Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 00:01

Paul Henri Pacquelin naît le 23 septembre 1889 à Franey (Doubs). Ses parents, Marguerite Louise By et son époux Henri Pacquelin ont dix enfants. Famille de libres penseurs, elle est proche de Charles Beauquier (1833-1916), député radical-socialiste du Doubs (1880-1914).

Après son service militaire effectué entre 1909 et 1911, Paul Pacquelin s’installe à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) et est embauché à l’usine Pathé-Cinéma de Joinville-le-Pont.

Il s’engage rapidement dans la vie publique. En décembre 1913, il est élu trésorier adjoint de l'Association des Libres Penseurs de la région de Saint-Maur et travaille à la constitution d’un groupe de libre-pensée à Joinville. Il est membre du comité radical socialiste de Joinville en 1914.

Mobilisé dès le début de la guerre, Pacquelin est blessé sur l'Yser, à Ypres, au cours l’automne 1915 d'un éclat d'obus dans la figure. Il se marie civilement à Saint-Maur en décembre 1915 Charlotte Legret, sœur du secrétaire l’association de libres-penseurs et retourne au front dès sa guérison. Il combat en Lorraine au sein du 349e RI ; il est asphyxié par les gaz le 26 avril 1916 sur le col de La Chapelotte, entre BadonviIler et Allarmont.

Malgré la brièveté de son activité publique, Paul Pacquelin aura manifestement marqué la vie locale, car les hommages se multiplient : séances de la libre-pensée de Saint-Maur en mai 1916 et février 1918, communiqué en avril 1918, obsèques civiles en décembre 1921, etc.

La médaille militaire et la Croix de guerre avec étoile de bronze lui sont attribuées à titre posthume. Son nom figure, à la rubrique Franey, sur le Livre d'Or du ministère des pensions. Il est inscrit sur le Monument aux morts et dans le Carré militaire de Saint-Maur-des-Fossés. Il est également gravé sur les plaques commémoratives de Pathé-Cinéma à Joinville-le-Pont et de Kodak-Pathé à Vincennes.

Repost 0
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 01:02

Alphonse Antoine, né en 1890 à Raon-sur-Plaine (Vosges) est le fils d’une brodeuse et d’un douanier au poste frontière du Donon, qui délimite alors la séparation entre la France et l'empire allemand occupant l'Alsace.

Après des études primaires supérieures à l'école Colbert de Paris, il est reçu au concours des Chemins de Fer de l'Est, société exploitant les lignes ferroviaires entre Paris et la Lorraine.

Mobilisé pendant la guerre de 1914-1918, il devient sous-lieutenant dans l'arme du génie et fait presque toute la guerre sur le front de Lorraine, en particulier dans le secteur de la Chapelotte (Vosges).

Après la fin de la guerre, il poursuit son activité au sein de l’armée et est chargé d'organiser le Central interallié de Berlin. Il participe, avec le général Gustave Ferrié (1868-1932), à la création de Radio Tour Eiffel, premier émetteur français de télégraphie sans fil, à vocation militaire dans les années 1920.

Alphonse Antoine enseigne en 1930-1940, à l’école des transmissions, puis est affecté au ministère de la guerre, et à celui de l'armement.

De 1940 à 1942, il est affecté en Tunisie où, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, il commande les transmissions. Il participe à la lutte clandestine et organise le camouflage du matériel et du personnel.

Il rentre en métropole, et rejoint le mouvement de résistance nationale « Les Ardents », sous le pseudonyme de Dammartin (ou André). Il est chargé de mettre en œuvre, dans la zone Sud, le sabotage du réseau allemand des lignes souterraines à grande distance, le contre-sabotage et la remise en état du réseau national. Son intégration dans le groupe aurait eu lieu en 1944.

Le futur premier ministre Jacques Chaban-Delmas (Lakanal) le nomme délégué national aux Transmissions au printemps 1944. Il est chargé de l'exécution du « Plan Violet », qui prévoit le sabotage des réseaux téléphoniques allemands. Il le met en œuvre le 5 juin 1944, à 21 heures 15, suite à un message sur les ondes langue française de la radio anglaise BBC (« le Colonel leur a coupé le sifflet »).

Alphonse Antoine est promu général en 1944. Il quitte l'armée en 1946 et rejoint la société privée RTI (Relations Techniques Intercontinentales) où il met au point des appareils de transmission, notamment des oscilloscopes.

Décédé à Paris le 9 février 1969, il est enterré au cimetière d'Allarmont (Vosges), commune où il disposait d'une demeure.

Il est le père de Gérald Antoine (1915-2014), philologue, recteur de l’académie de Tours Orléans, maire d’Allarmont.

