époux Graillat résident de nouveau à Joinville, rue de la Paix. Après le décès accidentel d’Henri Graillat en septembre 1940, Louise Desouche reste vivre à Joinville et continue son activité associative. Peu avant la fin de la guerre, en juin 1944, elle organise un goûter de « parrainage des vieux » avec les deux paroisses catholiques de Joinville et une institution créée par le régime de Vichy, le Secours national, présidé à Joinville par un conseiller municipal, Rieux.

Son fils René Graillat participe lui à un mouvement de résistance et aux combats pour la libération de Champigny en août 1944 ; il devient conseiller municipal de cette commune.

Louise Desouche meurt le 17 octobre 1971 à Joinville, à l’âge de 94 ans.

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 00:01

Adèle Héloïse Amandine Lemaire naît le 14 novembre 1864 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille d’Adèle Augustine Thiens et de son époux, Ange Émile Lemaire, fabricant d’eau gazeuse.

Elle épouse en août 1888 à Saint-Maur François Charles Provin. Le couple s’installe dans la commune voisine de Joinville-le-Pont. François Provin, serrurier, exerce d’importantes responsabilités politiques dans la commune entre 1900 et 1934. Il est également président de la société de secours mutuels des sapeurs-pompiers.

Ils vivent rue du Pont, au centre de la commune et ont une fille.

Après la première guerre mondiale, Adèle Provin va s’engager dans une activité humanitaire, au sein de la section locale de la Mutualité maternelle de Paris. Elle est secrétaire de l’association en 1927 et 1928, vice-présidente en 1931.

L’association comptait en 1923 93 adhérents, essentiellement des adhérentes. Elle avait aidé cette année-là 56 enfants.

Son activité vaut à Adèle Provin d’être attributaire, en septembre 1931, d’une mention honorable au titre de son rôle mutualiste. Sa fille Alice est également membre de la même association.

Adèle Provin meurt le 14 octobre 1933 à Joinville. Elle était âgée de 69 ans.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 01:01

Adolphe Eugène Jules Leblanc naît le 28 octobre 1863 à Paris. Il est le fils de Félicie Honorine Lecestre et de son époux, Ernest Désiré Gustave Leblanc.

En janvier 1887, probablement aux Lilas (Seine, act. Seine-Saint-Denis), il épouse Louise Zéphirine Célina Huché. Ils vivent en 1891 à Paris (19e arr.), rue de Meaux. Adolphe Leblanc est caissier-comptable à la société française de fabrication de bébés et jouets. Ils eurent une fille.

À la fin du 19e siècle, ils s’installent dans le quartier en cours de développement de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils vivent avenue du Parc.

En octobre 1909, Leblanc fait partie d’un groupe de résidents du même quartier qui constituent une société de secours mutuels, l’Assurance fraternelle de Joinville-Nogent. Chéri Arnaud (1875-1931), sellier, négociant puis industriel, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1929), en est le président et Leblanc le vice-président. Le bureau complété par le trésorier Ambroise Denis (1870-1950), qui exploite un café avenue Pauline, et le secrétaire Eugène Constant Broudin (né en 1873), gardien de la paix.

Le but de l’association est de fournir un capital à la famille en cas de décès. En 1936, la société compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

Avant 1924, Leblanc devient président de l’Assurance fraternelle. Il cesse cette fonction en 1928 et est alors remplacé par Paul Louis Alfred Jouve.

Décoré de la médaille du travail en août 1924, Leblanc obtient également des récompenses au titre de son action dans la mutualité : médaille de bronze en décembre 1924 puis médaille d’argent en mars 1926.

Adolphe Leblanc meurt le 16 mai 1931 à Joinville. il était âgé de 66 ans.

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 01:01

Suite de la biographie de Marc Félix Broutta.

En décembre 1871 Marc Félix Broutta épouse à Joinville la directrice du bureau de poste, voisin de son domicile, Antonine de La Chassaigne de Sereys, veuve de Christophe Ernest Potrolot de Grillon.

Ayant quitté l’armée active, M. Broutta va avoir quelques activités professionnelles ou sociales. Déjà, en 1860, il avait tenté d’acheter lors d’une vente aux enchères un moulin à riz, des piser et chute d'eaux, usines, bâtiments et terrains plantés et cultivés, sur les communes de la Teste et de Gujan (Gironde) mais son avoué était arrivé en retard pour l’adjudication, provoquant une controverse juridique.

