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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 01:01

Suite de la biographie d’Ernest Loustalot

À partir de janvier 1897, Loustalot rejoint la Russie, où il est professeur à l'Ecole impériale de droit de Saint-Pétersbourg. Il réside place de Kazan. Il a des élèves en escrime et en boxe. Il est considéré comme un des introducteurs de cette discipline en Russie où il organise le premier match public contre un de ses élèves en 1898. C’est Loustalot également qui introduit le water-polo en Russie.

S’il réside principalement dans ce pays, Loustalot revient cependant régulièrement l’été en France et participe à diverses manifestations dans la région parisienne, en particulier en boxe et en natation. Loustalot remporte ainsi deux prix lors d’un concours de natation organisé par la Société nationale de sauvetage dans le bassin de Joinville-le-Pont en août 1901. Il coordonne les bateaux qui assurent la sécurité des 818 concurrents qui participent aux éliminatoires de la traversée de Paris à la nage en septembre 1905. En août et septembre 1906, il est à la tête du comité d’organisation des vingt-quatre heures à la nage organisés par L’Auto au pont de Joinville.

En tant que boxeur, Loustalot est impliqué dans de nombreux combats entre 1898 et 1901. Loustalot est également membre dirigeant d’associations sportives. Il préside ainsi, en 1908-1909, le Cercle Athlétique de Joinville où l’on retrouve notamment les frères Lavogade.

Certainement sensible aux questions sociales, Loustalot est mentionné, avec plusieurs militants socialistes joinvillais, en juillet 1908, dans le quotidien L’Humanité, comme souscripteur en faveur des ouvriers des carrières de Draveil et Villeneuve Saint-Georges (Seine-et-Oise), en grève pour de meilleures conditions de travail.

À suivre

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 01:01

Début de la biographie d’Ernest Loustalot

Joseph Ernest Loustalot naît le 5 janvier 1867 à Bordeaux (Gironde). Il est le fils de Catherine Baylot et de Jean Loustalot, cocher. Son père aurait été un ancien marin, champion de boxe de la marine française et excellent nageur.

À quatre ans, Ernest Loustalot apprend à nager et commence à pratiquer la boxe l’année suivante. À vingt ans, il établit un record de France de natation en 100 mètres dos. Peu de temps après, il plonge d’une hauteur de 35 mètres, puis de 42 m.

Employé des messageries maritimes à Bordeaux, Ernest Loustalot débute son service militaire en novembre 1888 dans l’infanterie. Il est remarqué pour ses qualités sportives (« un type extraordinaire de gascon » selon le quotidien L’Auto) et affecté, en tant que caporal en juillet 1889 à l’école de gymnastique de Joinville, située dans le Bois de Vincennes à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il devient sergent en janvier 1890, toujours avec la même affectation jusqu’à l’été 1891.

Ayant obtenu, pendant sa période militaire, le diplôme de maître de gymnastique en novembre 1889, Loustalot devient professeur et vit à Joinville, Saint-Maur-des-Fossés puis Paris. Il épouse en décembre 1894 à Paris (8e arr.), Marie Mahé, fille d’un bûcheron de Saint-Maur.

Champion de France de gymnastique, le champion d'Europe de boxe française et anglaise Loustalot était également considéré comme l'un des cinq meilleurs escrimeurs au monde.

Enseignant d’abord à Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine) et au gymnase Lefebvre, cité du Retiro, près de la Madeleine à Paris (8e arr.), Loustalot est acrobate et enseigne également le cyclisme, l’escrime et surtout la natation et la boxe française.

À suivre

Loustalot en 1905

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 01:01

Antoine Cambier naît le 8 avril 1874 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Mathilde Marie Flippes et de son époux Ludovic Alexandre Cambier, architecte. Il est bachelier de l'enseignement secondaire spécial.

Le service militaire dans l’infanterie de Cambier, de novembre 1895 à septembre 1896, est suivi par son intégration, à partir d’octobre 1899, dans les réserves des services de santé, en tant qu’officier d’administration adjoint des hôpitaux militaires puis, en juin 1900, officier d’administration.

