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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 00:01

François Constant Martin naît le 27 octobre 1842 à Vignot, dans la Meuse. Il est le fils de Françoise Level et de son mari, Sébastien Rémy Martin, tisserand.

Exerçant la profession de carrier, mais également cultivateur dans son village, Constant Martin épouse en décembre 1863 à Vignot Justine George, fille d’un garde-champêtre. Leur fille Alice Juliette Martin naît dans la commune en août 1870.

Au mariage de celle-ci, en mars 1893 à Paris (10e arr.), ils vivent dans cet arrondissement, passage Delessert et Constant Martin est terrassier.

Au début du 20e siècle, la famille est installée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), avenue du Bac, dans le quartier de Polangis.

En 1905, Constant Martin adhère à la Société française pour la propagation de l'espéranto. Plusieurs personnalités ont défendu, à Joinville, le développement de langues internationales. Le journaliste Henry Vaudémont s’engagea entre 1885 et 1889 pour le Volapük, dans laquelle il voyait une intéressante façon d’échanger, notamment en matière scientifique. L’ingénieur anarchiste Jules Vallety, dit Charles Papillon, réside dans le quartier voisin de Palissy. Il adhère également la même année à cette société ; Papillon défendra ensuite l’Ido, version modifiée de l'espéranto.

François Constant Martin meurt le 3 août 1921 à Joinville, où il est déclaré comme journalier. Il était âgé de 78 ans.

Son petit-fils Henri Fraissange (1899-1966), électricien puis employé de commerce, fut sans succès candidat sur la liste radicale-socialiste aux élections municipales de Joinville-le-Pont en mai 1935 puis maire du village de Cérilly dans l’Yonne (1951-1953).

 

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 00:01

Suite de la biographie d'Emile Coornaert

Émile Coornaert publie deux thèses sur La draperie-sayetterie d'Hondschoote (XIIIème- XVIIIème siècle) et L'industrie de la laine à Bergues-Saint-Winnoc (XIVème – XVIIème siècle). Il écrit ensuite un ouvrage sur Les corporations en France avant 1789, qui paraît en pleine guerre en 1941 ; dans la préface, Coornaert s’efforce d’éloigner toute référence politique.

La même année, il a rejoint le réseau de Résistance La France continue monté par Henri de Montfort, directeur des services de l’Institut de France.

Le réseau, composé notamment du diplomate Paul Petit, de l'écrivain Marietta Martin et de Suzanne Feingold, responsable d’une association juive. Il publie La France Continue à partir de 1941. Le journal est réalisé par l’imprimerie parisienne de Francisque Gay, située rue Cardinal. Il a un ton « très littéraire et parfois rude. Il porte alors sans ménagement des coups virulents à Pétain. »

La France continue est, avec L'Université libre et Témoignage chrétien un des rares journaux résistants à dénoncer la situation faite aux juifs selon Renée Poznanski.

Les membres du réseau sont d’inspiration chrétienne. Après l'arrestation début 1942 d'une grande partie du réseau, plusieurs personnes en liberté se joindront au Mouvement Résistance de l’écrivain Jacques Destrées. Émile Coornaert coopère avec divers réseaux et fait un travail d'information.

Après-guerre, La France Continue est présentée comme la préfiguration d’un nouvel hebdomadaire, Ici Paris, qui paraît le 13 juin 1945. Mais ce dernier oubliera très vite ses ambitions politiques du départ, pour se consacrer aux horoscopes et à la vie des vedettes.

Émile Coornaert avait collaboré avant-guerre aux Écoles normales ouvrières de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Après-guerre, Émile Coornaert reste proche des milieux démocrates-chrétiens. Il contribue à relancer le Syndicat général de l’Éducation nationale (SGEN), affilié à la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) avec Marcel Reinhard, professeur au Lycée Louis-le-Grand. Lors de la réunion du 26 octobre 1944, Émile Coornaert est élu président.

