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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:01

Nous poursuivons notre série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Dans ses écrits, Rousset marque un engagement républicain permanent. Il s’affirme comme antibonapartiste en 1848. En 1869, il s’engage par ses écrits en faveur des candidats opposés à l'Empire pour les élections législatives. Il critique en particulier l'ultramontanisme. Il publie un éditorial dans le quotidien qu’il dirige, Le National, affirmant que les rédacteurs de son journal sont « voués aux idées démocratiques, nous voulons faire franchement et loyalement la guerre aux tendances révolutionnaires, de quelque côté qu'elles se produisent. Nous respectons toutes les croyances religieuses, nous pensons que le prêtre ne doit pas dépasser le seuil du temple et nous repoussons énergiquement toute intervention cléricale dans les choses de la politique. »

Pendant le siège de Paris (1870-1871), Rousset soutient la politique du gouvernement de la Défense nationale puis celle d’Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif. S’il ne sympathise pas avec la Commune de Paris, signant la Déclaration de la presse contre la convocation des électeurs par le Comité central de la garde nationale, Rousset refuse de rejoindre l'Union parisienne de la presse créée pour soutenir les candidats conservateurs en vue des élections législatives partielles du 2 juillet 1871. Il vient personnellement en aide à certains anciens communards, comme le journaliste Marc-Amédée Gromier.

En 1872, lors des élections législatives, Rousset marque sa préférence pour Vautrin, qui s’oppose à Victor Hugo, relevant que « certainement, M. Victor Hugo ne manque pas de talent, mais son concurrent, M. Vautrin, est un administrateur de premier ordre. »

À partir de 1873, Rousset appuie les idées de la Gauche républicaine, tendance modérée au sein de l’Assemblée nationale.

De Joinville à Champigny, I. Rousset

À suivre.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 00:01

Nous démarrons une série de sept articles consacrés à un personnage intellectuel du 19e siècle Ildefonse Rousset, ayant vécu et étant inhumé à Maisons-Alfort.

Ildefonse Rousset naît le 16 juin 1817 à Paris (11e arr.). Comme son frère cadet, l’historien et académicien Camille Rousset, il fit ses études au collège Stanislas à Paris.

Il épouse en août 1854, toujours dans la capitale française, Marie-Adélaïde Chanoine. Ils vont s’installer à Alfort, alors partie de la commune de Maisons-Alfort (Seine, act. Val-de-Marne), plus tard devenu Alfortville. Aux abords de sa maison il avait installé « une sorte de ménagerie et un jardin botanique » selon Amédée Chenal, ancien maire et historien de Maisons-Alfort et d'Alfortville Avec son épouse, qui obtiendra des récompenses du fait de ses activités agricoles comme une médaille d'or à l’Exposition universelle de 1867, il élève des animaux de basse-cour.

Si Rousset est présenté presqu’unanimement comme un « excellent homme », il se fait également remarquer par son obésité. Il est qualifié de « pachyderme des lettres » par Léon Guillot de Saix, auteur dramatique, critique et scénariste, qui cite un mot de Victor Hugo à son propos « Il défonce les chaises ». L’écrivain Maxime Rude note que son ventre laissait « une distance énorme entre son fauteuil et sa table de rédacteur en chef ». Un correspondant du Figaro, qui signe Marc Fournier, raconte un séjour en Savoie : « Quant à Brides-les-Bains Brides c'est une gorge étroite entre deux montagnes, tellement étroite, que depuis l'arrivée de Rousset venu ici dans l'espérance de maigrir, on ne peut plus se retourner (…) vu sa corpulence mastodontoïde (…). Brides est la station favorite des obèses. Seulement, on ne devrait bien les recevoir qu'à tour de rôle, et par numéro d'ordre. »

