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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 01:01

Yves Nicolas Le Gac naît le 20 mars 1872 à Clohars-Fouesnant, Finistère. Il est le fils d’Anne Marie Carric et de son époux Jean Le Gac.

En octobre 1897, Nicolas Le Gac, qui est gardien de la paix, épouse à Paris (11e arr.) Maria Leguillier, couturière. Au début du siècle, Le Gac s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il va exercer la fonction d’agent d’affaires avec le titre d’avocat-conseil. Il réside avenue Naast, dans le quartier de Palissy.

Lors des élections municipales de mai 1908, Le Gac est candidat en 15e position sur la liste du comité socialiste évolutionniste, qui comprend d’anciens socialistes et des personnalités d’obédience plus libérales, conduite par François Provin et sur laquelle on trouve notamment Théodore Leteuil et Eugène Hainsselin. Le Gac obtient 296 voix sur 1188, soit 24,9%. Il n’est pas élu.

Après les inondations de 1910, Le Gac cherche à fédérer un groupe de sinistrés en vue d’obtenir une réduction de leurs impôts. Sa propre maison a été sous l’eau. Il préside deux réunions à Joinville pour demander des déductions fiscales. La première en avril 1911 adopte un ordre du jour de protestation. La seconde accueille en juin de la même année le nouveau député socialiste de la 4e circonscription de de l’arrondissement de Sceaux, Albert Thomas, qui exclut tout espoir de dégrèvement général mais promet d’intercéder auprès du ministre pour les cas particuliers. Le Gac est assisté par Théodore Leteuil et Émile Lebègue, responsable de la section locale de la Sfio. Ces rencontres se situent dans une période de forte tension entre la municipalité, encore tenue par les radicaux-socialistes derrière le maire Eugène Voisin, et tous les opposants, qui vont s’unir en 1912 pour la faire tomber.

Après la première guerre mondiale, Le Gac rejoint la liste d’union républicaine et sociale conduite par Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants ; elle s’oppose à une liste libérale et à une autre soutenue par le parti socialiste Sfio. Le Gac recueille au premier tour 958 suffrages pour 1694 exprimés soit 44,7% ; il y avait 1919 inscrits. Au second tour, il est élu, obtenant 958 des 1518 votes exprimés (63,1%).

Un service gratuit de consultations juridiques est installé à la mairie où il fonctionne deux heures le samedi. Il est Inauguré par Louis Gallas, docteur en droit, avocat à la cour d’appel de Paris (et leader des libéraux à Joinville). À partir de janvier 1920, il est poursuivi par Nicolas Le Gac, avocat-conseil.

Nicolas Le Gac, qui a perdu sa femme en juin 1919, n’est plus signalé comme membre du conseil municipal en avril et mai 1923. Sa date de décès n’est pas connue.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 01:01

Lucien Eugène Lavoipierre, naît le 19 avril 1879 chez ses parents 11, rue des Murs de la Roquette à Paris (11e arr.). Il est le fils de Marie Eugénie Tramontis, fleuriste, et de son époux Lucien Eugène Lavoipierre, monteur en bronze.

Il exerce la profession de plombier-couvreur en tant qu’entrepreneur d’abord rue d’Argout à Paris (2e arr.) puis à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il est installé en 1913.

Marié en août 1904 à Paris (20e arr.) avec Octavie Jeanne Bégrand, avec laquelle il aura une fille, Lavoipierre, qui est sergent au 1er régiment du génie pendant la Première guerre mondiale, est blessé et cité à l’ordre du régiment en juin 1918.

Ayant repris son activité de couvreur, il travaille notamment pour la municipalité de Joinville, refaisant par exemple le toit de l’église en 1926. Il va s’impliquer fortement dans la vie locale. Il est président de l’Union des commerçants de Joinville en 1919, alors qu’elle rassemble les industriels, artisans et commerçants des quartiers de la rive droite de la Marne ; il propose la fusion avec l’autre institution communale, le Groupement amical des industriels, commerçants et des habitants de Palissy-Polangis, présidé par Stephen Durande, futur maire de la ville. Lorsque, en juin 1923, le regroupement devient effectif, c’est Lavoipierre qui en prend la présidence. S’il a cédé son poste de président sans doute en 1934, Lavoipierre est toujours mis en avant lors du banquet de l’Union commerciale pour son trentenaire, organisé en mars 1935.

