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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 02:01
François Poirier, marchand de vin pris dans la révolution de 1848

François Alphonse Poirier naît le 7 mars 1818 à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne). Il est le fils de Charlotte Adélaïde Gagnat et de son époux, Pierre François Poirier, manouvrier.

Il exerce d’abord la profession de boucher à Tournan où il épouse en octobre 1839 Julie Rose Moignard, petite-fille d’un notable de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont) pendant la Révolution. Puis, en 1840, il est charcutier à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il devient marchand de vin dans la même ville en 1842.

Il fait partie en 1848 selon les archives militaires d’un Club de Joinville. Il est arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également tenanciers de débits de boisson ; il est remis en liberté le lendemain.

Poirier vivait toujours à Joinville en 1851 et avait eu quatre enfants. Il meurt à Montreuil (Seine, act. Seine-Saint-Denis) le 10 février 1861, à l’âge de 42 ans.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 01:01

Hilaire Prieur naît le 20 juin 1834 à Cenans (Haute-Saône). Il est le fils de Françoise Beau et de son époux Pierre Joseph Prieur. Il épouse Marguerite Verdeaux en avril 1861 à Moyeuvre-Grande (Moselle) puis, en janvier 1869, dand la même ville, Victorine Blanrue.

Installé à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1891, il est ouvrier tréfileur.

En 1894, Prieur prend la succession de Bizet, décédé en juillet 1894, en tant que trésorier de la section de Joinville de l’Union syndicale des tréfileurs, pointiers et lamineurs de France. Implantée à l’usine du Bi-Métal, il s’agit du premier syndicat dont l’existence est attestée dans la commune. Hippolyte Chatel en est le secrétaire.

Le rôle de la section syndicale est important pendant la grève organisée par trente-cinq ouvriers tréfileurs de la Compagnie française du Bi-Métal qui protestent contre la réduction de 25 % sur le prix de façon du tréfilage. Ils obtiennent, après 52 jours de grève de fin octobre à décembre 1894, que la diminution soit limitée à 11%.

Toujours en tant que trésorier, Prieur perçoit les fonds versés en solidarité avec les ouvriers mis au chômage par l’explosion, le 8 février 1895, d’une chaudière de l’usine, qui fait cinq morts et plusieurs blessés.

En septembre de la même année, Hilaire Prieur organise la collecte d’une importante souscription « Pour les affamés de Carmaux » qui compte 260 souscripteurs à Joinville dont 74 à l’usine du Bi-Métal.

Nicolas Prieur, fils d’Hilaire, est également tréfileur et vit à Joinville en 1895. Cette même année, Hilaire Prieur réside quant à lui dans la commune voisine de Saint-Maurice. Il est alors âgé de 61 ans. la date de son décès n’est pas connue.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 01:01

Joseph Epeler, naît à Mohileff le 19 mars 1852, selon ses déclarations rapportées par la presse. La ville est alors en Pologne ; elle deviendra ensuite russe et est actuellement en Biélorussie, connue sous le nom de Moguilev (russe Могилёв ou biélorusse Магілёў).

Une douzaine de quotidiens, nationaux ou même de province, relatent l’arrestation de Joseph Epeler en 1895. Elle se situe dans le contexte de l’assassinat du Président de la République Sadi Carnot, le 24 juin 1894, par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio (1873-1894).

Le 29 mars 1895, des agents du commissariat de Joinville-le-Pont ont arrêté une personne qui descendait la rue de Paris, artère principale de la commune, en criant « Vive l'anarchie, Vive Caserio, Mort aux bourgeois ! » Conduit au commissariat, il déclara, selon les comptes-rendus : « J'ai appartenu, dit-il, au parti nihiliste russe de Moscou, où j'ai habité. Maintenant, je professe les doctrines anarchistes. J'étais l'ami de Caserio. Je suis son admirateur. J'ai voué une haine mortelle aux bourgeois et à la société, qu'il faut détruire. »

Epeler indique à la police qu’il est marié et père de quatre enfants, qu’il est chimiste et qu’il habite dans un hôtel garni situé 1, rue des Corbeaux, à Joinville-le-Pont.

