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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 00:01

Louis Henri Edmond Clerté naît le 26 mars 1872 à Poitiers (Vienne). Il est le fils de Radegonde Marie Bouet et de son époux Louis Joseph Clerté, libraire.

Exerçant la profession d’employé de commerce, Edmond Clerté va résider dans plusieurs villes françaises : Bordeaux, Gironde (1894-1895), Soissons, Aisne (1897 puis 1901), Rouen, Seine-Inférieure (act. Seine-Maritime), Flers, Orne (1902-1915), Versailles (1919).

Lors de son premier mariage avec Julie Annette Calais, piqueuse, en septembre 1897 à Reims (Marne), Clerté indique être domicilié dans cette ville. Son père, toujours libraire à Poitiers, a refusé son consentement à ce mariage.

Pendant la première guerre mondiale, Edmond Clerté, qui avait eu un service militaire écourté du fait de l’engagement de son frère Léon Clerté, est mobilisé d’abord comme confectionneur chemises à Flers puis, en octobre 1915, au 20e escadron du train.

Peut-être pour se rapprocher de son frère Léon, qui réside depuis 1904 à Nogent-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) et exploite une agence immobilière dans la commune voisine de Joinville, Edmond Clerté vient s’installer à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1928. Il est alors divorcé et va exploiter un café situé 25, rue de Paris, à proximité de la mairie.

S’intéressant aux questions corporatives, Clerté est en 1934 membre du bureau de l’Union des commerçants et industriels de Joinville-le-Pont, présidée par Lucien Girard, où il est archiviste. La même année, il se présente comme membre fondateur du Comité d’action et de défense commerciale du département de la Seine et il est délégué à Joinville de l’Union syndicale des hôteliers restaurateurs et débitants de Paris et sa banlieue.

En politique, Clerté est adhérent au Comité d’union républicaine et d’action sociale, présidé par Émile Lecuirot. Ce comité, qui regroupe la droite locale, conservatrice et libérale, négocie avec les radicaux-socialistes la formation d’une liste lors d’élections municipales en octobre 1934, suite à la démission ou au décès de dix élus de 1929, où une majorité du cartel des gauches avait conquis la municipalité.

La liste commune est soutenue par un Comité de coordination pour la défense des intérêts de Joinville, emmené par Léon Lesestre et Émile Herluison, radical-socialiste. Edmond Clerté et ses colistiers se présentent comme des « hommes nouveaux, indépendants », mais annoncent ne pas pouvoir faire de miracles en sept mois, durée du mandat municipal restant à courir avant les élections générales. Leur programme propose de « continuer l’œuvre déjà accomplie dans l’aménagement et l’embellissement de notre cité et envisager toute compression budgétaire susceptible d’être réalisée dans les conditions actuelles. »

Trois autres listes se présentent pour les dix postes à pourvoir lors de ce scrutin : celle d’un Groupe indépendant, qui comprend également des radicaux-socialistes, du parti socialiste SFIO, ancien partenaire de la majorité municipale du maire radical Georges Briolay, et enfin celle du parti communiste.

La liste de Concentration républicaine arrive en tête au premier tour, Clerté obtenant 838 votes pour 2 297 suffrages exprimés (36,5%) et 2 360 votants sur 3 225 inscrits. Après le désistement du Groupe indépendant et des socialistes, la liste Concentration l’emporte au second tour face aux communistes avec une moyenne de 1 105 voix contre 745. Clerté est élu avec 1 103 suffrages sur 1 903 exprimés (58%) et 1 964 votants.

Lors des élections municipales générales de mai 1935, Clerté est de nouveau candidat sur la liste d’Union des républicains, qui regroupe conservateurs et libéraux, mais s’oppose à celle des radicaux-socialistes et de socialistes indépendants, emmenés par le maire sortant Georges Briolay. Deux listes socialiste et communiste sont également en lice. Composée par Bautsch et Béal, la liste de droite arrive en tête au premier tour, Clerté recueillant 930 votes pour 2 856 suffrages exprimés (36,5%) et 2 360 votants sur 3 225 inscrits. Au second tour, la liste de droite s’oppose toujours à celle des radicaux-socialistes et à la première liste d’Union de la gauche, née de la fusion de celles du PCF et de la SFIO. Avec une moyenne de 1 160 voix, contre 1 100 à la gauche et 566 aux radicaux, la droite emporte la mairie avec 25 sièges contre deux. Léon Lesestre est élu maire.

