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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 00:01

Ferdinand Georges Miallion naît le 4 juin 1866 à Issoudun (Indre). Il est le fils de Louise Pujol et de son mari, Jean Baptiste Félix Miallion, menuisier ébéniste.

Devenu serrurier à Paris (11e arr.), Ferdinand Miallion fait peut-être partie des fondateurs de la société coopérative de production de serrurerie L'Avenir du bâtiment, créée en juin 1895 et située rue Saint-Maur, où il réside en 1987. Il est lié au directeur de la coopérative, Jules Le Corre, serrurier également.

En avril 1897 Ferdinand Miallion épouse à Paris (11e arr.) Émelie Jeanne Soudan, couturière. Ils divorcèrent en janvier 1901. Il se remarie à Paris (18e arr.) en septembre 1902 avec Élisa Müller. Ils sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1906 et vont désormais vivre dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, d’abord rue de Brétigny (act. avenue du Président-Wilson) puis avenue Théodore et enfin avenue Lefèvre.

Lors de l’exposition internationale de Milan en 1906, L'Avenir du bâtiment est présente et obtient une médaille d'or. À titre personnel, Ferdinand Miallion, recueille une mention honorable à cette occasion.

L’assemblée générale de la coopérative en novembre 1908 remplace Le Corre, démissionnaire, par Louis Fournillon en tant que directeur. Ferdinand Miallion est président du conseil d'administration. Lors de la démission pour raison de santé de Fournillon en mars 1924, Miallion était co-directeur de l’entreprise, tout en continuant de présider son conseil. Il est réélu en tant que directeur.

Ferdinand Miallion meurt le 30 juillet 1927 à Joinville. Il était âgé de 51 ans et avait eu avec sa seconde épouse deux enfants, dont l’un, Léon, prit sa suite à la direction de L'Avenir du bâtiment et l’autre, Georges, fut conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1935-1941).

Le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (années 1960)

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 00:01

Suite de la biographie de John Tarn McGrew

Le commandant McGrew assiste à un grand nombre d’évènements sportifs, comme ceux organisés par le Cercle athlétique de Joinville, dont il est président d’honneur en 1932. Il dote plusieurs manifestations. Il crée ainsi un challenge de natation à son nom en août 1927 pour des courses de 250 mètres par relais de cinq nageurs, organisé également les années suivantes.

À partir de mai 1935, il dote le grand prix international de marche de Joinville, organisé également par le CAJ, d’un challenge McGrew, toujours couru en 1939.

Après avoir accueilli chez lui en 1929 une grande fête pour ce club, John Tarn McGrew fait don en 1930 d’un terrain en bord de Marne à l’Association sportive de la préfecture de police (ASPP) pour l’aménagement du siège de sa section d’aviron. Il continue d’organiser des manifestations en faveur du développement de ce club dans sa villa, attirant des personnalités politiques et américaines.

En décembre 1931, toujours à Joinville, John Tarn McGrew préside une importante réunion de lutte dans la salle Printania.

Devenu propriétaire d’une autre résidence, encore à Joinville dans le quartier de Polangis, quai de Béthune, sur un canal parallèle à la Marne, McGrew est l’un des fondateurs de l’Association syndicale libre des propriétaires riverains, qui en assure la gestion.

La famille McGrew est la vedette d’un fait-divers, en septembre 1924, qui suscite des dizaines d’articles dans la presse quotidienne. Leur appartement de la rue de Lille est l’objet d’un cambriolage nocturne pendant qu’ils séjournent à Joinville. Le montant du vol de L'argenterie et des bijoux est estimé à 700 000 francs. La qualité d’ancien directeur de la police américaine, plus encore que le montant du vol, mobilise le préfet de police et le directeur de la police judiciaire, lequel est désireux, selon le quotidien Le Figaro « de prouver à son confrère américain qu'il peut lui arriver, une fois par hasard, de retrouver un voleur ».

M. McGrew, qu’on dit vexé, engagea une enquête personnelle, établissement qu’il s’agissait de cambrioleurs-grimpeurs s’étant introduits par une fenêtre donnant sur un balcon. En quelques jours, la police récupère les pierres précieuses descellées chez quatre receleurs puis arrête le voleur.

L'exposition coloniale organisée à Paris, dans le Bois de Vincennes, en 1931 comporte un vaste pavillon américain, reproduisant la résidence Mount-Vernon de George Washington. McGrew est commissaire d'honneur de la section hawaïenne.