Suite à un concours passé en juin 1897, Cambier est embauché à la Caisse municipale de la Ville de Paris en tant que stagiaire puis titularisé comme commis-expéditionnaire en juin 1899. Il intègre en janvier 1902 la direction de l'Inspection générale et du contentieux puis devient, en juillet, suite à un nouveau concours, rédacteur dans les bureaux de la Préfecture de la Seine. En juillet 1908, il devient secrétaire administratif de la Commission de surveillance des ateliers départementaux d'ouvriers mutilés, estropiés ou infirmes. Il intègre le service de la Statistique municipale en décembre de la même année.

Devenu rédacteur-principal, Cambier est affecté en octobre 1911 à l’administration des communes du département de la Seine, comme secrétaire administratif de la Commission départementale chargée d’établir un tarif officieux des traitements minima à attribuer aux secrétaires et employés des bureaux des mairies de la banlieue de Paris.

Résidant depuis 1881 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), alternativement rue de Paris et avenue Molette, dans le quartier du Centre, Cambier s’implique dans une société d’enseignement populaire, l’Association philotechnique. Il y donne des cours, organise des conférences, par exemple sur Georges Courteline avec le concours de la Société symphonique de Joinville à l’école du Centre en janvier 1904. Il est administrateur de l’association en 1913.

Pendant la première guerre mondiale, il rejoint avec ce grade l’ambulance du 2e corps colonial puis en juin 1916 l’hôpital Saint-Lô (Manche) et est, à partir d’août de la même année, gestionnaire de l’hôpital de Rennes (Ille-et-Vilaine). De nouveau dans la réserve, il est nommé commandant d’administration de réserve en juillet 1929.

Cambier retourne à la Caisse municipale, avec le grade de sous-chef de bureau, en juin 1917 puis s’occupe des Affaires intercommunales et dr l’Assistance en mai 1919. Il est, en juin 1920, secrétaire de la commission gérant la gratuité des soins médicaux, chirurgicaux et pharmaceutiques aux militaires et marins.

Avec le grade de chef de bureau en mars 1925, il est le premier titulaire du poste de responsable de l’Assistance médicale gratuite. En août 1928, il est nommé membre de la commission chargée d'examiner les moyens d'atténuer la charge qui résulte pour les établissements hospitaliers de Paris du traitement des malades de la banlieue parisienne, des départements et de l'étranger. Il est mis en retraite en août 1930, avec le grade de chef de service honoraire.

Il continue d’exercer une activité pour le compte de la préfecture, toujours membre de la Commission départementale de contrôle de l'Assistance médicale gratuite jusqu’en 1939.

Pendant la deuxième guerre mondiale, devenu commandant d’administration, Cambier est gestionnaire de l’hôpital complémentaire de la Cité universitaire de Paris.

Antoine Cambier meurt le 12 novembre 1939 à Paris (5e arr.), dans l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, rue Saint-Jacques. Il était célibataire et âgé de 65 ans.

Titulaire de plusieurs décorations, Antoine Cambier disposait des Palmes académiques, comme officier d’académie en 1904 et officier de l’instruction publique et 1909, pour son rôle en tant que professeur à l'Association philotechnique de Joinville. Il avait obtenu la médaille d'argent de de l’Assistance publique en mars 1930. Enfin, en octobre de la même année, il a été fait chevalier de la Légion d’honneur pour ses 34 ans de service et cinq campagnes.

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 01:01

Paul Louis Alfred Jouve naît le 24 avril 1882 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils de Rosine Octavie Huardeau, couturière et de son époux Pierre Henri Jouve, peintre en bâtiment. La famille réside dans le quartier du Centre d’abord rue de Paris puis rue du Pont, où ses parents deviennent restaurateurs.

Exerçant la profession d’employé de banque, Paul Jouve travaille à la banque Leroy-Dupré en 1901. Il épouse en novembre 1905, à Joinville, Georgette Bourguignon, cartonnière. Elle est la fille d’un emballeur, qui a donné son nom à une rue du quartier de Polangis , où Paul et Georgette Jouve vont vivre, avant de se déplacer un temps dans la commune voisine de Champigny, rue de Villiers, puis de revenir à Joinville.

