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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 00:01

Jeanne Gabrielle Élisabeth Fay naît le 4 octobre 1804 à Lyon. Elle est la fille de Marie Jeanne Lemesle et de son époux Étienne Fay. Sa mère comme son père sont des acteurs de théâtre et chanteurs, issus eux-mêmes de familles de comédiens qui jouent en France et dans les salles d’Europe (Belgique, Allemagne, Autriche, Pologne, etc.). Étienne Fay avait pris la direction du théâtre de Marseille de 1810 à 1813, mais y aurait englouti ses économies, selon l’historienne Anne Martin-Fugier. La famille repartit alors en tournée, en Belgique et en Normandie notamment.

Élisa Fay débute sur les planches, en compagnie de sa sœur cadette Léontine en 1820. Elle interprète Les Deux Petits Savoyards, opéra-comique de Nicolas Dalayrac, La Fée Urgèle ou Ce qui plaît aux dames, autre opéra-comique de Charles-Simon Favart et Le Devin du village, intermède chanté de Jean-Jacques Rousseau.

Elle joue en Belgique, à Bruxelles en 1823-1824 et à Gand 1825.

Élisa Fay est mariée à Paris (1er arr.) en l’église Saint-Roch avec un comédien, Pierre François Génot et porte désormais le nom d’Élisa Génot, bien qu’elle conserve parfois son patronyme ; Le Dictionnaire des comédiens français d’Henry Lyonnet présente ainsi son époux : « "Chanteur faible, acteur nul dit la biographie de [1826]. Un gaillard qui ne doute de rien écrit-on en 1829. Doué d'une mémoire prodigieuse, d'un aplomb imperturbable, Génot se fit pourtant une situation à l'Opéra-Comique, où tenant tous les emplois, remplaçant n'importe qui au pied levé, il était véritablement indispensable. Il tint aussi le rôle de l'Empereur à l'Opéra-Comique à une époque où chaque théâtre avait le sien. »

Élisa Génot participe à l’ouverture du Théâtre des Nouveautés à Paris en mai 1827 avec Monsieur Jovial ou l'Huissier-chansonnier, comédie-vaudeville d’Adolphe Choquart. Elle interprète ensuite sur la même scène Le Caleb de Walter Scott.

En compagnie de sa sœur Léontine, elle crée au Gymnase dramatique en 1830 La Protectrice, comédie vaudeville, puis en 1831 La Famille Riquebourg d’Eugène Scribe.

Des tournées mènent Élisa Génot à Rouen en 1836, Bruxelles en 1839, Nantes en 1843. À Paris, elle joue à la Porte-Saint-Martin en 1847, puis au Théâtre historique en 1848-1849 dans Catilina et Le Chevalier d’Harmental, d’Alexandre Dumas, Les Mystères de Londres de Paul Féval ainsi que Les Puritains d'Écosse de Walter Scott

Elle est ensuite au Théâtre des Variétés et au Vaudeville. Dans le premier, elle est à l’affiche du Pouvoir d'une femme de Joseph-Bernard Rosier en 1848. Elle a un rôle en 1853 dans Les Enfers de Paris de Roger de Beauvoir et Un notaire à marier de Marc-Michel.

Elle s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, rue de Paris. Henry Lyonnet, dans le Dictionnaire des comédiens français, estime qu’elle joua « avec esprit ». Le peintre et historien de l’opéra Jean-Louis Tamvaco considère qu’elle fut « une cantatrice fort estimée. »

Élisa Génot meurt le 2 octobre 1858 à Joinville. Elle allait atteindre ses 54 ans.

Plusieurs œuvres représentent l’actrice. Le buste du sculpteur Jean Pierre Dantan, réalisé en 1835 à Rouen, est dans la collection du Musée Carnavalet, de Paris.

Son fils, qui utilise le nom d’Achille Fay-Génot, comédien et peintre, s’installe à Montréal (Québec, Canada) en 1874 avec la Société dramatique française puis y crée le Cercle Molière en 1885.

Élisa Génot, buste de Jean Pierre Dantan, musée Carnavalet, Paris

 

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 00:01

Étienne Claude Auguste Durande naît le 13 décembre 1841 à Valbenoîte (act. Saint-Étienne, Loire). Il est le fils de Clarisse Adèle Leclercq et d’Étienne Jules Durande, qi ne sont pas mariés. Son père est capitaine d'artillerie, attaché à la manufacture d'armes de Saint-Etienne. Il meurt peu après la naissance de son fils, en septembre 1842.

