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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 01:01

Louis Georges Vité naît le 28 juin 1898 à Civray, Vienne. Il est le fils d’Alphonsine Georgeau et de son époux Oscar Louis Vité, employé de commerce.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale, caporal au 77e régiment d'infanterie, il est très grièvement blessé, le 9 octobre 1918, au bois d’Haurnont, près de Verdun dans la Meuse « en repoussant une contre-attaque ennemie ». Il recueille pour ses faits d’armes la croix de guerre et la médaille militaire.

En mai 1919, il se marie à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec Adrienne Françoise Cyprienne Mézin, fille du responsable de la fanfare municipale. Il s’était installé dans la commune en 1913, y est courtier en assurances, et réside avenue Jamin, dans le quartier de Polangis.

Impliqué dans la vie locale, Vité est le président en 1923 de la section de Joinville de l’Union nationale des mutilés et réformés. Il sera également en 1935, administrateur de la caisse des écoles.

C’est à l’occasion des élections municipales de mai 1929 que Vité s’engage en politique. Il s’inscrit sur la liste du groupement des gauches, qui regroupe les radicaux-socialistes, le parti socialiste SFIO et des socialistes indépendants. La liste est conduite par Georges Briolay. Au premier tour, Vité recueille 725 voix pour 1 715 votants (42,3%) sur 2 491 inscrits. La liste des gauches remporte 22 sièges, Vité étant le dernier élu ; la concentration républicaine de la majorité sortante s’octroie les 5 autres postes, les communistes n’ayant pas d’élu.

Lors des élections municipales de mai 1935, Vité se représente avec le groupement des gauches, qui a perdu le soutien de la SFIO, les deux socialistes sortants ayant démissionné du parti, notamment l’adjoint au maire Georges Roger. La municipalité met en avant d’importants travaux d’amélioration et d’embellissement mais concède une augmentation des impôts qu’elle justifie par l’aggravation des charges imposées à la commune (contingent, chômage, moins-values sur les recettes). Elle présente un programme axé sur l’amélioration de la vicinalité et des transports, l’installation d’un éclairage public, l’assainissement et la création de squares. Les gauches veulent, pour combattre le chômage, faire pression auprès des pouvoirs publics pour la réalisation des grands travaux d’outillage national (élargissement du pont de Joinville, suppression du passage à niveau). Également en projet une nouvelle école à Polangis, une salle des fêtes en mairie et des cours de natation et d’aviron gratuits pour les élèves.

La liste du maire sortant est devancée au premier tour par la liste de droite. Vité reçoit 770 voix pour 2 856 suffrages exprimés (27%) sur 2 923 votants et 3 433 inscrits. Au second tour, les gauches sont devancées par la droite de Lesestre (25 sièges) et la liste fusionnée des socialistes et des communistes (2 sièges). Elle n’a aucun élu et vois ses scores du premier tour fondre ; Vité a 562 voix pour 2 899 suffrages exprimés (19,4%) sur 2 924 votants.

Louis Georges Vité meurt le 9 mai 1986 à Créteil (Val-de-Marne). Il était âgé de 87 ans et avait eu un enfant.

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 01:01

Manuel Émile Gathier naît le 15 octobre 1885 à Paris (17e arr.). Il est le fils de Joséphine Gathier, domestique. Il est reconnu lors du mariage de sa mère avec Félix Redoux en mars 1889 à Paris (9e arr.) et porte ensuite le nom de Redoux.

Employé de la compagnie d’assurances l’Abeille, Manuel Redoux épouse en octobre 1909 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Louisa Thérèse Gathier, polisseuse en bijoux. Ils s’installent dans cette ville et résident rue Chapsal.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale, Redoux était porté disparu en février 1915.

En janvier 1926, Redoux réorganise l’Association sportive de Palissy (lutte, haltérophilie) et en devient le président.

Parallèlement à son métier, Redoux participe également à la société mutualiste Assurance fraternelle de Joinville-Nogent, présidée par Lucien Epin. Il est trésorier adjoint en 1934 puis vice-président en 1936 et 1937. À cette date, elle compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

Alors sous-chef de service à la compagnie d'assurances l’Abeille, Redoux est décoré de la médaille d'argent du commerce et de l’industrie en juillet 1933. Il reçoit mention honorable pour son action mutualiste en août 1936.

