Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 01:01

 

Amélie Eugénie Duteyrat naît le 11 mars 1883 à Mansat-la-Courrière (Creuse). Elle est la fille d’Anne Martaud, cultivatrice, et de son époux, Pierre Duteyrat, maçon.

Elle se maria en février 1908 dans sa commune natale avec Louis Trayaud, tailleur de pierres. Ils vivent à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, avenue du Château. Après la mort de Louis Trayaud en décembre 1930, sa veuve s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en compagnie de sa fille, de son gendre et de sa petite-fille, dans le quartier de Polangis, avenue du Bac.

Agent de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), Amélie Trayaud est contrôleuse de tramway en 1921. Le 20 avril 1936, elle est aux commandes du tramway 108, qui fait son dernier voyage entre Paris et le terminus de Champigny-sur-Marne.

Pendant l’Occupation, Amélie Trayaud joua un rôle dans la Résistance comme agent de liaison selon le témoignage de Robert Deloche. Les archives municipales de Joinville mentionnent qu’elle fit partie des premiers groupes de la Résistance organisés à Joinville. Sa fille Madeleine et son gendre Alexandre Legay sont tous deux également actifs dans la Résistance, au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

En 1944, Amélie Trayaud fut membre du Comité local de Libération au titre du Front national et désignée au sein de la délégation spéciale, nommée en septembre 1944 pour faire office de conseil municipal ; elle est la seule femme à siéger dans cette instance. Trayaud fut élue conseillère municipale de Joinville-le-Pont le 29 avril 1945 en 22e position sur 27, sous l’étiquette UFF (Union des femmes françaises). Elle fut réélue comme communiste le 19 octobre 1947 puis devint troisième adjointe supplémentaire au maire Robert Deloche le 26 octobre 1947. Elle est une des toutes premières femmes à obtenir un mandat de maire en France.

Après la démission forcée de Deloche, en conflit avec la direction du PCF, Amélie Trayaud fut désignée comme maire communiste de Joinville-le-Pont du 24 mars 1953 au 6 mai 1953. Aux élections de mai 1953, elle prend place sur la liste dirigée par Henri Bideaux (Parti communiste et alliés radicaux).

La droite remportant l’élection de 1953, Georges Defert lui succéda à la première magistrature et Amélie Trayaud conserva un siège comme simple conseillère jusqu’en 1959. Elle demeurait toujours avenue Guy-Mocquet, nouveau nom de l’avenue du Bac.

Amélie Trayaud meurt le 13 septembre 1963 à Joinville. Elle était âgée de 80 ans.

La carte fictive « Métroféminin », dessinée par Silvia Radelli en 2017, remplace des noms masculins donnés à des stations du métro parisien par « 100 noms de femmes qui ont marqué l'Histoire ». La « station Amélie Trayaud » se situe sur la ligne 12 en lieu et place de la station Volontaires.

 

 

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 01:01

Madeleine Marie Trayaud naît le 16 novembre 1908 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Amélie Eugénie Duteyrat, couturière et de son époux Louis Trayaud, tailleur de pierres, tous deux originaires de la Creuse.

Elle épouse en février en 1930 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) Alexandre Legay, maçon, natif également du Limousin.

Les époux Legay s’installent avenue du Bac à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, en compagnie de la mère de Madeleine, Amélie Trayaud, devenue veuve fin 1930. Ils donnent naissance à une fille.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Madeleine Legay, tout comme son époux, s’engage dans la Résistance à l’occupation nazie en France. Sa participation à la lutte de libération est ensuite homologuée au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Sa mère, résistante également, et son mari entrent dans la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Joinville à la Libération en septembre 1944. Présidée par Robert Deloche, qui devient maire communiste de la ville, Amélie Trayaud deviendra maire elle-même, avec l’étiquette du PCF, après la démission de Deloche en 1953. Ce fut une des premières femmes à exercer cette fonction, toutefois pour une très courte durée (deux mois).

Madeleine Trayaud meurt le 5 janvier 1969 à Créteil (Val-de-Marne). Elle résidait toujours à Joinville et était âgée de 60 ans.

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 01:01

Alexandre Legay nait le 21 janvier 1905 à Bourganeuf (Creuse). Il est le fils de Jeanne Tabaud et de son époux, Léonard Legay, cultivateur.

Comme un grand nombre d’originaires du Limousin, Legay va être maçon en région parisienne. Il vit à Paris. Il épouse en février en 1930 à Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) Madeleine Marie Trayaud, fille d’un tailleur de pierres et d’Amélie Eugénie Duteyrat, tous les deux Creusois également.

Les époux Legay s’installent avenue du Bac à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, en compagnie d’Amélie Trayaud, devenue veuve fin 1930. Ils donnent naissance à une fille.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Alexandre Legay, tout comme son épouse, s’engage dans la Résistance à l’occupation nazie en France. Membre des Francs-tireurs et partisans (FTP), groupe d’obédience communiste, sa participation à la lutte de libération est ensuite reconnue au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Par arrêté du 26 septembre 1944, Alexandre Legay est nommé membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Joinville-le-Pont. Il fait fonction de conseiller municipal, le président de la délégation étant Robert Deloche, futur maire, communiste.