John Tarn McGrew

L’activité de John Tarn McGrew pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas connue. Peut-être est-ce lui le McGrew, civil américain, qui fait paraître, en janvier 1944, une annonce dans le quotidien L’Écho d’Alger pour chercher un « petit appartement meublé ou chambre meublée avec salie de bains, quartier parc de Galland ou Télemly », deux des zones résidentielles de la ville.

Les époux McGrew font une visite à Hawaï en 1953 chez sa sœur.

John Tarn McGrew meurt le 7 mars 1955 à Paris (4e arr.). Il est inhumé au cimetière de Passy. Il était âgé de 79 ans, n’avait pas eu d’enfant et était domicilié à Joinville, quai de Béthune, dans le quartier de Polangis. Il était décoré de la croix de guerre et chevalier de la Légion d’honneur.

Une fondation McGrew a été constituée. Son ancienne demeure, la villa Aloha, quai de Polangis à Joinville, qui a été le siège du club d’aviron de la préfecture de police (ASPP), porte une plaque à son nom.

En souvenir de son mari, Mme McGrew fit don en 1960 à la cathédrale protestante américaine de la Sainte-Trinité à Paris (Holy Trinity) d’un drapeau de Hawaï, complétant la collection. Elle complétait, après la transformation du territoire en État membre de l’union nord-américaine en 1959, la collection de drapeaux des autres États déjà accrochés dans la nef de l’édifice.

Fin

Le siège de l'ASPP à Joinville

 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 00:01

Début de la biographie de John Tarn McGrew

John Tarn McGrew nait le 3 septembre 1876 à Honolulu, royaume de Hawaï. Il est le fils de Pauline Gillett et de son mari, John Strayer McGrew (1823-1911), riche médecin de nationalité américaine, qui sera un des artisans de l’annexion de l’archipel par les États-Unis en 1888. Son nom est fréquemment orthographié « Mac-Grew » en France.

La famille McGrew à Honolulu

Il fait ses études à l'université Stanford (Leland Stanford Junior University, Palo Alto, Californie, États-Unis) jusqu’en 1899. Pendant son cursus, il est membre de l’équipe de base-ball du campus. Il prend ensuite un emploi administratif à Hawaï.

Grâce à la fortune de son père, évaluée en 1902 par le San Francisco Daily Times à plus d’un demi-million de dollars, John Tarn McGrew disposera toute sa vie de moyens financiers importants qui lui permettront d’avoir une position mondaine.

En mai 1910, John Tarn McGrew épouse à Londres (Royaume-Uni) Isabelle Isham Scott, une américaine originaire de Tarrytown (New-York, États-Unis), divorcée dix ans plus tôt d’avec Douglas Stewart Grant, frère de la comtesse d’Essex. Elle fréquentait régulièrement la colonie américaine à Paris. Elle meurt un an plus tard, au cours d’un séjour à Montreux (Vaud, Suisse) et est enterrée à Paris, au cimetière de Passy.

John Tarn McGrew séjourne en Europe, où il est signalé en février 1913 au bal annuel du Skikjoring-Club de Saint-Moritz (Grisons, Suisse).

Trois ans plus tard, John Tarn McGrew se remarie en juin 1914 à Reading (Pennsylvanie, États-Unis) avec Marie Caroll Smith, issue d’une famille en vue dans la ville. Ils ont prévu de passer leur voyage de noces à Paris. Leur paquebot, le Cecile, quitte l’Amérique juste après le début de la première guerre mondiale, mais se voit obligé de faire demi-tour et revient à Bar Harbor (Maine) par peur d’être capturé. Ils viennent cependant en

Après l’entrée en guerre des États-Unis en avril 1917, John Tarn McGrew est nommé attaché militaire adjoint de l’ambassade à Paris. Il est en 1918 l’officier de liaison des troupes américaines avec le général Augustin Gouraud en Lorraine, puis avec le général Henri Gouraud en Champagne. Il restera lié avec ce dernier. Il est ensuite nommé chef de la police américaine en France. Il aura le grade de major (commandant).

Il reste en France après la fin du conflit, s’installant rue de Lille à Paris (7e arr.) et acquérant une résidence secondaire à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), quai de Polangis. Cette dernière porte le nom de villa Aloha, en souvenir de ses origines hawaïennes.