Manuel Redoux meurt le 11 mai 1943 à Joinville. Il était âgé de 57 ans et résidait avenue du Parc, dans le quartier de Polangis.

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 01:01

Denis Jacques André Lavogade naît le 30 juin 1920 à Bry-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Louise Vogel, employée de commerce, et de Maurice Lavogade, bijoutier et champion de natation.

La famille Lavogade compte de nombreux responsables associatifs, syndicalistes et militants politiques. Son grand-père, Charles Lavogade, est militant socialiste-révolutionnaire et coopérateur à Paris. Son oncle, Charlot Lavogade, est militant socialiste et à la Ligue des droits de l’Homme au Plessis-Robinson. Son autre oncle, Bébé Lavogade, champion de natation, est militant communiste à Joinville-le-Pont. Son cousin, Simon Lavogade, est également militant communiste à Joinville-le-Pont, combattant dans les Brigades internationales en Espagne et activiste du Mouvement de la Paix.

D’abord coiffeur, Denis Lavogade a passé avec succès en janvier 1938 le brevet élémentaire de mécanicien d'aviation, qui l’autorise à apprendre à piloter ; il rejoint l'école d'Angers-Avrillé. Il devient pilote militaire le 9 mars 1940, à Istres (Bouches-du-Rhône), et est affecté dans la chasse à La Rochelle (Charente-Maritime). Il ne participe pas aux combats de mai et juin contre l’Allemagne et l'armistice le trouva à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Démobilisé et revenu en région parisienne, il a le désir de rejoindre les Forces Aériennes Libres comme son condisciple Roger Forget. Nourri des œuvres de Joseph Kessel, Lavogade rêve de se présenter à Londres devant le général de Gaulle.

Robert Forget, pour éviter le départ en Allemagne, est entré dans la police.

Le 7 janvier 1943 au soir, grâce à sa carte et à des complicités dans l'usine, Forget réussit à pénétrer chez Caudron-Renault, à Issy-les-Moulineaux (Seine, act. Hauts-de-Seine), derrière le Ministère de l'Air, occupé par la Luftwaffe. L'usine, réquisitionnée par les Allemands, travaille pour Messerschmitt, fabriquant le Caudron C-445 Goéland bimoteur. Denis Lavogade, pénètre ensuite dans les hangars et rejoint Forget dans le hall de peinture, d’où les avions sortent de l'usine. Brisant un plomb de sécurité, Forget et Lavogade s’entassent tête bèche dans le petit compartiment toilette.

Mais, juste avant le décollage, un dernier contrôle découvre le forçage et ils sont arrêtés puis emmenés au commissariat de Montrouge, où ils sont torturés. Ils sont ensuite incarcérés à la prison du Cherche-Midi à Paris. Ils comparaissent le 5 février 1943 devant le tribunal de l'air allemand à Paris et sont condamnés à mort pour vol d'un avion allemand. Ils sont exécutés le 7 juillet 1943 au stand de tir Balard à Paris (15e arr.).

Germaine L’Herbier-Montagnon publie (Cap sans retour) en 1948 sa dernière lettre :  « Prison du Cherche-Midi. Notre exécution aura lieu à 11 heures ce matin. Je ne regrette absolument rien. Je vais mourir pour mon idéal. Pas besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Je me suis préparé depuis longtemps à ce qui m'arrive, aussi je ne suis pas loin de considérer la chose comme toute naturelle. Aujourd'hui, le ciel est bleu, un vrai temps de pilote ! Je suis prêt. Comme Guynemer, je vais "faire face". Adieu à tous. Adieu au Goéland !... Denis Lavogade. »

Denis Lavogade est inhumé à Bagneux. Après-guerre, sa dépouille est transférée à Bry à la demande de ses parents. Il est déclaré mort pour la France. Son dossier administratif de résistant au Service historique de la défense précise qu’il est homologué DIR (Déportés et Internés résistants).

L’ancienne avenue de Villebois-Mareuil à Bry-sur-Marne, où il naquit, porte le nom de rue Denis-Lavogade depuis 1944. Son nom est gravé sur la plaque commémorative apposée avenue de la Porte-de-Sèvres à Paris (15e arr.).

Caudron C-445 Goéland

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 01:01

Simon Charles Lavogade est né le 6 mars 1912 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Charlotte Victorine Guincêtre, ouvrière en cinématographie, et de son mari, Simon Raphaël Pierre Lavogade, bijoutier.