Broutta est nommé, en juin 1878, sous-directeur de la Mutuelle Agricole. Il prend part à la constitution de la Société des Forges de Brévilly (Ardennes) dont il est administrateur en 1880. C’est probablement lui aussi le Broutta qui est désigné, en avril 1881, comme membre du conseil de la Société du journal Le Train, à Paris.

Appelé dans un jury d’assises à l’été 1875, Broutta est également, en décembre de la même année, un des témoins du docteur Déclat, s'étant trouvé insulté par un article d’un de ses confrères dans le quotidien l'Opinion. Il convainquit cependant ce dernier que l'article se réduisant à une critique purement scientifique d'un système médical, l’honneur n’était pas en cause et qu’il n’y avait pas lieu à duel.

S’il n’est pas engagé politiquement pendant son séjour à Joinville, Broutta affiche cependant des opinions conservatrices, participant par exemple au service funèbre pour l’ex-empereur Napoléon III, organisé à l’église Saint-Augustin de Paris en janvier 1873. Il exprime également une évidente réticence face à la municipalité radical-socialiste de la commune.

En novembre 1893, plusieurs journaux font état de l'inauguration de la ligne téléphonique reliant Joinville à Paris, citant outre Mme Broutta, directrice des postes et son mari, la présence du maire, Eugène Voisin, de ses deux adjoints; Jullien et Couppé, et de plusieurs conseillers municipaux, notamment Blaize, Demeestère et Chapuis, ainsi que de Soulière, commissaire de police. C’est l’officier en retraite qui réagit dans le quotidien XIXe siècle, précisant que « l'ouverture du téléphone au bureau de Joinville n'a été faite en présence de personne, cela ne regardant ni la municipalité, ni la police ; l'administration des postes, chatouilleuse avec raison, trouverait mauvais cette réclame qui pourrait nous être attribuée. »

Après la retraite de son épouse en septembre 1896, les Broutta vont s’établir à Saumur, rue du Roi-René. Le colonel devient membre honoraire du comité local de la Société de secours aux blessés militaires (Croix-Rouge française).

C’est sur le tard que Broutta s’engage en politique. Il est candidat au premier tour lors des élections municipales de mai 1900 à Saumur, dans la 5e section électorale qui couvre le quartier des Ponts et élit six conseillers municipaux. La municipalité est tenue par le Dr Joseph Henri Peton, maire de tendance radical-socialiste. M. Broutta figure, en seconde position, sur la liste de Marcel Sourdeau, conseiller d’arrondissement. Leur profession de foi affirme leur indépendance et assure : « Les finances de la ville sont gravement compromises, or ce n’est pas en faisant de la politique, mais en favorisant les affaires qu’on pourra les remettre sur pied. Nous voulons la liberté pour tous, l’égalité pour tous ». Soutenue par le quotidien conservateur, L’Écho saumurois, la liste veut faire prévaloir les intérêts des commerçants et des travailleurs du quartier. Seul le chef de liste sera élu, tandis que Broutta obtient 145 voix sur 617 votants (23,5%) pour 845 inscrits. Il ne se présente pas au second tour, où les 5 sièges restants vont à la liste de gauche.

Marc Félix Broutta meurt le 15 octobre 1904 à Saumur. Il était âgé de 84 ans.

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 01:01

Manuel Émile Gathier naît le 15 octobre 1885 à Paris (17e arr.). Il est le fils de Joséphine Gathier, domestique. Il est reconnu lors du mariage de sa mère avec Félix Redoux en mars 1889 à Paris (9e arr.) et porte ensuite le nom de Redoux.

Employé de la compagnie d’assurances l’Abeille, Manuel Redoux épouse en octobre 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Louisa Thérèse Gathier, polisseuse en bijoux. Ils s’installent dans cette ville et résident rue Chapsal.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale, Redoux était porté disparu en février 1915.

En janvier 1926, Redoux réorganise l’Association sportive de Palissy (lutte, haltérophilie) et en devient le président.