À partir de 1920, John Tarn McGrew est un collaborateur parisien de l’établissement new-yorkais Bankers Trust Company, mais il semble principalement occupé à des activités mondaines. On note ainsi plusieurs saisons à Biarritz ou à Monte-Carlo, quelques retours aux États-Unis, notamment à Hawaï, un séjour l’hiver 1934 chez la princesse de Reuss à Rome. Il est membre de plusieurs cercles, dont le Traveller’s club.

À suivre

John Tarn McGrew en joueur de base-ball à Stanford

 

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 00:01

Philippe Bonnardel naît le 28 juillet 1899 à Paris (19e arr.). Il est le fils de Marie Amélie Milard, couturière, et de son mari Jean Bonnardel, boucher, domiciliés rue Barbanègre.

En 1911, la famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle exploite une boucherie située dans le quartier du Centre, rue de Paris, à proximité de la gare. Philippe Bonnardel fréquent l’école primaire supérieure Arago (act. lycée Arago, Paris 12e arr.), où il commence sa pratique du football.

Au cours de la première guerre mondiale, son père est mobilisé dans l’infanterie puis l’artillerie, tandis que Philippe Bonnardel poursuit des études d’ingénieur à l'Ecole spéciale des travaux publics. Sa mère obtient des secours en 1916 et 1917 pour couvrir ses frais de scolarité. Il continue sa pratique sportive avec un club joinvillais, probablement le Cercle athlétique de Joinville (CAJ).

Bien que son droit à un sursis ait été reconnu, les conditions de guerre font que Bonnardel est mobilisé, à l’âge de 18 ans en avril 1918 comme sapeur dans le 8e régiment de génie. Il est démobilisé en avril 1921 et peut alors achever ses études d’ingénieur.

Au cours de sa période militaire, il devient membre du Gallia Club, successeur de l'AS Charenton qui évolue dans le Bois de Vincennes. Il fait partie de l’équipe de France de football qui est demi-finaliste des Jeux olympiques d’Anvers en 1920. Il est appelé dans l’équipe de France de football qui remporte en 1921 son premier match contre l’Angleterre. Il joue comme demi et est présenté comme appartenant à l’école de Joinville, centre de formation sportif militaire dans le Bois de Vincennes, sur le territoire de Joinville-le-Pont à ce moment (act. INSEP à Paris, 12e arr.). Il sera, au total, sélectionné 23 fois en équipe nationale.

Dès sa sortie de l’armée, Philippe Bonnardel joue avec le Red Star club de Saint-Ouen (Seine, act. Seine-Saint-Denis) la finale de la coupe de France de football contre l'Olympique, club parisien le plus titré à l’époque, basé à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Bonnardel gagnera la coupe avec son équipe en 1921 et les deux années suivantes.

L'équipe des Jeux olympiques de Paris, 1924. Philippe Bonnardel debout, 3e à partir de la droite

Même si le football n’avait pas alors, en France, un statut professionnel, Bonnardel n’a pas à ce moment d’autres activités. En janvier 1923, le quotidien sportif L’Auto le présente ainsi : « Philippe Bonnardel, l'incontesté titulaire de la place de demi gauche, personnifie le joueur intelligent, fin, correct, mais décidé ». Il est surnommé « Phi-phi. »

Avant de se marier, il décide de prendre un poste d’ingénieur qu’on lui offre à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il épouse à Paris (10e arr.) en octobre 1925 Yvonne Gabrielle Laroque, dont il divorce neuf mois plus tard en juillet 1926 à Rouen. Pendant cette période, Bonnardel est entraîneur-joueur au club US Quevilly, qu’il emmène en finale de la coupe de France en 1927. La même année, il est qualifié pour la dernière fois en équipe de France contre le Portugal et porte, à cette occasion, le brassard de capitaine.

 

Rentré à Joinville-le-Pont en 1929, Bonnardel vit avec sa famille rue des Réservoirs, dans le quartier du Centre. Son père a abandonné la boutique de Joinville et exploite un commerce de viande en gros à l’abattoir de la Villette, où il est chevillard. Son frère cadet, prénommé également Jean, qui l’avait accompagné un temps au Red Star, est boucher à Saint-Maur-des-Fossés.

Poursuivant son activité sportive, Philippe Bonnardel est affilié au Club athlétique des sports généraux (CASG), fondé par la Société générale et qui joue au stade Jean Bouin à Paris (16e arr.). Il travaille peut-être pour l’entreprise cinématographique Pathé-Natan, basée à Joinville, dont il entraîne, en 1931, l’équipe corporatiste de football, qui joue sur un stade créé dans la commune voisine de Champigny.