D’abord apprenti bijoutier, métier de sa famille, il est au chômage en 1929 et devient ouvrier métallurgiste à l’usine des Tréfileries et Laminoirs du Havre à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il milite au syndicat CGTU (qui fusionne avec la CGT en 1935) et est un des animateurs de la grève de 1936. La grève mobilisa plus de 200 salariés, avec un cahier de revendications portant principalement sur les salaires. Après 15 jours de conflit et la solidarité des habitants des villes alentour, la reprise se fit avec l'alignement des salaires sur ceux de la métallurgie, le faisant passer de 1 franc de l'heure pour les femmes et 3 francs pour les hommes à 6,25 francs de l'heure pour tous selon le témoignage de Lavogade (L'Humanité, 1996/06/11).

Membre de clubs sportifs ouvriers, Lavogade s'affilia vers 1933 au mouvement Amsterdam-Pleyel. Il adhéra au Parti communiste en 1931 et était un des responsables de la Jeunesse communiste dans la région parisienne. Les Jeunesses communistes de Joinville, où il réside dans le quartier de Polangis, comptaient une centaine de membres en 1937. Début 1938, il fut selon lui « débarqué de la direction de la JC », où il était permanent, lors d'une réunion de la Jeunesse communiste à laquelle il n'avait pu assister, à cause d'une grippe (L'Humanité, 1993/01/08).

Alors sans emploi et sans responsabilité politique, Lavogade s'inscrit comme volontaire lors d’une assemblée de soutien à l'Espagne républicaine. Il se rend en train à Carcassonne, passe clandestinement les Pyrénées et suit une formation militaire à Figueras, avec d’autres volontaires. Il combattit au 4e bataillon de la 14e Brigade internationale, dont il a été nommé commissaire politique selon son témoignage. Le bataillon, avec un effectif franco-belge, portait le nom de Pierre Brachet.

Malade de dysenterie, Lavogade est d’abord hospitalisé dans une station thermale près de Barcelone, puis évacué en France en décembre 1938 par train sanitaire ; il pesait alors moins de cinquante kilos selon son récit.

Soigné gratuitement pendant trois mois au dispensaire de Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis), il adhéra à l'AVER (Amicale des Volontaires de l'Espagne Républicaine) et fut envoyé, de février à août 1939, par le syndicat des Métaux, en stage de formation pour les ajusteurs de l'aviation.

À peine embauché chez Bréguet à Aubervilliers, la guerre éclata et il fut affecté à une unité de construction du génie, dans le Jura, il travailla ensuite dans le cinéma et participa à la vie syndicale clandestine. Il évite de justesse la rafle du Vél d'Hiv' en juillet 1942 (L'Humanité, 1993/01/08). Expédié en Allemagne. Il s'évade et revient en France.

En 1943, Lavogade entra à la SNCF comme chauffeur de locomotive. Acteur de la grève insurrectionnelle d'août 1944, il participa aux combats de la libération de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) et s'engagea dans le 5e régiment d'infanterie.

C’est dans cette dernière ville qu’il épouse en octobre 1946 Marie-Louise Lanore.

Après la deuxième guerre mondiale, Simon Lavogade réintègre la Jeunesse communiste et milite au Mouvement de la paix. Il fait partie, avec son épouse, d’une délégation qui visite des entreprises et institutions sociales et culturelles à Bucarest et Constata (Roumanie) en 1976.

Il était père de deux enfants et vivait depuis 1973 dans la cité des Irlandais à Arcueil (Val-de-Marne). Sa fille, Claudine Penvern (née en 1943), syndicaliste, était responsable de l'union locale d'Arcueil du syndicat en mai 1968. Les deux enfants de son fils, Denis Alain Lavogade, s’engageront également politiquement. Fabrice Lavogade appelle à voter, en juin 2017, en faveur de la candidate communiste aux élections législatives, Catherine dos Santos, dans la circonscription de Villejuif (Val-de-Marne) ; sa sœur, Delphine Lavogade (née en 1971) s’associe au même appel. Militante communiste en 1990, elle est élue conseillère municipale d’Arcueil sur la liste d’union de la gauche conduite par Daniel Breuiller en 2014.

Simon Charles Lavogade meurt le 6 mai 2001 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) et est inhumé à Arcueil.

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 01:01

Simon Raphaël Pierre Lavogade naît le 10 septembre 1890 à Paris (19e arr.) Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son époux Charles Marie Raphaël Lavogade, fabricant de boîtiers de montres. C’est le quatrième des frères d’une famille qui a compté 11 naissances et qui s’installe vers 1900 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy.