En complément de son activité associative auprès des entrepreneurs locaux, Lavoipierre avait été désigné pour présider le syndicat d’initiative municipal en février 1922. Il participe à plusieurs commissions d’enquête en 1928, sur le doublement des voies de tramways ou la réalisation d’un collecteur d’égouts.

Participant à la formation de la section de Joinville du Radio club régional, il est membre de son bureau en 1925.

Si Lavoipierre n’a, semble-t-il, jamais brigué un mandat municipal il s’intéresse manifestement à la vie publique. Il est ainsi désigné par le conseil municipal comme électeur pour des scrutins sénatoriaux en décembre 1919 et 1926 puis en septembre 1935.

Lors du renouvellement, le 21 octobre 1932, du bureau de la formation conservatrice locale, le Comité d’union républicaine et d’action sociale, Lavoipierre est désigné comme membre de la commission de propagande. Le comité est présidé par Émile Lecuirot et a notamment pour vice-président Léon Lesestre, futur maire. Lorsque le comité décide de se transformer le 20 février 1935 en Union des républicains, à vocation exclusivement municipale, Lavoipierre devient vice-président, le futur adjoint au maire René Kirbühler.

Lavoipierre ne siège pas dans la municipalité de Lesestre et Kirbühler, qui est nommée par les autorités de Vichy en 1942.

La date du décès de Lucien Eugène Lavoipierre n’est pas connue. Il avait 56 ans en septembre 1935. Son épouse, Jeanne Lavoipierre, était en 1933 trésorière de la section de la Mutualité maternelle de Paris à Joinville.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 01:01
Henri Lorry
Henri Lorry

Henri Albert Lorry naît le 29 novembre 1863 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’un couple de concierges, Marie Catherine Galloy (ou Gallois) et son époux, Pierre Lorry.

Il épouse en mai 1890 à Paris (4e arr.) Marie Alexandrine Cretté, couturière, fille d’une domestique et d’un serrurier.

D’abord employé de commerce, Lorry devient ensuite ingénieur et fabricant d'appareils électriques. Il déposera des brevets, par exemple en novembre 1921 pour des relais à signal lumineux. Sa manufacture, située 171, rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris (11e arr.), emploie une vingtaine d’employés ; elle est victime d’un incendie en novembre 1922. Elle se spécialise dans la téléphonie privée et les réseaux puis produit également des accessoires pour la TSF.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Henri Lorry conduit une activité artistique. Il est d’abord chansonnier et parolier, comme Dans ma Gondole !, une barcarolle napolitaine sur une musique de Camille Robert (l’auteur de Quand Madelon…). Lorry est critique littéraire pour L’Hebdomadaire de Vichy-Ouest, publié à Cusset (Allier).

Lorry est l’auteur de pièces de théâtre en un acte, en vers ou en prose, en particulier une comédie bouffe Le Jeu de l'auto, représentée en 1912 à l’Éden-Concert à Paris. Cinq de ses textes sont repris en 1929 dans un volume, dont la couverture et un ex-libris sont réalisés par sa belle-fille, l’artiste joinvillaise Renée Lorry-Wahl (L'Art et l'argent, Faisons des économies, Les Baliveau attendent leur filleul, Le Puits aux Boches, Paulot dit la Teigne).

Son œuvre principale est un recueil de poésie, À temps perdu, publié chez Joseph Victorion en 1920 et préfacé par le chansonnier Aristide Bruant ; il est réédité en 1930 avec une couverture de Renée Lorry-Wahl. On y trouve des poèmes adressés à un de ses fils :

Pas encore de lettre au courrier ce matin

Et savoir que partout la bataille est intense !

Lorry était chevalier du Mérite agricole, titulaire des Palmes académiques (officier de l’instruction publique) et décoré de la Croix de guerre. Il était membre de la Société des poètes français et adhérent à la Société des gens de lettres.