En mars 1935, Philippe Bonnardel se remarie à Paris (19e arr.) avec Fernande Julie Derniest. Il vit dans cet arrondissement, rue de Crimée.

Pendant la deuxième guerre mondiale et ensuite, Philippe Bonnardel continue de s’intéresser au football. Il critique ainsi en février 1944 l’organisation des clubs français, commente dans la presse le match France-Belgique en novembre 1950 et participe, en ouverture de ce rendez-vous, à un match de vétérans internationaux contre une sélection du Red Star.

Philippe Bonnardel meurt le 17 février 1953 à Paris (20e arr.). Il se présentait comme industriel et résidait rue Mounet-Sully. En juillet 1934, il avait été décoré de la médaille d'or de l’Éducation physique.

 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 00:01

Jean Bonnardel naît le 11 septembre 1870 à Épinac (Saône-et-Loire). Il est le fils de Jeanne Drouchin et de son mari Jean Marie Bonnardel, voiturier, illettré.

Boulanger à Gevrey (Côte-d'Or), Bonnardel fait un service militaire raccourci à un an dans le 29e régiment de ligne, du fait qu’il est soutien de famille après le décès de sa mère. Il s’installe d’abord à Baigneux-les-Juifs (Côte-d'Or) en 1892 puis à Paris (19e arr.) en 1893, alternativement rue de Flandre et rue Mathis, et il est devenu boucher en 1898. En mai de cette année, il épouse Marie Amélie Milard, fille d’un marchand de vins.

Après la naissance de leurs deux fils, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils exploitent une boucherie dans le Centre, rue de Paris.

Au cours de la première guerre mondiale, d’abord rattaché à la place de Paris et continuant probablement son activité, Jean Bonnardel est mobilisé en juin 1915 dans l’infanterie. Il passe en août 1917 dans l’artillerie et est démobilisé en décembre 1918.

Après le conflit, l’activité de boucherie de Bonnardel se développe à Joinville puis, à partir de 1924, à l’abattoir de La Villette (Paris, 19e arr.) ou il est chevillard, faisant désormais du commerce en gros. Il continue de résider à Joinville, rue des Réservoirs.

En juin 1923, Bonnardel participait à la reconstitution de l’union des commerçants et industriels de Joinville, présidée par le couvreur Lucien Lavoipierre, en étant membre de sa commission de réorganisation et de propagande.

Pour les élections municipales de mai 1929 à Joinville, Jean Bonnardel est candidat sur la liste d’Union républicaine et démocratique (droite) conduite par le maire sortant, Stephen Durande. Il est en outre l’un des assesseurs du premier des deux bureaux de vote de la commune.

Au premier tour, la liste de droite, avec en moyenne 38,8% des votes exprimés, est devancée par la liste de la Concentration des gauches (radical-socialiste et socialiste SFIO) conduite par un ancien adjoint au maire, Georges Briolay (radical), qui recueille 42,8%. Le Bloc ouvrier et paysan du communiste Roger Bénenson obtient 18,4%. Bonnardel est crédité de 906 voix, soit 42,6% des 2 126 suffrages exprimés sur 2 491 inscrits.

Au second tour, la liste de la municipalité sortante (41,6% et 5 élus sur 27) est toujours devancée par le cartel des gauches (45,9% et 22 sièges), les communistes obtenant 12,5%. Bonnardel n’est pas élu, de même que le maire Durande.

Le Comité d’union républicaine et d’action sociale, fondé en 1912, qui est la principale organisation de la droite dans la commune de Joinville, se transforme en mars 1935 en Union des républicains, association constituée dans un cadre uniquement municipal. Présidée par René Kirbuhler, l’Union compte Lavoipierre comme vice-président et Bonnardel en tant que membre du bureau, au côté par exemple du futur maire Georges Defert, affilié au parti social français.

Prenant prétexte « des fusillades du 6 février [1934], des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons », l’Union des républicains de Joinville décide de rompre l’accord qu’elle avait établi avec les radicaux-socialistes et de présenter une liste « composée en totalité d’éléments modérés et nationaux ». Elle appelle « à la séparation de l’administration municipale et de la politique » et présente un programme axé sur la « diminution des charges écrasantes », l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales. Ses candidats se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action. »

Jean Bonnardel figure sur la liste présentée pour les élections municipales de Joinville en mai 1935 par l’Union des républicains en étant présenté comme ancien commerçant, bien qu’il semble continuer son activité de gros.