Repost 0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 01:07
L'amiral Alphonse Lecuve, 1922
L'amiral Alphonse Lecuve, 1922

Pierre Paul Alphonse Lecuve, naît le 30 avril 1851 à Vexaincourt, petite localité du département des Vosges, où son père est instituteur. Ce dernier, Pierre Lecuve (1830–1869) est originaire du village voisin, Allarmont, tandis que sa mère Marie Bart, vient de Bionville, qui jouxte le précédent dans le département de la Moselle.

Les Vosges sont sans doute la terre française la plus éloignée de toutes mers, mais il est néanmoins attiré par le large et rentre, dès l’âge de 16 ans, à 850 kilomètres de là, à l’école navale de Brest.

En 1870, il devient élève-officier, aspirant, cette fois sur les rives de la Méditerranée, à Toulon, où sa famille se fixera plus tard.

C’est en 1885 qu’il prend le départ pour le grand large à bord de la Naïade pour Madagascar et l’océan indien. Il obtient un commandement en 1889 et croise avec l’aviso Alouette en Indochine (Cochinchine, Cambodge, Tonkin).

Après un retour en Méditerranée, sur le cuirassé Dévastation, il embarque pour deux ans dans le Pacifique. Les pays européens se disputent alors la colonisation des îles du sud, Allemagne et surtout Angleterre et France. Alphonse Lecuve va jouer un rôle diplomatique dans ces querelles à Tonga et aux Nouvelles-Hébrides.

Pour protéger ses intérêts, la France ouvre une agence consulaire à Tonga, territoire placé sous la juridiction du Haut-commissariat britannique pour le Pacifique oriental depuis 1893. Le capitaine de frégate Lecuve, qui rencontre le roi George Tupou II lors d’une escale, raconte l’entrevue dans une lettre : « Le 4 novembre 1897, accompagné d’une partie des officiers, je faisais ma visite au roi. Dans le cours de notre entretien, il appuya fortement la crainte qu’il éprouvait de voir son pays annexé par l’Angleterre et dit qu’il espérait bien que la France ne le permettrait jamais. Quelques jours plus tard, le père du roi me fit demander une entrevue, et il accentua plus fortement encore que ce dernier le désir de voir la France se mettre en travers des projets supposés de l’Angleterre, insistant sur les excellentes relations qui avaient toujours existé entre les deux pays. Je me contentai à l’un comme à l’autre de répondre par des paroles aimables et courtoises, mais sans aucune portée. Dès lors, l’archipel de Tonga fut livré aux Anglais »

Aux Nouvelles-Hébrides, devenues depuis le Vanuatu, Alphonse Lecuve montre aussi peu d’enthousiasme face à ceux qui lui proposent d’annexer des territoires au risque de provoquer un conflit avec les anglais. C’est le quotidien La Croix qui relate (22/08/1924) : « Le 18 septembre 1898, à Port-Sandwich, en présence de M. Lecuve, commandant de l’Eure, de M. Milliard, agent de la Société française, et d'autres personnalités coloniales, Mgr Fraysse conférait le baptême à 50 catéchumènes et bénissait la première église hébridaise, érigée par le P. Pionnier. À l'issue de la cérémonie, les indigènes venus des îles voisines avec leurs missionnaires acclamèrent le drapeau tricolore. C'était une invite indirecte à la France à prendre sans tarder possession de l'archipel. On tergiversa, et il fallut se contenter du condominium franco-anglais. »

De retour en Europe, il devient commandant de plusieurs cuirassés et croiseurs : Saint-Louis, d'Entrecasteaux, Desaix, Pothuau, Brennus.

Promu contre-amiral en septembre 1908, il est major général de la marine à Cherbourg.

En 1911, il commande la division navale dans la régence de Tunisie; sur son dernier bâtiment, le cuirassé Henri-IV. Il se consacre non seulement à ses tâches politiques et militaires, mais appuie également des activités culturelles donne des réceptions qui restent fameuses.

Au 1er janvier 1912, il rejoint l’état-major, comme président de la Commission d'essais des bâtiments de la Flotte. Il prend sa retraite en janvier 1914.

Devenu commandeur de la Légion d'honneur en décembre 1912, il porte également des médailles malgache, italienne et tunisienne. Mais, même sorti du service actif, Alphonse Lecuve reste fort actif : il est président d'honneur de l'Alliance française et siège au conseil d’administration de l’Observatoire de Paris et à celui de l’Observatoire d’astronomie physique de Meudon.

Il s’installe à Toulon. En mai 1918, il y participe à une commémoration patriotique en mémoire de l'équipage du sous-marin Bernouilli, disparu en février dans l’Adriatique. Il y meurt le 26 février 1944.

L’amiral Lecuve était l’époux de Marguerite Peyron (1868-1969) ; leur grande différence d’âge et la longévité de sa femme font que l’État français leur aura servi une pension de retraite pendant 55 ans.