Ildefonse Rousset meurt le 31 mars 1878 dans sa propriété d'Alfort à Maisons-Alfort suite à une attaque d'apoplexie. Selon le journal Le Gaulois, il avait reçu dans la nuit la visite du docteur Proust, peut-être Adrien Proust, père de l’écrivain Marcel Proust. Ses obsèques ont, selon les comptes-rendus de presse, « réuni un nombre considérable de sénateurs, de députés, d'hommes de lettres et d'ouvriers. Ces derniers surtout étaient en grand nombre, car ils connaissaient, de longue date, l'affabilité de M. Rousset qui les accueillait toujours avec sympathie et leur donnait les meilleurs conseils ». Il est enterré à Maisons-Alfort où son monument funéraire est une structure de naos à 6 colonnes, due au sculpteur J. Guerlain (probablement Joachim Guerlain, né en 1837 à Saint-Pierre-lès-Calais). Le buste en marbre était un hommage de ses collaborateurs du National.

Ildefonse Rousset avait constitué une importante collection de tableaux anciens et modernes, qui fut vendue aux enchères à l’hôtel Drouot à Paris en mars et avril 1879. Le peintre François-Louis Français a réalisé en 1873 un portrait d’Ildefonse Rousset intitulé Souvenir de Nice.

Buste d'Ildefonse Rousset

À suivre.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 00:01

Hippolyte Félix Alexandre nait le 26 novembre 1842 à Joinville-le-Pont. Il est le fils d’un couvreur, Pierre Désiré Alexandre, et de son épouse, Marie Catherine née Fleury. Son grand-père Pierre François Alexandre résidait également dans la même commune. Tous les trois furent adjoints au maire ou conseiller municipal de la commune.

Comme son père, Hippolyte Félix sera couvreur. Il est domicilié 43, rue de Paris. Il épouse en 1860 Louise Élisa Cuné, native de la commune voisine de Champigny-sur-Marne (1845-1881). Ils auront une fille.

Hippolyte Félix Alexandre est nommé par décret sous-lieutenant de la subdivision des sapeurs-pompiers de Joinville-le-Pont (25 juin 1883).

En 1890, il est candidat lors d’une élection partielle rendue nécessaire par le décès de Nicolas Chéret, adjoint au maire. Il est élu conseiller municipal dès le premier tour, le 23 mars. Il sera réélu, à nouveau au premier tour, lors des élections communales générales le 1er mai 1892. Le 3 mai 1896, la liste sur laquelle il figure n’a pas de concurrent dans la ville. Il est une dernière fois réélu le 6 mai 1900. Pendant les trois scrutins généraux, il était toujours colistier du maire radical Eugène Voisin.

Si sa réélection, toujours au premier tour, témoigne de sa popularité, Alexandre ne semble pas jouer un rôle politique majeur. Ainsi, il ne figure pas parmi les délégués désignés par le conseil municipal lors des sept scrutins sénatoriaux du département de la Seine qui ont lieu pendant son mandat.

Alexandre décède le 10 décembre 1900, à l’âge de 58 ans. Il siégeait depuis dix ans dans l’assemblée communale.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 00:01

Pierre Désiré Alexandre naît le 24 nivôse an 5 (13 janvier 1797) à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont). Il est le fils de Thérèse Composion et de son époux Pierre François Alexandre, couvreur.

Marié avec Marie Catherine Fleury vers 1820, ils auront six enfants. Comme son père, Désiré Alexandre va exercer le métier de couvreur.

En juin 1846, lors des dernières élections municipales censitaires de la monarchie de Juillet, Désiré Alexandre est élu conseiller municipal de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) par 39 voix sur 50 votants et 67 inscrits. Il retrouve ainsi le siège abandonné par son père, Pierre François Alexandre, adjoint au maire jusqu’en 1840. Son mandat cesse avec la révolution de 1848.

Le 27 juin 1855, un terrain de 1,72 ha de vignes à Joinville lui appartenant est exproprié pour la construction de la ligne ferroviaire de Paris à Mulhouse de la Compagnie des chemins de fer de l‘Est. En 1856, il cotise en faveur de l'armée d'Orient, comme plus de cinquante autres concitoyens.