Parallèlement à son métier, Redoux participe également à la société mutualiste Assurance fraternelle de Joinville-Nogent, présidée par Lucien Epin. Il est trésorier adjoint en 1934 puis vice-président en 1936 et 1937. À cette date, elle compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

Alors sous-chef de service à la compagnie d'assurances l’Abeille, Redoux est décoré de la médaille d'argent du commerce et de l’industrie en juillet 1933. Il reçoit mention honorable pour son action mutualiste en août 1936.

Manuel Redoux meurt le 11 mai 1943 à Joinville. Il était âgé de 57 ans et résidait avenue du Parc, dans le quartier de Polangis.

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 01:01

Charles Marie Raphaël Lavogade naît le 14 mai 1857 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Clémentine Charpy, lingère, et de son époux Raphaël Simon Lavogade, garçon de magasin. La famille compte huit enfants.

Devenu bijoutier, spécialisé dans le montage de boîtes de montres, Charles Lavogade a pour symbole de son poinçon un marteau. Il se marie en février 1883 à Paris (11e arr.) avec Eugénie Larue. Ils auront onze enfants. Ils vivent dans les 20e, 19e, 4e puis 3e arrondissements de la capitale.

En décembre 1895, Lavogade répond à l’appel du quotidien La Petite République et organise une souscription en faveur des verriers de Carmaux en grève, qui fonderont avec le produit des sommes récoltées la Verrerie ouvrière d’Albi.

Il participe à la société coopérative de consommation Le Marais, accueillant en octobre 1896 la visite de délégués anglais, belges, hollandais et russes participant au deuxième congrès de l’Alliance coopérative internationale. Au début du même mois, il avait pris part, avec sa coopérative, à la fondation de l’Association générale de production alimentaire, société coopérative d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers ferblantiers constituée à Pontoise.

En 1904, Lavogade est membre du groupe d'études sociales du 4e arrondissement, affilié au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR). Fonctionnant déjà en 1890, le Groupe d'études sociales et de fraternité s’était transformé en 1896 en comité central électoral pour tout l'arrondissement. Le POSR, qui a rejoint le Parti socialiste français prend part à ce titre à la fondation de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1905.

Tout en conservant sa bijouterie dans le quartier du Marais, rue des Francs-Bourgeois, la famille Lavogade s’installe à Joinville-le-Pont vers 1900, d’abord avenue de Palissy, dans le quartier du même nom puis dans le quartier de Polangis, toujours sur la rive gauche de la Marne, avenue Galliéni.

Les quatre fils de Charles Lavogade (Charles dit Charlot, Alexandre dit Bébé, Maurice et Simon) seront, comme lui-même, bijoutiers et auront des responsabilités associatives. Trois d’entre eux seront des sportifs de haut niveau, principalement en natation (Bébé, Maurice et Simon) et deux auront un engagement politique socialiste (Charlot) et communiste (Bébé). Parmi ses petits-enfants, Simon s’engagera dans les Brigades internationales en 1938 pendant la guerre civile espagnole ; Denis sera fusillé pour faits de résistance en 1943 ; Charlotte épousera Maurice Henri Cadot, maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Oise act. Seine-Saint-Denis) en 1964. Son arrière-arrière-petite-fille, Delphine, militante communiste, est élue conseillère municipale d’Arcueil (Val-de-Marne) en 2014.

Charles Marie Raphaël Lavogade meurt le 7 mars 1931 à Joinville. Il était âgé de 73 ans.

Trois des fils de Charles Lavogade

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 00:01

Eugène Alexandre Duhamel naît le 5 décembre 1863 à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime), sur l’Île Lacroix. Il est le fils de Léonie Joséphine Duhamel, couturière, et d’un père non dénommé.

Il épouse en mai 1896 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Catherine Madeleine Perchet, fille d’un marchand d’armement et futur conseiller municipal, Pierre Perchet. Son épouse sera membre, lors de sa fondation en 1902, de la section locale de la Société de l'allaitement maternel, principale association humanitaire à Joinville, composée principalement de femmes de notables.

Duhamel travaille en tant qu’opticien. En 1901, il est employé à la Société des lunetiers. La SL est l’ancêtre du groupe Essilor, fondée en tant que coopérative en 1849 avant d’évoluer progressivement vers une structure de société plus classique. Il est hébergé en 1901 à Joinville par un autre opticien de la Société des lunetiers, Paul Jean Bénit.