Henri Lorry meurt le 3 août 1938 à Paris (3e arr.), à l’âge de 75 ans. Il est enterré au cimetière parisien du Père-Lachaise, où il est représenté par un médaillon du sculpteur Fr. Tréhin, aux côtés de son père Pierre Lorry (1826-1907) et de son petit-fils, du même nom (1917-1926).

Sa veuve, Marie Alexandrine Lorry meurt le 30 janvier 1953 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où résidaient ses deux fils, Pierre Anselme (1891-1960) et Georges (1897-1943), tous deux industriels, ce dernier également conseiller municipal de la commune.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 01:01

Henri Eugène Lacroix est né le 16 janvier 1872 à Paris (12e arr.). Il est le fils de François Eugène Lacroix et Célina Henriette Messier, domiciliés à Paris (12e arr.) puis à Maule (Seine-et-Oise, act. Yvelines).

Il épouse Flore Georgette Delafond, brodeuse, en juin 1901 à Paris ; il divorce en mai 1916 et se remarie avec Jeanne Louise Boulet en juillet 1918 à Neuilly-sur-Seine (Seine, act. Hauts-de-Seine).

Exerçant la profession de bijoutier, il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avant 1901. Il s’y engage alors dans la vie politique et associative.

En mars 1901, il est élu président de la section de Joinville-le-Pont de la Ligue des droits de l'Homme qui vient d’être constituée.

Henri Lacroix signe des articles dans des hebdomadaires politiques locaux paraissant dans la banlieue sud-est de Paris, Le Réveil socialiste (1906), Tribune socialiste (1908) et La Voix socialiste (1909-1910). Il y insiste notamment sur les problèmes de son quartier de Polangis, à Joinville.

En janvier 1907, il lance dans L’Humanité une souscription en faveur d’un autre Joinvillais, avec lequel il entretient des relations étroites, Émile Lebègue. C’est le responsable de l’Union des sections SFIO de la deuxième circonscription de l'arrondissement de Sceaux, qui se trouve alors dans une « situation pénible ». Lacroix est secrétaire du groupe de Joinville de la 37e section du parti socialiste dans le département de la Seine, la section étant à l’échelle du canton de Saint-Maur.

Après avoir été candidat sur des listes socialistes, qui n’obtiennent pas d’élus, en 1904 et 1908, Henri Lacroix entre au conseil municipal de Joinville-le-Pont lors des élections de mai 1912. Il siège en compagnie de six autres adhérents de la SFIO, dont Émile Lebègue et Georges Laruelle. Le maire est Achille Ernest Mermet, radical dissident. Sa liste a fusionné avec celle des radicaux dissidents, les libéraux et l’emporte au second tour contre les radicaux-socialistes. Le conseil est composé de sept socialistes, dix radicaux dissidents et six libéraux.

Lacroix continue son activité d’élu local pendant la première guerre mondiale, étant mobilisé mais affecté en région parisienne. Lacroix vient tous les jours à la mairie, où il est délégué au paiement des allocations aux femmes de mobilisés, ce qui est, remarque Louis Rey, un de ses adversaires radical-socialiste dans l’hebdomadaire Voix des communes « un poste bien difficile » et fait de lui l’élu « contre lequel on médit le plus », même s’il considère qu’il est incapable des détournements dont on l’accuse. Il démissionne de cette fonction en juin 1915.

Lacroix s’oppose à la hausse du prix du gaz, votée par la mairie municipale. En 1916, Lacroix est en service à la préfecture de la Seine ; il prend publiquement position pour défendre le maire Ernest Mermet (radical dissident), mis en cause dans sa gestion des fonds de guerre.

Lacroix n’est pas candidat au premier tour lors du scrutin communal de 1919 ; il rejoint un ancien conseiller municipal socialiste, Georges Laruelle, au second tour sur la liste SFIO, en vingtième position. La liste obtient 502 suffrages en moyenne (33%) et n’a pas d’élu, Lacroix arrivant en tête avec 519 votes (34,1%). La liste d’Union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, remporte tous les sièges ; elle rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, anciens membres de la SFIO (Périn, Caperon).

En 1920, Henri Lacroix adhère au nouveau parti communiste, comme l’ensemble de la section SFIO de Joinville. Il n’a plus d’activité politique publique mais reste membre du Pcf, qui salue sa disparition en tant que camarade en 1924.

