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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 01:01

Henri Alexandre Émile Graillat naît le 21 juillet 1881 à Paris (12e arr.). Il est le fils de Marie Joséphine Tourot, deuxième épouse de Laurent Vincent Graillat, tonnelier, communard, militant socialiste-révolutionnaire et conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne).

Résidant à Bois-Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine) Il épouse en juillet 1905 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) Louise Desouche. Il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Bac. Comptable, Émile Graillat va exercer dans la grande distribution. Il est chef comptable à la Samaritaine (Paris) en 1911.

À l’instar de son père, Émile Graillat va s’engager en politique. En avril 1902, il accompagne à Champigny Renier, candidat du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire à l’élection législative, dans une réunion où il porte la contradiction au candidat conservateur de la Patrie française.

Il est possible qu’il ait été candidat aux élections municipales de 1912 à Joinville, mais il n’est pas élu ; la liste socialiste SFIO fusionne au second tour avec une liste libérale et une liste radicale dissidente, et la liste unifiée remporte le scrutin face aux radicaux-socialistes officiels. Il y a sept élus socialistes (Georges Laruelle, Émile Lebègue, André Flambard, Julien Périn, Henri Lacroix, Petit, Georges Scornet). Après ce succès, le bureau de la section locale est renouvelé en juin et confié aux non-élus, avec Fernand Grandhomme comme secrétaire. Graillat est membre de la commission de contrôle. En janvier 1913, Émile Graillat devient secrétaire de la section de Joinville en remplacement de Grandhomme (qui devient trésorier), et est également délégué à l’Union des sections de la 2e circonscription de Sceaux. Il quitte cette fonction en mai de la même année, Alphonse Mibord étant élu à sa place.

Mobilisé pendant la guerre, Graillat est sous-officier et reçoit en janvier 1919 une citation pour son comportement ; il est décoré de la croix de guerre. La presse radicale assure qu’il fut bon soldat, a fait toute la campagne, et est revenu à peu près indemne.

Il rejoint après-guerre Paris-France, société qui exploite la chaîne des magasins de nouveautés Aux Dames de France où il travaille en 1921. Il y est trésorier et secrétaire de l’Association mutuelle de retraites de la société.

Lors des élections municipales de novembre 1919, comme plusieurs anciens socialistes SFIO (Périn) se présente sur la liste conduite la Henri Vel-Durand (radical dissident) qui comprend également les radicaux officiels. Il a l’étiquette de socialiste indépendant, face à la liste de gauche officielle conduite par Laruelle (SFIO) et à une liste libérale (Beauvais). La liste d’union républicaine et sociale est élue intégralement au second tour, face aux seuls socialistes. Graillat obtient au 1er tour  760 voix sur 1 694 suffrages exprimés (44,8%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits. Il est élu au second tour avec 964 voix sur 1 518 suffrages exprimés (63,5%) pour 1 537 votants.

En décembre 1922, trois tribunes anonymes mettent en cause sa famille dans le journal radical Voix des communes. Sa fille Simonne est critiquée pour être « entrée à la mairie par surprise » et pris la « place d’une veuve de guerre ». Son épouse Louise est attaquée : « Mme Graillat dirige la cantine des écoles de Polangis, elle emportait sa petite cantine garnie ; elle semble commander le conseil municipal, défiante, autoritaire, colporte partout que son mari sera bientôt maire de Joinville. »

En mars 1923, Graillat prend part à la formation d’une section de la Ligue de la République à Joinville ; elle est présidée par René Caperon, socialiste indépendant, et rassemble également des radicaux-socialistes et des socialistes proches de la SFIO (mais la section n’est pas encore reconstituée, après le passage de la totalité des adhérents au Pcf en 1920). Graillat est délégué au comité central.

Après les élections municipales de 1925, qui ont vu la défaite du cartel des gauches dans la commune, Henri Graillat rejoint de nouveau la SFIO et souscrit à plusieurs reprises en 1928 à des souscriptions pour le parti lancées par le quotidien Le Populaire.

Président de l’Amicale des anciens élèves de l’école de Saint-Maur, Émile Graillat est trésorier de la caisse des écoles de Joinville depuis au moins 1922. Récompensé en 1921 et 1924 pour son activité de mutualiste, honoré pour son poste de chef de service à Paris-France en 1936, il est décoré des palmes académiques pour son rôle à la caisse des écoles (officier d’académie en 1922, officier de l’instruction publique en 1940).