Plusieurs personnalités locales de Joinville-le-Pont ont été associés à la Société des lunetiers, notamment Francois Blaize, une des coopérateurs-fondateurs et conseiller municipal ; Eugène Videpied et Pierre Jules Tireau, militants radicaux-socialistes ; Maurice Poitevin, tué lors de la première guerre mondiale ; Émile Cornu et Paul Jean Bénit. Plus tard, Bernard Maitenaz, également joinvillais, sera aussi un des piliers d’Essilor, qui héritera une unité industrielle dans la commune de son autre ancêtre, SILOR.

En 1911, toujours opticien, Duhamel est son propre patron.

Lors des élections municipales de novembre 1919 à Joinville, Duhamel est candidat sur la liste libérale et conservatrice dite Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et Georges Bitterlin, conseillers sortants. La liste s’oppose au premier tour à celle d’Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, et à celle de Georges Laruelle, soutenue par le parti socialiste SFIO. Duhamel recueille 397 voix sur 1694 suffrages exprimés (23,4%) pour 1715 votants et 2491 inscrits. La liste se retire au second tour, l’Union républicaine et sociale de Vel-Durand emportant les 23 sièges à pourvoir.

Eugène Alexandre Duhamel meurt le 11 novembre 1946 à Joinville. il était âgé de 82 ans. Il avait eu deux filles.

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 00:01

Émile Auguste Cornu naît le 10 juillet 1889 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Louise Augustine Labiche, institutrice, et de son époux, le sculpteur Charles Émile Cornu.

Résidant avec sa famille pendant la première guerre mondiale à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Émile Cornu est mobilisé, avec le grade de caporal, au sein du 4e régiment d’infanterie, où il est cité à l’ordre du régiment en septembre 1916.

Cornu va travailler dans la lunetterie comme son arrière-grand-père paternel, Louis Charlemagne Lecourbe, et son grand-père maternel, Auguste Léonard Alphonse Labiche. À l’instar de ce dernier, il rejoint la Société des lunetiers où il sera chef vendeur en 1938. La Société des lunetiers (SL), est l’ancêtre du groupe Essilor, fondée en tant que coopérative en 1849 avant d’évoluer progressivement vers une structure de société plus classique.

Plusieurs personnalités locales de Joinville-le-Pont ont été associés à la Société des lunetiers, notamment Francois Blaize, une des coopérateurs-fondateurs et conseiller municipal ; Eugène Videpied et Pierre Jules Tireau, militants radicaux-socialistes ; Maurice Poitevin, tué lors de la première guerre mondiale ; Eugène Duhamel, candidat libéral. Plus tard, Bernard Maitenaz, également joinvillais, sera aussi un des piliers d’Essilor, qui héritera une unité industrielle dans la commune de son autre ancêtre, SILOR.

Émile Cornu épouse, en première noces, Marthe Blanche Courtellemont en février 1919 à Mantes (Seine-et-Oise, act. Yvelines). Il se remarie deux ans plus tard en juillet 1921 à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) avec Hélène Marie Popelin.

En juin 1930 Émile Cornu participe à une souscription en faveur des victimes des inondations du Midi.

Les sources existantes ne permettent pas de savoir si c’est lui – qui a 39 ans – ou son père, alors âgé de 69 ans, qui est candidat sur la liste de concentration républicaine, de tendance conservatrice, conduite par le maire sortant, Stephen Durande puis militant actif au sein du groupements de droite de la commune. On se référera à la notice concernant Charles Émile Cornu.

Détenteur de plusieurs décorations, Émile Cornu avait obtenu la croix de guerre en 1916 et une médaille d'argent du travail en 1938. Peut-être est-ce lui qui qui a été récipiendaire du mérite social en mars 1938 pour services rendus à la mutualité à Paris. Il résidait depuis 1930 rue de Créteil, dans le quartier du centre de Joinville.

Émile Cornu meurt le 7 mai 1964 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il était âgé de 74 ans.

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 00:01

Jeanne Voitot, naît le 28 avril 1869 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille de Marie Josephte Voitot, sans profession, et d’un père non désigné. Sa mère épouse en décembre 1877 à Joinville Célestin Joseph Voitot, qui la reconnaît pour sa fille.