Exempté de service militaire en 1902, du fait d’une myopie bilatérale, Paul Jouve est tardivement mobilisé pendant la première guerre mondiale. Suite à une décision de révision, il est classé dans les services auxiliaires et intègre la 22e section de Commis et ouvriers d'administration (COA) le 1er mars 1915. Mais il est réformé dès le 13 du même mois pour insuffisance aortique.

Après-guerre, Paul Jouve va exercer des responsabilités dans la société de secours mutuels Assurance fraternelle de Joinville et Nogent. Fondée en octobre 1909 par des résidents du quartier de Polangis à Joinville, elle a pour premier président Chéri Arnaud (1875-1931), sellier, négociant puis industriel, conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1929). Il cède la présidence vers 1924 à un autre cofondateur, Adolphe Leblanc (1863-1931), comptable.

Implantée à Joinville, la société se développe également sur Champigny. en 1936, elle comptait 300 membres et était affiliée à l’Union mutuelle nationale pour l’assurance.

D’abord trésorier depuis 1924, Paul Jouve devient président en 1928. Il exerça la fonction jusqu’en 1934. Il cède alors la place à Lucien Epin, directeur d’institutions privées d’enseignement et dirigeant du Comité d’union républicaine et d’action sociale, le regroupement de la droite libérale et conservatrice à Joinville.

Pour son activité mutualiste, Jouve reçut une mention honorable en août 1925 puis une médaille de bronze en juillet 1928. Il avait emménagé avenue Joseph-Jougla, dans le quartier de Polangis, à Joinville.

Paul Louis Alfred Jouve meurt le 16 septembre 1957 à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il était âgé de 75 ans et avait eu deux enfants.

 

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 01:01

Suite de la biographie de Georges Piot.

Parallèlement à sa carrière athlétique, Piot prit une part active à l’organisation de l’aviron en France. En août 1927, il mobilise quelques rameurs fortunés pour fonder, toujours dans l’ile Fanac, à Joinville,  côté de la SN Marne, une section d’aviron de l’Association sportive de la Bourse. Elle construit son club-house à la place de l’ancien établissement de danse Tanton et adopte les couleurs bleu et or. Lucien Gautier en est l’entraîneur. En avril 1936, a section est transformée en une société autonome, sous le titre de Club Nautique de la Bourse. Georges Piot est désigné comme secrétaire général et président de la Commission sportive. Henri Banos, champion de France 1936, est licencié du club mais Piot continue de courir pour la SN Marne.

En août 1930, Georges Piot est élu président du Comité des régates Internationales de Paris (CRIP). Reprenant une structure dans une situation financière déficitaire, il en assure le redressement. Il organise les championnats de France d'aviron en août 1931 puis le même mois ceux d'Europe dans le bassin de Suresnes, avec douze nations, 55 embarcations et plus de 200 rameurs.

C’est Piot qui prend l’initiative du match d’aviron Paris-Milan en septembre 1934. Il s’implique fortement dans la préparation des rameurs pour les Jeux olympiques de 1936, mettant l’accent sur les défauts de l’entraînement français en comparaison des rameurs anglais ou allemands. En décembre 1935, Piot abandonne sa fonction exécutive et est nommé président d'honneur du CRIP.

Il accède, en janvier 1936, à la présidence de la Fédération des sociétés d'aviron de la région parisienne. Saluée par les athlètes et la presse, son élection est cependant, selon le quotidien Excelsior, accompagné de vives polémiques, estimant que « Ce n'est pas, en effet, sans une certaine appréhension, sans un peu d'amertume que les anciens dirigeants voient les jeunes s’immiscer dans la direction de nos fédérations sportives. Surtout lorsque les nouveaux promus apportent un programme de réformes et désirent imposer leur compétence ». Le commentateur Roger Millaud considère que « beaucoup de dirigeants pensent « 1900 » et agissent mollement alors qu'il faut penser « 1936 » et préparer les champions de demain. »

Dès le mois de mars, le nouveau président, M. Georges Piot, fait adopter l'institution d'un brevet de rameur scolaire et met l’accent sur l’éducation au sein des clubs, insistant sur leur ouverture aux scolaires. Il supervise ainsi le développement de à l'entraînement des élèves par la SN Marne avec son dirigeant, Émile Lecuirot, et les professeurs Hansotte ou Briday.