Émile Graillat meurt accidentellement à 59 ans le 26 août 1940 à Nogent-sur-Marne où il est renversé à bicyclette au carrefour de Beauté par une voiture. Peut-être du fait de ses antécédents militaires, le nom d’Henri Graillat figure sur le monument aux morts de Joinville au titre de la guerre 1939-1945. Il résidait avenue du Bac à Joinville.

Son fils, René Graillat, engagé dans l’action sociale professionnelle, sera membre de la délégation spéciale chargée d'administrer provisoirement la commune de Champigny-sur-Marne à la Libération en 1944 où il fait donc fonction de conseiller municipal.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 01:01

En 1674, sous le roi Louis XIV, un certain Wiet, d’origine écossaise, était consul général de France en en Syrie et Palestine. En 2017, un autre Wiet est consul général de France en Algérie. Pendant trois siècles et demi, la famille Wiet aura tenu des postes consulaires et diplomatiques, sous tous les régimes : la monarchie absolue, la révolution française, la monarchie de Juillet, les républiques…

Pendant la seconde guerre mondiale, on trouve des Wiet des deux côtés : l’un, l’historien orientaliste Gaston Wiet, directeur du musée islamique du Caire, est très tôt résistant aux côtés du général de Gaulle. L’autre, qui se fait appeler Lionel de Wiet, était un escroc mondain, en affaires avec l’ambassadeur du Reich en France, directeur d’un théâtre sous l’Occupation, ami d’Arletty, faux marquis et vrai trafiquant de haut vol.

Diplomates de père en fils pendant huit générations, les Wiet sont aussi des spécialistes des langues orientales : grec, turc, persan, arabe… Ils étaient « jeunes de langues » (les ancêtres des étudiants des Langues’O) et drogmans (interprètes) aux dix-huitième et dix-neuvième siècles.

Dans cette dynastie au long cours, il y eut des alliances fameuses. Ainsi, Henry Wiet, consul à Chypre (1676-1728) épousa une Fornetti, l’autre grande famille historique des consulats français.

Émile Wiet (1818-1881), consul de France, ayant occupé des postes à Mogador, Bahia, Cap-Haïtien, Port-au-Prince, Tunis, Mossoul, Janina, Scutari, Salonique, Corfou, Tripoli de Barbarie et Palerme, se maria avec Isabelle da Silva, princesse de Bragance.

Le descendant de la lignée, Jean Wiet, consul général à Alger, fut en poste à Djeddah (Arabie Saoudite) et Marrakech (Maroc). Il est chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’Ordre du mérite.

Gaston Wiet avec le général de Gaulle

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 01:01

Félix Quénehen naît le 17 septembre 1902.

En 1921, il réside à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) où il milite au sein des Jeunesses communistes. Il est un des orateurs qui intervient lors d’un meeting organisé dans la ville le 10 septembre de cette année « au profit des Russes. »

Quénehen présente sa candidature en juin 1922 pour faire partie du comité exécutif de l’Entente des Jeunesses communistes de la Seine, la Seine-et-Oise et la Seine-et-Marne.

Il se marie en juin 1923 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne) avec Germaine Février, Ils auront au moins un fils et résideront à Créteil puis Saint-Maurice à nouveau.

En octobre 1931, Félix Quénehen est le secrétaire de la section socialiste SFIO de Saint-Maurice.

Félix Quénehen meurt en 1961.

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 01:01

Henri Laurent Vinsonneau naît le 20 juin 1902 à Paris (6e arr.). Il est le fils d’une domestique vivant boulevard Saint-Gemain) Paris, Eugénie Séraphine Vinsonneau. Il prend le nom de son père, Jean-François Gallion après le mariage de ses parents en juillet 1906 à Paris (7e arr.).

Le père, jusqu’ici monteur de piano, est embauché comme employé de la firme Pathé cinéma et s’installe avant 1911 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où cette société a une usine. Ils vivent d’abord rue de Créteil (act. rue du maréchal Leclerc).

Devenu mécanicien après-guerre, Henri Gallion travaille pour la société Télégic, une société d’optique plus tard incluse dans le groupe Lissac, un des fondateur du groupe Essilor-Luxxotica. En décembre 1924, le syndicat des métaux de la Cgtu tient une réunion à Joinville pour les opticiens de cette entreprise.