Son grand-père, Claude Auguste Durande (1764-1835) était chevalier de l'Empire, il est devenu baron en 1811. Il était médecin. De tendance légitimiste, il fut maire de Dijon (Côte-d'Or) de 1806 à 1815 puis ensuite de 1815 à 1818. Jean Edme Durande, probablement son frère, un avocat modéré, avait également été maire de la ville en 1794-1795. Une voie a été baptisée rue du Docteur-Durande dans l’ancienne capitale des ducs de Bourgogne. Il avait acquis le château d’Ahuy, à proximité, datant du XVIe siècle. Son fils et lui y moururent. Le bâtiment, qui portait également son nom, fut en grande partie détruit par un incendie en décembre 1924.

Le château Durande à Ahuy

Vivant avec sa mère à Saint-Vigor-le-Grand (Calvados), Auguste Durande y épouse Félicité Julie Martin en janvier 1860 à Bayeux, dans le même département. Ils s’établissent à Puteaux (Seine, act. Hauts-de-Seine), rue Saulnier, où Auguste Durande est mercier. Il se déclare en faillite en avril 1864, signe un concordat avec ses créanciers en novembre et sort de la procédure en janvier 1865.

Durande s’oriente ensuite vers le secteur du théâtre et adopte le prénom de Stephen. En 1870, il est administrateur du Casino-Grétry de Liège (Wallonie, Belgique), une salle de bal et de spectacles, théâtre et jardin d’été, ouverte en 1865.

Le Casino-Grétry de Liège

Devenu veuf, Stephen Durande se remarie à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en novembre 1879 avec Antoinette L’Hôpital, dont il avait eu un fils quatre ans plus tôt. Ils vivent dans cette commune, rue de Brétigny (act. rue du Président-Wilson), dans le quartier de Palissy.

Stephen Durande est rédacteur en chef d’un journal hebdomadaire politique et littéraire, Le Mousquetaire, entre 1883 et 1885. En avril 1883, il précise son orientation : « Le Mousquetaire personnifie le dévouement complet au Roi et l’obéissance aux ordres de ses représentants. (…) La bannière sous laquelle nous marchons est celle de Jeanne d’Arc ; le drapeau qui nous abrite est celui du Béarnais, père du peuple. (…) Vive le Roi ! ». Son journal est affilié à l’Union royaliste. Il cesse de paraître après dix-huit numéros et est remplacé en 1884 par L'Intérêt social, qui paraît également chaque semaine toujours avec Stephen Durande à la tête de la rédaction. Il est mentionné lors des funérailles du comte de Chambord en septembre 1883.

En matière théâtrale, Stephen Durande dirige la salle des Bouffes-Parisiens. Son épouse exploite à Joinville l'auberge des Bibelots-du-Diable dans le quartier de Palissy, quai Hector Bisson (act. quai Gabriel-Péri), célèbre guinguette, qui attire la clientèle parisienne le dimanche. Elle sert du vin, fait hôtel-restaurant, organise des bals et des concerts. Malgré une faillite en octobre 1892, ils peuvent en reprendre l’exploitation après un accord avec les créanciers en décembre.

Ayant constitué une troupe à son nom, la compagnie Stephen, Durande fait représenter lors des fêtes de Jeanne d’Arc à Bourges (Cher) en mai 1898 des tableaux vivants sur le drame historique de la Pucelle d’Orléans. Il appelle les habitants à pavoiser et illuminer.

Stephen Durande meurt le 9 mai 1906 à Joinville. Il était âgé de 64 ans. Son fils et homonyme sera maire de la commune après-guerre.

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 01:01

Émile Henri Billemont naît le 28 mars 1898 à Lille, Nord. Il est le fils de Jeanne Zélie Billemont, 18 ans, couturière. Le mariage de sa mère avec Jean Baptiste Jules de Geyter en août 1906 à Lille le légitime. Son père est chansonnier, tourneur en fer, éditeur de musique ; d’une famille belge, il a acquis la nationalité française en 1891.

Probablement mobilisé à la fin de la première guerre mondiale, Émile de Geyter (dont le nom est fréquemment écrit Degeyter) épouse, toujours à Lille en décembre 1921 Zulma Marie Cauwels, dont la famille est hollando-belge.