Henri Lacroix a eu deux filles. Il décède à Joinville-le-Pont le 16 juin 1924, à l’âge de 52 ans.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 01:01

Paul Louis Lavarenne naît au Cheylard (Ardèche) le 22 mai 1880. Il est le fils d’Étienne Lavarenne, graveur de 31 ans, et de son épouse Joséphine Ducros, 27 ans, ménagère. Il s’installe avec sa mère à Paris dans le 10e arrondissement.

Il exerce la profession de sellier et épouse, en octobre 1902, Anna Julie Joly, couturière dans le 11e arrondissement.

Lavarenne est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) le 6 décembre 1919 sur la liste d’union républicaine et sociale, qui comprend des radicaux dissidents, comme le futur maire Henri Vel-Durand, des radicaux-socialistes tels Georges Briolay et des socialistes indépendants (Périn, Caperon). Elle s’oppose au premier tour à une liste socialiste unifiée SFIO (Laruelle) et à une liste libérale (Beauvais). Toute la liste est élue au second tour avec en moyenne 63% des voix face à la liste SFIO.

Signalé à plusieurs reprises comme absent lors de réunions municipales en 1923, Paul Louis Lavarenne décède à Joinville-le-Pont le 13 avril 1924. Il était âgé de 44 ans, exerçait toujours le métier de sellier et demeurait rue Vautier.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 01:01

Paul Purrey naît chez ses grands-parents maternels à Saint-Antoine-de-Breuilh (Dordogne) le 2 août 1878. Ses parents, Jeanne Guionnet et son époux Jacques Purrey, tonnelier, résident à Saint-André-et-Appelles (Gironde). Il épouse en juin 1905 à Paris (18e arr.) Berthe Augustine Bassée, avec laquelle il aura une fille, Madeleine (1903-1993) et dont il divorcera en juillet 1924.

Installé en 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) au 13, rue des Corbeaux, Goujon exercera toute sa vie l’activité de marchand de vins en gros. Il mène une action professionnelle, étant vice-président de l’Union des commerçants municipale et rejoignant la Chambre syndicale du commerce en gros des vins, spiritueux et cidres de Paris en 1917. Lors des graves inondations de la Marne en 1910, Purrey devient membre de la commission de répartition des secours aux inondés.

Proche des radicaux-socialistes qui tiennent alors la municipalité, Purrey va s’engager à l’occasion du conflit qui oppose la majorité du maire Eugène Voisin, de l’adjoint Georges Briolay et de leur idéologue, Louis Rey, à un groupe dissident, conduit par Achille Ernest Mermet et Henri Vel-Durand. Lors d’un scrutin municipal partiel en mai 1911, provoqué par la démission de cinq dissidents, Paul Purrey prend la deuxième place de la liste constituée par René Martin, président de l’Union des commerçants de Joinville, soutenue par les radicaux-socialistes. Ce sont cependant les dissidents qui l’emportent, avec le soutien des libéraux et des socialistes. L’année suivante, dans la même configuration, les radicaux-socialistes sont battus et Achille Ernest Mermet devient maire.

Franc-maçon, Purrey participe à la loge locale Germinal, qui a inauguré son temple, rue Transversale, en mars 1911. Elle accueille notamment des militaires de l’école de gymnastique.

Ayant quitté Joinville pour la capitale, Purrey connaîtra des difficultés économiques, son établissement de vins en gros de Bercy faisant faillite en mai 1925. Il reprendra cependant cette activité, dans la banlieue sud, à Athis-Mons (Seine-et-Oise, act. Essonne). Remarié avec Laure Henriette Lévêque en janvier 1925 à Paris (12e arr.), Purrey s’installe à Wissous (Seine-et-Oise, act. Essonne) où il réside en 1937.

La loge Germinal ayant disparu, Purrey fréquente la loge Le Niveau social de Vincennes (Seine, act. Val-de-Marne) dont il est Hon.'. en 1938. Pendant la guerre, le nom de Paul Purrey figure sur une liste des dignitaires de la franc-maçonnerie relevant du Grand Orient de France, publiée le 23 septembre 1942 par le Journal officiel de l’État français.