Comme toute la fratrie, Simon est bijoutier, et comme ses deux frères plus âgés, Bébé et Maurice, Simon est un athlète. En 1908-1909, il pratique le football, en tant qu’arrière, dans l’équipe du Club athlétique de Joinville (CAJ) dont son frère Simon est capitaine. Il participe à plusieurs matches de championnat notamment dans le Nord.

Son activité principale sera la natation. S’il s’aligne en 1907 dans des courses courtes de 100 mètres, sa spécialité, à l’instar de ses frères, sera le grand fond.

Toujours avec ses frères, Maurice participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

En août 1913, Charlot (le fils aîné), Bébé, Maurice et Simon Lavogade affrontent dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Mobilisé lors de la première guerre mondiale au 46e régiment d’infanterie, Simon Lavogade est blessé gravement à la figure par un éclat d’obus le 30 août 1914. En traitement à l’hôpital militaire de Versailles, il est ensuite placé en convalescence dans sa famille à Joinville. Il réintègre l’armée en 1916 et est décoré, après une citation, de la Médaille militaire et de la croix de guerre en juillet 1916. Selon son carnet, dévoilé par sa petite-fille Claudine Penvern, Simon Lavogade est une gueule cassée : « Toute ma lèvre est tombée sur le côté. Je ne peux pas boire par la bouche, parce que j’ai la mâchoire qui est tombée, alors la langue l’a suivie. »

Sa blessure n’empêchant pas Simon Lavogade de nager, il va reprendre une activité sportive, pendant même sa période de convalescence. Il rouvre ainsi la saison de natation du Cercle athlétique de Joinville en mai 1915 sur l’île Fanac. Il assure en particulier l'entraînement au water-polo. Il participe à une course sur 200 mètres et est l’organisateur, fin août de la même année, d’une fête nautique au profit des blessés militaires organisée à Joinville avec un de ses rivaux, Charles Hanouet, qui sera tué au combat le mois suivant, et deux nageuses, Mlles Darderes et Entraigues.

Reprenant les courses de fond dès 1916, Simon Lavogade participe aux traversées de Joinville et de Paris. Dans cette dernière épreuve, il finit 5e en 1917 puis 4e l’année suivante. Il est alors soldat au 29e régiment de chasseurs à cheval. Il est partie prenante de nombreuses épreuves collectives entre 1924 et 1927 avec le CAJ.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919.

Marié en mai 1911 à Joinville avec Charlotte Victorine Guincêtre, employée en cinéma, Simon avait célébré ses noces le même jour que son frère Alexandre.

Comme ce dernier, Simon Lavogade va assumer des responsabilités associatives au sein de son club sportif, le CAJ. Il est l’adjoint de son frère pour la trésorerie en 1908. Il rend compte de son activité dans l’hebdomadaire de centre-gauche Voix des communes en 1916. Il gère les engagements dans des courses entre 1926 et 1934 et se présente comme « champion de la rigolade » lors d’un challenge interclub en août à Joinville. C’est lui également qui prononce un discours en décembre de cette année-là aux obsèques de Georges Scornet, adjoint au maire de Joinville et licencié au CAJ.

En janvier 1919, Simon Lavogade a participé à la formation de la Société des mutilés, réformés et veuves de guerre de Joinville-le-Pont, présidée par Gabriel Bureau et à laquelle participe plusieurs personnalités locales comme Émile-Georges Muckensturm ou Etienne Pégon. Il participe à l’organisation d’une fête en faveur de l’association en mai 1924.

Outre ses décorations militaires, Simon Lavogade était titulaire de la médaille d'argent de l’éducation physique. Il résidait depuis avant-guerre dans le quartier de Polangis.

Simon Lavogade meurt le 4 janvier 1963 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Il avait 72 ans.

Son fils aîné, Simon Charles Lavogade (1912-2001), militant communiste, s’engage dans les Brigades internationales puis militera au Mouvement de la Paix. Sa fille Yvonne Lavogade (1914-1997) avait également participé à des compétitions de natation ; elle épouse à Joinville en août 1933 Albert Menu.