Devenu monteur en chauffage, Émile de Geyter vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1928 avec sa mère et son épouse.

Il est actif au sein de la section de Joinville du parti socialiste SFIO à partir de cette date et jusqu’au moins 1930. La section compte alors une quarantaine de membres, dont 20 adhérents permanents.

Toujours à Joinville, Émile de Geyter est également un des membres fondateurs de na nouvelle Chorale de Joinville, constituée en décembre 1930 par Moutardier, professeur à l’école Diderot. Il est membre du bureau de l’association en tant qu’archiviste. Il réside encore à Joinville en 1936.

Émile Henri de Geyter meurt le 25 novembre 1964 à Roubaix, Nord. Il était âgé de 66 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 00:01

Mise à jour d’une biographie publiée le 13/05/2013.

François Joseph Benoit naît probablement le 27 janvier 1753 à Namur (paroisse Saint-Michel), alors dans les Pays-Bas autrichiens, aujourd’hui en Belgique. Il est le fils de Marie Marguerite Joséphine Tavelet et de son époux Jean François Benoit.

Il épouse en juin 1782 dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur Marie Anne Destouches. François Joseph Benoit exerce la profession de perruquier au village de Pont de Saint-Maur où il réside rue du Pont. Ils ont eu plusieurs enfants (Charles Hubert, Louis Marie et François Marie).

Benoit participe à la municipalité de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur constituée en l’an 2 (4 avril 1793). En tant que secrétaire-greffier, il est membre du conseil municipal, exécutif de la commune. En l’an 3, Benoît, accuse réception d'une adresse de la Convention nationale au peuple français.

Le village, qui avait 409 habitants au recensement de 1794, a une administration composée de 5 membres du conseil général, dits notables, élus pour deux ans, et de 6 personnes formant le conseil municipal, autour du maire. Pendant le mandat de François Joseph Benoit, le maire est d’abord Nicolas Lheureux puis Charles-Laurent Parvy.

François Joseph Benoit meurt le 13 ventôse an 10 (5 mars 1802) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il était âgé de 52 ans. Son décès est déclaré par ses beaux-frères Pierre Antoine Louis Destouches, 54 ans et Jean Antoine Louis Destouches, 38 ans. Tous les deux ont siégé ou siègeront à l’assemblée communale.

Louis Eugène Théodore Benoit, son petit-fils, sera membre du conseil municipal de Joinville (1834-1840). Un autre Louis Eugène Théodore Benoit, fils du précédent et son arrière-petit-fils, sera lui aussi conseiller municipal de la même commune (1874-1881).

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 00:01

Nestor Jean Marie de Caluwé naît le 15 juillet 1845 à Gand (Belgique) dans une famille de la noblesse flamande. Il épouse en octobre 1871 à Paris (3e arr.) Marie Augustine Eugénie Carlier, fille d’un maroquinier. Il monte lui-même, toujours en 1871, une entreprise de maroquinerie, qui obtient un prix lors de l’exposition universelle de 1878. Elle est dissoute en 1879 mais de Caluwé continue d’exercer le métier de maroquinier.

Nestor et Augustine de Caluwé auront quatre filles. Ils s’installent au début du siècle à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, au 8, rue de Brétigny (qui devient après-guerre l’avenue du président Wilson), où ils élèvent plusieurs de leurs petits-enfants.

Nestor de Caluwé est candidat aux élections municipales générales de 1904 à Joinville sur une liste définie comme nationaliste par Le Petit Parisien (Moulinet, Provin, Dalbavie, Raoult, Dupré). La liste s’oppose à celle du maire radical-socialiste Eugène Voisin et à une liste socialiste (Lacroix, Lebègue). Nestor de Caluwé figure en 20e position sur 23 et obtient lors du 1er tour le 1er mai, 321 voix, soit 28,7% des suffrages exprimés, se situant ainsi au 43e rang sur 53 candidats. Il n’est pas élu au second tour, sa liste remportant un seul des 23 sièges en jeu.

En décembre 1917, de Caluwé participe à la collecte humanitaire organisée par le maire de Joinville, Ernest Mermet (radical dissident).

Nestor de Caluwé meurt le 1er février 1923 à Joinville. Il était veuf et âgé de 77 ans.

 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 00:01

Adelson Constant Pernez naît le 28 septembre 1843 à Leuze (Hainaut, Belgique). Il est le fils de Thérèse Nicole Lemaire et de son époux, Constant Pernez, corroyeur.