À la Libération, Paul Purrey fait fonction en 1944 de maire de Wissous ; il est élu en 1945 et exerce son mandat jusqu’en 1947.

Paul Purrey est décédé le 19 juillet 1950 à Longjumeau (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il était âgé de 71 ans.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 01:01

Julien Vincent Cérignan naît à Oger (Marne) le 23 octobre 1887. Il est le fils de vignerons, Adolphe Albert Cérignan et son épouse Marie Simon. Après la naissance à Paris d’un premier fils en 1908, il épouse Juliette Marie Decraene en avril 1909 dans la même ville. Ils y auront une fille en 1912 avant de s’installer à Joinville-le-Pont où naîtra leur troisième enfant en 1916.

Julien Cérignan est électricien de la Ville de Paris.

Membre du Parti socialiste SFIO depuis avril 1926, militant de la section de Joinville-le-Pont (Seine), il en est un des principaux animateurs entre 1927 et au moins 1932. En mai 1929, il est candidat sur la liste du cartel des gauches, qui associe les radicaux-socialistes (Briolay), des socialistes indépendants (Scornet) et le parti socialiste SFIO. La liste avait recueilli une moyenne de 910 voix au premier tour, contre 825 pour celle du maire sortant, Stephen Durande et 391 pour la liste communiste de Bénenson. Au second tour, la liste socialiste-radicale obtient une moyenne de 1025 suffrages, contre 929 à celle de droite et 278 aux communistes qui s’étaient maintenus. La liste du cartel emporte 22 des 27 sièges en jeu. Quatre membres de la SFIO entrent au conseil municipal : Roger, adjoint au maire Briolay (radical-socialiste), Bureau, Couillard et Galabert. Cérignan par contre est battu.

Julien Cérignan se présenta à la commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine en juin 1930, sur la liste « des camarades ayant approuvé le rapport moral » où on retrouve notamment Osmin et Zyromski. Trois colistiers appartenaient à la même section : Victor Hochet, Claude Noizat, Georges Roger.

Cérignan est nommé secrétaire du comité de presse dans lequel on retrouve notamment Roger et Derivière. Une rupture se produit entre la section SFIO et les conseillers municipaux, deux d’entre eux (Roger et Bureau) soutenant une liste indépendante contre celle des socialistes lors des municipales partielles d’octobre 1934 ; au second tour, tandis que la liste SFIO de Derivière s’est désistée, c’est la droite de Charles Chaussée qui emporte les 10 sièges en jeu face au communiste Robert Laforest, les indépendants soutenus par les radicaux s’étant également retirés.

En mai 1935, lors des élections municipales générales, Roger et Bureau, ainsi qu’un autre ancien SFIO, Ceretti, sont candidats sur la liste du cartel des gauche (Briolay), Derivière conduit la liste SFIO et Deloche celle du Pcf ; ce sera la liste Lesestre, orientée très à droite, qui remportera le second tour avec 25 sièges contre deux à la gauche fusionnée (les communistes Deloche et Rouhaud) tandis que le centre-gauche est battu. Cérignan n’avait pas été candidat.

Après la libération de la ville le 20 août 1944, Julien Cérignan est nommé membre de la délégation spéciale nommée par un arrêté préfectoral du 26 septembre et s’installe le 13 octobre. Il fait fonction de conseiller municipal jusqu’aux élections d’avril 1945.

En juillet 1945, il se voit attribuer une médaille d'argent par le ministère de l’intérieur. Dans le cadre de la médaille d’honneur départementale et communale. Il est alors aide à l'atelier central des machines au service des eaux et assainissement de Paris.

Julien Vincent Cérignan décède le 16 septembre 1952 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 64 ans. Il est inhumé au cimetière de la ville.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 01:01

Louis Jean René Caperon, dit René Caperon, est né le 25 février 1884 dans le 5e arrondissement de Paris. Sa mère Anne Iffly est couturière et son père, Louis-François-Victor Caperon, plombier au moment de sa naissance, est récompensé en 1908 comme secrétaire de la société de secours mutuels Le Denier de la veuve des ouvriers des postes, télégraphes et téléphones à Paris.