Le mariage en avril 1925 à Joinville d’Henri Gallion avec Louise Émilie Perrot a pour témoin Robert Sicre, un des piliers du mouvement communiste à Joinville après la deuxième guerre mondiale. Il avait épousé, deux ans avant, Madeleine Gallion, sœur cadette d’Henri.

Au second semestre 1927, Gallion est cité à trois reprises dans le quotidien communiste L’Humanité comme ayant recueilli auprès d’ouvriers de Télégic des souscriptions pour le Pcf dont une intitulée « des munitions pour le parti » en août, et la dernière en préparation des élections législatives. Il est associé à d’autres communistes joinvillais, Tabouret et Comte.

Lors des élections municipales de mai 1929, Gallion est candidat à Joinville en quinzième position sur la liste du Bloc ouvrier-paysan, conduite par le communiste Roger Bénenson, futur député de Seine-et-Marne. La liste recueille 18,4% des suffrages exprimés au premier tour, arrivant derrière les conservateurs sortants de Stephen Durande (38,8%) et la concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste Sfio et socialiste indépendant, 42,8%). Gallion est crédité de 339 voix sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits.

Au second tour, la liste communiste se maintient et recueille 12,5% des votes sans avoir d’élu, derrière les conservateurs (41,6%, 5 élus) et la gauche modérée (45,9%, 22 élus). Georges Briolay (radical) devient maire.

Gallion n’est pas présent lors du scrutin partiel de 1934, mais il est à nouveau candidat lors des élections municipales de mai 1935, comme six anciens de anciens ses colistiers.

La liste communiste du premier tour est conduite par Robert Deloche, ouvrier fourreur (maire de la ville après-guerre). Gallion y figure en vingt-cinquième position. Les républicains de Léon Lesestre (droite) arrivent en tête (32,6%) devant les radicaux et socialistes indépendants du Groupement des gauches républicaines du maire sortant, Briolay (26,8%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Gallion ne participe pas à la liste du second tour.

Henri Gallion meurt le 9 novembre 1938 à Paris (14e arr.), à l’âge de 36 ans. Il résidait alors dans le quartier de Polangis, avenue Bizet, toujours à Joinville-le-Pont.

Télégic

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 01:01

Victor Marie Mahyeux naît le 20 avril 1874 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Ses parents, Catherine Galiègue et son époux Louis François Mahyeux, sont tous deux ouvriers journaliers.

Lorsqu’il se marie, en novembre 1899, ses parents sont séparés et Victor, qui est messager, demeure avec sa mère toujours à Nogent. Il épouse une blanchisseuse, Clémentine Juliette Rachel Chevreau.

Victor Mahyeux s’installe à Joinville, dans le quartier de Polangis, en 1906 et est employé dans l’usine Pathé cinéma. Pendant le premier conflit mondial, il est décoré de la Croix de guerre.

Après-guerre, Mahyeux est ouvrier charpentier puis carrossier. Les époux Mahyeux recueillent trois neveux orphelins en bas âge, la grand-mère et un fils de 15 ans issu du deuxième  mariage de cette dernière. La presse relève que, marié et sans enfant, Mahyeux a « maintenant avec une famille de sept personnes et son seul salaire pour vivre » ; il se voit cependant attribuer, en 1920, des indemnités pour les enfants dont il est tuteur jusqu’à leur majorité. En 1925, il est décoré de la médaille d'argent de l’Encouragement au bien.

Membre de l’amicale des Bretons en 1923, Mahyeux est élu en 1925 administrateur de la société d’épargne La Tirelire de Joinville.

Lors des élections municipales de mai 1929, Mahyeux est candidat sur la liste des gauches républicaines, qui rassemble radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants. Elle recueille 22 sièges sur les 27 à pourvoir, la liste de concentration républicaine de l’ancien maire Stephen Durande, qui est battu, remporte les 5 autres sièges ; les communistes n’ont pas d’élu.

Au premier tour, le cartel des gauches obtient 42,8% des suffrages exprimés, devant les conservateurs (38,8%) et le Bloc ouvrier-paysan, du communiste Roger Bénenson (18,4%). Mahyeux recueille 754 votes sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits. Au second tour, la gauche non communiste arrive en tête (45,9%), devant la municipalité sortante (41,6%) et les communistes (12,5%).