Simon Lavogade en 1910, agence ROL

 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 01:01

Maurice Simon Lavogade naît le 23 avril 1888 à Paris (19e arr.) Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son époux Charles Marie Raphaël Lavogade, orfèvre. C’est le troisième des frères d’une famille qui a compté 11 naissances et qui s’installe vers 1900 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier de Palissy.

Maurice Lavogade est un champion sportif, pratiquant la natation, principalement des courses de grand fond, où il s’aligne souvent avec ses deux frères Bébé et Simon, mais également parfois des distances plus courtes (200 m. par exemple).

Il participe en août 1908 au championnat du monde de nage sous l’eau, organisé pendant le meeting de Joinville. Il finit troisième des Six heures de Joinville en septembre 1910 et quatrième l’année suivante.

En août 1913, Charlot, Bébé, Maurice et Simon Lavogade affrontent dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919

Toujours avec ses frères, Maurice participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

Pendant la première guerre mondiale, Maurice Lavogade est soldat au centre de mobilisation d'artillerie n° 421. Il est décoré de la Médaille militaire.

Marié en août 1908 avec Louise Vogel, employée de commerce, Maurice Lavogade s’installe après la première guerre mondiale à Bry-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Comme son père et sa fratrie, il est bijoutier.

Leur deuxième fils, Denis, élève pilote et résistant, est fusillé en 1943.

Maurice Simon Lavogade meurt le 11 décembre 1962 à Bry-sur-Marne, où il est inhumé. Il était âgé de 74 ans.

Maurice Lavogade en 1913

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 01:01

Alexandre Lavogade naît le 7 février 1886 à Paris (19e arr.). Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son mari Charles Marie Raphaël Lavogade, bijoutier. Cadet d’une grande famille, puisqu’elle compte 11 enfants, Bébé Lavogade va, comme ses trois frères (Charlot, Maurice et Simon), exercer le métier familial de bijoutier. Autre spécialité familiale, Lavogade, qui se fera appeler Bébé même la quarantaine passée, va être un sportif renommé. La famille s’est installée vers 1900 sur les bords de Marne, dans le quartier de Palissy à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Sn premier engagement noté dans la presse nationale est la participation à un cross cyclo-pédestre disputé à Champigny-sur-Marne en mars 1903. Il participe en septembre 1907 à une course pédestre organisée dans le vélodrome du Parc des Princes et réservée aux plus de 100 kilos.

Le football intéresse aussi Bébé Lavogade. Il joue comme demi en 1908-1909 dans l’équipe du Club athlétique de Joinville, dont il est capitaine, contre des clubs du Nord de la France, tandis que son frère Simon est arrière. En 1911, il est devenu gardien de but, puis en 1912 il devient arbitre officiel et continue à officier, au moins jusqu’en 1927.

Son activité sportive principale est cependant la natation, et notamment les courses de grand fond, où il s’aligne souvent avec ses deux frères Maurice et Simon. À partir de 1907, on le voit aux Six heures de Joinville puis en 1908 à la Traversée de Paris, des courses à forte couverture médiatique. En août 1909, il établit une performance, parcourant en Marne 25 kil. 275 m. en 10 heures et annonce vouloir faire le parcours Rouen-Paris.

En août 1913, Charlot, Bébé, Maurice et Simon Lavogade affronte dans un match d'une demi-heure à l'américaine des familles sportives les quatre frères Hanouet. La course, sur 1.700 mètres est gagnée de quinze mètres par les frères Hanouet.

Pendant la première guerre mondiale, Lavogade (Bébé) est agent cycliste au 406e régiment d’infanterie. Il est cité à l’ordre du régiment en novembre 1916. Il obtient des permissions en 1917 qui lui permettent de poursuivre des compétitions de natation.

Lors de la première édition du Marathon nautique Corbeil-Paris, course de 40 km, entre Corbeil et Paris le 3 août 1924, Bébé Lavogade arrive quatrième en 12h55. Il gagne une place l’année suivante.

Les trois frères Bébé, Maurice et Simon jouaient également au water-polo, par exemple pour leur équipe du CAJ lors d’un match en juillet 1919

Bébé Lavogade s’était marié, le même jour que son frère Simon, à Joinville en mai 1911 avec Marguerite Félicie Georgina Sterckx, employée en cinéma. Ils divorcent cinq ans en octobre 1916 plus tard et il se remarie toujours à Joinville en décembre de la même année avec Mathilde Jeanne Tabouret, sœur d’Henri Tabouret (1889-1956), doreur sur bois, militant socialiste puis communiste à Joinville.

