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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 00:01

Ernestine Jeanne Marie Piat naît le 30 août 1867 à Meudon (Seine-et-Oise, act. Hauts-de-Seine). Elle est la fille de Marie Victoire Constance Soinoury et de son époux Léopold Ernest Piat, banquier.

Elle épouse en mai 1891 à Coulommiers (Seine-et-Marne) le docteur Georges Paul Elie Bitterlin. Ils s’installent d’abord rue du Four à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne), puis, à partir de 1899 rue Pasteur dans la commune voisine de Joinville-le-Pont.

Engagé dans l’action sociale, Georges Bitterlin sera également militant politique, candidat pour le mouvement royaliste de l’Action française aux élections législatives de 1919 et conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1912-1919 et 1942-1944).

Leurs deux fils, Charles et Jean, médecins, seront également affiliés à la même organisation d’extrême-droite.

La Société de l'Allaitement maternel et des refuges-ouvroirs pour les femmes enceintes, a été fondée en 1876 par Mme Béquet de Vienne, veuve d’un conseiller d’État. Si elle jouit d’une réputation nationale, qui lui permettra d’être reconnue d'utilité publique en 1905, elle dispose d’un nombre très limité d’implantations locales (trois).

Parmi celles-ci, on compte une section à Saint-Maur-des-Fossés, qui essaimera avec une sous-section à Joinville en 1899, devenue en 1902 une section de plein exercice tandis que celle de Saint-Maur périclite. Jeanne Bitterlin est la fondatrice de la section, dont le Dr Pierre Vallat est le médecin. Julia Véron, trésorière et Mme Delobel, secrétaire, l’accompagnent dans la création de cette structure, qui a 60 adhérents.

En 1901, la société secourt 31 familles auxquelles elle apporte des soins, de la layette, mais aussi de la viande, du pain, du lait, du charbon, des lentilles ou des pruneaux. Elle accueille toutes les demandes qui lui sont adressées, sans distinction de religion ni d'état civil. Son mari et le Dr Jean Baptiste Gripon sont, en 1904, les médecins de la section.

Si la section semble se développer, Jeanne Bitterlin s’en retire cependant et c’est en 1909 Hortense Voisin, femme du maire de Joinville, qui est la présidente. Le conseil comprend sur ses 13 membres, toutes des femmes, 12 qui sont mariées à des notabilités politiques.

C’est un désaccord avec le comité directeur de Paris qui a provoqué la démission d’une partie des fondatrices. Elles créent en juin 1913 l’Union des mères de Joinville, qui s’affilie en 1917 à la Mutualité maternelle de Paris. Jeanne Bitterlin en est la présidente, accompagnée de Léontine Lecuirot, vice-présidente, de Fréna Depasse, vice-présidente, trésorière et visiteuse ainsi que de sa fille Antoinette (elle aussi militante à l’Action française).

Si la presse locale regrette la multiplicité d’organismes à même vocation à Joinville, et surtout le fait qu’elles s’ignorent, l’émulation que cela procure fait qu’en 1923, le maire Henri Vel-Durand se félicite de la concurrence entre œuvres similaires. Cette année-là, la section de Joinville de la Mutualité maternelle a 93 adhérents et s’occupe de 56 enfants.

En mars 1928, Jeanne Bitterlin devient présidente honoraire, tandis que Jeanne Carlier prend la responsabilité exécutive de la section. Son fils Jean assure, en 1935, les consultations de nourrissons au nouveau dispensaire que la Mutualité maternelle ouvre rue de l’Église à Joinville.

Jeanne Bitterlin meurt le 26 décembre 1933 à Joinville. Elle était âgée de 66 ans et avait eu quatre enfants.

 

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 00:01

Constant Gobert naît le 22 janvier 1860 à Saint-Maurice (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Henriette Busseuil et de son époux Jules Gobert, tailleur.

Il réside au moins depuis 1891 dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, rue des Corbeaux (act. avenue des Canadiens), dans le Bois de Vincennes où il exploite en 1911 des boxes à chevaux, activité liée à l’hippodrome tout proche de Vincennes. Il est mentionné avec la profession d’employé.