Entre 1934 et 1939, Georges Piot collabore régulièrement au quotidien parisien Le Journal. Il signe également des tribunes ou accorde des entretiens à plusieurs grands organes de presse (Le Figaro, Excelsior, la radio PTT…).

Pendant la deuxième guerre mondiale, Georges Piot est, en décembre 1939 affecté spécial à l’entreprise Camions Bernard à Arcueil (Seine, act. Val-de-Marne). Il est démobilisé de fait de cette fonction en novembre 1940.

Après son retour à la vie civile, Georges Piot reprend ses fonctions à la présidence de la Fédération Parisienne d’aviron. Il est désigné, en avril 1942, comme vice-président de la Fédération française d'aviron.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, Georges Piot commente en juin 1948 dans le quotidien L’Aube l’état des installations sportives françaises, notamment du bassin de Suresnes qu’il fit aménager : « jetons un pleur sur ses installations défuntes et les belles tribunes, muées en carcasses informes, tout à fait zone. »

Après le décès de son épouse en novembre 1966, Georges Piot se remarie en mai 1976 à Valence-sur-Baïse (Gers) avec Suzanne Marie Jeannine Bruno.

Georges Piot meurt le 5 avril 1980 à Créteil (Val-de-Marne). Il résidait probablement toujours à Joinville-le-Pont. Il était âgé de 83 ans et avait eu une fille de son premier mariage. Georges Piot était titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Il avait été décoré de la médaille d'argent de l’Éducation physique en juin 1930 puis de la médaille d'or en janvier 1932.

Fin.

Georges Piot en 1934

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 01:01

Début de la biographie de Georges Piot.

Georges Piot naît le 14 septembre 1896 à Paris (18e arr.). Il est le fils de Delphine Angelina Robillard et de Louis Piot, marchands de vin avenue de Clichy. La famille s’installe en 1900 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où elle exploite un établissement rue du Pont, dans le quartier du Centre. Le père meurt en mai 1907.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale en avril 1915, Georges Piot sert d’abord dans l’infanterie puis, devenu sergent en octobre 1916, est affecté à un escadron du train en janvier 1919 ; il est démobilisé en septembre de la même année. Il sera ensuite, dans la réserve, maréchal des logis chef en décembre 1930. Pour son courage dans la transmission des renseignements, Piot est cité à l’ordre du régiment et décoré.

Mesurant 1 m 81 pour 76 kilos en 1922, Georges Piot est un athlète pratiquant différents sports : natation, cyclisme, course à pied, mais surtout l’aviron. Il quitte d’ailleurs le domicile maternel pour s’installer en 1921 sur l’île Fanac à Joinville, d’abord chez un autre rameur, Robert Gault, puis dans son propre domicile, à proximité immédiate du garage de la Société nautique de la Marne (SNM), où il est licencié.

En août 1920, Piot remporte la Traversée de la Marne à la nage, course réservée aux membres de la SNM. En juin 1921, l’équipe junior Démaré et Piot gagne la course de sa catégorie dans les régates internationales tenues dans le bassin d’Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine). Cette fois dans une formation à quatre Piot est vainqueur avec Poix, Démaré et Bouton des championnats de Paris d'aviron à Juvisy (Seine-et-Oise, act. Essonne) en août 1921.

Le mariage de Georges Piot avec Laurentine Eugénie Julien, dite Linette, modiste est célébré en août 1922 à Paris (18e arr.). Le quotidien La Presse s’en réjouit, tout en émettant le vœu qu’il « reste à l'aviron ». Sur le plan professionnel, Piot est employé de banque ; il va travailler à la Bourse de Paris.

Effectivement, Piot poursuit sa carrière sportive, devant champion de Paris d’aviron en compagnie de Demaré en août 1922. En « quatre », il est victorieux de la Traversée de Paris avec Maurice Bouton, Demaré et Bocahut en avril 1923. Les mêmes remportent en mai la même année la Journée des fondateurs. Lors des Régates internationales tenues à Argenteuil en juin du même millésime, Piot et Demaré sont vainqueurs, à la fois en « deux » et en « quatre », de nouveau avec Bouton et Bocahut. Le mois suivant, les mêmes remportent aussi les championnats de Paris d’aviron à Juvisy et, en août, les championnats de France.