Élu conseiller municipal avec l’étiquette radicale-socialiste, Mahyeux va participer à la première municipalité de gauche de Joinville-le-Pont, conduite par Georges Birolay, qui vit un mandat difficile ; sur les quatre élus socialistes SFIO, deux démissionnent du conseil municipal et les deux autres quitteront la formation avant 1934. En 1934, des élections municipales partielles sont nécessaires pour remplacer plus du tiers des élus (10 sur 227) ; elles voient la victoire des conservateurs, tandis que les socialistes et les communiste approchent chacun 18% des suffrages exprimés.

Membre actif du conseil municipal, Mahyeux est également présent dans des manifestations sportives ou culturelles dans son quartier de Polangis (il réside avenue Galliéni). En 1933, Mahyeux, en tant que salarié (artisan-compagnon) est désigné avec Honoré Genevay, comme patron (artisan-maître) pour établir la liste des électeurs à la chambre de métiers.

Le groupement des gauches républicaines se représente lors des municipales de mai 1935, cette fois sans le soutien de la SFIO. Les sortants défendent leur bilan, mettant en avant d’importants travaux d’amélioration et d’embellissement ; ils concèdent avoir dû augmenter les impôts communaux, mais attribuent la hausse à l’aggravation des charges imposées à la commune (contingent, chômage, moins-values sur les recettes). Victor Mahyeux, devenu carrossier, figure en sixième position sur la liste du maire Georges Briolay.

Le programme de la gauche modérée porte sur l’assainissement, des travaux de viabilité, la réfection des trottoirs défectueux et la création de squares. Les candidats veulent, pour réduire le chômage, faire pression auprès des pouvoirs publics pour la réalisation des grands travaux d’outillage national (élargissement du pont de Joinville, suppression du passage à niveau). Ils entendent créer un nouveau groupe scolaire à Polangis, agrandir des écoles existantes, faire une salle des fêtes à la mairie et étudier un futur stade municipal. Ils proposent des cours de natation et d’aviron gratuits.

Le groupement des gauches arrive en seconde position (26,8%), devancés par les républicains de Léon Lesestre (droite) qui arrivent en tête (32,6%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%). Mahyeux a 779 voix sur 2 856 exprimées pour 3 433 inscrits (27%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Mahyeux a 581 voix sur 2 889 exprimées (20%).

Victor Marie Mahyeux meurt le 18 janvier 1936 à Joinville, à l’âge de 61 ans.

Atelier de mécanique de l'usine Pathé-Natan

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 01:01

Robert Lisambard naît le 6 septembre 1902 à Soisy-sous-Étiolles (Seine-et-Oise, act. Essonne). Il est le fils d’Anne Marguerite Loctor et de son mari, Emmanuel Lisambard, carrier.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il exerce le métier de charpentier fer et vit avec Hélène Marie Germaine Aubignat avec laquelle il a un premier enfant en juillet 1921, avant leur mariage dans la même ville en novembre de cette année-là.

Lors des élections municipales de mai 1929, Lisambard est candidat sur la liste du Bloc ouvrier-paysan, conduite par le communiste Roger Bénenson. La liste recueille 18,4% des suffrages exprimés au premier tour, arrivant derrière les conservateurs sortants de Stephen Durande (38,8%) et la concentration des gauches (radical-socialiste, socialiste Sfio et socialiste indépendant, 42,8%). Lisambard est crédité de 336 voix sur 1 715 votants pour 2 969 inscrits.

Au second tour, la liste communiste se maintient et recueille 12,5% des votes, derrière les conservateurs (41,6%, 5 élus) et la gauche modérée (45,9%, 22 élus). Georges Briolay (radical) devient maire.

S’il n’est pas présent lors du scrutin partiel de 1934, Lisambard est à nouveau candidat lors des élections municipales de mai 1935, au côté de six anciens de ses colistiers. Il exerce alors le métier de plombier.

La liste communiste du premier tour est conduite par Robert Deloche, ouvrier fourreur (maire de la ville après-guerre). Lisambard y figure en huitième position. Les républicains de Léon Lesestre (droite) arrivent en tête (32,6%) devant les radicaux et socialistes indépendants du Groupement des gauches républicaines du maire sortant, Briolay (26,8%). Les communistes sont à la troisième place (23,5%), devançant les socialistes SFIO qui n’ont présenté qu’une liste incomplète (12,3%).