Au moment de son arrestation, Epeler était porteur d'une lampe de cuivre à essence, de tubes de verre et d'une matière semblant être de la poudre chloratée. Il avait sur lui une somme de 56 francs. Son interrogatoire par la police terminé, il a été conduit et écroué au Dépôt. Une perquisition opérée chez lui aurait amené la découverte d'écrits et de brochures anarchistes.

La plupart des organes de presse qualifient Epeler d’anarchiste ; le quotidien Gil Blas le présente comme un « ennemi de la société. »

En septembre 1895, dans la même rue de Paris, un ouvrier tréfileur à l'usine du Bi-Métal à Joinville, Louis-Joseph Mercier, est arrêté dans des circonstances analogues, pour avoir crié « Vive Ravachol ! Gloire à Caserio ! »

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 01:01

Charles Tabouret naît le 17 septembre 1896 à Paris (11e arr.). Son père, Alfred Tabouret, est alors cocher, il a été précédemment ajusteur et sera ensuite cordonnier ; sa mère, Julie née Defrêne, est à ce moment ménagère, antérieurement blanchisseuse.

La famille Tabouret s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avant 1911 et Charles y travaille, comme sa sœur Jeanne, chez un cartonnier, François Ignace Gloess, qui a une fabrique de sacs en papier et imprimerie, rue de Paris, à la limite du Vieux Saint-Maur ; après-guerre, elle se lancera dans la construction de machines à écrire et de caisses-enregistreuses. Il réside d’abord avenue du Rond-Point (quartier de Palissy) puis avenue Oudinot, quartier de Polangis).

En avril 1915, Charles Tabouret est mobilisé de façon anticipée comme l’ensemble de la classe 1916.

Après-guerre, il va accompagner son frère aîné, Henri Tabouret, qui milite au parti socialiste SFIO puis au parti communiste. Charles est nommé, en février 1922, secrétaire des Fêtes populaires de Joinville, une structure informelle liée à la section communiste locale.

Marié en décembre 1918 à Paris (4e arr.) avec Henriette Marie Breysse, Charles Tabouret épousera ultérieurement à Montrouge (Seine, act. Hauts-de-Seine) d’abord Juliette Lecapitaine en mai 1950 puis Lucienne Trotignon en décembre 1961.

Il décède au Kremlin-Bicêtre (Seine, act. Val-de-Marne) le 31 mai 1975. Il était âgé de 78 ans.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 01:01

Henri Émile Tabouret naît le 5 mars 1889 à Paris (11e arr.). Son père, Alfred Tabouret, est alors ajusteur et sera ensuite cocher puis cordonnier ; sa mère, Julie née Defrêne, est à ce moment blanchisseuse. Lui-même sera doreur sur bois.

La famille Tabouret s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avant 1911.

Une liste socialiste SFIO, présente au premier tour des élections municipales de 1912 dans cette commune, fusionne au second tour avec deux autres listes, une radicale dissidente (Mermet) et une libérale ; les socialistes obtiennent sept élus sur 23 (Lebègue, Lacroix, Laruelle, etc.). Sans être élu, Tabouret est désigné comme grand électeur par le conseil municipal pour l’élection sénatoriale de la Seine en mai 1914.

Pendant la première guerre mondiale, Henri Tabouret, est blessé au coude au octobre 1914.

Après-guerre, il rejoint sans doute le parti communiste comme la totalité de la section SFIO de Joinville-le-Pont. Son activité semble cependant se limiter à de la solidarité. Ainsi, il collecte des souscriptions pour les dockers de Dunkerque et les mineurs anglais en août 1926, puis au profit du Secours rouge international en septembre 1927.

Il participe, avec son beau-frère et champion de natation Alexandre « Bébé » Lavogade, à la vie des clubs sportifs communaux. Son frère, Charles Tabouret, sera également actif avec les communistes joinvillais dans les années 20.