Comme d’autres sportifs de la commune, notamment parmi les rameurs Émile Lecuirot, Georges Piot va s’engager dans la politique municipale. Il est membre de la commission de préparation du programme du futur Comité d’union et d’action républicaines, qui regroupe les membres de l’Union des républicains de gauche (droite) ainsi que des radicaux et des socialistes indépendants. Cette commission, créée en avril 1923, est présidée par le maire, Henri Vel-Durand et comprend notamment François Decrombecque, ouvrier mécanicien et champion de marche à pied.

Le programme, adopté en mai la même année, préconise « à l’intérieur, maintien et développement méthodique des lois démocratiques et sociales actuelles : lois scolaires, défense des lois laïques ; loi de séparation à maintenir dans son intégralité ; lois d’assistance et de retraites, mise au point de la loi des retraites ouvrières par cotisations de l’État et des patrons seuls ; lois protectrices de l’enfance ; enseignement gratuit à tous les degrés par l’augmentation du nombre de bourses accordées seulement au concours, la bourse devant comprendre l’entretien complet de l’élève ; assainissement de la situation financière en diminuant l’inflation et en établissant des impôts mieux assis et surtout mieux perçus, maintien de l’impôt global et progressif sur les revenus, suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires (…), compression des dépenses publiques surtout militaires (…) ; interdiction d’importation pour tous les produits de première nécessité (céréales, bestiaux, légumes, sucres) ; le comité est l’adversaire du communisme ; favorable au syndicalisme, s’il abandonne ses idées révolutionnaires ; opposé à la réaction royaliste. À l’extérieur, soutien au gouvernement. »

Lors de la constitution officielle en avril 1925 de ce comité, présidé par Félix Soulié, Piot fait partie des douze membres fondateurs.

À suivre.

Demaré et Piot en 1922

 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 01:01

Émile Henri Billemont naît le 28 mars 1898 à Lille, Nord. Il est le fils de Jeanne Zélie Billemont, 18 ans, couturière. Le mariage de sa mère avec Jean Baptiste Jules de Geyter en août 1906 à Lille le légitime. Son père est chansonnier, tourneur en fer, éditeur de musique ; d’une famille belge, il a acquis la nationalité française en 1891.

Probablement mobilisé à la fin de la première guerre mondiale, Émile de Geyter (dont le nom est fréquemment écrit Degeyter) épouse, toujours à Lille en décembre 1921 Zulma Marie Cauwels, dont la famille est hollando-belge.

Devenu monteur en chauffage, Émile de Geyter vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1928 avec sa mère et son épouse.

Il est actif au sein de la section de Joinville du parti socialiste SFIO à partir de cette date et jusqu’au moins 1930. La section compte alors une quarantaine de membres, dont 20 adhérents permanents.

Toujours à Joinville, Émile de Geyter est également un des membres fondateurs de na nouvelle Chorale de Joinville, constituée en décembre 1930 par Moutardier, professeur à l’école Diderot. Il est membre du bureau de l’association en tant qu’archiviste. Il réside encore à Joinville en 1936.

Émile Henri de Geyter meurt le 25 novembre 1964 à Roubaix, Nord. Il était âgé de 66 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant.

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 01:01

Charles Augros naît le 14 août 1857 à Montrouge (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Silvie Clara Huguet et de son époux Silvain Augros, paveur.

La famille Augros vit ensuite à partir de 1863 à Paris (14e arr.) où Charles Augros est contremaître raffineur en 1890 puis comptable en 1894, année où il épouse, en janvier à Paris (13e arr.) Henriette Cholet.

Le couple s’installe ultérieurement à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il vit avenue Ratel, dans le quartier de Polangis.