Les candidats de droite arrivent en tête, avec une moyenne de 37,6%, devançant la liste du maire sortant Georges Briolay, qui a perdu le soutien du parti socialiste SFIO et a 27,5%. Les communistes de Robert Deloche suivent avec 27,1% et la socialistes SFIO de François Derivière ont 7,4% avec une liste incomplète. Bonnardel obtient 921 voix (32,2%) sur 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tout, l’Union républicaine lance un appel à « barrer la route aux communistes ». Malgré l’union de ces derniers et des socialistes, l’Union des républicains reste en tête, avec 41% et 25 sièges contre 39% et 2 élus pour la gauche, les radicaux-socialistes reculant à 20%. Bonnardel devient conseiller municipal avec 1 146 voix (39,5%) sur 2 899 suffrages exprimés et 2 924 votants. La liste de droite estime que les électeurs « ont montré leur réprobation pour la turbulence et de la démagogie » et élit Léon Lesestre comme maire.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, après la destitution des deux élus communistes, un conseil municipal est désigné par arrêté préfectoral du 20 février 1942. Le maire et ses adjoints sont reconduits, ainsi que Bonnardel, désigné comme boucher en gros. Les nouveaux élus sont installés en mars.

La municipalité est renversée au moment de la Libération de Joinville, le 25 août 1944, le maire et les quatre adjoints étant arrêtés par le comité local de Libération.

Jean Bonnardel meurt le 9 août 1955 à Joinville. Il était âgé de 84 ans.

Son fils aîné, Jean Bonnardel (1899-1953), ingénieur et industriel, fut footballeur à Joinville-le-Pont, Paris (Gallia-Club et CASG), Saint-Ouen (Red-Star) et Quevilly. Il a été triple vainqueur de la coupe de France (1921-1923), sélectionné olympique (1924) et 23 fois titulaire en équipe nationale.

Son fils cadet, Jean Louis Bonnardel, lui aussi footballeur au Red-Star, fut comme son père boucher à Joinville, Paris et Saint-Maur-des-Fossés.

La rue de Paris à Joinville-le-Pont

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 00:01

Adrienne Cécile Flore Renz naît le 22 février 1899 à Borgerhout (Belgique), dans la province d'Anvers en Flandre. Elle est la fille de Gabrielle Flore Célina Carré et d’Arsène Léopold Renz. Leurs deux familles ont une grande réputation dans le milieu du cirque, en France pour la première, en Allemagne pour le second. Léopold Renz était un écuyer-voltigeur ; Gabrielle Carré a été danseuse de l'Opéra de Paris et dresseuse de chiens.

Ses parents sont installés à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Polangis, où ils achètent une propriété avenue Racine et exploitent en 1911 une guinguette, établissement de bal populaire auprès des parisiens.

Devenue ouvrière en cinématographe, Adrienne Renz épouse en janvier 1920 à Joinville Marcel Chagnon, commerçant, dont la famille était originaire de Corrèze. Avec sa belle-mère, Adrienne et Marcel Chagnon poursuivent l’exploitation de l’établissement de danse sur patins à roulettes, situé quai de Polangis, devenu le Petit Robinson.

Personnel du Petit-Robinson en 1932

Le couple eut deux enfants : Gabriel, dit Gaby, musicien et salarié de la SACEM, et Daniel, dit Dany, qui reprit le nom de sa mère et fut un artiste de cirque très réputé.

Pendant la deuxième guerre mondiale, selon des témoignages de l’ancien maire communiste de Joinville, Robert Deloche, et de l’historien local Michel Riousset, Adrienne Chagnon, toujours propriétaire du Petit-Robinson, prend une part active à la Résistance.

Après la Libération, elle est candidate représentant l’Union des femmes françaises (UFF), proche des communistes, pour les premières élections municipales auxquelles les femmes peuvent voter et sont éligibles.

Quatre femmes sont élues parmi les 27 membres de l’assemblée locale à Joinville : Amélie Trayaud, future maire de la ville en 1953, Adrienne Chagnon, Juliette Derrien et Valentine Nicolas. La liste d’union qui regroupe des communistes, des socialistes et des radicaux recueille environ 62% des 6 447 suffrages exprimés sur 6 621 votants pour 7 811 inscrits. Robert Deloche est réélu maire.

Lors du scrutin suivant, en 1947, Adrienne Chagnon n’est pas réélue.

Adrienne Chagnon meurt le 12 octobre 1993 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Elle est inhumée à Joinville dans le caveau familial. Elle était âgée de 93 ans.