Pierre Désiré Alexandre, meurt le 29 avril 1881 à Joinville, à l’âge de 84 ans. Son fils, Hippolyte Félix Alexandre (1842-1900), prendra sa succession en tant que couvreur et siègera également au conseil municipal joinvillais.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:01

Pierre François Alexandre naît le 9 mars 1766 à Évry-les-Châteaux (Seine-et-Marne). Il est le fils de Marie Marguerite Jacquand et de son mari Jean Alexandre, boulanger puis jardinier.

Il s’installe avant la Révolution dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur, où il épouse en février 1789 Marie Thérèse Composion ; ils auront quatre enfants. Il vit dans le village de Pont-de-Saint-Maur, qui devient en 1790 une commune sous le nom de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur. Il y exerce la profession de couvreur.

Pierre François Alexandre, qui siège sans doute déjà au sein du conseil municipal, est nommé adjoint au maire le 29 août 1815, en remplacement de Jean Mathurin Lemaire, nommé maire. Il exerce sans doute peu de temps cette fonction, puisque c’est Jean Baptiste Louis Besançon qui est mentionné comme en étant titulaire (il y a un seul adjoint dans la commune) en avril 1816, date à laquelle il devient maire. Il continue cependant de siéger comme conseiller municipal.

Un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, Pierre François Alexandre est à nouveau désigné membre du conseil par un arrêté du 24 juin 1818.

Il est élu, au suffrage censitaire, en septembre 1828 et réélu en novembre 1834 dans une commune qui s’appelle, depuis 1831, Joinville-le-Pont. Il redevient adjoint au maire en août 1837, en remplacement de Jean Émile Lemaire, aux côtés de Laurent Nicolas Pinson, maire. La liste électorale mentionne qu’il dispose d’une fortune de 2 000 francs.

Alexandre est remplacé dans sa fonction d’adjoint après les élections de décembre 1840 par Pierre Bainville. Il ne siège sans doute plus à partir de cette date au conseil municipal.

Pierre François Alexandre décède le 24 juin 1848 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 82 ans. son fils, Pierre Désiré Alexandre (1797-1881) puis son petit-fils Hippolyte Félix Alexandre (1842-1900) poursuivront l’exploitation de l’entreprise familiale et siègeront tous deux au conseil municipal.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 00:01

René Neveu naît le 19 décembre 1773 à Champigny-sur-Marne. Il est le fils de Marie Catherine Caillet et de son époux, Pierre Maurice Neveu, marchand de bois.

En décembre 1795 (an 3), il épouse à Nogent-sur-Marne Marie Jeanne Foucault ; ils auront deux enfants et vivent à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur (future Joinville-le-Pont), au moins depuis l’an 10 (1802). René Neveu est d’abord coquetier (marchand d’œufs en gros) pendant la période révolutionnaire. À la fin de l’empire, il est devenu voiturier au Pont de Saint Maur.

René Neveu est nommé adjoint au maire par Chabrol, préfet de la Seine, le 30 avril 1816, en remplacement de Jean Baptiste Louis Besançon, nommé maire. Il est maintenu dans la même fonction lors de la désignation de Jean Joseph Robin comme nouveau maire, suite à la démission de Besançon, le 11 avril 1818.

Pourtant, deux mois plus tard, un fonctionnaire de la préfecture (non désigné) écrit un courrier (daté du 19 juin 1818) demandant au préfet le remplacement de deux membres du conseil municipal du fait de la « négligence avec laquelle la commune de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur était administrée ». Il s’agit de René Neveu, adjoint en fonction et de Pierre Alexandre, ancien adjoint. Cependant, René Neveu est maintenu dans sa fonction d’adjoint. Il démissionne pendant l’été et est remplacé, le 30 août, par Claude Pierre Jacmart.