Henri Tabouret a épousé Hélène Flavie Finot en mars 1917 à Buchères (Aube). Il s’est ensuite marié avec Jeanne Juliette Rambourg en novembre 1918 à Troyes, toujours dans l’Aube.

Henri Émile Tabouret meurt le 31 octobre 1956 à Paris (14e arr.), Il était âgé de 67 ans.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 01:01

Léon Constant Millezi naît le 10 juin 1869 à Paris (19e arr.). Il est le fils d’un cocher, Théophile Millezi et de son épouse Marie Joséphine Mathilde Perrin, journalière. Sa mère meurt en mai 1870 et son père en septembre de la même année ; il a alors un an et vit à La Bathie (Savoie). En octobre 1893, il est employé de commerce et domicilié à Chambéry (Savoie). Il y épouse Louise Vuillermet, avec laquelle il aura au moins un enfant.

Il s’installe à Paris où il réside au moins en 1901 et travaille au Bazar de l’hôtel de ville. Il déménage ensuite pour Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où il habite rue Vautier, sur la rive droite de la Marne.

En février 1920, Millezi est membre de la commission exécutive de la section du parti socialiste SFIO de Joinville, dont Flambard est le secrétaire. Comme l’ensemble des adhérents de la section, il rejoint sans doute le parti communiste.

Léon Constant Millezi meurt à Joinville le 4 mai 1950. Il était alors âgé de 80 ans.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 01:01
Armand Arga, arch. fam.
Armand Arga, arch. fam.

Armand Gauthier naît à Paris le 11 juin 1884 (11e arr.). Il est enregistré à l’état-civil comme étant le fils d’Émelie Gauthier, 18 ans, couturière. Il prendra le nom d’Arga avec le mariage de ses parents en décembre 1888 à Paris (19e arr.), sa mère épousant Henri Eugène Arga.

Après son service militaire en 1904-1905, il est ferblantier et vit impasse Pétain à Paris (19e arr.) ; il se marie en août 1905 avec Cécile Favreux.

En juin 1914, Arga est élu trésorier adjoint au sein du bureau de la section socialiste Sfio de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dont le secrétaire est Carrouet, le secrétaire adjoint Victor-Georges Brousse et le trésorier, Antoine Duranthon. Il s’agit certainement d’Armand Arga, seul de son nom installé dans la commune et dont les descendants directs vivaient encore dans la maison familiale en 2015. Les socialistes unifiés avaient fait élire, en mai 1912, sept d’entre eux dans le conseil municipal dirigé par Achille Mermet (radical dissident) en alliance avec des libéraux, contre la municipalité radicale-socialiste sortante.

Arga ne semble pas avoir exercé d’autres activités politiques publiques après-guerre.

Armand Arga meut à Joinville-le-Pont le 20 mai 1960 et y est inhumé. Il était âgé de 75 ans.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 01:01

Eugène Loddé naît le 4 avril 1887 à Saint-Clair-sur-Epte (Seine-et-Oise, act. Val-d’Oise). Il est le fils Berthe Marie Célanie Yoland et de son époux Alfred Victor Loddé.

Il est employé comme pâtissier à Magny-en-Vexin en 1906. Après son service militaire qu’il termine avec le grade de sergent (1909-1911), il s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille chez Pathé (cnéma).

Hippolyte Martres et Loddé font partie d’un petit groupe socialiste indépendant qui s’oppose à la tactique de la Sfio qui s’est alliée, lors des élections municipales de mai 1912, avec des radicaux dissidents et des libéraux pour faire tomber la municipalité radical-socialiste. Cependant, ils maintiennent le dialogue avec les socialistes unifiés et sont invités à des réunions de la section locale en juin et juillet 1912.

Parti à Saint-Germain-en-Laye en 1913, Loddé revient à Joinville l’année suivante et est mobilisé dans le 205e régiment d’infanterie le 4 août 1914. Il est tué à l’ennemi un mois plus tard, le 30 septembre sur la cote 108 à Berry-au-Bac (Aisne).