Cependant, un arrêté du 31 janvier 1945 enregistre la démission d’Alexandre Legay, motivée par l'application de l'article 35 de la loi du 5 avril 1884 sur l’organisation des communes. Legay est remplacé par Louis-René Loutellier. Bien que le motif exact ne soit pas précisé, c’est le deuxième alinéa de l’article cité qui s’applique ici : « Dans les communes de 501 habitants et au-dessus, les ascendants et les descendants, les frères et les alliés au même degré ne peuvent être simultanément membres du même conseil municipal ». En effet, sa belle-mère, Amélie Trayaud, figure également dans la délégation spéciale. Elle sera, ultérieurement, brièvement maire de Joinville en 1953.

Adhérents à la cellule Noger du Parti communiste français (PCF) à Joinville, les Legay et Amélie Trayaud offrent un cadeau au secrétaire général du PCF, Maurice Thorez et à sa femme, Jeannette Vermeersch, qui est conservé aux archives municipales d’Ivry-sur-Seine, sa commune d’élection. Il s’agit d’un insigne représentant Maurice Thorez et Marcel Cachin, autre dirigeant communiste, et datant de 1938, qu’ils présentent dans un petit écrin rouge.

Lors du cinquième anniversaire de la Libération de Joinville, Legay fait partie des organisateurs en tant que responsable FTP.

Après la mort de sa première épouse en janvier 1969, Alexandre Legay se remarie en mai 1970 à Joinville avec Andrée Marcelline Lapeyre.

La date de son décès n’est pas connue.

Insigne offert à Maurice Thorez, PCF

 

Partager cet article
Repost0
30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 01:01

Léonard Henri Pinturier naît le 14 septembre 1876 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Marie Marot et de son époux Jean Pinturier, maçon, tous deux originaires de la Creuse.

Devenu maçon comme son père, Léonard Pinturier se marie en avril 1904 à Paris (4e arr.) avec Françoise Marie Magdeleine Victoria Antony.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Léonard Pinturier s’engage dans la Résistance à l’occupation allemande. Son rôle est homologué au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Après-guerre, Pinturier est vice-président des Vieux travailleurs joinvillais et président du groupe action coopérative de Joinville.

Après le départ du maire communiste Robert Deloche, puis l’intérim assuré par une autre élue du même parti, Amélie Trayaud, la liste de la municipalité sortante, réunissant les communistes et certains radicaux est conduite par Henri Bideaux, conseiller sortant. La liste communiste obtient 10 sièges, les socialistes SFIO en ont 3, le MRP 2 et deux listes de droite en ont 6 chacune. Georges Defert (Rassemblement de la gauche républicaine, droite) devient maire. Pinturier n’est pas élu.

Cependant, il est proclamé conseiller municipal en mai 1957, en remplacement de Solange Delain. Pinturier siège régulièrement au premier semestre 1958, mais est plusieurs fois absent dans la deuxième partie de l’année. Son mandat n’est pas renouvelé en 1959, le scrutin étant cette fois majoritaire.

Dans une étude universitaire sur Les élus municipaux de banlieue parisienne au prisme de l’encadrement communiste, de la Libération aux années 1960, Paul Boulland, chercheur au Centre d'histoire sociale du XXe siècle (CNRS – Université Paris 1) considère Pinturier comme un exemple du type de militants pouvant incarner la continuité historique du parti communiste ou représenter les populations parmi lesquelles ils militaient dans les associations. Il oppose cette catégorie à celle des jeunes militants et issus de la production, seuls valorisés par la logique de promotion dans l’appareil.

Léonard Henri Pinturier meurt le 22 septembre 1970 à Joinville. Il était âgé de 94 ans. Il avait eu au moins une fille.

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 01:01

Ernest Édouard Delmarle naît le 22 décembre 1872 à Sceaux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Victorine Delmarle et d’un père non dénommé. Sa mère se marie en mai 1888 à Paris (11e arr.) avec Eugène Gillot, entrepreneur d’ébénisterie, qui le reconnaît.

Le service militaire d'Ernest Gillot se déroule dans un régiment d’infanterie à Sens (Yonne) entre 1893 et 1896. Il est nommé caporal en septembre 1894 puis versé dans la réserve en tant que vélocipédiste dans le 5e régiment de génie (Versailles).

Devenu ébéniste, comme son père, et résidant à Paris (11e arr.), rue Oberkampf, Ernest Gillot épouse en septembre 1899 à Douai (Nord) Marie Désirée Guillon, fille d’un capitaine d’artillerie.

Pendant la première guerre mondiale, Gillot va servir dans les activités automobiles. Il est classé dans un service auxiliaire, toujours lié à l’automobile, à partir de septembre 1916 pour obésité et emphysème, ce qui le rend inapte à la conduite. Nommé maréchal des logis en octobre 1917, il est libéré de ses obligations militaires en octobre 1919.