Après le décès de son épouse en octobre 1819, René Neveu va se remarier, sa deuxième femme étant prénommée Charlotte. Il quitte La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur, où résident cependant sa fille et son fils. C’est dans cette commune, devenue en 1831 Joinville-le-Pont, qu’il décède le 4 avril 1843, à l’âge de 69 ans.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 00:01

François Léon de Bray de Valfresne naît à Amiens (Somme) le 27 vendémiaire an 7 (17 octobre 1798). Il est le fils de Jeanne Henriette de Vérité et de son époux d’Alexandre Joseph Debray de Valfresne qui sera conseiller général de la Somme et officier de la Légion d'honneur, et, bien qu’il ne soit pas noble, adopte la graphie « de Bray de Valfresne. »

Léon de Valfresne passe sa licence en droit et devient avocat. Il épouse en octobre 1836 à Paris Ameline Claire Francoise des Acres de L’Aigle. Il rejoint ensuite sa mère et son frère Théodore, qui ont acquis une très grande propriété à Joinville-le-Pont ; sur 7,5 hectares de terrain en bord de Marne, la maison compte une vingtaine de pièces principales, de vastes écuries et de magnifiques jardins. Elle avait appartenu à la famille Saint-Roman et à Étienne-Denis Pasquier, duc et grand-chancelier. Sa mère est, selon l’historien Émile Galtier, amie de Mme Récamier qui vint souvent la visiter.

Léon et Ameline de Valfresne auront trois fils, Albert, François (mort en bas âge) et Charles Emmanuel Otton, haut fonctionnaire du Trésor, chevalier de la Légion d’honneur.

En février 1843, Léon de Valfresne est élu conseiller municipal lors du scrutin au suffrage censitaire. Le grammairien Charles Chapsal est maire de la commune.

Après le décès de son frère Théodore, référendaire à la chancellerie de France, en janvier 1850, sa mère vend la maison en mars.

Léon de Valfresne meurt le 20 décembre 1876 à Paris (6e arr.), à son domicile, 26, rue Monsieur-le-Prince. Il était âgé de 78 ans.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:01

La revue Le Vieux Saint-Maur a publié, entre 1946 et 1965, de nombreux articles de l’historien Georges Bousquié (1907-1966). Vingt-neuf d’entre eux ont été classés sous l’intitulé « Histoire de Joinville-le-Pont ».

La première mention de cette Histoire intervient en fait avec le n° 25 paru en 1951. Il porte le n° X. Il faut donc considérer les neuf précédents papiers de Georges Bousquié comme constituant les premières parties de ladite Histoire. Ils ont été insérés à raison d’un par bulletin depuis le n° 16, publié en 1946. Le dernier article porte le n° XXX et est inséré dans le n° 45, édité en 1965. À noter qu’il n’y a pas de n° XXIII au sommaire de la revue.

Entre 1946 et 1965, chaque bulletin du Vieux Saint-Maur comprend un article relevant de l’Histoire de Joinville-le-Pont, à l’exception unique du n° 37 (1957). L’ensemble représente 106 pages.

Les textes sont généralement relativement courts, couvrant 2 à 6 pages de cette revue de petit format. L’ordre de publication n’a rien de chronologique, ni de thématique. L’ensemble constitue une série de tableaux, souvent assez vivants, notamment pour les premiers. Les ultimes insertions sont des reproductions de documents d’archives.

La période couverte va du treizième siècle à la fin du dix-neuvième (très rarement le début du vingtième), mais aucune période n’est traitée de manière complète. Pour les temps antérieurs à la Révolution de 1789, les évènements traités se rapportent parfois à la paroisse de Saint-Maur, la différence entre les villages du Pont (futur centre de Joinville) et de Saint-Maur n’étant pas toujours précise.

Plusieurs personnages font l’objet d’une attention particulière et se voient consacrer des articles : le maréchal Oudinot, le grammairien et maire de la commune, Chapsal et la famille Valliech, qui résidait à Polangis.