Il s’efforce de faire de son syndicat un « instrument de transformation sociale » qui continue l’œuvre de la Résistance dans « une révolution sans haine et sans violence, inspirée par une conception spiritualiste du monde ». Il représente le syndicat au sein de la commission qui prépare la mise en œuvre du Plan Langevin-Wallon de réforme de l’enseignement.

Après le rejet d’une motion de politique scolaire qu’il avait présentée, Émile Coornaert démissionne de son poste de président du SGEN mais continue à intervenir dans la vie du syndicat. Le poste qu’il avait occupé ne sera plus pourvu.

Ayant poursuivi son activité d’historien, Émile Coornaert publie des ouvrages sur Les Français et le commerce international d'Anvers, fin XVe-début XVIe (1961) et Les compagnonnages en France du Moyen Age à nos jours (1966). Son dernier ouvrage, en 1977, porte sur le métier d’historien : Destins de Clio en France depuis 1800.

En 1958, il devient membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il est nommé au sein de la Commission d'histoire de la Révolution française du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS, 1969-1980).

Se faisant, selon Henri Dubief, l’historien du Westhoek (la Flandre française), Émile Coornaert a été membre du Comité flamand de France.

Émile Coornaert meurt le 25 février 1980 à Paris. Il est enterré à Allarmont.

Émile Coornaert est titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, de la médaille de la Résistance, est Officier de la Légion d'honneur et commandeur de l’Ordre Polonia Restituta. Il est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1958-1980). Les écoles publiques maternelle et primaire de la commune d’Hondschoote (Nord) portent le nom d’Émile Coornaert.

Fin

 

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 00:01

Suite de la biographie d'Emile Coornaert

Émile Coornaert publie deux thèses sur La draperie-sayetterie d'Hondschoote (XIIIème- XVIIIème siècle) et L'industrie de la laine à Bergues-Saint-Winnoc (XIVème – XVIIème siècle). Il écrit ensuite un ouvrage sur Les corporations en France avant 1789, qui paraît en pleine guerre en 1941 ; dans la préface, Coornaert s’efforce d’éloigner toute référence politique.

La même année, il a rejoint le réseau de Résistance La France continue monté par Henri de Montfort, directeur des services de l’Institut de France.

Le réseau, composé notamment du diplomate Paul Petit, de l'écrivain Marietta Martin et de Suzanne Feingold, responsable d’une association juive. Il publie La France Continue à partir de 1941. Le journal est réalisé par l’imprimerie parisienne de Francisque Gay, située rue Cardinal. Il a un ton « très littéraire et parfois rude. Il porte alors sans ménagement des coups virulents à Pétain. »

La France continue est, avec L'Université libre et Témoignage chrétien un des rares journaux résistants à dénoncer la situation faite aux juifs selon Renée Poznanski.

Les membres du réseau sont d’inspiration chrétienne. Après l'arrestation début 1942 d'une grande partie du réseau, plusieurs personnes en liberté se joindront au Mouvement Résistance de l’écrivain Jacques Destrées. Émile Coornaert coopère avec divers réseaux et fait un travail d'information.

Après-guerre, La France Continue est présentée comme la préfiguration d’un nouvel hebdomadaire, Ici Paris, qui paraît le 13 juin 1945. Mais ce dernier oubliera très vite ses ambitions politiques du départ, pour se consacrer aux horoscopes et à la vie des vedettes.

Émile Coornaert avait collaboré avant-guerre aux Écoles normales ouvrières de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Après-guerre, Émile Coornaert reste proche des milieux démocrates-chrétiens. Il contribue à relancer le Syndicat général de l’Éducation nationale (SGEN), affilié à la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) avec Marcel Reinhard, professeur au Lycée Louis-le-Grand. Lors de la réunion du 26 octobre 1944, Émile Coornaert est élu président.

Il s’efforce de faire de son syndicat un « instrument de transformation sociale » qui continue l’œuvre de la Résistance dans « une révolution sans haine et sans violence, inspirée par une conception spiritualiste du monde ». Il représente le syndicat au sein de la commission qui prépare la mise en œuvre du Plan Langevin-Wallon de réforme de l’enseignement.