Au second tour, une liste d’union Pcf-SFIO est constituée, conduite par un indépendant, le professeur André Blocher. Elle talonne avec 39% et deux sièges la liste conservatrice, qui remporte 41% des votes exprimés et 25 élus, tandis que les sortants se contentent de 20%. Lisambard a 1108 voix sur 2 899 exprimées pour 3 433 inscrits.

Robert Lisambard, qui vivait alors dans un foyer de personnes âgées, toujours à Joinville, meurt le 26 juillet 1978 à Créteil, à l’âge de 75 ans.

Hélène Marie Germaine Aubignat, femme de Robert Lisambard

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 01:01

Pierre Antoine Lucchi naît le 16 février 1906 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Francesco Lucchi, ouvrier tréfileur et de Louise Maraffi, ouvrière.

La famille Lucchi sera active dans la vie publique à Joinville, notamment François et Jean dans le syndicalisme, Jacques dans la vie politique et les associations sportives.

Pierre Lucchi épouse en février 1927 à Joinville  Marcelle Andrée Duchène. Il vit alors dans le quartier du Canal.

Il s’engage dans la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Son activité est homologuée au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

La date de son décès n’est pas connue.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 01:01

Jacques Lucchi naît en 1895 à Berceto (Italie), commune de la province de Parme, région Émilie-Romagne. Il est le fils de Francesco Lucchi et de Louise Maraffi.

Lucchi s’installe vers 1903 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec ses parents ainsi qu’une partie de sa famille, comme sa tante Jeanne ou son oncle Joseph, lui aussi accompagné de sa femme et de sa fille. Tous adoptent alors des prénoms francisés et lui-même se fait appeler Jacques. La famille Lucchi sera active dans la vie publique à Joinville, notamment François et Jean dans le syndicalisme, Jacques dans la vie politique et les associations sportives et Pierre dans la Résistance.

Jacques Lucchi travaille d’abord comme manœuvre pour divers employeurs. Après la première guerre mondiale, il est chauffeur-mécanicien.

Il s’engage d’abord dans la Jeunesse communiste et devient en février 1922 le nouveau secrétaire de la section locale de Joinville. Jacques Lucchi adhère également à l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie de la Cgtu. Il est membre de la section locale du Secours rouge international.

Son activité principale se situe dans le mouvement sportif. Il est un des responsables du Club sportif ouvrier de Saint-Maur-Joinville (CSO), adhérent à la Fédération sportive du travail. Il est nommé arbitre officiel pour le football en 1925.

De nationalité italienne, Lucchi est informé par la police en février 1926 qu’il fait l’objet d’un mandat d'expulsion. Le quotidien communiste L’Humanité va mener une virulente campagne en sa faveur, publiant sa photo en Une du journal le 19 février. Les organisations proches du Pcf multiplient les appels et réunions publiques, reprochant aux autorités du Bloc des gauches, au pouvoir, de se montrer plus réactionnaire que les gouvernements précédents. Les communistes craignent que Lucchi « remis entre les mains des assassins ultramontains. »

Pendant que se déroule les actions en sa faveur, Jacques Lucchi, gravement malade, est hospitalisé à Brévannes (Seine-et-Oise, act. Val-de-Marne). Il meurt le 24 janvier 1927 à Joinville. Il avait épousé à Joinville en août 920 Marie Louise Aubignat.

Après sa disparition, des collectes sont organisées dans les clubs sportifs en faveur de sa famille. Un challenge est créé à son nom au sein du CSO Saint-Maur-Joinville lors de tournois de jeunes sportifs ouvriers ; il est attribué en avril 1927 et 1928. Le club, rebaptisé ASO, met en jeu de nouveau un challenge Jacques Lucchi, mais cette fois-ci pour ses concours annuels de boules, en 1936 et 1937.

Ses deux frères, Jean et Pierre, auront comme son père un engagement politique ou social.

Jacques Lucchi

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 01:01

Francis Louis Albert Maeder naît le 11 août 1879 à Paris (18e arr.). Il prend le nom de Carrouet (parfois orthographié Carrouët) après le mariage en mai 1882 de ses parents Marie Françoise Maeder, domestique, et Jacques Louis Carrouet, maître d’hôtel.