Le patrimoine local ne fait pas l’objet d’analyses spécifiques, à deux exceptions notables : la chapelle Saint-Léonard, et les carrières souterraines. On notera que Bousquié a également publié une Histoire de l’ancien pont de Saint-Maur (l’actuel pont de Joinville) dans les Mémoires Paris et Ile-de-France, t. IV (1952) ; ce travail a été repris dans un Hors-série de la revue Le Vieux Saint-Maur en 1955, sous le titre « Spécial Pont de Joinville-le-Pont » ; il n’a cependant pas été numéroté dans la série de l’Histoire de Joinville-le-Pont.

Deux institutions sujettes à des attentions : les écoles du Parangon et du Bois de Vincennes (sports). La ferme de la Faisanderie est aussi évoquée.

L’histoire sociale et économique récente n’est pas traitée, par contre, la manufacture de Saint-Maur et la léproserie qui ont existé pendant l’ancien régime ont droit à des notices.

La toponymie n’est pas oubliée, au travers deux lieux : le quartier de Palissy et le passage du Diable.

Il n’existe pas d’édition complète de l’Histoire de Joinville-le-Pont de Georges Bousquié. Cependant, une brochure, intitulée « Voici Joinville » en reprend une partie ; elle a connu deux éditions, en 1958 puis en 1964, peu avant la disparition de son auteur en 1966.

Les éditeurs de la revue Le Vieux Saint-Maur ont conclu un accord avec la Bibliothèque nationale de France en vue de la numérisation et de la diffusion sur le site Gallica de son contenu.

Les numéros publiés entre 1923 et 1950 sont d’ores et déjà accessibles, comprenant donc les articles I à VIII de l’Histoire de Joinville-le-Pont (mais qui ne figurent donc pas sous ce titre, comme nous l’avons vu plus haut).

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:01

Georges Bousquié naît le 22 octobre 1907 à Paris. Il fréquente les lycées parisiens Voltaire et Louis-le-Grand puis fait des études dans de lettres classiques à La Sorbonne. Il soutient une thèse sur le roi René d’Anjou. Bousquié est d’abord professeur au lycée de Versailles puis bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Il rejoint ensuite l’enseignement privé, au sein des lycées Albert de Mun de Nogent-sur-Marne, Saint François d’Assise, Charles-de-Foucauld et enfin l’Institution Jeanne d’Arc à Saint-Maur-des-Fossés.

Pareillement à son activité d’enseignement, Bousquié rédige des livres à contenu pratique, destiné aux élèves mais également à la vie en entreprise. Il commente l’œuvre de Pierre Corneille, Cinna (« Expliquez-moi... Corneille à travers Cinna », deux tomes, 1960). « Le Sujet général de français par l'exemple », paru en 1966 est réédité en 1969.

Après avoir proposé « Une technique efficace, la Persuasion » (1958), il rédige deux guides « Comment rédiger vos rapports » (1957) et « Comment organiser son travail » (1965). Ces deux derniers ouvrages font l’objet de plusieurs rééditions et sont traduits en espagnol et en portugais.

Georges Bousquié est vice-président puis à partir d’octobre 1964, président de l’association du Vieux Saint Maur, qui édite la revue éponyme. Il avait fourni plusieurs dizaines d’articles à cette revue, dont trente se référaient à une « Histoire de Joinville-le-Pont », publiée entre 1946 et 1965.

Deux ouvrages historiques ont fait l’objet d’une édition séparée, reprenant en les complétant certains articles de la revue : « Histoire de l'ancien pont de Saint-Maur » (1955), rééditée sous le titre « Le pont de Joinville à travers les âges » (1957) et « Voici Joinville » (2e édition 1964).

Les travaux historiques de Bousquié lui avaient valu de recevoir en décembre 1959 la médaille d'argent du département de la Seine.