Lors de son mariage, en août 1903 à Saint-Maurice, le domicile mentionné est celui de sa mère, rue de la Révolution à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il épouse Marie Jeanne Madeleine Bour, couturière à Saint-Maurice.

À l’occasion des élections municipales de mai 1912, Gobert s’inscrit sur la liste radicale dissidente d’Ernest Mermet, qui arrive en seconde position au premier tour. Elle fait alliance avec les candidats socialistes SFIO (Lebègue, Laruelle) et les libéraux et conservateurs (Gallas, Dalbavie) pour l’emporter, au second tour, face à la majorité sortante radicale-socialiste, conduite par Émile Briolay après la retraite de l’ancien maire Eugène Voisin. Les dissidents radicaux ont 10 élus, dont Gobert, tandis que les socialistes en ont 7 et les libéraux 6. L’oncle de Constant Gobert, Stéphane Gobert, avait été conseiller municipal jusqu’à son décès en 1902.

Au sein du conseil, Constant Gobert joue un rôle politique, puisqu’il est désigné à plusieurs reprises comme électeur sénatorial.

Son âge faisant qu’il n’est pas mobilisé pendant la première guerre mondiale, Gobert fait partie de la dizaine de conseillers municipaux qui assument le travail de l’administration. Il est proche du maire, qu’il soutient lors des conflits internes avec les socialistes sur le prix du gaz en février 1916. Il se solidarise également, à la même période, avec Mermet lorsque ce dernier est attaqué, par les radicaux-socialistes, pour sa gestion d’un legs reçu au bureau de bienfaisance de la part de la société Bi-Métal. Avec onze autres élus, Gobert dénonce la « diffamation et calomnie » dont serait l’objet Mermet, affirmant « Nous sommes vos collaborateurs, vos complices ! Non seulement nous approuvons votre manière de faire, mais nous y applaudissons. »

En mai 1916, Gobert participe à une matinée artistique au service des œuvres de guerre du maire et de l’hôpital n° 5, installé dans le château du Parangon, à Joinville. Il s’occupe de la vente d’un stock de charbon aux habitants et est membre d’un comité d’action agricole, constitué pour gérer les jardins potagers créés sur les terrains mis à disposition par Chavignot, ingénieur et propriétaire du domaine de Polangis.

Gobert fait partie de la demi-douzaine d’élus qui participent aux évènements locaux, comme la Distribution des prix des écoles en 1917, la manifestation patriotique de la section locale des cheminots de Saint-Maur et Joinville en septembre 1918 ou le Noël des enfants après la fin du conflit militaire.

Le scrutin municipal de novembre 1919 voit s’affronter trois listes, les radicaux réunifiés avec des socialistes indépendants, les socialistes SFIO et les libéraux. Gobert est fidèle à Henri Vel-Durand, qui a pris la succession de Mermet pour conduire la liste d’union républicaine et sociale. Il obtient au premier tour 845 voix sur 1 694 suffrages exprimés pour 1 715 votants et 2 491 inscrits. Avec 48,9% il est à trois voix de la majorité absolue, qui lui aurait permis d’être élu, et arrive en seconde position, derrière Henri Poitevin, également conseiller sortant, des candidats de sa liste. Au second tour, Gobert arrive en tête, avec 978 votes sur 1 518 exprimés et 1 537 votants, soit 64,4%, face aux socialistes, les libéraux s’étant retirés.

Malgré son score, Gobert n’est pas désigné comme adjoint au maire. Il reste pourtant actif au sein du conseil municipal et se présente de nouveau en mai 1925 sur la liste Henri Vel-Durand, opposée cette fois aux radicaux-socialistes (qui mènent avec Émile Briolay un groupement de carte des gauches), tandis que les libéraux l’ont rejointe. Intitulée Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, la liste soutient un programme soutenant l’application « sans rigueur et sans sectarisme » des lois de laïcité, le maintien de l’octroi pour les marchandises à l’entrée de la commune et l’économie dans les dépenses budgétaires.