Alphonse était le frère de Charles Lecuve, maire d’Allarmont, fusillé comme otage par l’armée allemande au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914 (voir Fusillades dans les Vosges en 1914).

Repost 0
3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 01:15
Deimling accusé des crimes de Raon-l’Étape et d'Allarmont (Vosges)

Berthold Deimling, général allemand (1853-1944) fait partie des 334 personnes accusées par la France d'avoir commis des actes contraires aux lois et coutumes de la guerre à livrer par l'Allemagne en exécution des articles 228 à 230 du traité de Versailles et du protocole du 28 juin 1919. Il lui est reproché des « violations des lois et coutumes de la guerre sur les territoires qui furent occupés par l'armée allemande. »

Son nom figure dans deux paragraphes de la « Liste des personnes désignées par les Puissances alliées pour être livrées par l'Allemagne » publiée en 1920.

Nous reproduisons ci-dessous le texte de sa mise en cause, qui figure aux pages 55 et 56 de ce texte (1) :

[44] M Deimling (von) Général commandant le XVe corps allemand. Nature de l’infraction : Crimes de Raon-l’Étape et d'Allarmont (Vosges) : pillages systématiques, incendies, assassinats en masse, violation de la Convention de Genève.

24 à 28 août 1914 (Raon-l'Étape [Vosges]).

«Le village de Raon-l’Étape fut pillé systématiquement par les Allemands, qui se faisaient aider dans le choix des objets à emporter par des femmes allemandes qu'ils avaient fait, venir. Les maisons, une fois pillées, étaient livrées à l'incendie.»

«M. Richard, vieillard de 70 ans, qui regardait par la fenêtre, et M. Huchs, douanier retraité, étaient tués à coups de fusil; de nombreuses mères de famille devaient subir les derniers outrages, même de la part d'officiers. »

«Les Allemands avaient installé une mitrailleuse qui tirait sur les Français dans l'hôpital, sur lequel flottait le drapeau de la Croix-Rouge. Comme les sœurs de l'hôpital indignées leur faisaient remarquer qu'ils n'avaient pas le droit de s'abriter ainsi sous la Croix de Genève, ils répondaient cyniquement : «qu'ils agissaient justement ainsi pour empêcher les Français de tirer sur eux. »

«A Allarmont, des soldats allemands avaient saisi au saut du lit le maire, M. Charles Lescuve (2) et le curé, M. Mathieu, qu'ils conduisirent devant le Général Deimling. «Que faut-il faire d'eux?» demandèrent- ils. Le Général eut un geste évasif. Que lui importait! Et il détourna la tête. On emmena les deux prisonniers dans un champ. «Je vous offre 100,000 marks, proposa M. Lescuve, pour savoir quelles raisons vous avez de nous fusiller.»

«On ne daigna pas lui répondre. On les poussa tous les deux contre un mur et on les assassina...»

[44] Le même. Ordre général de ne pas faire de prisonniers et d'incendier les villes et villages.

  • Voir aussi : Berthold Deimling, pacifiste ou criminel de guerre ?

(1) Liste des personnes désignées par les Puissances alliées pour être livrées par l'Allemagne en exécution des articles 228 à 230 du traité de Versailles et du protocole du 28 juin 1919, Impr. nationale - 193 pages, 1920

(2) Il s’agit de Charles Lecuve.

Repost 0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 01:12
Berthold Deimling, pacifiste ou criminel de guerre ?

Dirigeant des troupes coloniales allemandes dans le Sud-ouest africain (actuelle Namibie), né en 1853 à Karlsruhe, Berthold Deimling se voit gratifier d’un titre de noblesse en 1907 et sera désormais désigné comme Berthold von Deimling. Il est nommé lieutenant général en 1910 et, à partir d’avril 1913, il commande le 15e corps d’armée allemand, basé à Strasbourg, en Alsace occupée.

Deimling est un des acteurs de l'Incident de Saverne. Fin 1913, un sous-lieutenant stationné à Saverne tient des propos humiliants à l'égard de la population alsacienne. Malgré les protestations populaires, l'armée refuse de sanctionner l’officier et réagit par des arrestations arbitraires, ce qui provoque un débat au Reichstag sur les structures militaristes de la société allemande. Le gouverneur militaire est accusé par l’opposition centriste et sociale-démocrate d’avoir couvert les actes illégaux et de contribuer à une immunité de fait des militaires.

En août 1914, Berthold von Deimling est nommé chef de la 7e armée allemande et l’un des officiers les plus en vue de l’armée impériale selon l’expression de Kurt Hochstuhl, historien allemand : « Sa carrière est marquée par des exploits individuels qui font la joie du Kaiser. Ce sabreur sans scrupules bénéficie ainsi de protections au plus haut niveau » (1).