Après le rejet d’une motion de politique scolaire qu’il avait présentée, Émile Coornaert démissionne de son poste de président du SGEN mais continue à intervenir dans la vie du syndicat. Le poste qu’il avait occupé ne sera plus pourvu.

Ayant poursuivi son activité d’historien, Émile Coornaert publie des ouvrages sur Les Français et le commerce international d'Anvers, fin XVe-début XVIe (1961) et Les compagnonnages en France du Moyen Age à nos jours (1966). Son dernier ouvrage, en 1977, porte sur le métier d’historien : Destins de Clio en France depuis 1800.

En 1958, il devient membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il est nommé au sein de la Commission d'histoire de la Révolution française du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS, 1969-1980).

Se faisant, selon Henri Dubief, l’historien du Westhoek (la Flandre française), Émile Coornaert a été membre du Comité flamand de France.

Émile Coornaert meurt le 25 février 1980 à Paris. Il est enterré à Allarmont.

Émile Coornaert est titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, de la médaille de la Résistance, est Officier de la Légion d'honneur et commandeur de l’Ordre Polonia Restituta. Il est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1958-1980). Les écoles publiques maternelle et primaire de la commune d’Hondschoote (Nord) portent le nom d’Émile Coornaert.

Fin

 

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 00:01

Début de la biographie d'Émile Coornaert

Émile Coornaert naît le 31 août 1886 à Hondschoote (Nord). Il est le cadet de treize enfants d'une famille d'ouvriers agricoles. Après la mort de son père, il entre en 1898 au petit séminaire Saint-François d'Assise d'Hazebrouck qu'il quitte en 1903. Profondément influencé par l'éducation reçue, Il y reviendra très régulièrement tout au long de sa vie. Après son baccalauréat, il se partage entre les études et le travail. Il est membre du mouvement Le Sillon de Marc Sangnier, un catholique de gauche.

Licencié en lettres en 1906, journaliste, il poursuit des études d'histoire à l'Institut catholique de Lille puis à la Sorbonne où il obtient un diplôme d'étude supérieure en histoire médiévale. Dispensé de service militaire, il s'engage cependant en 1915. Il combat d’abord au sein du 1er régiment d'infanterie de ligne puis rejoint le 8e régiment de transmissions jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale. Il est sergent-fourrier travaillant à la section d'écoute en mettant à contribution sa connaissance de l'allemand.

Il épouse Alice Robert en 1921 et séjourne ensuite très régulièrement jusque la fin de sa vie dans la maison familiale d’Allarmont (Vosges). Ils auront trois enfants.

Démobilisé en 1919, Émile Coornaert passe l'agrégation d'histoire en 1920 et enseigne à Alençon, Nancy et au Lycée Condorcet à Paris. Docteur ès lettres en 1930, il est nommé directeur d'études d'histoire économique à École pratique des hautes études où il est préféré à Marc Bloch. Il collabore à la revue des Annales depuis 1932.

Il va connaître une expérience internationale, créant un département francophone à l’Université de São Paulo au Brésil où il détient la chaire d’histoire en 1934 et 1935.

Revenu en Europe en 1936, Émile Coornaert devient titulaire de la chaire d'histoire du travail au Collège de France où il remplace François Simiand. Il obtient le poste de préférence à Maxime Leroy et Maurice Halbwachs. Ce dernier estime que « Coornaert est un médiocre (…) Il a fait quelques recherches érudites sur les corporations au XVème siècle (…) Il a un fort accent belge, rien de caractéristique par ailleurs. Démocrate-chrétien, et actuellement très résistant, – mais bon catholique, et tenant à ce qu'on subventionne les écoles libres. »

A suivre

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 00:01

Nicolas Rodionoff naît le 6 janvier 1886 à Ekaterinodar dans la province de Kouban en Russie (act. Krasnodar). Il est le fils de Barbe Markoff et de son époux Nicolas Rodionoff.