Après la première guerre mondiale, la famille Gillot vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ernest Gillot est devenu électricien en 1921 et ses deux filles, nées en 1902 et 1903 à Paris (11e arr.), sont devenues dactylographes.

En 1925, Gillot est membre actif de l’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe la droite à Joinville. Il est trésorier du groupe et participe aux réunions pour la constitution de la liste municipale, conduite par le maire sortant, Henri Vel-Durand. Au premier tour, la liste sur laquelle se présente Gillot obtient en mai 1925 1 080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés, devançant le cartel des gauches (socialistes et radicaux-socialistes) à 28,4% et les communistes à 21,1% ; tous les candidats sont élus au 2d tour faces aux radicaux, après le retrait des communistes.

Le programme de la liste, sur laquelle Gillot figure sous la mention ancien commerçant et résidant avenue du Bac, dans le quartier de Polangis, est axé sur l’application des lois de laïcité « sans rigueur et sans sectarisme », sur le maintien de l’octroi pour les marchandises entrant dans la commune ainsi que l’économie dans les dépenses budgétaires.

Selon le journal radical-socialiste Voix des communes, « le conseiller Gillot n’aime pas les fonctionnaires, surtout les petits » ; cet hebdomadaire, opposé à la municipalité joinvillaise, cite un propos qu’il aurait tenu : « le premier boueux pourrait remplir les fonctions d’employé municipal. »

C’est sur proposition de Gillot de la décision qu’en juin 1927 est abrogée une décision, pourtant prise par la même municipalité deux ans plus tôt, assimilant le personnel communal à celui de la ville de Paris et du département. Il s’oppose le même jour, contre la majorité locale, au réajustement des salaires des employés de la mairie.

Au cours des séances de l’assemblée locale, Gillot intervient régulièrement : sur la largeur des trottoirs de son avenue en novembre 1925 ; sur l’entretien de l’éclairage public un an plus tard ; sur la création d’une police du canotage « avec des contraventions, pour réduire les accidents » en décembre 1926 ; sur l’apprentissage de la natation dans les écoles en août 1927 et sur la création, qu’il n’obtiendra pas, d’un poste de professeur de dessin pour les écoles en janvier 1928.

En juillet 1927, Gillot participe à une réunion de propagande des Jeunesses patriotes, ligue d'extrême droite fondée par Pierre Taittinger qui s’affirment républicaines, mais dénoncent la carence du gouvernement contre le communisme. Tenue à Joinville, la réunion aurait rassemblé 400 selon l’hebdomadaire Gazette de l’Est.

Lors des élections municipales de mai 1929, Gillot ne figure pas sur la liste de droite conduite par Stephen Durande, qui a succédé à Henri Vel-Durand, mort en cours de mandat. Comme son collègue Antoine Liou, avec lequel il a défendu plusieurs positions lors de son mandat, Gillot se présente cependant de manière isolée, avec l’étiquette « radical indépendant ». Il obtient 195 suffrages exprimés pour 1 715 votants (11,4%) sur 2 491 inscrits au premier tour de scrutin. Au second tour, la liste du cartel des gauches, conduite par Georges Briolay, l’emporte avec 22 sièges sur celle de la municipalité sortante (5 élus) et sur les communistes.

En novembre 1932, Gillot est membre de la commission de propagande du Comité d’union républicaine et d’action sociale, structure de la droite locale, qui soutient Adolphe Chéron, député.

Toujours à Joinville, Gillot, est président de la Mutualité scolaire au moins à partir de 1927. Il exerçait toujours la fonction en 1946 et sans doute jusqu’à son décès. La Mutualité scolaire est une des principales sociétés de secours mutuels de la commune, fondée en 1912. Elle vise à assurer aux parents de ses membres participants des secours en cas de maladie ou blessures ainsi qu’à constituer des pensions de retraites à ses adhérents. Elle comptait 165 adhérents en 1916-1917.

Ernest Édouard Gillot meurt le 14 février 1947 à Joinville. Il était âgé de 74 ans. Il avait obtenu plusieurs récompenses : une médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement en février 1927 ; pour son activité en faveur de la mutualité, une mention honorable en septembre 1930 puis une médaille de bronze en septembre 1933.

Sa femme, Adeline Marie Désirée Guillon est née le 16 août 1867 à Sailly-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), fille d’un capitaine d’artillerie, chevalier de la Légion d’honneur. Elle fut membre, en 1928, du bureau de la section de Joinville Saint-Maurice de la Mutualité maternelle de Paris. L’association est issue d’une scission de la société de l’Allaitement maternel ortée par son ancienne présidente, Jeanne Bitterlin, et fondée à Joinville sous le nom d’Union des mères de Joinville-le-Pont en mai 1913. C’était une de principales organisations humanitaires de la commune. Adeline Gillot meurt le 24 novembre 1932 à Joinville. Elle était âgée de 65 ans et avait eu deux filles.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Polmorésie, blog d’histoire
  • : Histoire politique, économique, culturelle et sociale au travers des acteurs qui ont se sont engagés dans la vie publique.
  • Contact

Recherche

Liens