Gobert figure en troisième position sur la liste, qui obtient 1 080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés ; tous les candidats sont élus au second tour face au cartel des gauches, après le retrait des communistes présent au premier tour.

Après le décès d’Henri Vel-Durand, c’est Stephen Durande qui prend la succession à la mairie. Il constitue une liste de concentration républicaine, comparable à celle de 1925 et orientée nettement à droite, face de nouveau au cartel des gauches d’Émile Briolay (radicaux-socialistes, socialistes SFIO et socialistes indépendants) et aux communistes conduits par Roger Bénenson.

La liste Durande arrive en tête au premier tour, Gobert obtenant le sixième score avec 919 voix pour 2 126 exprimées (43,2%) pour 2 969. Cependant, au second tour, malgré le maintien des communistes, le cartel des gauches emporte la majorité avec 22 élus, tandis que la concentration républicaine se contente de cinq sièges, dont celui de Gobert. Durande est éliminé et Briolay devient maire.

Constant Gobert meurt le 13 mai 1930 à Joinville. Il était âgé de 70 ans et résidait alors quai Beaubourg, après avoir emménagé rue du Pont après la première guerre mondiale. Il est remplacé lors d’un scrutin partiel en octobre 1934. Un hommage lui est rendu par la nouvelle municipalité après les élections municipales de mai 1935. Il avait exercé 18 ans de mandat. Il n’avait pas d’enfant. Son épouse, Jeanne, fut très active dans une association humanitaire, la société de l’Allaitement maternel.

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 00:01

Claude Gay naît le 20 septembre 1887 à Gerland (Côte-d'Or). Il est le fils d’Anne Gay et d’un père non dénommé. Avec un frère et deux sœurs, il est légitimé par le mariage de sa mère avec François Chambade à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) en avril 1894. Ses deux parents sont eux aussi nés de pères inconnus.

Contremaître dans une fabrique d’enveloppes de paille, Claude Chambade épouse en mai 1910, toujours à Nuits-Saint-Georges, Sophie Borrel.

Vers la fin de la décennie, la famille Chambade s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où elle vit quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Polangis.

Alors mécanicien, Claude Chambade prend des responsabilités dans l’association Union sportive de Joinville, fondée en 1919 et présidée par Stephen Durande, alors adjoint au maire et futur maire de Joinville. Il en est administrateur en 1922 et secrétaire en 1924.

C’est Chambade qui informe le mouvement sportif des couleurs du club en avril 1923 (culotte blanche, maillot blanc, bordure verte). Il contribue également à l’ouverture d’une baignade avec l’école de natation du club en 1924. Il devient ensuite professeur d'éducation physique et instructeur à la Fédération nationale des sociétés de natation et de sauvetage. Il se charge de l’organisation de la réunion nautique de Joinville en juillet 1926.

Après avoir rejoint le Club athlétique de Joinville (CAJ), présidé par Georges Scornet, adjoint socialiste SFIO au maire de Joinville, Chambade prend part avec Chandy et Viel à un triple saut groupé dans le bassin de la Marne à Joinville en septembre 1929.

À l’occasion des élections municipales de mai 1925, Chambade est candidat sur la liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui rassemble des conservateurs, libéraux, radicaux dissidents et socialistes indépendants. Son programme, présenté le 2 avril, insiste sur l’application « sans rigueur et sans sectarisme » des lois de laïcité, le maintien de l’octroi pour les produits entrant à Joinville et l’économie dans les dépenses budgétaires. La liste obtient 1 080 voix en moyenne au premier tour, soit 47,5% des suffrages exprimés ; tous les candidats sont élus au 2d tour face au cartel des gauches, qui rassemble les radicaux-socialistes, les socialistes SFIO et les socialistes-communiste. Henri Vel-Durand (radical dissident) est réélu maire de Joinville.

Pendant son mandat, Chambade s’intéresse notamment à l’aménagement de son quartier, émettant des réserves en août 1926 sur un projet concernant la place Mozart, principal centre de Polangis. Le mois suivant, il récompensé d’un prix pour son élevage de pigeons-voyageurs lors d’un concours agricole.