Selon des sources familiales, il est officier de marine, capitaine de frégate de la marine impériale russe, et quitte la Russie après la révolution bolchévique d’octobre 1917.

Arrivé en France, il travaille comme ingénieur. Selon les mêmes sources, il aurait été un temps chargé du contrôle du trafic au port de Sète (Hérault).

Dans la seconde moitié des années 1920, il vit à Paris (8e arr.), rue du Rocher, et fréquente le Cercle Les Capucines, une institution mondaine et culturelle, qui avait notamment accueilli le capitaine Dreyfus. Nicolas Rodionoff est naturalisé français par décret le 16 juin 1938. Il vit à Paris (5e arr.) avec Michel Rodionoff, employé de commerce, au 1, rue François-Mouthon.

Le 13 avril 1939 Paris (15e arr.), il épouse Cécile Marie Louise Willot, domiciliée à Enghien-les-Bains, fille d’un médecin et originaire de Valenciennes (Nord).

Nicolas Rodionoff meurt le 24 septembre 1962 à Crisenoy (Seine et Marne). Il était âgé de 76 ans et est inhumé à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 00:01

[Notice inspirée du Dictionnaire international des militants anarchistes.]

René Louis Émile Martin naît le 4 octobre 1887 à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine). Il est le fils de Fanny Berthe Morvan et de son époux, René Alexandre Martin, marin. En août 1912 à Brest. René Louis Martin, à ce moment ouvrier au port et résidant à Lambézellec (act. quartier de Brest) épouse Henriette Yvonne Marianne Callet.

Réformé et pensionné à la suite de la première guerre mondiale, René Martin, résidait rue Turenne à Brest et travaillait à l’arsenal de la ville.

En avril 1920, il est élu au bureau de l’union départementale CGT lors du congrès régional tenu à Carhaix-Plouguer. En octobre, il devient administrateur de la Maison du peuple dont la commission administrative comptait alors 7 anarchistes sur 19 membres. Il est membre des jeunesses syndicalistes et du groupe libertaire reconstitué en janvier 1921 par J. Le Gall. Martin adhéra à la CGTU, après le congrès régional de Landernau en avril 1922 et devint secrétaire de l’union locale. Dans le Syndicaliste du Finistère (août 1922), il justifia son adhésion par ce qu’il appelait « la trahison » de la majorité confédérale de la CGT pendant la guerre et rappela que « les partis politiques, communistes ou autres, doivent foutre la paix au syndicalisme ».

Cette même année 1922, Martin signe un article collectif intitulé « Plus que jamais vive Cottin », en référence à la tentative d’attentat contre Clémenceau de ce dernier. Il fut condamné à trois mois de prison avec Pierre Gouzien, Louis Marchand et Pierre Camblan. En mai 1923, Martin fut avec Gouzien et Quemerais l’un des délégués anarchistes au congrès de fondation de l’Union régionale unitaire dont Quelerais sera nommé secrétaire. Les 22-23 juillet 1923, avec Texier et Tircor, au comité confédéral national de la CGTU, il dénonça le rôle des Commissions syndicales obligeant tout syndiqué du parti communiste à appliquer la ligne du parti.

Martin était membre du Comité de défense sociale et secrétaire du Comité Sacco-Vanzetti qui organisa le 19 octobre 1921 un meeting de solidarité où prirent la parole Fister de l’union anarchiste et J. Le Gall du groupe de Brest et à l’issue duquel, un cortège se forma, se dirigea vers le Consulat des États-Unis dont les vitres furent brisées à coups de pierres.

Á l’été 1922, lors d’un meeting de soutien aux grévistes du Havre, il avait déclaré « Dans l’avenir, il faudra pouvoir descendre autant de policiers et de gendarmes qu’il y aura de victimes ouvrières ». Cette même année il participa avec L. Guérineau, C. Journet, Boudoux et G. Bastien à l’enquête sur ‘e fonctionnarisme syndical » publiée par La Revue anarchiste de Sébastien Faure.