Georges Bousquié était marié et résidait avenue Courtin à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) dans le quartier de Polangis. Il est mort le 1er mars 1966, à l’âge de 58 ans.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 00:01

Plusieurs personnalités ont contribué à la connaissance de l’histoire de Joinville-le-Pont.

Le premier livre est anonyme. C’est le conseil général de la Seine qui a lancé une publication générale, État des communes du département de la Seine à la fin du XIXème siècle, comprenant un tome Joinville-le-Pont, notice historique et renseignements administratifs, édité chez Montévrain en 1906. La partie historique souffre de l’absence d’un travail scientifique véritable.

L’instituteur Basile Nivelet (1867-1957), conseiller municipal de Joinville-le-Pont (1908-1912), publie en 1910 un ouvrage intitulé sobrement Joinville-le-Pont, imprimé à Joinville par Ferdinand Huby en 1910. Solide et précis, le livre de Nivelet ne permet guère de percevoir le contexte dans lequel se situent les informations qu’il collecte.

Émile Galtier (1871-1941) est le premier véritable historien à se consacrer au sujet. En rédigeant  son Histoire de Saint-Maur-des-Fossés (Champion, Paris, 1913) puis Histoire des paroisses de Saint-Maur-des-Fossés (Champion, Paris, 1923), il a apporté des éclairages essentiels sur la période où, au cours du 18e siècle, le hameau du Pont-de-Saint-Maur était rattaché à Saint-Maur. Ses commentaires passionnants ne sont cependant pas exempts d’erreurs ; ainsi, suite à une lecture inexacte d’une archive, Galtier va véhiculer la fable de l’intervention du vicomte de Mirabeau pour la séparation des deux villages.

Mais par ses écrits, et encore plus par l’impulsion qu’il donne à la société Le Vieux Saint-Maur, dont il est le fondateur, Galtier contribue fortement à la connaissance de l’histoire des boucles de la Marne. Il publie, peu avant sa mort, un article sur La formation du territoire de Joinville-le-Pont (Vieux Saint-Maur, 1939).

Georges Bousquié (1907-1966), enseignant et historien français, deviendra lui aussi président de l’association Le Vieux Saint-Maur. Il résidait avenue Courtin à Joinville-le-Pont. Il intitule « Histoire de Joinville-le-Pont » trente articles publiés dans Le Vieux Saint-Maur entre 1946 et 1965.

Deux ouvrages historiques ont fait l’objet d’une édition séparée, reprenant en les complétant certains articles de la revue : « Histoire de l'ancien pont de Saint-Maur » (1955), rééditée sous le titre « Le pont de Joinville à travers les âges » (1957) et « Voici Joinville » (2e édition 1964).

L’Histoire de Joinville-le-Pont de Bousquié contient des matériaux importants ainsi quelques réflexions fort utiles. Il précise (et réfute, dans le cas évoqué plus haut du vicomte de Mirabeau) les apports de Galtier. Cependant, son travail, qui n’est nullement chronologique et guère plus thématique, ne constitue pas un ensemble cohérent ni abouti.

Après Nivelet, Galtier et Bousquié, plusieurs autres ont contribué de manière assez partielle à écrire l’histoire communale.

Pierre Rougé, enseignant à Polangis lui aussi, a produit une « Esquisse d'histoire de Joinville-le-Pont, ou comment un hameau devient ville » édité par la municipalité à l’occasion des 150 ans de l’adoption du nom de Joinville-le-Pont, en 1981.

Michel Riousset, qui a succédé à Pierre Rougé à la tête de l’ASEP (Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis) a rédigé plusieurs brochures sur l’histoire des quartiers de la Marne ainsi qu’un livre illustré, Joinville-le-Pont en cartes postales anciennes (1976).

Enfin, René Dennilauler, ancien maire-adjoint, a débuté, en 2011, une nouvelle Histoire de Joinville-le-Pont, en publiant le premier chapitre, consacré à La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur.

Rue du Pont vers 1903

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