Clerté semble proche du parti social français (PSF), formation d’extrême droite du colonel de La Rocque, dont la section locale est présidée par un de ses colistiers, le futur maire de Joinville Georges Defert. Les permanences du PSF pour le canton (Saint-Maur, La Varenne, Joinville, Créteil, Bonneuil) se font dans son café, 25, rue de Paris. Le programme du PSF se résume par le slogan « travail, famille, patrie » ; cependant, le colonel de La Rocque ne se ralliera pas au régime de Vichy.

Edmond Clerté se remarie en octobre 1937 à Vincennes avec Léonie Poirier. Il meurt peu de temps après, le 18 mars 1938 et son décès est transcrit sur l’état-civil de Joinville où il résidait toujours. Il était âgé de 64 ans. L’organe du PSF, Le Petit Journal, publie sa nécrologie.

Un autre Clerté, peut-être un fils ou un neveu, poursuit l’exploitation du café. Il est secrétaire de la section locale du Syndicat des employés de la confédération chrétienne CFTC en 1937-1938. Cette section est liée par plusieurs membres au PSF, lequel se réunit encore au café Clerté en novembre 1938.

Carte postale de Poitiers éditée par Clerté père

 

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 00:01

Auguste Amédée Thiercelin naît le 10 septembre 1851 à Avon (Seine-et-Marne). Il est le fils de Louise Marguerite Emélie Jourdain et de son époux Jean Étienne Charles Thiercelin, manouvrier qui vivent au hameau de Changis.

Peut-être est-ce lui le margeur Auguste Thiercelin, qui participe en novembre 1866 à une souscription pour les inondés lancée par L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers.

Il s’installe à Sivry-Courtry (Seine-et-Marne) où il se marie en 1874 avec Marie Joséphine Frasch et où naissent leurs deux enfants en 1877 et 1881.

La famille s’installe, vers 1891, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où elle exploite un hôtel garni et vend du vin, rue du Canal.

Au cours des élections municipales de mai 1892, Thiercelin est candidat sur la liste républicaine de la majorité sortante, soutenue par le comité radical-socialiste. La liste, conduite par le maire Eugène Voisin, obtient dès le premier tour 16 sièges contre un seul aux opposants conservateurs. Elle recueille une moyenne de 360 voix, soit 56,4% des 639 suffrages exprimés pour 644 votants. Thiercelin, avec 235 votes (36,8%) est en ballotage. Il est élu comme ses cinq autres colistiers. Il siège dans les commissions scolaire, des fêtes, du marché d’alimentation et des enfants en bas âge.

Lors du scrutin suivant en mai 1896, la liste Eugène Voisin passe sans concurrence dès le premier tour. Thiercelin est réélu. Il va jouer un rôle politique, étant notamment désigné comme électeur sénatorial en 1897 et 1899. Il n’est pas candidat en 1900.

La famille s’installe dans le quartier de Palissy, sur la rive gauche de la Marne, et Auguste Thiercelin devient jardinier aux usines cinématographiques Pathé de Joinville. En 1927, il obtient une récompense remise aux salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté. Il avait commencé sa vie professionnelle plus de 60 ans auparavant.

Après le décès de son épouse en mars 1913, Auguste Thiercelin se remaria avec une italienne, Séraphine Tamoni, employée de commerce, originaire d’Aoste, en septembre 1917 à Joinville. Ils déménagent avenue Oudinot, dans le quartier voisin de Polangis.

Auguste Amédée Thiercelin meurt le 21 octobre 1929 à Joinville. Il était âgé de 78 ans. Ses obsèques sont célébrées dans l’église Sainte-Anne de Polangis.

L’aîné de ses deux enfants, Lucien Thiercelin, dessinateur, travaillait aux services techniques du journal Le Matin.

Les usines Pathé

 

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 01:01

Henri Léon Bethfort naît le 20 juillet 1880 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Céline Henriette Louise Auvray, et de son époux Arthur Désiré Bethfort, garde champêtre et sergent aux sapeurs-pompiers de la commune.

Après le décès de son père en mars 1891, sa mère devient blanchisseuse. Elle quitte vers 1895 la ville pour s’installer dans l’agglomération de Meaux, à Nanteuil, Seine-et-Marne. Henri Bethfort devient enfant de troupe à Rambouillet (Seine-et-Oise, act. Yvelines) Le jour de ses 18 ans, il s’engage dans l’armée et est affecté dans l‘infanterie. Il est domicilié au Mée (act. Le Mée-sur-Seine, Seine-et-Marne).