Lors des élections municipales de 1929, Chambade est candidat cette fois sur la liste du groupement des gauches, conduite par Émile Briolay, et qui rassemble des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants. Au premier tour, Chambade obtient 752 voix pour 1 715 votants (43,8%) sur 2 491 inscrits.

Au second tour, la liste de gauche a 1 123 voix en moyenne et 22 élus (dont Chambade), face à celle du maire sortant qui recueille 963 suffrages et a 5 élus ; les communistes n’ont pas de siège, avec 278 votes en leur faveur.

Claude Chambade meurt le 7 août 1930 à Joinville. Il était âgé de 42 ans et avait eu deux enfants.

Avec quatre autres élus décédés et cinq démissionnaires, Claude Chambade est remplacé au conseil municipal lors d’une élection partielle organisée en octobre 1934.

Destinataires de plusieurs lettres de félicitations pour des actes de courage en 1924 et 1925, Claude Chambade est décoré des Palmes académiques, comme officier d’académie, en juillet 1926.

Triple saut de Chandy, Chambade et Viel en 1929

 

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 00:01

Sophie Fernande Borrel naît le 18 septembre 1892 à Belleroche (Loire). Elle est la fille Marie Nathalie Victorine Favier, ménagère et de son époux, Antoine Augustin Borrel, tailleur de pierre. Son patronyme, initialement orthographié Barrel, est rectifié par jugement du 21 mars 1896 du tribunal civil de Roanne (Loire).

En mai 1910, Sophie Borrel épouse à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) où elle réside avec ses parents, Claude Chambade, contremaître.

Vers la fin de la décennie, la famille Chambade s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où elle vit quai Hector-Bisson (act. quai Gabriel-Péri), dans le quartier de Polangis.

À l’instar de son mari, Sophie Chambade est une sportive. En août 1921, elle gagne la course de 50 mètres dames débutantes organisée dans le bassin de Joinville de la rivière Marne par la Société nationale d'encouragement aux sports. Elle remporte également l’épreuve du 100 mètres brasse organisée dans le bassin de l'Hôtel-de-Ville (Seine) à Paris en septembre de la même année, lors de la Fête fédérale des sauveteurs.

Affiliée au club USJ (Union sportive de Joinville), dont son époux est un des administrateurs, Sophie Chambade est vainqueur de la course de 100 mètres du championnat de natation qui se tient dans la piscine Oberkampf à Paris en avril 1922.

En août 1925, elle prend part à la Traversée de Paris qui se disputait du pont National à l'île des Cygnes, soit sur 10 kilomètres. Elle termine troisième.

Décorée en décembre 1927 de la médaille d’honneur du Grand prix humanitaire de France (un des ancêtres de la médaille de l’Ordre du mérite), Sophie Chambade reçoit en janvier 1932 la médaille de bronze de l’éducation physique. Elle résidait alors toujours à Joinville et aurait eu deux enfants.

Sophie Chambade meurt le 7 juin 1978 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Elle était âgée de 85 ans.

Sophie Chambade en 1921

 

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 00:01

Pol André Loizon naît le 17 septembre 1890 à Terron-sur-Aisne (act. Vouziers, Ardennes). Il est le fils de Paul Arthur Loizon et de Marie Ernestine Charbeaux. Il effectue son service militaire dans une section d’infirmiers entre octobre 1911 et novembre 1913. Il est rappelé en août 1914 de nouveau à la 6e section d’infirmiers militaires. Loizon est versé dans l’infanterie en janvier 1917, rejoignant d’abord le 30e régiment puis le 11e en mai de la même année. Il est affecté en janvier 1919 à la 17e section de commis et ouvriers d'administration, où il est démobilisé en avril.

En décembre 1918, Pol Loizon est cité à l’ordre du régiment : « Très bon soldat, agent de liaison d’une compagnie de mitrailleuses, a toujours assuré avec zèle et dévouement les missions périlleuses qui lui ont été confiées au cours des combats auquel a pris part le régiment ». Il est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille de l’Yser.