Tombes de la famille Chagnon à Joinville-le-Pont

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 00:01

Albert Charles Theis naît le 30 janvier 1882 à Châteauroux (Indre) Il est le fils de Barbe Gabrielle Ulrich et de son époux Marie Georges Theis, garde du magasin comptable de la Manufacture des tabacs où ils résident.

Il vit à Paris (17e arr.), avenue des Ternes en novembre 1902 quand il s’engage pour trois ans au service militaire. En tant qu’étudiant, il est remis en disponibilité au bout d’un an mais il est rappelé en janvier 1907, ayant été déchu de ses droits à dispense car n’ayant pas produit les justificatifs nécessaires. Il régularise sa situation et quitte l’armée trois mois plus tard.

Depuis 1903, il est au séminaire du diocèse de Paris à Issy-les-Moulineaux. Il poursuivra ses études théologiques à l’établissement de la place Saint-Sulpice en 1904. L’abbé Theis est ordonné prêtre vers la fin du premier semestre 1907.

Son premier poste est celui de vicaire à Bagnolet (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juillet 1907. Cinq mois plus tard, il devient vicaire de la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). La paroisse va être divisée en deux, avec l’érection de la chapelle Sainte-Anne de Polangis en église de plein exercice, desservant les quartiers de la rive gauche de la Marne et une partie de Champigny-sur-Marne.

Cédant la place de vicaire à Joinville à l'abbé Trohel, Albert Charles Theis devient vicaire à Saint-Eustache, dans le quartier des Halles à Paris (1er arr.). Il prononce de nombreuses allocutions, prônes ou sermons.

Pendant la première guerre mondiale, Theis est mobilisé d’abord dans son régiment d’infanterie (132e), ensuite, à partir d’avril 1916, dans des sections d’infirmiers (8e puis 17e et 22e). Démobilisé fin février 1919, il reprend son poste dans son église. Il s’occupe des enfants et de confréries, organisant régulièrement des conférences.

Parallèlement à son activité ecclésiastique, l'abbé Theis est en 1920 réélu vice-président de la section locale de l’Union nationale des anciens combattants (UNC).

Après avoir été vicaire de l’église Sainte-Marie-des-Batignolles à Paris (17e arr.), Theis retourne en banlieue comme second vicaire de la paroisse Saint-Germain de Fontenay-sous-Bois (Seine, act. Val-de-Marne) en octobre 1926. Il rejoint, toujours comme second vicaire, l’église Notre-Dame de la commune voisine de Vincennes en février 1930.

Encore à proximité, l'abbé Theis, est nommé premier vicaire à Saint-Mandé en novembre 1933. Il est notamment en charge de la direction du patronage sportif.

Albert Charles Theis meurt le 8 décembre 1955 à Saint-Mandé. Il était âgé de 73 ans.

L'église Saint-Charles de Joinville-le-Pont

 

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 00:01

Turenne Louis Jean Caron naît le 14 juillet 1893 à Saint-Georges-Buttavent (Mayenne), dans le village de Fontaine-Daniel. Il est le fils d’Augustine Victorine Routhier et de son mari Louis Gilbert Caron, commerçant à Paris, rue de la Butte-aux-Cailles.

En 1911, Turenne Caron habite chez sa tante, Marie Louise Godard, rue Vautier à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre. Il est employé comme mécanicien dans l’entreprise de cinéma Pathé, principal employeur de la commune. Il dispose d’un permis de conduire. Sans doute à la demande de Pathé, il obtient un sursis d’incorporation au service militaire en 1913 puis est incorporé au début de la première guerre mondiale au sein du 46e régiment d’infanterie.

Il est blessé à trois reprises au cours du conflit : d’abord par un éclat d’obus en septembre 1914 dans la Meuse qui entraîne la perte de son gros orteil gauche. Il souffre d’une gelure superficielle des deux pieds puis décembre 1914 dans le ravin des Menissons en Argonne (Meuse). De nouveau en mars 1915, il a les pieds gelés sur la butte de Vauquois (Meuse). Du fait de ses infirmités, il est affecté entre décembre 1915 et avril 1917 à un service auxiliaire. Il l’est de nouveau en juillet 1918 du fait d’une bronchite suspecte. Il est démobilisé en avril 1919 et obtient en septembre de la même année une pension d’invalidité de 10%. Il est cité à l’ordre du régiment en août 1919 et décoré de la médaille militaire en février 1936.