Devenu caporal en juillet 1899 puis sergent-fourrier en octobre 1900, Bethfort est promu sergent en janvier 1901, sergent-major en juin 1904 puis adjudant en mai 1912. La première guerre mondiale va faire qu’il est nommé officier, assurant à titre provisoire les fonctions de sous-lieutenant en octobre 1914, lieutenant en juillet 1915 et enfin capitaine en mars 1916. Ses différents grades sont confirmés définitivement entre juillet 1916 et septembre 1923.

Lors des combats à L’Isle-en-Barrois (Meuse) en septembre 1914, Bethfort reçoit une blessure au bras. Il est cité à l’ordre du corps d'armée en mai 1916 : « officier très brave et très courageux. Le 29 avril 1916, est sorti de son abri avec sa compagnie sous un feu violent d’artillerie ennemie pour se précipiter à la conquête d’une lèvre d’entonnoir occupée par l’ennemi. S’est emparé de cette lèvre et a assuré et organisé sa possession. »

Au moment de sa retraite, en juillet 1926, les problèmes articulaires et les suites de sa blessure lui valent une pension de 60%, passée à 80% deux ans plus tard puis enfin 100% en août 1930. Il s’établit à Auxerre (Yonne).

Déjà titulaire de la croix de guerre avec étoile de vermeil, Bethfort est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1921, en même temps que son frère Eugène. Les deux obtiennent ainsi une médaille leur son père, sous-officier chez les pompiers, ambitionnait d’obtenir.

Henri Léon Bethfort, qui vivait alors à Ausone (Yonne), meurt le 24 juillet 1943 à Auxerre. Il était âgé de 63 ans. Il avait épousé, à une date inconnue, Julia Victoire Cosson.

Enfant de troupe à l'école de Rambouillet, coll. musée des enfants de troupe, Autun.

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 01:01

Eugène Léon Bethfort naît le 24 juillet 1869 à Paris (4e arr.). Sa mère, Céline Henriette Louise Auvray, est ouvrière bardeuse. Son père, Arthur Désiré Bethfort, est sergent aux sapeurs-pompiers.

La famille s’installe, vers 1874, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où le père Bethfort est garde-champêtre et sert dans les sapeurs-pompiers.

À l’âge de 19 ans, Eugène Bethfort s’engage dans l’armée à Paris (7e arr.). Il est affecté à la 15e section d’ouvriers et commis d’administration. Il devient caporal en octobre 1889 puis sergent en août 1900.

Il s’embarque le même mois pour l’expédition française en Chine, suscitée par la réaction internationale au siège des légations étrangères à Pékin. La révolte, dite des Boxers, était à l’initiative de la société secrète les Poings de la justice et de la concorde. L’expédition s'acheva par la victoire contre la Chine des huit nations alliées (Autriche-Hongrie, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis). Pendant la campagne, Bethfort est promu adjudant en novembre 1901. Il rentre en France en janvier 1902.

Toujours domicilié à Joinville, Bethfort épouse en août 1902, à Auch (Gers) Emma Jeanne Philomène Robert. Il reprend ses activités dans les bureaux de l'intendance au sein de la 17e section.

Pendant la première guerre mondiale, Bethfort demande à quitter l’intendance pour intégrer une unité combattante. Il rejoint, en mars 1916, après avoir été nommé adjudant-chef, le 1er bataillon de pionniers du 122e régiment territorial d'Infanterie. Il est gratifié d’une citation : « Excellent sous-officier, venu sur sa demande en mars 1916 de l’intendance. Dans l’infanterie, a constamment fait preuve de beaucoup de dévouement dans son service et de courage dans les missions qui lui ont été confiées ». Les bataillons de pionniers ouvraient le terrain avant les interventions des autres troupes.

Après la guerre, Bethfort fait partie, en 1920 de l’armée du Rhin, qui regroupe les troupes françaises d’occupation en

Eugène Léon Bethfort naît le 24 juillet 1869 à Paris (4e arr.). Sa mère, Céline Henriette Louise Auvray, est ouvrière bardeuse. Son père, Arthur Désiré Bethfort, est sergent aux sapeurs-pompiers.

La famille s’installe, vers 1874, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où le père Bethfort est garde-champêtre et sert dans les sapeurs-pompiers.

À l’âge de 19 ans, Eugène Bethfort s’engage dans l’armée à Paris (7e arr.). Il est affecté à la 15e section d’ouvriers et commis d’administration. Il devient caporal en octobre 1889 puis sergent en août 1900.