Après-guerre, Pol Loizon réside toujours à Terron où il épouse Denise Marie Angèle Cadoux et où naissent deux filles, Simonne Marcelle Louise en mai 1920 et Anne Marie Paulette en juin 1922.

La famille s’installe sur les bords de Marne, d’abord à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne) en 1928 (rue Saint-Amand puis avenue de Ferrières) et, en 1931, dans la commune voisine de Joinville-le-Pont, place de Verdun (quartier de Palissy). Pol Loizon est un adepte du jeu de dames.

Recruté en novembre 1939, peut-être comme affecté spécial à la société Transocéane de Levallois-Perret, il est dégagé de toute obligation militaire et juin 1940.

Toujours menuisier, Pol Loizon est désigné par arrêté préfectoral du 20 février 1942 comme conseiller municipal de Joinville-le-Pont. Léon Lesestre, élu maire en 1935, est maintenu dans sa fonction en compagnie de ses adjoints Charles Chaussée, Jean Béal, René Kirbühler et Frédéric Bautsch. Il est mentionné, en février 1943, comme ayant effectué l’année précédente un don en faveur du comité municipal d’assistance aux prisonniers.

Tous les élus désignés par les autorités de Vichy sont révoqués à la Libération, en août 1944.

Après la deuxième guerre mondiale, Pol Loizon retourne probablement dans les Ardennes. Le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales le mentionne en 1961 dans la profession d’entrepreneur en menuiserie. Il est alors âgé de 70 ans.

La date de son décès n’est pas connue.

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 00:01

L’abbé Loubier est prêtre dans le diocèse de Mende, en Lozère, en 1907. Il est probablement né au cours des années 1880.

En août 1907, l'abbé Loubier est transféré dans le diocèse de Paris et devient vicaire de Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Le curé de la paroisse est alors Amédée Lassier (1853-1937).

L’année suivante, il est nommé dans la même fonction à Sainte-Marthe des Quatre-Chemins, à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il est notamment chargé du patronage des jeunes gens Saint-Joseph,

Juste avant le début de la première guerre mondiale, il devient curé de Dugny (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en juin 1914.

Au lendemain de la guerre, l'abbé Loubier redevient vicaire, cette fois dans la ville de Paris. Il est nommé en octobre 1921 à Saint-Denys de la Chapelle puis en mars 1929 à Notre-Dame de Lourdes.

Au cours des années 1920 et 1930, on retrouve régulièrement l'abbé Loubier comme prédicateur de carême dans diverses églises parisiennes.

En février 1937, il célèbre, en l'église Saint-Georges, rue Bolivar, les obsèques de M. Louis Gaudel, procureur général près la cour de Paris.

Le quotidien royaliste Action française mentionne, en août 1925, l'abbé Loubier comme souscripteur en faveur de la veuve et des enfants d'Ernest Berger, trésorier de l'Action française, assassiné, dans la station de métro Saint-Lazare le 26 mai 1925.

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 00:01

Marcel Louis Camille Roubault naît le 20 juillet 1900 à Chaumes (act. Chaumes-en-Brie, Seine-et-Marne). Il a pour mère Léonie Henriette Marie Savoyen, et pour père son époux, Paul Camille Roubault, boulanger.

Mécanicien et fraiseur pour de l’outillage de précision, Roubault est ensuite ajusteur et s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il y réside, avenue du Château (act. av. Foch), dans le quartier de Polangis en 1920, quand il fait son service militaire dans un bataillon d’ouvriers d’artillerie.

En avril 1923, Roubault est le secrétaire de la section de Joinville de l’Union fédérative socialiste, formation créée en décembre précédent par Pierre Brizon, Henri Sellier, Oscar Bloch, Raoul Verfeuil et plusieurs maires de banlieue, comme Charles Auray (Pantin). La formation rassemble notamment d’anciens socialistes passés au parti communiste et qui l’ont quitté, notamment du fait de l’exigence de rompre avec la franc-maçonnerie et la Ligue des droits de l’Homme. Elle considère que « la résistance du capitalisme menacé, dans ses privilèges, impose au prolétariat la nécessité de s'organiser pour la conquête révolutionnaire du pouvoir et l'exercice d'une dictature transitoire ». S’affichant pacifiste, l’Union fédérative socialiste plaide pour l'unité organique des socialistes.