L’activité professionnelle de Bébé Lavogade s’exerce dans la bijouterie familiale de la des Francs-Bourgeois à Paris (4e arr.). Il fabrique et répare des boîtiers de montres. En 1928, elle est déplacé rue Charlot (3e arr.).

S’il pratiquait intensément des sports, Bébé Lavogade assumait également des responsabilités associatives dans ce domaine. Il est un des fondateurs du Club athlétique de Joinville (CAJ), dont il est trésorier en 1908. Il est décoré en 1933 de la médaille d'argent de l’éducation physique pour son rôle dans l’encadrement sportif au sein du CAJ.

Les activités artistiques l’intéressent également. Il obtient en octobre 1923 un prix de chant, décerné par l’Association philotechnique joinvillaise. Avec ses frères, il participe en août 1911 à une pantomime nautique au sein de la troupe Basket, baptisée Les Amoureux de Léontine, pendant le meeting de natation de Joinville.

Le militantisme politique de Bébé Lavogade a également une connotation culturelle. Il est élu secrétaire adjoint chargé du théâtre du groupe artistique de la Jeunesse socialiste de Joinville en décembre 1920. Il interprète en janvier 1922 avec une certaine Roussel le duo des Dragons de Villars, opéra-comique d’Aimé Maillart. La représentation se fait au casino-cinéma de Joinville au profit des enfants russes dans le cadre des Fêtes Populaires, organisées par les communistes dans la commune.

Alexandre Bébé Lavogade s’était installé après la première guerre mondiale dans le quartier de Palissy, toujours à Joinville, avenue Marceau. Il meurt le 24 août 1968 à Joinville où il est inhumé, à l'âge de 82 ans. Il avait eu une fille avec sa première épouse.

Maurice et Bébé Lavogade en 1909

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 01:01

Charles Alexandre Lavogade naît le 4 décembre 1883 à Paris (20e arr.). Il est le fils d’Eugénie Larue, couturière et de son mari, Charles Marie Raphaël Lavogade, bijoutier. Aîné d’une grande famille, puisqu’elle compte 11 enfants, Charlot Lavogade se marie civilement en août 1904 à Paris (3e arr.) avec Blanche Marie Leschot. Son père et son beau-père, Charles Leschot, sont tous deux membres du groupe d'études sociales du 4e arrondissement, affilié au Parti socialiste français après l’avoir été au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, et qui rejoindra la SFIO l’an suivant.

Suivant sa famille à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), vers 1900, Charlot Lavogade exerce le métier de bijoutier, à l’instar de son père et de ses trois frères Alexandre dit Bébé, Maurice et Simon. Il est sportif, participant par exemple à un cross cyclo-pédestre à Champigny-sur-Marne en mars 1903. Cependant, contrairement aux autres garçons de la famille, il n’est pas un champion de natation. Il participe cependant en août 1913 à une compétition entre familles sportives qui se déroule à Joinville. Les quatre frères Lavogade sont opposés lors d’un match d'une demi-heure à l'américaine aux quatre frères Hanouet sur une distance de 1 700 mètres. Ce sont ces derniers qui l’emportent de quinze mètres.

Spécialisé dans la bijouterie en or, l’atelier de Lavogade se situe rue Chapon à Paris (3e arr.). Il utilise pour symbole de son poinçon un compas

Résidant boulevard de l'Union au Plessis-Robinson (Seine, act. Hauts-de-Seine) depuis 1925, Charlot Lavogade est un militant actif au sein de la section socialiste SFIO de la commune au moins depuis 1929. Il est candidat lors des élections municipales complémentaires de juin 1934 aux côtés de E. Jacque, représentant de commerce et secrétaire de la section socialiste, de J. Piétri, comptable et trésorier de la section ainsi que de P. Salomon, typographe et syndicaliste. La liste socialiste obtient 124 voix, derrière celle de la majorité municipale (droite) qui en a 266, et la liste communiste avec 179. Elle devance les radicaux-socialistes (99) et les néo-socialistes (tendance Déat et Marquet, 76). Au second tour, la SFIO se désiste en faveur du Pcf, qui échoue cependant.

Lavogade est membre du conseil d'administration de la Caisse des écoles en 1934. Il est trésorier en 1935 de la section du Plessis-Robinson de la Ligue des droits de l'Homme, présidée par Vaillant et dont le doyen est le militant libertaire Jean Grave.