Il s’embarque le même mois pour l’expédition française en Chine, suscitée par la réaction internationale au siège des légations étrangères à Pékin. La révolte, dite des Boxers, était à l’initiative de la société secrète les Poings de la justice et de la concorde. L’expédition s'acheva par la victoire contre la Chine des huit nations alliées (Autriche-Hongrie, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis). Pendant la campagne, Bethfort est promu adjudant en novembre 1901. Il rentre en France en janvier 1902.

Toujours domicilié à Joinville, Bethfort épouse en août 1902, à Auch (Gers) Emma Jeanne Philomène Robert. Il reprend ses activités dans les bureaux de l'intendance au sein de la 17e section.

Pendant la première guerre mondiale, Bethfort demande à quitter l’intendance pour intégrer une unité combattante. Il rejoint, en mars 1916, après avoir été nommé adjudant-chef, le 1er bataillon de pionniers du 122e régiment territorial d'Infanterie. Il est gratifié d’une citation : « Excellent sous-officier, venu sur sa demande en mars 1916 de l’intendance. Dans l’infanterie, a constamment fait preuve de beaucoup de dévouement dans son service et de courage dans les missions qui lui ont été confiées ». Les bataillons de pionniers ouvraient le terrain avant les interventions des autres troupes.

Après la guerre, Bethfort fait partie, en 1920 de l’armée du Rhin, qui regroupe les troupes françaises d’occupation en Allemagne. Il stationne à Bonn en juillet puis à Mayence à partir d’août.

Déjà titulaire de la croix de guerre, de la médaille nationale commémorative de l’expédition de Chine depuis juillet 1902 et de la médaille militaire (depuis décembre 1908), Bethfort est fait chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1921. Il obtient ainsi une médaille que son père, également sous-officier, chez les pompiers, rêvait d’obtenir, et que recevra également son frère cadet, Henri.

En retraite et résidant alors à Ban-Saint-Martin (Moselle), Eugène Bethfort est hospitalisé début juillet à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris (5e arr.). Il y meurt le 10 août 1929. Il était âgé de 60 ans.

.Armées alliées contre les boxers, Wikipédia

 

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 01:01

Adolphe Eugène Jules Leblanc naît le 28 octobre 1863 à Paris. Il est le fils de Félicie Honorine Lecestre et de son époux, Ernest Désiré Gustave Leblanc.

En janvier 1887, probablement aux Lilas (Seine, act. Seine-Saint-Denis), il épouse Louise Zéphirine Célina Huché. Ils vivent en 1891 à Paris (19e arr.), rue de Meaux. Adolphe Leblanc est caissier-comptable à la société française de fabrication de bébés et jouets. Ils eurent une fille.

À la fin du 19e siècle, ils s’installent dans le quartier en cours de développement de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où ils vivent avenue du Parc.

En octobre 1909, Leblanc fait partie d’un groupe de résidents du même quartier qui constituent une société de secours mutuels, l’Assurance fraternelle de Joinville-Nogent. Chéri Arnaud (1875-1931), sellier, négociant puis industriel, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1929), en est le président et Leblanc le vice-président. Le bureau complété par le trésorier Ambroise Denis (1870-1950), qui exploite un café avenue Pauline, et le secrétaire Eugène Constant Broudin (né en 1873), gardien de la paix.

Le but de l’association est de fournir un capital à la famille en cas de décès. En 1936, la société compte 300 membres et est affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

Avant 1924, Leblanc devient président de l’Assurance fraternelle. Il cesse cette fonction en 1928 et est alors remplacé par Paul Louis Alfred Jouve.

Décoré de la médaille du travail en août 1924, Leblanc obtient également des récompenses au titre de son action dans la mutualité : médaille de bronze en décembre 1924 puis médaille d’argent en mars 1926.

Adolphe Leblanc meurt le 16 mai 1931 à Joinville. il était âgé de 66 ans.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 01:01

Charles Auguste Ehrhardt naît le 12 septembre 1873 à Paris (11e arr.). Il est le fils de  Caroline Freivogel, passementière originaire de Bavière (Allemagne) et de Charles Ehrhardt, tourneur en bois, originaire d’Alsace.

Devenu comme son père tourneur, Charles Auguste Ehrhardt épouse en mai 1900 à Paris (11e arr.) Pauline Peynaud, cuisinière. Après la naissance d’un fils en 1901, ils vont s’installer à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils résident dans le quartier du centre, rue de Paris.