Le nom d’Eugène Loddé figure sur les monuments aux morts de Joinville et de Saint-Clair-sur-Epte ainsi que sur la plaque commémorative des établissements Kodak-Pathé de Vincennes.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 01:01
Hippolyte Martres, comptable franc-maçon, héros de guerre

Jean Hippolyte Martres naît le 1er janvier 1875 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’un marchand de friture, Jean Martres, et de son épouse Marguerite Védrine, journalière. Lui-même devient expert-comptable et enseignera cette discipline pendant toute sa carrière.

Il n’effectue qu’un an de service militaire (novembre 1896-octobre 1897), du fait du décès de son père, en application de l’article 21 de la loi du 15 juillet 1889.

En février 1899, Martres épouse à Paris (12e arr.) Angélina Louise Jambon, employée de commerce. Ils s’installent à Joinville-le-Pont avant 1904. Cette année-là, Hippolyte Martres s’engage dans la formation d’une société intitulée La Goutte de lait, qui a le soutien des groupements républicains et socialistes de Saint-Maurice et Joinville ainsi que de la section joinvillaise de la Ligue des droits de l’Homme.

Franc-maçon, Martres participe à l’Union amicale de solidarité, dont l’objectif est que les industriels et commerçants, membres de différentes loges du Grand-Orient de France, se connaissent afin d’entretenir des relations amicales et commerciales. L’Union publie un annuaire, soutient une pouponnière La Bonne Louise à Us-Marines (Seine-et-Oise) ouvre un jardin naturel dans le quartier de Charentonneau (Maisons-Alfort, Seine). Elle avait également un projet de bourse du commerce maçonnique. En novembre 1908, Martres devient secrétaire de l’Union, qui est à ce moment présidée par Frédéric Brunet (1868-1932), alors conseiller municipal de Paris et vénérable de la loge Les Travailleurs socialistes, futur député et futur ministre.

Pendant l’importante grève des Postes du printemps 1909, Martres participe le 21 mars à un mouvement de protestation des commerçants, qui manifestent leur mécontentement devant l'Hôtel Central des Postes, rue du Louvre à Paris. Empêchés de se réunir en extérieur devant le bâtiment, les commerçants tiennent d’abord une assemblée dans café du Cadran des Postes, rue Etienne-Marcel, en présence de postiers en grève ainsi que de manifestants de la jeunesse royaliste. Ils convoquent dans la même journée une réunion réservée aux commerçants, qui débute avec un millier de personnes dans le parc du Palais-Royal puis se poursuit dans la Brasserie Suisse, rue de Valois. Hippolyte Martres est le secrétaire du bureau de cette réunion, présidée par M. Barrère, commerçant de la rue Richelieu. La revendication principale adoptée dans un ordre du jour voté à l’unanimité est la démission de Julien Simyan (1850-1926), alors ministre des Postes. Les commerçants rejoignent ainsi les ouvriers des Postes, qui en font le point premier de leurs demandes auprès du gouvernement. Un socialiste joinvillais, René Caperon, est un des principaux dirigeants du Syndicat national des ouvriers de main-d'œuvre des PTT, et un des leaders de la grève.

Lors des importantes inondations de la Marne à Joinville pendant l’hiver 1910, Martres participe à l‘organisation d’une loterie pour venir en aide aux sinistrés.

À l’occasion d’une réunion de compte-rendu de mandat du conseil municipal le 16 février 1911, Martres se présente comme le porte-parole des socialistes indépendants. Il apporte un soutien critique à la municipalité, dénonçant l’absence de concours d’architectes pour l’agrandissement de la mairie et se plaignant du nettoiement des rues ; mais il la félicite pour ses subventions à l’association Philotechnique (enseignement populaire). Il proteste contre un ordre du jour de défiance envers la majorité municipale, proposé par les socialistes unifiés (Sfio). Martres indique que les socialistes indépendants refusent de mêler leurs voix à celles des représentants de la droite libérale, comme Louis Gallas et Jean Contoux, qui appuient la motion de la Sfio.

Cependant, Martres maintient un dialogue avec la Sfio puisque, avec Eugène Loddé (1887-1914), pâtissier, il est « spécialement invité » en juin et juillet 1912 lors de deux réunions de la section de Joinville, préparatoires au congrès de l'Union des sections de la 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux (Seine).