Elle a elle-même 27 ans en décembre 1896 et réside à Paris (14e arr.), exerçant le métier de repasseuse, quand elle donne naissance à un fils, Raymond Voitot. Il sera reconnu par son mari, Maurice Watrinet, qu’elle épouse en septembre 1909 à Paris (12e arr.). Elle est alors employée de commerce, réside rue de Chaligny et ses parents sont décédés.

Les nouveaux époux s’installent à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où son mari, ancien secrétaire général de la mairie, est devenu entrepreneur de pompes funèbres et conseiller municipal.

Lorsque, en mai 1912, la liste sur laquelle figure son marie, remporte la majorité dans l’assemblée communale, Jeanne Watrinet va s’engager dans la vie de la section de Joinville de l’Œuvre de l’allaitement maternel, organisation humanitaire qui est, traditionnellement depuis sa fondation en 1899, administrée par des femmes d’élus municipaux. Elle accueille toutes les demandes qui lui sont adressées, sans distinction de religion ni d'état civil.

Suite à un désaccord avec la structure nationale du Dr Georges Bitterlin, fondateur de la section, une partie des bénévoles créent une nouvelle association, la Mutualité maternelle, qui s’ajoute à l’Union des mères, d’obédience catholique. Jeanne Watrinet reste à l’Allaitement maternel, étant vice-présidente de la section dont Mme Lenormand est présidente.

À l’âge de 49 ans, Jeanne Watrinet meurt le 15 octobre 1918 à Joinville. Enterrée dans la commune le 20, Mme Lenormand, présidente de l’Allaitement maternel, lui rend hommage tandis que le maire, Ernest Mermet, malade et alité, a transmis un message de condoléances pour l’épouse de son adjoint. Son mari continuera de participer à la vie de l’œuvre. Son fils unique était décédé en août 1913.

 

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 00:01

Charles Billard naît le 17 avril 1880 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Désirée Ambroisine Alexandrine Billard, fleuriste, son père n’étant pas nommé.

Marié en avril 1906 à Paris (16e arr.) avec Camille Maraval, couturière, Billard s’installe vers 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il réside avenue Bourguignon, dans le quartier de Polangis. Il est d’abord employé puis miroitier.

En juin 1912, Billard devient membre de la commission exécutive de la section de Joinville du parti socialiste SFIO dont Fernand Grandhomme est le secrétaire. À la faveur d’une alliance avec des radicaux dissidents et des libéraux, lors des élections municipales de mai 1912, les socialistes ont obtenu sept élus dans le conseil municipal, dont le maire Émile Mermet, radical.

Billard est également, en 1913, secrétaire de la 289e succursale de La Colonisation française, dont le siège est à Joinville au café Denis, 28, avenue Pauline, qui accueille également une grande partie des réunions de la gauche locale. La Colonisation française est une société civile et coopérative de mutualité consacrée au développement agricole, fondée en 1890, dans le but de faciliter l’établissement des travailleurs français dans les colonies. Elle a 60 000 adhérents en 1913, un capital souscrit de 7 millions de francs et 300 succursales en France. La société, basée rue de Rivoli à Paris, possède 10 000 hectares de terres cultivées en Algérie et en Tunisie et vend à ses sociétaires 15 000 hectolitres de vin par an. Il démissionne en mars 1916 de cette fonction parce qu’il est mobilisé et est alors remplacé par la fille du président de la section, Henri Kahn.

Après la première guerre mondiale, Charles Billard est candidat en 20e position sur la liste socialiste SFIO lors du second tour des élections municipales de novembre 1919. Il n’était pas candidat lors du 1er tour. La liste est conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal. Billard obtient 496 voix pour 1518 suffrages exprimés (32,7%). Il y avait 1 537 votants sur 2 491 électeurs inscrits. Les socialistes n’ont pas d’élu, la liste d’Henri Vel-Durand, radical dissident, emporte tous les sièges en incluant des radicaux-socialistes et des socialistes dissidents.

En décembre 1920, tous les adhérents de la section socialiste SFIO de Joinville rejoignent le nouveau parti communiste.

Divorcé en janvier 1924, Billard fait un don au bureau de bienfaisance communal en mars 1927 qui est accepté par le conseil municipal de Joinville.

La date de son décès n’est pas connue.

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