Après la première guerre mondiale, Ehrhardt s’engage dans l’action politique au sein du mouvement socialiste SFIO. Il est candidat en 16e position en novembre 1919 sur la liste conduite par l’ancien conseiller municipal, Georges Laruelle.

Au premier tour, la liste socialiste fait face à une liste d’alliance entre la majorité municipale sortante, des radicaux dissidents, réconciliés avec les radicaux-socialistes officiels, conduite par Henri Vel-Durand et une liste regroupant les libéraux et conservateurs, dirigée par Jules Beauvais. La SFIO recueille 500 voix pour 1695 suffrages exprimés (soit 30,1%) et 1715 votants sur 2491 inscrits. Elle reste seule en lice face aux radicaux au second tour et obtient 502 suffrages sur 1518 (34,3%) et 1537 votants ; il n’y a pas d’élu socialiste.

En février 1920, Ehrhardt est membre de la commission exécutive de la section SFIO de Joinville-le-Pont, dont André Flambard est le secrétaire ; elle comprend une dizaine de membres. C’est probablement Ehrhardt (même si le quotidien L’Humanité écrit Echardi) qui, avec dix autres adhérents joinvillais, souscrit en mai 1920 « Pour les victimes de la grève et des violences gouvernementales. »

Tous les socialistes joinvillais suivent la majorité du parti SFIO et adhèrent au nouveau parti communiste SFIC. La section compte 47 membres en 1922.

La date de décès de Charles Ehrhardt n’est pas connue. Son fils Charles Roger Ehrhardt se marie dans la commune voisine de Champigny-sur-Marne en 1925. Son épouse Pauline Peynaud meurt en février 1962 à Villeneuve-Saint-Denis (Seine-et-Marne).

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 01:01

Alexandre Maxime Dalbavie naît le 22 octobre 1884 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Maria Aurélie Maximilienne Deflers et de son mari, Pierre Dalbavie, tailleur pour dames. Sa mère était remariée en janvier 1880 et avait obtenu, par un décret de 1892 que les trois fils qu’elle avait d’une précédente union, prennent le patronyme de Gobin-Dalbavie ; ils se feront connaître sous le nom de Dalbavie.

Résidant avec ses parents à Joinville-le-Pont, rue Dagoty, dans le quartier de Palissy, Alexandre Dalbavie travaille en 1901 comme employé de commerce, sans doute dans l’atelier familial. Il devient ensuite tailleur comme son père, sa mère et ses trois demi-frères Eugène, Victor et Amédée. Il épouse Marcelle Parfond en octobre 1913 à Paris (18e arr.).

Pendant la première guerre mondiale, Alexandre Dalbavie est blessé début 1915. Il sera ensuite lieutenant dans la réserve de l’infanterie.

À partir de 1914, il exerce la profession de drapier. Il dirige après-guerre la société des Textiles Réunis, rue Sainte-Anne à Paris (2e arr.). La maison fait faillite en 1924, un règlement transactionnel étant trouvé en juin.

Pierre Dalbavie, adjoint au maire de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) pendant la guerre, professe des opinions politiques très conservatrices. Alexandre Dalbavie semble partager son point de vue. Le quotidien royaliste Action française recommande en 1921 sa maison à ses lecteurs et fait ensuite un très large écho aux productions de la famille.

Alexandre Dalbavie rejoint sans doute l’atelier familial de la rue Ramey à Paris (18e arr.) où exerçait son demi-frère Amédée, mort en 1922.

En décembre 1929, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire. Cependant, en avril 1934, un décret suspend pendant trois ans tous les droits et prérogatives attachés à cette qualité.

Alexandre Dalbavie meurt le 13 février 1958 au Raincy (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il était âgé de 73 ans.

Un modèle de la maison Dalbavie en 1926

 

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 01:01

Amédée Lucien Gobin naît le 8 février 1874 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Maria Aurélie Maximilienne Deflers et de son mari, Pierre François Xavier Gobin, typographe. Après le décès de son père en mars 1879, sa mère se remarie en janvier 1880 avec Pierre Dalbavie. Un décret de 1892 l’autorise à prendre le patronyme de Gobin-Dalbavie ; il se fera connaître sous le nom de Dalbavie.

Comme son père adoptif, sa mère, ses deux frères Eugène et Victor, ainsi que son demi-frère Alexandre, Amédée Dalbavie va travailler dans la confection. Il est tailleur pour dames, prenant la succession dans l’atelier familial de la rue Ramey à Paris (18e arr.).