René Caperon rejoint également les PTT, où il est ouvrier de main-d'œuvre temporaire à Paris extra-muros en 1908. Intégré en 1910, il devient chef d’équipe dans les lignes aériennes après avoir réussi un concours en 1920. L’année suivante, il fait partie d’une mission de fonctionnaires de l’administration des postes et télégraphes envoyée à New-York ; il présente comme chef d'atelier un rapport sur les travaux de construction de lignes aux États-Unis.

En 1935, il est décoré de la médaille d’argent des PTT en tant que conducteur de travaux. Il se voit attribuer une pension en février 1939, à l’âge de 55 ans, en tant que conducteur principal, ses sept ans et demi de services militaires, s’ajoutant que 28 ans et demi de services civils.

L’engagement syndical de René Caperon date au moins de 1908 ; en novembre de cette année, il fait partie avec Robert, Lejeune et Lamaison d’une délégation du Syndicat national des ouvriers main-d'œuvre des PTT qui se rend à la Chambre des députés pour exposer au groupe socialiste leurs revendications ; le député de Limoges Léon Betoulle les présente à la tribune.

En mars 1909, Caperon est, en tant que représentant des lignes aériennes, aux côtés du secrétaire du syndicat des ouvriers, Pauron ; il fait partie de la délégation envoyée pour rencontrer le président du conseil, Georges Clémenceau, auquel elle demande le renvoi du ministère de Julien Simyan, sous-secrétaire d'État aux PTT. Il est un des initiateurs de la première grève massive de fonctionnaires français engagée suite à son refus.

En mai, Caperon figure sur la liste des 228 agents, sous-agents et ouvriers des PTT dont la révocation a été prononcée. Cependant, cette mesure ne semble pas impressionner les militants ; lors d’un meeting de 8 000 grévistes parisiens au manège Saint-Paul à Paris, le 12 mai, Le Gléo indique, selon le quotidien Le Matin, « Que nous importe que le gouvernement nous révoque, puisqu'il nous réintégrera. »

En juillet, le Syndicat des ouvriers lance une consultation nationale de ses membres, qui se tiendra du 20 au 22 août à la Bourse du travail de Paris après la chute du ministère. Caperon est chargé de l’organiser avec Laporte, Ott, Grifouillat, Domergue et Jorioz ; il est rapporteur de la commission de préparation.

L’engagement de discussions pour la réintégration des révoqués a lieu avec Alexandre Millerand, ministre des travaux publics et des postes et télégraphes dans le gouvernement Aristide Briand, en poste depuis le 24 juillet 1909.

Le 9 janvier 1910, Le conseil d'administration du syndicat nomme son bureau ; Caperon, est gérant du journal Le Travailleur des PTT. Il fait partie des délégations qui rencontrent Millerand les 23 avril et 22 août 1910. Au cours de cette dernière rencontre, le réembauchage des révoqués est confirmé.

Le 29 janvier 1911, Caperon, est renouvelé dans ses fonctions de membre du bureau syndical et de gérant du journal. En octobre, suite à la démission de Pauron, Roger est nommé secrétaire général, tandis que Caperon et Gaillot sont secrétaires généraux adjoints ; la gérance du journal est confiée à Dutailly. Caperon conserve sa fonction jusqu’en 1914.

Pendant la guerre, Caperon est mobilisé dans une section de télégraphie militaire. Il continue son action militante, puisqu’il recueille en décembre 1914, dans le cadre d’une souscription pour les secours aux blessés du Ps (SFIO) et de la Cgt, les versements des officiers, télégraphistes, chefs d'équipes maîtres-ouvriers et ouvriers de sa section.

Après-guerre, Caperon reprend son activité syndicale. Il intervient dans la Conférence nationale des ouvriers des PTT du 13 juin 1921 à Paris (salle de l'Égalitaire). Lors du conseil national du 20 juin 1921, il est de nouveau désigné comme gérant du Travailleur des PTT. Il est candidat présenté par l’Union fédérale des syndicats des ouvriers lors élections des représentants des personnels des 13 et 14 mars 1922 et est élu suppléant au conseil de discipline. Son appartenance syndicale, l’organisation étant désormais affiliée à la Cgt, est mentionnée en 1925 par l’hebdomadaire Voix des communes qui précise qu’il est « attaqué par les camarades dans son syndicat professionnel, traité de réactionnaire. »

Caperon a épousé en 1906 à Paris (14e arrondissement) Lucie Pauline Lavigne, avec laquelle il aura plusieurs enfants. Il s’installe à Joinville-le-Pont.