Lors des élections municipales de 1919, Charles Augros est candidat sur la liste d’union républicaine et sociale, conduite par Henri Vel-Durand, adjoint au maire sortant. Elle rassemble des radicaux dissidents et des radicaux-socialistes, qui s’étaient opposés en 1912, avec des socialistes indépendants, qui se sont séparés du parti SFIO. La liste fait face à deux concurrents, des libéraux et conservateurs à droite, et les socialistes officiels à gauche. Charles Augros se rattache aux radicaux-socialistes, dont Georges Briolay, futur maire, est le dirigeant.

En novembre 1919, lors du scrutin communal, Augros obtient au premier tour 741 suffrages pour 1 694 exprimés (43,7%) sur 1 715 votants et 2 491 inscrits. Au second tour, il recueille 971 votes pour 1 518 exprimés (64%) sur 1 537 votants, la liste de droite s’étant retirée. Toute la liste est élue et Henri Vel-Durand devient maire, succédant à Ernest Mermet, qui était maire et meurt le jour même du scrutin de second tour.

Augros est délégué cantonal, une fonction créée en 1886 pour instaurer des représentants de la laïcité et de la République auprès des écoles, veillant aux conditions de vie et de travail des écoliers. Au sein du conseil municipal, il s’intéresse particulièrement aux questions scolaires.

En mars 1923, avec les autres radicaux-socialistes, les premiers socialistes SFIO comme Berthet et des socialistes indépendants, à l’instar de Graillat et Caperon, Augros participe à la constitution de la section de Joinville de la Ligue de la République, structure qui se veut « un groupe de tous les partis de gauche pour faire échec à la réaction ». Caperon en est le président et Augros le vice-président. En décembre, la section décide, en vue du prochain scrutin municipal, qu’elle « apportera son appui aux candidats de gauche qui accepteront son programme minimum. »

Après la démission du premier adjoint, Julien Périn (socialiste indépendant), Augros intègre le bureau municipal comme troisième adjoint en février 1924.

Peu avant le renouvellement du conseil municipal, un scrutin sénatorial permet de mesurer le rapport de forces au sein des élus sortants. Si Girot recueille 15 voix, venant des deux groupes, les autres s’opposent ; les élus de la majorité, dont le maire Vel-Durand et Caperon (qui abandonne la Ligue de la République), sont élus délégués avec 8 à 9 voix. La liste du cartel des gauches, sur laquelle figurent notamment Briolay, Graillat et Augros, est battue avec 6 à 7 voix.

Au cours du vote, en mai 1925, Augros est probablement candidat sur la liste du cartel des gauches, conduite par Georges Briolay, qui recueille une moyenne de 648 voix (28,4% des suffrages exprimés), derrière l'Union républicaine d’Henri Vel-Durand, qui a rallié les libéraux et conservateurs (1 080 votes, 47,5%) et devant les communistes (480 voix, 21,1%). Au second tour, malgré le retrait des communistes, les radicaux-socialistes sont battus et n’ont pas d’élu.

Vers 1923, Charles Augros préside la Mutualité scolaire de Joinville, une des principales sociétés de secours mutuels de la commune, assurant une couverture maladie aux parents et préparant à la retraite les enfants.

Il est également, jusqu’à son décès, administrateur du bureau de bienfaisance communal.

Charles Augros meurt le 3 décembre 1933 à Joinville. Il était âgé de 76 ans et ne semble pas avoir eu d’enfant. Il avait été décoré des Palmes académiques, comme officier d’académie en août 1923 et en tant qu’officier de l’instruction publique en avril 1932.

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 01:01

Ernest Édouard Delmarle naît le 22 décembre 1872 à Sceaux (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il est le fils de Victorine Delmarle et d’un père non dénommé. Sa mère se marie en mai 1888 à Paris (11e arr.) avec Eugène Gillot, entrepreneur d’ébénisterie, qui le reconnaît.

Le service militaire d'Ernest Gillot se déroule dans un régiment d’infanterie à Sens (Yonne) entre 1893 et 1896. Il est nommé caporal en septembre 1894 puis versé dans la réserve en tant que vélocipédiste dans le 5e régiment de génie (Versailles).

Devenu ébéniste, comme son père, et résidant à Paris (11e arr.), rue Oberkampf, Ernest Gillot épouse en septembre 1899 à Douai (Nord) Marie Désirée Guillon, fille d’un capitaine d’artillerie.