Roubault participe à la fusion avec le parti communiste unitaire, pour former l’Union socialiste-communiste (USC), dont Edmond Neumann devient le secrétaire à Joinville. C’est la section USC qui prend l’initiative de rassembler des membres de la SFIO et du parti radical-socialiste à Joinville pour constituer, en mai 1924, un comité électoral communal du Cartel des gauches. Georges Briolay, radical-socialiste et futur maire de Joinville, en est le président ; Neumann est vice-président, Roubault secrétaire et Berthet, SFIO, trésorier. En 1924, les forces politiques de gauche restent embryonnaires dans la commune. Tous les anciens adhérents de la SFIO avaient rejoint le parti communiste lors de sa création et la section locale se reconstitue probablement en 1924. Le parti radical-socialiste avait été touché par la dissidence de plusieurs élus en 1912, qui battent alors la liste ayant le soutien officiel des radicaux-socialistes puis l’exclusion du futur maire, Henri Vel-Durand. Le comité radical-socialiste de Joinville, même s’il était maintenu nominalement sous l’égide de Georges Briolay, futur maire, ne reprend vie que vers 1924 également. À contrario, l’USC apparaît comme la seule structure organisée, en dehors du parti communiste, mais son impact électoral s’avèrera négligeable.

Lors des élections municipales de mai 1925, la liste du cartel des gauches obtient 648 voix sur 2 275 suffrages exprimés (28,4%) pour 2 310 votants et 2 761 électeurs inscrits. Elle devance les communistes (21,1%.) mais est largement distancée par la municipalité sortante d’Henri Vel-Durand, soutenue par les radicaux dissidents, les libéraux et conservateurs, qui recueille 47,5% et emporte tous les sièges au second tour.

L’élection au conseil général pour le 2e secteur du canton de Saint-Maur (Saint-Maur, Créteil, Bonneuil, Joinville) de juin 1925 voit Neumann (USC) recevoir 50 votes (1,8%), très loin des 409 voix du socialiste SFIO Osmin, des 562 du député communiste Muller ou des 685 du maire de Créteil Avet, alors radical-socialiste.

Parallèlement à son activité politique, Roubault est membre du comité de la section de Joinville de la Ligue des droits de l’Homme, présidée en 1924 par Edmond Neumann. Elle existe depuis 1900 et compte 56 adhérents cette année-là.

En septembre 1926, Marcel Roubault épouse Paulette Lucile Chapoul à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il s’installe dans la commune, rue du Pont-de-Créteil. Cependant, il continue son activité au sein de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme, dont il est le secrétaire en 1933.

Après la deuxième guerre mondiale, les époux Roubault, qui ont eu une fille née en 1930 à Saint-Maur, s’installent dans son village natal de Chaumes-en-Brie, où ils vivent chemin du Pré-Saint-Martin. Marcel Roubault meurt, hospitalisé, le 14 juin 1967 à Paris (13e arr.). Il était âgé de 66 ans.

Il ne faut pas confondre Marcel Louis Camille Roubault avec Marcel Édouard Roubault (1905-1974), géologue français, doyen de la faculté de Nancy, fondateur de l'École nationale supérieure de géologie dans cette ville.

Le Cartel des gauches en 1924

 

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 00:01

Désiré Briday naît le 15 juillet 1884 à Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Anne Clémentine Bouthley, originaire de Lorraine occupée, et de Benoit Briday, meunier, né à Lyon et sachant difficilement signer.