Lors des élections municipales des 30 novembre et 6 décembre 1919, il est candidat à Joinville (alors dans la Seine, actuellement dans le Val-de-Marne) sur la liste qui rassemble d’anciens radicaux dissidents comme Henri Vel-Durand et des radicaux-socialistes tels Georges Émile Briolay. Il se présente comme socialiste, mais s’oppose aux socialistes unifiés (SFIO) de Georges Laruelle. Caperon devient conseiller municipal au second tour de scrutin avec l’ensemble de ses colistiers.

Le 21 février 1923, il est élu président de la section de Joinville de la Ligue de la République, constituée avec des socialistes SFIO comme Henri Émile Graillat, des radicaux-socialistes tels Léon Roux et Briolay ou des indépendants (Léon Berthet). L’objectif de la Ligue est de regrouper tous les partis de gauche non communistes « pour faire échec à la réaction ». Caperon est réélu dans cette fonction le 15 décembre 1923.

En 1924, Caperon plaide pour une alliance des radicaux-socialistes et autres personnalités de gauche avec le maire sortant, Vel-Durand. Mais Briolay et ses amis estiment l’entente impossible avec ceux qui, tels Vel-Durand, ont soutenu le Bloc national aux élections législatives du 11 mai 1924 et traitent Caperon de « renégat » dans leur organe, Voix des communes. Vel-Durand opte pour une liste où sont présents des candidats modérés et remporte les élections municipales de mars 1925 ; Caperon ne siègera plus au conseil municipal de Joinville.

Cependant, il reste proche du maire qui le nomme au conseil d’administration du bureau de bienfaisance communal.

En 1923, Caperon est vice-président de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme. Il est réélu le 26 janvier 1924.

Caperon avait été parrainé par Léon Roux, alors conseiller municipal de Joinville, pour entrer dans la franc-maçonnerie vers 1923 ou 1924.

René Caperon est décédé le 5 novembre 1965 à Eaubonne (alors en Seine-et-Oise, aujourd’hui dans le Val-d’Oise).

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 01:01

Gaston Alphonse Voluchenèdre naît le 16 mai 1877 à Blaise (Haute-Marne, act. Colombey-les-Deux-Églises). Son père, Laurent Victor Voluchenèdre, est maréchal-ferrant, marié à Marie Héloïse Piot.

Il exerce d’abord la profession de cocher à Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis) et se marie en mai 1901 dans cette même ville avec Angèle Guillaume.

Installé depuis 1919 à Joinville-le-Pont, où il est devenu restaurateur, Voluchenèdre rejoint le Comité de concentration républicaine pour la défense des intérêts de Joinville (droite) et se présente sur sa liste lors du scrutin partiel d’octobre 1934 pour des élections municipales, qui comprend le futur maire de Joinville, Léon Lesestre. Au premier tour, Voluchenèdre est crédité de 811 votes sur 2297 qui ont été exprimés pour 3225 inscrits. Il est élu au second tour avec ses neuf colistiers en recueillant 1104 voix pour 1903 suffrages exprimés (58%) face aux candidats communistes.

Lors des élections municipales générales de mai 1935, Voluchenèdre rejoint la liste des Gauches républicaines du maire sortant, Briolay, qui combat le Comité de concentration républicaine de Lesestre et les deux listes de gauche de Derivière (SFIO) et Deloche (Pcf). Le groupement des gauches républicaines défend sa politique sociale et explique la hausse des impôts locaux par l’aggravation des charges imposées à la commune (contingent, chômage, moins-values sur les recettes). Les 2856 votes valablement exprimés parmi les 3433 inscrits donnent un net avantage aux candidats de droite, tandis que les deux groupements de gauche fusionnent entre les deux tours ; la liste de centre gauche est distancée. Voluchenèdre obtient 765 voix (26,8%) au premier tour et 569 des 2899 suffrages exprimés au second (19,2%). Comme tous ses coéquipiers, il est battu ; le conseil municipal comprend 25 élus de droite, dont le maire Léon Lesestre, et deux de gauche, dont le futur maire à la Libération, Robert Deloche.