Rappelé à l’armée par le décret de mobilisation du 1er août 1914, il rejoint le 34e régiment d’infanterie (RI) et se retrouve immédiatement affecté sur le front. Martres est transféré en juin 1916 au 6e RI. Il est cycliste agent de livraison dans la région de Verdun quand il est cité à l’ordre du régiment pour son courage et son dévouement ; il reçoit la croix de guerre. Il va se voir nommé caporal en novembre 1916 puis sergent en décembre de la même année. Il est promu adjudant en avril 1918.

Grièvement atteint au cours d’une embuscade en avril 1918 par des éclats d’obus à la cuisse droite, il est à nouveau cité pour son « haut sentiment du devoir » et reçoit la médaille militaire avec palmes. Il est une nouvelle fois blessé en juillet 1918 par un bombardement aérien, souffrant de plaies superficielles sur la face et un tibia.

Après sa démobilisation, Martres devient officier de réserve affecté au 46e RI. Il est nommé sous-lieutenant en avril 1920 puis lieutenant en avril 1924.

Martres reprend son activité d’expert-comptable, ayant un bureau boulevard des Italiens à Paris (9e arr.). Il enseigne la comptabilité, notamment au sein de l’association Philotechnique de Joinville, dont il était secrétaire en 1913 et de laquelle il est vice-président en 1923.

Son épouse était morte en décembre 1913. Martres se remarie en juillet 1920 à Paris (2e arr.) avec Gabrielle Jeanne Wolff.

Il s’occupe de plusieurs œuvres d’intérêt général à Joinville-le-Pont : la mutualité scolaire, le syndicat d’initiative dont il devient secrétaire en 1922. Membre du conseil central de la société des médaillés militaires, Martres préside la société locale. Il lance en novembre 1921 un appel à constituer une amicale des anciens combattants des 101e et 301e régiments d'infanterie ainsi que du 29e régiment territorial.

Martres est titulaire de nombreuses décorations. Outre la médaille militaire, et la croix de guerre avec palmes, il reçoit les palmes académiques (officier d’académie en 1913, officier de l’instruction publique en 1923) ; il est officier du mérite agricole. Enfin, en novembre 1927, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Peut-être est-ce Martres qui figure parmi les sept membres de la section socialiste souscrivant pour « Le million du Populaire », le quotidien du parti Sfio, en février 1928 ; la liste publiée mentionne « Marhes », un patronyme non attesté par ailleurs.

Jean Hippolyte Martres meurt le 2 mars 1941 ; son décès fait l’objet d’une transcription sur l’état-civil de Joinville. Il était âgé de 66 ans.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:43

Pierre Perchet naît le 28 juillet 1846 à Franois (actuelle commune de Framont) en Haute-Saône. Il est le fils naturel d’une veuve, Catherine Perchet.

Mobilisé pendant la guerre franco-prussienne, Perchet obtient la médaille commémorative 1870-1871.

Marié à Françoise Noirot, née en 1842 dans le village voisin de Champlitte, il s’installe à Paris où ils auront trois enfants.

Perchet est passementier en 1874. Il est négociant en 1896, marchand d’équipements militaires. Il réside à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) dans le quartier du Canal, avenue de Joinville. il jouit d’une évidente aisance financière.

En 1912, il figure au premier tour sur la liste d’inspiration libérale pour les élections municipales de Joinville, qui comprend notamment Pierre Dalbavie, Louis Gallas et Georges Barreau. À la faveur de la fusion de cette liste avec celle des radicaux dissidents d’Ernest Mermet (futur maire) et des socialistes unifiés d’Émile Lebègue, il est élu conseiller municipal.

En 1914, n’étant pas mobilisés à cause de son âge, il fait partie de la dizaine de conseillers municipaux qui font fonctionner l’administration municipale. Cependant, malade, il est alité à partir de mi-1915 pendant au moins un an.

Il meurt à Joinville le 28 juillet 1918, jour de ses 72 ans.

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