Le 6 juillet 1923 il participait à la fondation du Comité de vigilance et d’action contre les menées fascistes d’Action française et autres groupes réactionnaires, où il représentait la CGTU ; le bureau comprenait six anarchistes et quatre communistes. Il semble qu’il ait été le secrétaire du syndicat unitaire du bâtiment et diffusait le quotidien Le Libertaire, auquel il collaborait, avec une carte de colporteur. En novembre 1923 il participait au 2e congrès national CGTU de Bourges, qui vit la prise en main par le parti communiste sur le syndicat. Au congrès de 1924, après s’être opposé vainement à ce contrôle, il quittait la CGTU et adhérait à l’autonomie. Secrétaire de la Bourse du travail autonome de Brest, il fut perquisitionné à de nombreuses reprises en particulier en juillet 1925 où la police saisit de nombreux journaux et tracts. En 1927, il réintégra la CGT.

Secrétaire du groupe anarchiste de Brest et partisan de la Plate-forme dite d’Archinov, il fut l’un des rédacteurs et l’administrateur du journal Le Flambeau (Brest, 80 numéros 1927-1934) dont le gérant était J. Treguer et qui en 1929 tirait à 3.500 exemplaires et comptait 400 abonnés. Le 9 mars 1928, suite à un article paru dans le journal et sur plainte de l’évêque, il fut condamné par le Tribunal correctionnel de Brest à 100 fr. d’amende et à 3000 fr. de dommages et intérêts qu’il ne put payer et fut emprisonné pour un an pour contrainte par corps. De la prison, il refusa que ses compagnons se cotisent pour payer les dommages et intérêts. Suite à plusieurs interventions, dont celle de la Ligue des droits de l’Homme, il fut libéré le 4 décembre 1928. Puis Martin fut le responsable de l’édition de l’ouest de Terre Libre (Brest, 1934) et collabora à l’édition parisienne de ce journal publiée par Marchal et Planche (1936-1937) et à l’édition nîmoise publiée par A. Prudhommeaux (1937-1939).

Mi-octobre 1931, Martin fut délégué de Brest au congrès de l’Union Anarchiste à Toulouse, et participa également au congrès tenu à Paris en octobre et novembre 1937. Il collabora pendant les années 1930 au journal Le Libertaire ainsi qu’à l’organe pacifiste La patrie humaine (Paris, 1931-1939). Pendant la guerre d’Espagne il fut responsable avec R. Lochu du Comité pour l’Espagne libre puis de la Solidarité Internationale Antifasciste (SIA) de Brest. En 1937 il accompagna P. Odéon à la Colonie Ascaso de Llansa, visite à la suite de laquelle il écrivit « Sauvez les gosses » (Le Libertaire, 18/03/1937).

En 1940 Martin quittait Brest et s’installait à Asnières où il rejoignit sans doute sa fille qui en 1937 avait épousé Maurice Laisant.

Selon Jean Maitron, René Martin aurait pendant la seconde guerre mondiale rejoint le Parti populaire Français (PPF) de Jacques Doriot (extrême-droite)

Martin est l’auteur d’une pièce de théâtre, La Tyrannie des Prêtres (Retour des Bancs), publiée en 1927. Elle a été jouée à plusieurs reprises dans des manifestations anticléricales.

René Martin est décédé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) le 13 décembre 1964. Il était âgé de 77 ans.

 

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 00:01

 

Roland Louis Martin naît le 13 décembre 1925 à Champigny-sur-Marne (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Aline Lebel et de son mari Eugène Louis Martin, mécanicien tourneur.

Ils vivent route de Joinville (act. av. Roger-Salengro). Le père meut en décembre 1930 et Roland est alors élevé par sa mère et sa grand-mère maternelle.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Roland Martin rejoint la Résistance à l’occupation nazie et est membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Le 20 août, le comité de libération de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), commune voisine de Champigny, sort de la clandestinité et occupe la mairie. Le 22 les FFI, les FTP et les cheminots résistants dressent des barricades sur le pont de Joinville et rue Chapsal, à l'entrée de la commune. Le 25 août, alors que Paris est déjà libéré, une violente bataille s'engage à Joinville.