Après le décès de son épouse en juin 1936, Lavogade se remarie à Chatenay-Malabry avec Germaine Clarisse Angéline Bonneau en mai 1937. Il meurt Paris (14e arr.) le 14 janvier 1960. Il était âgé de 76 ans.

Il avait eu trois enfants de son premier mariage. Sa fille aînée, Charlotte, épousera Maurice Henri Cadot, maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Oise act. Seine-Saint-Denis) en 1964.

 

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 00:01

Romain Yves Le Gallou naît le 16 octobre 1898 à Paris (14e arr.). Ses parents, Marie Anne Le Ray et Jean Marie Le Gallou, tous deux d’origine bretonne, résident à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Sa mère est infirmière et son père cheminot. Ils vivent d’abord rue des Marronniers dans le quartier du Centre de la commune puis avenue Ratel, dans le quartier de Polangis.

Alors mécanicien ajusteur, Le Gallou est mobilisé par anticipation dès avril 1917 et affecté dans son métier au 3e régiment d’artillerie coloniale. Hospitalisé plusieurs mois début 1918, il est réformé en octobre de la même année et classé dans un service auxiliaire à Dijon.

Revenu de l’armée, Le Gallou épouse Maria Eydieux à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) et devient bijoutier.

Il est candidat en 1925, à 26 ans, sur la liste Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, conduite par le maire sortant, Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents et des personnalités libérales et conservatrices. Elle s’oppose à une liste de cartel des gauches, conduite par Georges Briolay, regroupant des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants, ainsi qu’à une liste communiste. Au premier tour, l’Union républicaine a 1080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés. Avec 1078 voix au second tour, la liste emporte les 27 sièges face au cartel des gauches, les communistes, qui avaient recueilli 21,1% des voix, s’étant retirés.

En décembre 1926, avec deux autres conseillers municipaux, Maurice Richard-Cugnet et Lucien Barberolle, Le Gallou s’oppose à la réfection de l’église Saint-Charles, principal lieu de culte de la ville.

Romain Yves et Maria Le Gallou ont eu une fille en 1923. La date de décès de Romain Yves Le Gallou n’est pas connue.

 

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 00:01

Eugène Alexandre Duhamel naît le 5 décembre 1863 à Rouen (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime), sur l’Île Lacroix. Il est le fils de Léonie Joséphine Duhamel, couturière, et d’un père non dénommé.

Il épouse en mai 1896 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Catherine Madeleine Perchet, fille d’un marchand d’armement et futur conseiller municipal, Pierre Perchet. Son épouse sera membre, lors de sa fondation en 1902, de la section locale de la Société de l'allaitement maternel, principale association humanitaire à Joinville, composée principalement de femmes de notables.

Duhamel travaille en tant qu’opticien. En 1901, il est employé à la Société des lunetiers. La SL est l’ancêtre du groupe Essilor, fondée en tant que coopérative en 1849 avant d’évoluer progressivement vers une structure de société plus classique. Il est hébergé en 1901 à Joinville par un autre opticien de la Société des lunetiers, Paul Jean Bénit.

Plusieurs personnalités locales de Joinville-le-Pont ont été associés à la Société des lunetiers, notamment Francois Blaize, une des coopérateurs-fondateurs et conseiller municipal ; Eugène Videpied et Pierre Jules Tireau, militants radicaux-socialistes ; Maurice Poitevin, tué lors de la première guerre mondiale ; Émile Cornu et Paul Jean Bénit. Plus tard, Bernard Maitenaz, également joinvillais, sera aussi un des piliers d’Essilor, qui héritera une unité industrielle dans la commune de son autre ancêtre, SILOR.

En 1911, toujours opticien, Duhamel est son propre patron.

Lors des élections municipales de novembre 1919 à Joinville, Duhamel est candidat sur la liste libérale et conservatrice dite Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et Georges Bitterlin, conseillers sortants. La liste s’oppose au premier tour à celle d’Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, et à celle de Georges Laruelle, soutenue par le parti socialiste SFIO. Duhamel recueille 397 voix sur 1694 suffrages exprimés (23,4%) pour 1715 votants et 2491 inscrits. La liste se retire au second tour, l’Union républicaine et sociale de Vel-Durand emportant les 23 sièges à pourvoir.

Eugène Alexandre Duhamel meurt le 11 novembre 1946 à Joinville. il était âgé de 82 ans. Il avait eu deux filles.

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