À son poste, Deimling dirige les troupes qui occupent les territoires français des Vosges en août 1914, et est mêlé aux exactions contre les civils qui se produisent dans plusieurs localités.

Après-guerre, Deimling est inscrit sur la « Liste des personnes désignées par les Puissances alliées pour être livrées par l'Allemagne », au titre des « personnes accusées par la France d'avoir commis des actes contraires aux lois et coutumes de la guerre ». Les 890 personnes sur figurant sur ce document sont dénoncées par sept États : l’Empire britannique, la France, la Belgique, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, et l’État Serbe-Croate-Slovène.

La France accuse Deimling à deux titres : « pillages systématiques, incendies, assassinats en masse, violation de la Convention de Genève » et « ordre général de ne pas faire de prisonniers et d'incendier les villes et villages ». Il lui est reproché d’être directement responsable de la mort de quatre civils entre le 24 et le 28 août 1914. Les deux premiers furent tués à Raon-l’Étape (Vosges) : M. Richard, vieillard de 70 ans et M. Huchs, douanier retraité. Les deux autres morts sont ceux d'Allarmont (Vosges) : le maire, M. Charles Lecuve et le curé, M. Mathieu (2).

L’Allemagne ne livrera pas aux puissances alliées les personnes réclamées. En vertu d’une loi allemande du 18 décembre 1919, elle donne au tribunal de Leipzig une compétence exceptionnelle pour juger les nationaux allemands accusés de crimes de guerre. De mai à juillet 1921, seize poursuites furent lancées devant ce tribunal avec comme résultat une moitié d’acquittements et le reste de condamnations légères (3). Deimling ne figure pas parmi les personnes jugées.

Après la Première Guerre mondiale, Deimling rejoint le camp des pacifistes et est un des responsables de la Société allemande de la Paix (Deutsche Friedensgesellschaft). Il publie un ouvrage pacifiste à Berlin en 1930 : Aus der alten in die neue Zeit, Lebenserinnerung.

Deimling meurt en février 1944 à Baden-Baden. Il était âgé de 90 ans.

  • Nous publierons dans un prochain article le texte des accusations formulées par la France contre Deimling.

(1) Kurt Hochstuhl Berthold von Deimling – ein Freund des Elsass? in Revue d’Alsace, n° 139, 2013 p. 181-204.

(2) Liste des personnes désignées par les Puissances alliées pour être livrées par l'Allemagne en exécution des articles 228 à 230 du traité de Versailles et du protocole du 28 juin 1919, Impr. nationale - 193 pages, 1920

(3) Pierre Truche, Juger les crimes contre l'humanité, ENS Editions, 2009.

Repost 0
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 12:51

Le 10 août 1914, suite à la déclaration de guerre de l’Allemagne, les troupes de la 13ème division d’infanterie de l'armée Française occupent les cols des Vosges. Du 14 au 19 août 1914, les militaires français lancent un mouvement offensif en direction de la plaine d’Alsace alors occupée. Ils occupent Schirmeck le 17 août.

Mais, à partir du 19 août, l’armée doit se replier. Le 21 août 1914, elle abandonne les villages de la haute vallée de la Plaine (rivière des Vosges), se retirant par le col du Donon et sur la Meurthe. Les 23 et 24 août, des combats ont lieu à Celles et Badonviller. Le 25 août, ils se situent vers Raon-l'Étape.

Une partie des habitants quittent les villages de la vallée de la Plaine, à cheval sur les départements des Vosges et de Meurthe et Moselle. C’est le cas notamment d’Augustin Mathieu, maire de Raon-sur-Plaine qui se rend en Belgique avec sa famille. À Luvigny, l'abbé Pierre Buecher et le conseiller municipal Pierre Bolle sont arrêtés le 23 août et fusillés à Raon-sur-Plaine. À Vexaincourt, le maire Sayer et Charles Batelot sont fusillés en représailles de la découverte d'un fusil dans une grange ; le village est incendié et 63 maisons sur 105 sont brûlées.

A Allarmont, le maire Charles Lecuve et le curé l'abbé Alphonse Mathieu sont arrêtés le 24 août sous le prétexte de coups de feu tirés par la population ; ils sont fusillés à Celles au carrefour de la Soye.

Une rue d’Allarmont porte le nom de Charles Lecuve. Il a été décoré de la légion d’honneur à titre posthume.

Charles Lecuve

Lecuve-Charles.jpg

Repost 0
Published by Benoit Willot - dans Allarmont
commenter cet article

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, locale, du mouvement ouvrier, de la résistance, de l’économie sociale et des initiatives pour l’emploi.
  • Contact

Recherche

Liens