Gaston Voluchenèdre, qui avait divorcé en janvier 1913, se remarie à Joinville en février 1936 avec Eugénie Vallet. Il a installé son restaurant sur le quai de la Marne, en bordure du Bois de Vincennes et a proximité de Nogent-sur-Marne.

La date et le lieu de son décès ne sont pas connus.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 01:01

Gabriel Félix Vélard, naît le 25 juillet 1879 à Paris 17e. Il est le huitième des dix enfants d’Angéline Julienne Donnadieu et de Louis Auguste Vélard, journalier originaire de Nogent-le-Rotrou, Eure-et-Loir.

Il épouse en novembre 1903 à Paris (11e arr.) Eugénie Élise Sandel, avec laquelle il aura trois enfants. Il est alors comptable. Cette même année, il s’installe à Joinville-le-Pont où il réside sur le quai de la Marne. Il crée ensuite une entreprise de miroiterie dans le quartier de la Roquette à Paris.

En 1929, Gabriel Vélard est élu au conseil municipal de Joinville sur la liste du groupement des gauches, conduite par Georges Briolay, qui est soutenue par le parti radical-socialiste, le parti socialiste SFIO et des socialistes indépendants. La liste remporte 22 des 27 sièges à pourvoir face à celle de l’Union républicaine (droite, 5 élus) et à la liste du Bloc ouvrier et paysan (communiste, pas d’élu). Vélard recueille au premier tour 751 suffrages, soit 44% des 1715 votants pour 2491inscrits.

Vélard prend une part active dans la vie municipale. En novembre 1934, quand une dizaine de candidats indépendants et de droite ont été élus en remplacement de conseillers décédés ou démissionnaires, c’est lui qui prend l’initiative de faire reporter l’élection d’un quatrième adjoint, les trois candidatures risquant de provoquer un affrontement au sein de l’assemblée.

En janvier 1935, Vélard est élu président du comité de Joinville du parti radical-socialiste, dont le maire, Briolay, est président d’honneur. Le bureau compte également Klein, Lobrot, Lepennetier et Bureau, un ancien socialiste SFIO.

C’est comme délégué des radicaux-socialistes que Vélard est également désigné en avril 1935 président du groupement des gauches républicaines à Joinville, toujours avec Bureau ainsi qu’avec Genevay et Roger, adjoint au maire, socialiste indépendant (ex-SFIO). Le groupement soutient une liste aux élections municipales de mai derrière le maire sortant, Briolay, en revendiquant son bilan, mettant en avant d’importants travaux d’amélioration et d’embellissement tout en attribuant l’augmentation des impôts locaux à l’aggravation des charges sociales imposées à la commune. Vélard figure en neuvième position sur la liste, qui s’oppose à celles de l’Union républicaine (droite), des socialistes SFIO et des communistes.

Arrivée en deuxième position au premier tour, la liste de la municipalité sortante sera dépassée après ballotage par la fusion des communistes et des socialistes, qui remportent deux sièges sur 27, tandis que la liste de droite a 25 élus dont Léon Lesestre, qui devient maire. Vélard recueille au premier tour 770 voix soit 27,0 % des 2856 suffrages exprimés ; il obtient 585 votes sur 2899 au second tour (20,2%).

Lors des élections législatives d’avril et mai 1936, Vélard est le candidat radical-socialiste dans la 4e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine), qui regroupe les deux cantons de Saint-Maur-des-Fossés. Il totalise 912 des 20 304 bulletins valablement comptés (4,5%). Conformément aux accords du Front populaire, Vélard se désiste pour André Puech dit Parsal, communiste, qui est élu député face au radical indépendant sortant Adolphe Chéron.

Gabriel Vélard, qui était président du Club athlétique de Joinville (CAJ), est décoré de la médaille d’honneur de l’éducation physique en octobre 1936.

Sa première épouse étant décédée en décembre 1941, il se marie en octobre 1948 avec Helena Turianskyj et s’installe à Montigny-Lencoup, en Seine et Marne. Gabriel Vélard y meurt le 25 janvier 1972, à l’âge de 92 ans.

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