Recruté en mars 1910 comme inspecteur, Brday est nommé à la direction générale des recherches de la préfecture de police de Paris. Il reste à son poste pendant la première guerre mondiale, étant secrétaire de M. Pachot, commissaire aux délégations judiciaires. Il est identifié comme brigadier en 1927 et brigadier-chef en 1928. Briday est élu en février 1930 comme représentant du personnel de la 6e catégorie au conseil de discipline. Il apporte une contribution volontaire « Pour l'amortissement de la Dette publique et le relèvement du franc » en juillet 1926 en répondant à un appel lancé dans la Préfecture de police.

En juin 1918, Désiré Briday épouse à Paris (3e arr.) Maria Louise Bourgeois, modiste. Il va, après-guerre, retourner vivre à Maisons-Alfort.

L’activité sportive de Briday a été importante. Licencié à la Société nautique de la Marne (SN Marne) de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), il pratique l’aviron en yole de mer, à 4 ou 8 rameurs. En 1913 et 914, il remporte plusieurs courses, dont la traversée de Paris en mai 1914, dans la catégorie « débutants. »

Continuant la pratique de l’aviron après le conflit mondial, il va devenir entraîneur, pour des rameurs scolaires au garage école de la SN Marne sur l’île Fanac en 1936. Il entraîne également, notamment entre 1931 et 1933, l’équipe d’aviron de l’ASPP, l’association sportive de la police parisienne, dont l’activité aviron est basée également à Joinville, dans le quartier de Polangis.

À Joinville, Briday fréquente de nombreux sportifs de haut niveau, comme Émile Lecuirot ou Gabriel Poix.

La maison de sa mère à Maisons-Alfort, avenue Victor-Hugo étant expropriée en 1932, pour l’élargissement de la voie, Désiré Briday va venir s’installer à Joinville-le-Pont.

Il y réside quand il est nommé, en février 1942, conseiller municipal par décret ; il est alors retraité. Léon Lesestre, élu en 1935, reste maire tandis que ses colistiers Charles Chaussée, Jean Béal, René Kirbühler et Frédéric Bautsch sont adjoints au maire. Les deux élus communistes, Deloche et Rouhaud, ont été révoqués.

La municipalité sera renversée à la Libération en août 1944.

Désiré Briday meurt le 19 mai 1952 à Maisons-Alfort. Il était âgé de 67 ans.

Il avait obtenu plusieurs décorations du fait de son activité professionnelle : médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement en mai 1927, médaille d‘honneur de la police en avril 1928. Il avait également été récompensé pour son activité sportive, avec une médaille de bronze de l’éducation physique en mars 1935 et une médaille d'argent en septembre 1936.

Le 8 de l'ASPP en 1932

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 00:01

Robert Amand Victor Brouillon naît le 19 novembre 1890 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.

Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Robert Brouillon est comptable aux usines cinématographiques Pathé, à Joinville où il entre vers 1906. Son frère Marcel Brouillon (1889-1959), exerce le même métier dans l’entreprise de bois Penneret, dans la même commune. Ils résident tous deux, avec leur mère, dans la demeure familiale joinvillaise.

Pendant la première guerre mondiale, Robert Brouillon, alors maréchal des logis au 13e régiment d’artillerie, est cité à l’ordre de la division pour son comportement.

Dans la commune de Saint-Maurice, voisine de Joinville, Robert Brouillon épouse en juin 1921 Annonciade Marie Martinaggi. Il se remarie, en septembre 1927 à Vincennes, avec Victorine Amélie Dalstein.

N’ayant pas eu d’engagement politique connu, c’est probablement son frère Marcel et non Robert qui est le Brouillon candidat sur la liste de droite lors des élections municipales de Joinville en novembre 1919. L’un des deux est récompensé en tant que professeur de comptabilité, probablement dans le cadre des cours du soir de l’Association philotechnique.

Membre de la Société des amis de Vincennes (1926-1929), Robert Brouillon est également administrateur de l'œuvre des jardins ouvriers de Vincennes. Il reçoit à ce titre une médaille de bronze de la prévoyance sociale en janvier 1928.

Robert Brouillon meurt le 27 novembre 1935 à Joinville. Il était âgé de 45 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

Studios Pathé Joinville en 1925

 

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 00:01

Marcel Gustave Brouillon naît le 28 septembre 1889 au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime). Il est le fils de Marguerite Massé et de son époux Gustave Désiré Isidore Brouillon, négociant comme son père et son beau-père.