Au début de l'après-midi, une unité allemande, repliée sur le fort de Champigny, veut détruire la barricade de la rue Chapsal défendue par des volontaires, venus des communes voisines. Elle entend faire sauter le pont pour protéger sa retraite et ralentir la progression des alliés.

Des barricades s'élèvent rue de Paris. Des renforts FFI viennent de Nogent, de Saint-Maur, de Saint-Maurice et de Champigny tandis que les Allemands ripostent à la mitrailleuse lourde et au canon. La bataille pour le pont de Joinville fait rage tout l'après-midi. Vers 19 h, un char américain venu de la gare reçoit la reddition des soldats allemands.

Au soir du combat, on relève une quinzaine de morts, et de nombreux blessés dont quatre mourront ensuite. Roland Martin tombe les armes à la main face aux Allemands à la hauteur du 48, avenue Gallieni. Des plaques commémoratives apposées en différents sites de Joinville rappellent le souvenir des 19 disparus : Georges Arkhangeslsky, Joseph Belbéoch, Gaston Belny, Eugène Bonnard, Alexandre Buchou, Jules Charon dit Siki, Marie Chevrier, Pierre Demont, Jean Dewilde, Eugène Dumont, Émile Dupuis, Juliette Josselin Demarcy, Marcel Fournier, Pierre Metz, Émile Pilz, Cyrille Poitevin, Georges Tabouret et Jean Viacroze.

Le lundi 28 août les obsèques des victimes sont célébrées solennellement, en présence d'une foule considérable.

La mention « Mort pour la France » est apposée sur l’état-civil.

Le nom de Roland Martin a été donné à une rue de Champigny-sur-Marne. Son nom figure également sur le monument aux morts de Champigny et sur une plaque apposée à Joinville près du lieu de sa mort, 48 bis, avenue Galliéni.

Rue Roland-Martin et plaque apposée à Joinville

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 00:01

George Louis Martin, dit Dink, nait en 1915 en Alabama, États-Unis. Il est technicien de réseau téléphonique et réside dans cet État dans le comté de Calhoun.

En octobre 1941, il s’engage dans l’armée américaine à Fort Mc Clellan (Alabama). Son instructrice est Teresa D. James, une des pionnières de l’aviation, qu’il épouse sans doute en 1942.

Avec le grade de second lieutenant, Martin est affecté au 96e groupe de bombardiers de l’armée de l’air américaine (USA-AF 96th Bomb Group). Il est engagé dans les opérations en Europe, basé à Snetterton Heath, terrain de la Royal Air Force à Attleborough, dans le comté de Norfolk (Angleterre).

Avec son groupe de dix personnes, il mène une opération sur Gennevilliers (Seine, act. Hauts-de-Seine), site qui compte de nombreuses usines et le principal port de Paris, le 22 juin 1944. Au retour du bombardement, l'avion Boeing B17 qui se dirigeait alors vers l'est est touché par la DCA allemande, installée à la Redoute de Gravelle, dans le Bois de Vincennes. L'avion s'écrase au 26, avenue de l'Ile (act. av. d'Estienne-d'Orves) à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Certains aviateurs sautent en parachute et on retrouve un survivant, Joseph A. Duch, à côté de l'hôpital de Créteil.

Par contre, les neuf autres meurent, certains restant accrochés aux arbres avec leurs parachutes. Ce sont Carl Edwin Carlson, Robert Edinger, Michael George Laytar, William Allen Macdonald, George Louis Martin, Raymond Walter Pickett, Joseph Andrew Puspoki, Gem Lee Wong et James Harold Wright.

La zone est isolée par la Gestapo immédiatement après la chute de l’avion.

Comme ses camarades de combat, George Dink Martin, est inhumé dans le cimetière national de Jefferson Barracks, à Lemay, comté de Saint-Louis, Missouri (États-Unis) le 3 avril 1950. Une plaque est apposée au nom des victimes.