Il travaille également le cuir, s’installant à Paris (11e arr.), rue Vieille-du-Temple, où il est coupeur en chaussures et se marie, en mars 1868 avec Marie Emélie Caroline Vuillier, piqueuse de bottines.

Bien qu’ayant fait son service militaire en Belgique, Pernez est engagé volontaire en 1870 dans l’armée française qui combat les troupes prussiennes et allemandes. En mars 1889, il bénéficie d’une autorisation de résidence permanente à Paris.

Il s’installe après sa retraite à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où vit une partie de sa belle-famille. Il y réside en 1908, année où il obtient par décret sa naturalisation française en août 1908. Sa sœur et son frère s’y installent aussi.

Vers 1912, il est désigné comme administrateur du bureau municipal de bienfaisance. Pendant la guerre, il souscrit régulièrement à diverses collectes humanitaires.

Pernez est élu conseiller municipal en 1919 sur la liste de Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants et s’oppose au premier tour à une liste libérale ainsi qu’à une autre socialiste SFIO. Au premier tour, Pernez obtient 770 suffrages exprimés (45,5%) sur 1 715 votants pour 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 977 voix sur 1 537 (64,4%).

Lors des séances du conseil municipal, Pernez est assidu jusqu’à ce qu’il tombe malade fin 1923. Le journal radical-socialiste Voix des communes le qualifie de « courtois et aimable ». En 1920, il est vice-président de l’Union sportive de Joinville.

Adelson Pernez meurt en cours de mandat à Joinville le 17 décembre 1924. Il était âgé de 81 ans.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 01:01

Premier article de la biographie de Laurent Graillat.

Laurent Vincent Graillat naît le 20 janvier 1834 à Saint-Vallier (Drôme), il est le fils de Marie Maige et de son époux Laurent Graillat. La famille s’installe à Lyon vers 1835, où les parents exercent la profession de marchands de comestibles en 1859, rue de la Monnaie ; ils sont ensuite concierges en 1877.

Toujours à Lyon, Laurent Graillat exerce la profession de tonnelier et vit également rue de la Monnaie (2e arr.). Il y épouse en mars 1859 Jeanne Jogand.

Sous la Commune de Paris, Graillat est commandant du 240e bataillon de la 70e légion, stationné à Belleville le 18 mars 1871. Selon Ernest Vaughan (1841-1929, fondateur de l’Aurore), « il combattit énergiquement jusque la dernière minute et ne songea à son salut qu'après l'occupation complète de Paris. Il réussit à s'échapper par la porte de Belleville, en sautant du haut du bastion et se réfugia à Saint-Maurice. »

Il continue d’exercer la profession de tonnelier et réside de la Grande-Rue de Saint-Maurice  (Seine, act. Val-de-Marne) quand il déclare le décès de son fils aîné, Jean, 9 ans, en mars 1872. Il était cependant recherché en tant qu’ancien communard et, d’après Ernest Vaughan « un soir, le brigadier de gendarmerie, qui avait pour lui, sinon de l'amitié, du moins beaucoup d'estime, vint le prévenir qu'il avait l'ordre de l'arrêter le lendemain matin. Graillat partit immédiatement ». Il est condamné par contumace, le 21 novembre 1873, par le 3e conseil de guerre, à la déportation à perpétuité dans une enceinte fortifiée.

Il se fixa en 1873 à Bruxelles (Belgique), 19, rue de la Montagne-de-Sion, où il exerce toujours son métier de tonnelier. Il intègre la Société des proscrits de la capitale belge et s’investit dans l’aide sociale aux réfugiés.

Après le décès dans son village d’origine de Civrieux-d'Azergues (Rhône) de son épouse Jeanne en février 1875, Laurent Graillat se remarie en septembre 1878 à Bruxelles avec Marie Joséphine Tourot, originaire de Faucogney (Haute-Saône).

Amnistié, sans doute au titre de la loi du 3 mars 1879, s’installe de nouveau en France et y continue son métier de tonnelier. Il est domicilié 17, passage d’Austerlitz à Paris (12e arr.) quand il déclare la naissance de son second fils, Laurent Désiré. Il est chef tonnelier chez Sauvignon en 1886 où il gagnait 500 francs par mois plus les commissions, puis courtier en vins. Il vivra ensuite dans le même arrondissement rue Érard.

À suivre.

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