Le père, devenu fondé de pouvoirs à la raffinerie de sucre Say, s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Parc, dans le quartier de Polangis vers 1906. Il y meurt en mars 1910 et est décoré le même mois (mais à titre posthume) des Palmes académiques en tant qu’officier d’académie.

Marcel Brouillon est comptable dans l’entreprise de bois Penneret, à Joinville. Son frère cadet, Robert Amand Victor Brouillon (1890-1935), exerce le même métier aux usines cinématographiques Pathé.

Exerçant une fonction bénévole au sein d’organismes sociaux, commissaire de la Mutuelle du cinéma et contrôleur de la société de secours mutuels Assurance fraternelle de Joinville-Nogent, Marcel Brouillon obtient en juillet 1927 une mention honorable au titre de son engagement mutualiste et est décoré en février 1939 chevalier du Mérite social.

C’est probablement Marcel Brouillon qui est candidat, en novembre 1919, aux élections municipales à Joinville-le-Pont. Cependant, les sources ne mentionnant pas le prénom, ce pourrait également être son frère, Robert. La liste du Bloc indépendant, conduite par Jules Beauvais et le Dr Georges Bitterlin, rassemble la droite conservatrice et libérale ; elle s’oppose à une liste de la majorité sortante, conduite par Henri Vel-Durand, rassemblant des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, ainsi qu’à une liste socialiste SFIO, dirigée par Georges Laruelle. Devancée au premier tour par les candidats d’Henri Vel-Durand, le Bloc indépendant se retire et n’a pas d’élu. Brouillon recueille 374 voix sur 1 694 suffrages exprimés (22%) pour 1 715 votants et 2 491 inscrits.

Avant le scrutin suivant, Marcel Brouillon est désigné comme secrétaire-trésorier en avril 1925 lors de la constitution du Comité d’union et d’action républicaines, fondé en 1912, qui rassemble la plupart des figures de la droite joinvillaise, en dehors des royalistes d’Action française. Il est présidé par Félix Soulié et appuie la candidature, sur une liste d’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, d’Henri Vel-Durand, qui s’oppose cette fois aux radicaux-socialistes alliés à d’autres formations de gauche, dont les socialistes SFIO, sur une liste de cartel.

En novembre 1932, Marcel Brouillon est réélu secrétaire de l’organisation, rebaptisée Comité d’union républicaine et d’action sociale et alors présidée par Lucien Pinton. Il conserve la même fonction en janvier 1934, la présidence étant passée à Émile Lecuirot.

La transformation du comité en Union des républicains en février 1935, sous la présidence de René Kirbuhler, voit Marcel Brouillon nommé secrétaire adjoint. En avril de la même année, la nouvelle Union prend position en matière politique : « L’Union des républicains de Joinville, se souvenant des fusillades du 6 février, des scandales Stavisky et autres dans lesquels figurent des députés, des magistrats, d’anciens ministres, tous radicaux et maçons, a décidé de rompre l’union précédemment établie avec les radicaux pour faire une liste composée en totalité d’éléments modérés et nationaux. »

Brouillon est signataire du programme, qui demande la séparation de l’administration municipale et de la politique, la diminution des charges écrasantes, l’atténuation des dépenses publiques, la simplification des rouages administratifs et l’application des lois sociales.

En vue des élections législatives de juin, Marcel Brouillon participe en mars 1936 à la fondation d’un Comité de conciliation républicaine et de progrès social pour le travail et la paix, qui accorde son investiture au député radical indépendant sortant, Adolphe Chéron. Le comité est présidé par Armand Faivre.

Adolphe Chéron, ancien ministre, est opposé au second tour au communiste André Parsal, candidat de Front populaire, qui l’emporte avec 51,6% des suffrages exprimés.

Marcel Brouillon meurt le 27 mai 1959 à Créteil. Il était âgé de 69 ans. Il ne semble pas avoir été marié.

 

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