En août 1903, il épouse à Paris (10e arr.) Jeanne Élise Charlotte Maroche avec laquelle il aura une fille.

Peut-être est-ce lui qui souscrit « pour la propagande électorale » avec un groupe signant « pour l’affranchissement du prolétariat » dans le quotidien socialiste L’Humanité en avril 1906. Francis Carrouet s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) vers 1913. Il y milite au sein de la section socialiste SFIO, qui a fait élire 7 conseillers municipaux sur 23 en 1912, dans le cadre d’un accord électoral au second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, permettant de faire tomber la majorité radicale-socialiste. Les édiles socialistes (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet) ne participent pas au bureau municipal, contrôlé par les radicaux dissidents (dont le maire Achille Ernest Mermet) et les libéraux. Carrouet est l’un des 4 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mai 1914.

En juin 1914, Carrouet remplace Mibord en tant que secrétaire de la section SFIO. Avec l’entrée en guerre en août, et la mobilisation très probable de Carrouet, celle-ci va cependant cesser de fonctionner, jusqu’à sa relance en août 1916 par Flambard, conseiller municipal, revenu du front blessé.

Après-guerre, Carrouet s’installe de nouveau à Paris et milite dans la 12e section du nouveau parti communiste SFIC.

Francis Carrouet meurt le 26 décembre 1922 à Paris (12e arr.). Il résidait avenue Daumesnil et est Incinéré au cimetière du Père-Lachaise le 28 décembre. Il était âgé de 43 ans.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 01:01

Alphonse Louis Mibord naît le 15 décembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Blanche Aimée Leprêtre, journalière, et de son époux François Ernest Mibord, journalier également.

Marié une première fois à Rouen en avril 1904 avec Hélène Anaïse Tocqueville, Alphonse Mibord se remarie à Joinville en février 1911 avec Marie Louise Seitz. Il réside d’abord avenue Jamin (quartier de Polangis) puis dans le hameau de Polangis (act. les Guinguettes).

D’abord garçon de magasin en 1911, Mibord est doreur ensuite en 1914.

En mai 1913, Mibord devient secrétaire de la section socialiste SFIO de Joinville-le-Pont ; il ne siégeait pas jusqu’ici dans cette instance. Il remplace Émile Graillat, qui avait été désigné comme secrétaire en janvier 1913. Grâce à une alliance de second tour avec des radicaux dissidents et des libéraux, les socialistes ont eu pour la première fois 7 élus sur 23 au conseil municipal de la commune (Laruelle, Lebègue, Flambard, Périn, Lacroix, Petit et Scornet). Mibord est l’un des 3 socialistes sur les 9 délégués du conseil municipal pour l’élection sénatoriale de mars 1914. Il quitte sa fonction de secrétaire de section en juin 1914, remplacé par Carrouet.

La section socialiste cesse de fonctionner pendant la première guerre mondiale, avant sa relance par Flambard, conseiller municipal revenu blessé du front, en août 1916.

Après la première guerre mondiale, Alphonse Mibord est candidat en 9e position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de novembre 1919, conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller. Il obtient au premier tour 502 voix sur 1518 suffrages exprimés (33,1%) pour 1537 votants et 2491 inscrits. Sur la liste socialiste maintenue, qui est battue au second tour par une liste rassemblant des radicaux dissidents et officiels ainsi que des socialistes indépendants, Mibord recueille 495 votes soit 29,2% des 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants. La liste conduite par Henri Vel-Durand (radical dissident) emporte les 23 sièges.

En février 1920, Mibord est désigné comme membre de la commission exécutive de la section SFIO dont Flambard est toujours le secrétaire. Sans doute adhère-t-il comme l’ensemble des adhérents joinvillais au nouveau parti communiste SFIC en décembre 1920.

On retrouve Mibord en 1937 et 1938 comme président de la 33e section l’association nationale des vieux travailleurs. Créée à Saint-Etienne en juillet 1929, elle regroupe les non pensionnés, exclus des assurances sociales. Lors de son assemblée générale d’avril 1938, la section revendique une retraite définie dans une loi claire et précise, d’un montant minimum 8 000 francs par an.

Alphonse Mibord meurt le 27 septembre 1959 à Lude (Sarthe). Il était âgé de 75 ans.

Avenue Oudinot, Polangis

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