Pendant la première guerre mondiale, Gillot va servir dans les activités automobiles. Il est classé dans un service auxiliaire, toujours lié à l’automobile, à partir de septembre 1916 pour obésité et emphysème, ce qui le rend inapte à la conduite. Nommé maréchal des logis en octobre 1917, il est libéré de ses obligations militaires en octobre 1919.

Après la première guerre mondiale, la famille Gillot vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ernest Gillot est devenu électricien en 1921 et ses deux filles, nées en 1902 et 1903 à Paris (11e arr.), sont devenues dactylographes.

En 1925, Gillot est membre actif de l’Union républicaine pour la défense des intérêts communaux, qui regroupe la droite à Joinville. Il est trésorier du groupe et participe aux réunions pour la constitution de la liste municipale, conduite par le maire sortant, Henri Vel-Durand. Au premier tour, la liste sur laquelle se présente Gillot obtient en mai 1925 1 080 voix en moyenne, soit 47,5% des suffrages exprimés, devançant le cartel des gauches (socialistes et radicaux-socialistes) à 28,4% et les communistes à 21,1% ; tous les candidats sont élus au 2d tour faces aux radicaux, après le retrait des communistes.

Le programme de la liste, sur laquelle Gillot figure sous la mention ancien commerçant et résidant avenue du Bac, dans le quartier de Polangis, est axé sur l’application des lois de laïcité « sans rigueur et sans sectarisme », sur le maintien de l’octroi pour les marchandises entrant dans la commune ainsi que l’économie dans les dépenses budgétaires.

Selon le journal radical-socialiste Voix des communes, « le conseiller Gillot n’aime pas les fonctionnaires, surtout les petits » ; cet hebdomadaire, opposé à la municipalité joinvillaise, cite un propos qu’il aurait tenu : « le premier boueux pourrait remplir les fonctions d’employé municipal. »

C’est sur proposition de Gillot de la décision qu’en juin 1927 est abrogée une décision, pourtant prise par la même municipalité deux ans plus tôt, assimilant le personnel communal à celui de la ville de Paris et du département. Il s’oppose le même jour, contre la majorité locale, au réajustement des salaires des employés de la mairie.

Au cours des séances de l’assemblée locale, Gillot intervient régulièrement : sur la largeur des trottoirs de son avenue en novembre 1925 ; sur l’entretien de l’éclairage public un an plus tard ; sur la création d’une police du canotage « avec des contraventions, pour réduire les accidents » en décembre 1926 ; sur l’apprentissage de la natation dans les écoles en août 1927 et sur la création, qu’il n’obtiendra pas, d’un poste de professeur de dessin pour les écoles en janvier 1928.

En juillet 1927, Gillot participe à une réunion de propagande des Jeunesses patriotes, ligue d'extrême droite fondée par Pierre Taittinger qui s’affirment républicaines, mais dénoncent la carence du gouvernement contre le communisme. Tenue à Joinville, la réunion aurait rassemblé 400 selon l’hebdomadaire Gazette de l’Est.

Lors des élections municipales de mai 1929, Gillot ne figure pas sur la liste de droite conduite par Stephen Durande, qui a succédé à Henri Vel-Durand, mort en cours de mandat. Comme son collègue Antoine Liou, avec lequel il a défendu plusieurs positions lors de son mandat, Gillot se présente cependant de manière isolée, avec l’étiquette « radical indépendant ». Il obtient 195 suffrages exprimés pour 1 715 votants (11,4%) sur 2 491 inscrits au premier tour de scrutin. Au second tour, la liste du cartel des gauches, conduite par Georges Briolay, l’emporte avec 22 sièges sur celle de la municipalité sortante (5 élus) et sur les communistes.

En novembre 1932, Gillot est membre de la commission de propagande du Comité d’union républicaine et d’action sociale, structure de la droite locale, qui soutient Adolphe Chéron, député.

Toujours à Joinville, Gillot, est président de la Mutualité scolaire au moins à partir de 1927. Il exerçait toujours la fonction en 1946 et sans doute jusqu’à son décès. La Mutualité scolaire est une des principales sociétés de secours mutuels de la commune, fondée en 1912. Elle vise à assurer aux parents de ses membres participants des secours en cas de maladie ou blessures ainsi qu’à constituer des pensions de retraites à ses adhérents. Elle comptait 165 adhérents en 1916-1917.