Après-guerre, Turenne Caron épouse en mai 1920 à Paris (7e arr.) Anne Marie Godard, qui est probablement sa cousine. Ses témoins sont d’anciens combattants décorés. Il a repris son travail chez Pathé et vit alors rue de Paris, encore à Joinville, avant de revenir rue Vautier où il est en 1926 puis allée des Tilleuls en 1931.

En 1921, il est embauché à l’usine des Eaux de la ville de Paris, implantée dans le quartier du Canal à Joinville. Il y est mécanicien conducteur de machines.

Lors des élections municipales de mai 1935 à Joinville, Turenne Caron est candidat sur la liste socialiste SFIO conduite par Robert Derivière. Il figure en 11e position des 14 titulaires de la liste, pour 27 poses à pourvoir. Un autre machiniste, Hector Charamon, est un de ses colistiers. La liste socialiste avec 12,3 % des suffrages exprimés arrive en quatrième position derrière l’Union des républicains (droite) qui recueille en moyenne 32,6 %, les radicaux-socialistes du Groupement des gauches républicaines du maire sortant Georges Briolay qui en ont 26,7 % et les communistes de Robert Deloche avec 23,5 %. Caron recueille 345 votes sur 2 856 exprimés pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tour, les listes communiste et socialiste fusionnent, avec 10 socialistes, 16 communistes et un indépendant, le secrétaire de la section de l’association d’anciens combattants ARAC, Louis Blocher, promu tête de liste. Les 9 premiers socialistes figurent sur la liste unifiée, mais ni son prédécesseur, Joseph Bernard, ni Caron ne sont candidats, remplacés par le 12e, Jules Dubreuil.

Tandis que les radicaux-socialistes sont battus, la gauche gagne deux sièges pour les communiste Robert Deloche et Paul Rouhaud, tandis que l’Union des républicains gagne la mairie avec les 25 autres conseillers municipaux. Léon Lesestre est élu maire.

En juillet 1945, Turenne Caron, qui est toujours conducteur de machines au service des eaux et assainissement de Paris, est décoré de la médaille d’honneur d'argent départementale et communale. Il a alors 52 ans et ne semble pas avoir eu d’enfants. Sa date de décès n’est pas connue.

Usine Pathé de Joinville en 1924

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 00:01

Maurice René Forest naît le 26 juillet 1891 à Parthenay (Deux-Sèvres). Il est le fils de Marie Caroline Hervé et de Camille Désiré Forest, négociant.

À la fin de ses études d’ingénieur à Lille, probablement à l’Institut catholique d’arts et métiers (ICAM), Maurice Forest est incorporé en octobre 1913 pour son service militaire au 5e régiment de génie. Pendant la première guerre mondiale, il devient officier étant nommé aspirant en février 1915 puis sous-lieutenant en décembre 1916 et lieutenant en décembre 1918. Il est démobilisé en août 1919. En juillet 1937, il est nommé capitaine dans la réserve. Son activité pendant la guerre lui avait valu une citation à l’ordre de l’armée en décembre 1918 et la Croix de guerre.

Devenu entrepreneur de voies ferrées, Maurice Forest est installé à Charleville (Ardennes) en 1919 puis à Saint-Dizier (Haute-Marne) en 1920. Il épouse Lucienne Gond en septembre 1921 à Olivet (Loiret).

Le couple est installé en 1926 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier du Centre, villa René-Robert.

Lors des élections municipales complémentaires d’octobre 1934 à Joinville, organisées pour pourvoir à dix postes vacants sur 27, Forest se présente sur la liste du Groupe des républicains indépendants, regroupant des personnalités locales avec la bienveillance des radicaux-socialistes, qui tiennent la municipalité. Elle fait face à une liste de Concentration républicain, comprenant principalement des candidats conservateurs et libéraux, ainsi qu’à deux listes de gauche, socialiste SFIO et communiste. Les républicains indépendants se proposent de « compresser les dépenses de la commune selon l’exemple du gouvernement » et de traiter la « situation malheureuse des ouvriers et employés en chômage ». Elle comprend nombre de commerçants et industriels. Sérieusement devancée par la liste de concentration républicaine au premier tour, elle se retire. Forest recueille 577 voix, soit 25,1% des 2 297 suffrages exprimés pour 2 360 votants sur 3 225 inscrits.

Lors des élections municipales générales de mai 1935, Forest rejoint la liste de l’Union des républicains, qui se présentent comme des « hommes d’ordre et d’action » et se disent « sans aucune préoccupation politique, n’ayant pour but que la bonne gestion communale ». Ils disposent du soutien de la plupart des formations politiques de droite. La liste est confrontée à celle du maire sortant, Georges Briolay, radical-socialiste, ainsi qu’aux candidatures socialistes SFIO de Derivière et communiste de Robert Deloche.