Une plaque commémore la chute de l’avion dans le quartier de Polangis. Une autre plaque est installée dans la mairie de Joinville-le-Pont ; elle a été inaugurée en 1984, en présence de Teresa James, veuve de George Dink Martin.

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 00:01

Teresa James est née le 27 janvier 1914, à Pittsburg, Pennsylvanie (États-Unis).

Elle devient une des pionnières de l’aviation, Elle a pris des leçons de vol pour étonner son frère, qui avait été victime d’un accident d’avion. Elle commence à voler seule à l'âge 19 ans et devient la première femme instructeur de vol diplômée de l'institut aéronautique de Buffalo. Elle reçoit sa licence pour des vols commerciaux le 27 octobre 1941.

Teresa James travaille en tant que pilote acrobatique pendant 3 ans lors de fêtes aériennes en Pennsylvanie, dans l'Ohio et l’État de New York. Sa spécialité était de faire une rotation de 26 tours sur deux milles (3 km) vers le haut puis de redescendre à 1.000 pieds (300m).

Elle se marie avec George « Dink » Martin, un de ses compagnons de vol, en 1941. Dink a s’enrôle dans l’armée de l’air et devient instructeur de vol des pilotes de bombardier.En 1942, Teresa reçoit un télégramme du général Arnold qui veut former un groupe de 25 femmes pilotes pour des vols à l’intérieur des États-Unis. Le 6 octobre 1942, elle devient la première femme à piloter un avion militaire en Amérique, un PT-19.

Début 1944, Dink est envoyé outre-mer. Le 22 juin 1944, Teresa reçoit un courrier l’informant que le B-17 de Dink a été abattu.

Après sa démobilisation en décembre 1944, Teresa retourne chez elle, travaillant dans le magasin de fleurs familial. Elle espère que son mari soit prisonnier de guerre, mais on lui notifie officiellement qu'il est porté disparu depuis juin 1944. En 1984, après 40 ans, Teresa vient parler aux témoins de l'accident de Dink qui s’est écrasé sur la ville de Joinville-le-Pont, dans le quartier de Polangis.

Honorée en tant que pionnière, l’uniforme de Teresa James est exposé au musée national l'air et de l'espace (Smithsonian museum) de Washington, DC. Elle est morte le 27 juillet 2008 à Lake Worth, Floride. Elle était âgée de 94 ans. Sa famille faisait toujours fonctionner le magasin de fleurs en Pennsylvanie.

Une plaque est apposée rue d’Estienne d’Orves et une autre en mairie pour commémorer le souvenir des aviateurs américains morts en combat à Joinville, quelques semaines avant la libération de la ville.

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 00:01

Joseph Lewin (ou Levin) est né le 22 août 1926 à Vilno (Lituanie). Il est le fils de Sarah (ou Sara) Gordon et de son mari, Israël Lewin.

Il émigre ensuite en France, où son père est marchand forain. Pendant la deuxième guerre mondiale, la famille Lewin vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le centre-ville, 8, rue de Paris.

Joseph Lewin est interné au camp de Pithiviers (Loiret), où il est dans la baraque n° 15. Il quitte Pithiviers pour le camp de concentration d'Auschwitz (Allemagne, act. Pologne) par le convoi n°35 du 21 septembre 1942.

Son père avait été déporté depuis Drancy (Seine, act. Seine-Saint-Denis) le 22 juin par le convoi n° 2. Sa mère fait partie du même convoi que lui.

Il est présumé disparu à son arrivée dans le camp d'Auschwitz, le 23 septembre 1942. Il avait alors 16 ans.

Le convoi comportait 1 000 déportés dont 169 enfants ; 791 personnes sont gazées à l’arrivée au camp. Il y a 23 survivants en 1945.

Le nom de Joseph Lewin figure sur le Mur des Noms élevé dans le Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 65, colonne n° 22, rangée n° 2). Il est également inscrit sur une plaque apposée en mairie de Joinville-le-Pont en 2019.

 

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