Ernest Édouard Gillot meurt le 14 février 1947 à Joinville. Il était âgé de 74 ans. Il avait obtenu plusieurs récompenses : une médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement en février 1927 ; pour son activité en faveur de la mutualité, une mention honorable en septembre 1930 puis une médaille de bronze en septembre 1933.

Sa femme, Adeline Marie Désirée Guillon est née le 16 août 1867 à Sailly-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), fille d’un capitaine d’artillerie, chevalier de la Légion d’honneur. Elle fut membre, en 1928, du bureau de la section de Joinville Saint-Maurice de la Mutualité maternelle de Paris. L’association est issue d’une scission de la société de l’Allaitement maternel ortée par son ancienne présidente, Jeanne Bitterlin, et fondée à Joinville sous le nom d’Union des mères de Joinville-le-Pont en mai 1913. C’était une de principales organisations humanitaires de la commune. Adeline Gillot meurt le 24 novembre 1932 à Joinville. Elle était âgée de 65 ans et avait eu deux filles.

 

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 01:01

Suite de la biographie de Georges Piot.

Une réception en l’honneur des champions joinvillais, le 28 janvier 1924, met en valeur François Decrombecque (marche), Philippe Bonnardel (international de football), Bébé Lavogade (natation, CAJ), Le Mesle (cyclisme JS) et Georges Piot.

Cette année 1924 sera celle du sommet de la carrière sportive de Piot. Il fait partie de l’équipe de la SN Marne qui triomphe lors du 36e match annuel qui oppose le Rowing club de Paris à la SN Marne en « huit » en avril puis s’impose de nouveau dans la traversée de Paris à quatre avec Bouton, Cremnitz et Bocahut. Il est qualifié pour les Jeux olympiques, qui se déroulent à Paris en juillet. Aligné avec Maurice Bouton (vice-champion olympique à Anvers en 1920) dans l’épreuve du Deux sans barreur sur le bassin d’Argenteuil (Seine, act. Val-d’Oise), Georges Piot échoue en finale contre les hollandais Antonie Christiaan Beijnen et Wilhelm Rösingh avec un temps de 8 min 39 s contre 8 min 19 s. Ils obtiennent la médaille d'argent. En tête pendant la majeure partie du parcours de deux mille mètres, l'équipe française se fit rattraper quelques mètres avant la ligne d'arrivée par les Hollandais.

L’année 1925 voit de nouveau Demaré, Bouton, Cremnitz et Piot s’adjuger la Journée des Fondateurs en mai, cependant, en 8, ils échouent dans le annuel face au Rowing ledit mois. Ils prennent leur revanche la saison suivante. En juillet 1926, la SN Marne gagne la course à 8 des championnats de Paris, alignant Lecuirot, Piot, Demaré, Biestro, Guilbert, Souche, Morin et Bocahut. Piot est de nouveau champion de France et l’est encore l’année suivante en « quatre » barré.

Bouton, Piot, Demaré et Bocahut en 1923

En juin 1927, il est gagnant des grands prix de Paris d’aviron à 4 puis en août des championnats de France. Il participe en septembre à la course des trois sports qui combine cyclisme (6 kilomètres), course à pied,(3 kilomètres) et aviron (6 kilomètres). Il se classe 5e.

Piot et Souche, 1926

Pendant la saison 1928, Piot, bien que toujours membre de la SN Marne, est associé avec trois rameurs du Rowing club parisien, Ruffier, Gatieau et Lecornu. Il remporte avec eux la Journée des Fondateurs en juin et se qualifie de nouveau pour les Jeux olympiques qui se déroulent à Anvers (Pays-Bas). Son équipe ne se qualifie pas pour la finale. Elle prend cependant la première place lors des championnats de France d’aviron en septembre et au cours des championnats de la Seine le même mois. Il participe aux championnats d’Europe en juillet 1930 à Bruxelles, mais ne s’aligna plus ensuite dans des courses importantes.

À suivre.

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