Elle arrive en tête au premier tour. Forest est crédité au premier tour de 935 votes, soit 32,7% des 2 856 suffrages exprimés pour 2 923 votants sur 3 433 inscrits. Face à la liste unifiée des communistes et des socialistes et à celle des radicaux-socialistes, l’Union des républicains remporte au second tour 25 sièges contre deux communistes après avoir lancé un appel à « barrer la route aux communistes » dont ils réprouvent « la turbulence et «  la démagogie ». Forest est élu avec 1 169 voix, soit 40,3% des 2 899 suffrages exprimés pour 2 924 votants. Le conservateur Léon Lesestre est élu maire.

Pendant la période d’occupation allemande, les municipalités élues sont remplacées par des corps municipaux désignés par arrêté préfectoral. Comme le maire et trois de ses adjoints, Maurice Forest figure dans la liste des 20 personnes nommées en février 1942. À la Libération le 25 août 1944, le maire et les adjoints sont arrêtés et le conseil local de Libération constitue une municipalité provisoire.

Maurice Forest meurt le 12 novembre 1947 à Joinville. Il était âgé de 56 ans et père de deux enfants.

Vue de Joinville, sd

 

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 00:01

Georges Eugène Marie Marchaterre naît le 6 avril 1880 à Paris (2e arr.). Ses parents sont Marie Joséphine Nivault et Eugène Marchaterre, tous deux marchands de volaille. La famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier de Palissy, avenue des Platanes, à la fin du 19e siècle.

Devançant l’appel de sa classe pour le service militaire, Georges Marchaterre, qui est alors menuisier, s’engage pour trois ans en décembre 1898. Il est affecté dans des compagnies d’ouvriers d’artillerie, d’abord à Vincennes puis à Clermont-Ferrand.

En avril 1903, Georges Marchaterre épouse à Joinville Yvonne Thibault, fille d’un serrurier. Ils s’installent avenue Henri, dans le même quartier de Joinville. Son entreprise prend de l’ampleur, avec des machines à bois et une scierie.

Ils possèdent manifestement une certaine aisance, faisant construire un immeuble de rapport dans le 16e arrondissement de Paris en 1904 et passant des vacances aux Sables-d’Olonne, en Vendée, en 1906.

Au cours de la première guerre mondiale, Georges Marchaterre est mobilisé dans le 59e régiment d’artillerie. Il est nommé brigadier en septembre 1916 et démobilisé en janvier 1919.

Ayant repris son activité de menuisier à Joinville, Georges Marchaterre se porte candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux pour les élections municipales de mai 1925. Elle est conduite par Henri Vel-Durand, maire sortant, radical dissident, et comprend principalement des représentants des tendances libérales et conservatrices, faisant face à une liste de cartel des gauches (radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants) et à une autre communiste.

La liste de droite recueille en moyenne 1 080 voix au premier tour de scrutin, soit 47,5% des suffrages exprimés ; tous les candidats sont élus au 2d tour et Vel-Durand est reconduit dans la fonction de maire. Parmi les conseillers municipaux, Marchaterre est chargé de surveiller l’état de l’éclairage public dans son quartier. Il désigné comme électeur sénatorial en décembre 1926. Il accepte, en juin 1927, avec une petite majorité des membres de l’assemblée locale, l’alignement des salaires des employés municipaux sur ceux du conseil général du département de la Seine. Par contre, il s’oppose, en janvier 1928, à ceux qui veulent créer un poste de professeur de dessin pour les écoles. Cette même année, le décès de Vel-Durand conduit à la désignation de Stephen Durande, serrurier, comme maire.

Marchaterre n’est pas reconduit lors du scrutin de mai 1929, qui voit la défaite de la liste conduite par Stephen Durande face à celle du cartel des gauches de Georges Briolay. Sans doute la famille Marchaterre a-t-elle quitté Joinville. Sans doute y revient-elle après le décès de son père, en 1937. Elle est recensée dans ville en 1941 au titre de la délivrance des cartes d’alimentation et l’épouse de Georges Marchaterre y décède en 1946.

Georges Marchaterre meurt le 25 mars 1966 à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne). il était âgé de 85 ans et avait eu deux enfants.

Joinville, quartier de Palissy, années 1960

 

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