C’est dans la commune d’origine de son beau-père, Domme (Dordogne) qu’Amédée Dalbavie épouse en janvier 1903 Henriette Jeanne Stugoski.

À l’instar de Pierre Dalbavie, qui est adjoint au maire de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), Amédée Dalbavie semble avoir des opinions politiques très conservatrices. Il est présenté par le quotidien royaliste Action française comme un « ami » en janvier 1921, et les activités de la maison de couture Dalbavie sont très souvent mises en avant dans la page du journal consacrée à la mode.

Peut-être est-ce lui qui préside, en 1912, une association de billard ayant son siège dans son atelier rue Ramey. Amédée Dalbavie résidait rue Caulaincourt (18e arr.).

Il meurt le 23 mai 1922 à Paris (18e arr.), à l’âge de 48 ans. Ses frères poursuivront l’activité de la maison familiale.

Un modèle de la maison Dalbavie en 1925

 

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 01:01

Victor Louis Gobin naît le 21 juillet 1872 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Maria Aurélie Maximilienne Deflers et de son mari, Pierre François Xavier Gobin, typographe. Après le décès de son père en mars 1879, sa mère se remarie en janvier 1880 avec Pierre Dalbavie. Un décret de 1892 l’autorise à prendre le patronyme de Gobin-Dalbavie ; il se fera connaître sous le nom de Dalbavie.

Comme son père adoptif, sa mère, ses deux frères Eugène et Amédée, ainsi que son demi-frère Alexandre, Victor Dalbavie va travailler dans la confection. Il est tailleur dessinateur en broderie. Il se marie en mars 1899 à Paris (18e arr.) avec une couturière, Marie Louise Gérard.

Après la première guerre mondiale, Dalbavie la succession d’A. Souvraz dans la gestion d’un atelier de tissus d’ameublement, situé rue de Palestro à Paris (2e arr.) qui recrute très fréquemment des ouvrières, sur place ou à domicile.

L’engagement civique de Victor Dalbavie est attesté. Il est administrateur du bureau de bienfaisance du 18e arrondissement de Paris depuis décembre 1910. En juin 1911, il participe à une souscription du quotidien Le Figaro pour une caisse de secours des agents de police victimes du devoir.

Victor Dalbavie est certainement associé à l’activité de l’atelier familial de la rue Ramey (18e arr.), dont il diffuse probablement les productions dans sa boutique de la rue de Palestro.

En mars 1910, Dalbavie a été décoré des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Victor Dalbavie meurt le 18 janvier 1953 à Paris (18e arr.). Il était âgé de 80 ans.

Un modèle de la maison Dalbavie en 1927

 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 01:01

Pierre Eugène Gobin naît le 21 octobre 1870 à Paris (10e arr.). Il est le fils de Maria Aurélie Maximilienne Deflers et de son mari, Pierre François Xavier Gobin, typographe. Après le décès de son père en mars 1879, sa mère se remarie en janvier 1880 avec Pierre Dalbavie. Un décret de 1892 l’autorise à prendre le patronyme de Gobin-Dalbavie ; il se fera connaître sous le nom de Dalbavie.

Comme son père adoptif, sa mère, ses deux frères Victor et Amédée, ainsi que son demi-frère Alexandre, Eugène Dalbavie va travailler dans la confection. Il est tailleur d’habits. Il se marie en mars 1893 à Paris avec une couturière d’origine bordelaise, Adélaïde Jeanne Marguerite Rotival. Ils auront deux enfants.

Ayant fait son service militaire dans un régiment de dragons, en garnison à Sedan (Ardennes), Dalbavie est sous-lieutenant puis, en 1917, lieutenant dans le 20e escadron du train des équipages pendant la première guerre mondiale.

Si l’engagement civique d’Eugène Dalbavie n’est pas connu avec précision, il est cependant attesté par le fait qu’il  est décoré des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie en décembre 1913.

Après la première guerre mondiale, Dalbavie exploite un atelier comme tailleur pour dames, 153, boulevard Magenta à Paris (10e arr.). Il est très probable qu’il est également associé à la gestion de l’atelier familial de la rue Ramey (18e arr.), notamment après le décès en 1922 de son frère Amédée.

Eugène Dalbavie meurt le 12 novembre 1934 à Montmorency (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Il est enterré dans la commune voisine de Deuil-la-Barre (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il était âgé de 64 ans.

Une production de la maison Dalbavie en 1928

 

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