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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 00:01

Laurent Joseph Marie Lozet naît le 9 septembre 1868 à Paris (4e arr.). Il est le fils de Brigitte Raffort, couturière, et de son époux Antoine Auguste Lozet, journalier. Mal orthographié sur l’acte de naissance qui porte « Lezet », son nom est rectifié par jugement en mars 1886.

En 1907, Lozet est brossier dans l’usine métallurgique Ollagnier de Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il vit dans la commune voisine de Joinville-le-Pont.

Lors des élections municipales de mai 1908, Lozet est candidat sur la liste socialiste unifiée (Sfio) au 1er tour, qui est conduite par Henri Lacroix. Il obtient 172 voix sur 1319 suffrages exprimés (13%). La liste, qui ne comportait que sept noms pour vingt-et-un postes à pourvoir, s’opposait à une liste dite socialiste évolutionniste, comprenant d’anciens socialistes comme Eugène Hainsselin, et à la liste radical-socialiste d’Eugène Voisin, le maire sortant, réélu. Les socialistes SFIO n’ont aucun élu.

Pendant la campagne, Lozet est l’orateur socialiste au cours d’un débat contradictoire avec des représentants des trois listes.

Lozet représente, avec Lacroix et Émile Lebègue, la section SFIO lors d’une réunion de l’Union cantonale de Saint-Maur en mai 1909.

En 1911, Lozet réside toujours, rue du Canal, quartier limitrophe de Saint-Maurice et Saint-Maur. Il vit chez sa belle-sœur, employée chez le même métallurgiste.

Sa date de décès n’est pas connue.

Plusieurs sources mentionnent le rôle de personnes dénommées Lozet dans le mouvement ouvrier parisien au début du 20e siècle, sans qu’il soit possible de faire le lien avec Joseph Lozet : J. Lozet, délégué au congrès de la salle Wagram par la chambre syndicale des ouvriers jardiniers du département de la Seine (1900) ; Lozet (sans prénom), délégué de la Fédération des travailleurs socialistes de France au comité général du Parti socialiste (1901) ; membre du Parti socialiste, groupe du 20e arrondissement de Paris (1901) ; membre du comité fédéral de la Seine de la Fédération des Travailleurs socialistes de France - Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (1902) ; intervenant dans plusieurs réunions de l’Alliance, syndicat des marchands ambulants (1903) ; membre de la 6e section du Parti socialiste français PSF-FFRS (1904) ; membre du Comité électoral socialiste révolutionnaire de Charonne à Paris (1905).

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 00:01

Henri Hubert Banos naît le 7 novembre 1913 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’Henriette Marie Pélissier et de Charles Antoine Banos. Son grand-père maternel, Henri Pélissier, est chevalier de la Légion d’honneur, conseiller municipal de Joinville et président de la Chambre syndicale des constructeurs et loueurs de bateaux. Ses grands-parents vont l’élever, car sa mère meurt en 1926 et son père en 1929.

Vivant sur l’île Fanac à Joinville, haut lieu des sports de rivière, Henri Banos va rapidement s’affirmer comme un athlète. Âgé de 18 ans, il remporte le 64e championnat d’aviron de la Seine, disputé à Asnières en septembre 1932 dans la catégorie skiff pour les débutants n'ayant jamais couru. Il est inscrit à l’Association Sportive de la Bourse, club dont la section aviron est sous la responsabilité de Georges Piot, médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Paris en 1924, qui vit également sur l’île Fanac.

En 1933, Henri Banos remporte plusieurs courses de débutants à Enghien, Suresnes, Lagny et Joinville puis devient champion de France junior en skiff en août à Aix-les-Bains (Savoie).

S’il devient champion de Paris puis de France en canoë en 1934, Banos connaît cette année-là des résultats plus mitigés, abandonnant à deux reprises des courses, épuisé.

L’année 1936 va être pour Henri Banos celle de la consécration. Considéré comme invincible, Vincent Saurin, détenteur du titre national en skiff, est pourtant battu par Banos, encore junior, lors des championnats de Paris à l'aviron dans le bassin de Saint-Cloud-Suresnes en juin. Il récidive 15 jours plus tard et de devient champion de France, à la surprise de la presse sportive, s’attirant la sympathie d’un large public de rameurs.

Effectuant son service militaire à l'Ecole de gymnastique de Joinville, basée dans le Bois de Vincennes, à proximité de son domicile, Banos remporte plusieurs victoires, comme celle des régates de de Joinville à l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la Société Nautique de la Marne.

Bien que peu expérimenté, l’excellente forme et les réussites de Banos font qu’il est sélectionné pour les Jeux olympiques de Berlin. Avec l’équipe de France, il traverse en train l’Allemagne, pavoisée de manière extravagante à l’occasion de ces olympiades. Il ne se qualifie pas pour la finale.

Si Banos continue de briller dans les courses françaises, sa deuxième expérience internationale en lors des championnats d'Europe en août 1937 à Amsterdam se conclut encore par une élimination lors des séries. L’hebdomadaire Miroir des sports lui reproche de ne participer qu'à quelques courses chaque année, ce qui ne lui permettrait pas de prétendre porter les couleurs de la France. Cependant, à la fin du même mois, il s’impose comme champion de France en canoë à Menton.

Gagnant plusieurs courses françaises facilement en 1938, Banos est de nouveau surclassé lors des championnats d'Europe à Milan début septembre. Absent sans explication de la Coupe de Paris, épreuve internationale en skiff au cours du même mois, il se voit traiter de fantaisiste par la presse, Paris-soir critiquant son manque de sérieux. Il est cependant classé par un autre quotidien, Le Petit Parisien, vedette française de 1938 en aviron.

Affecté par la mort de son grand-père en mai 1939, Henri Banos se tient absent des bassins pendant plus d’un mois, avant de faire une rentrée victorieuse chez lui, à Joinville, en juillet. Il remporte le titre de champion de Paris en double-sculls à Juvisy et, toujours le même mois, gagne dans la même discipline à Genève. Il participe dans cette catégorie aux championnats d'Europe d'Amsterdam en septembre.

Les années suivantes voient l’étoile de Banos pâlir. Le classement des As du sport par Le Matin, en septembre 1940, le laisse loin derrière Saurin et Delaplane. Il remporte cependant, jusqu’en septembre 1942, plusieurs courses en double-sculls.

Après-guerre, Banos se retire de la compétition.

En septembre 1941, Henri Banos s’était marié à Joinville avec Paulette Brunet, autre résidente de la commune. Il avait été décoré en février 1939 de la médaille de bronze de l’Éducation physique. Il poursuit sans doute l’activité de charpentier qu’il exerçait déjà dans le garage à bateaux de son grand-père.

 

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 00:01

Charles Antoine Banos naît le 9 septembre 1876 à Mézos (Landes). Il est le fils de Marguerite Mélanie Salis, couturière, et de son mari Bertrand Hubert Banos, horloger.

Il s’engage dans l’armée en décembre 1894 ; peut-être avait-il auparavant fréquenté une école d’enfants de troupes, car lorsqu’il quitte l’armée en février 1911, il obtient une pension de retraite de 880 francs pour avoir effectué 21 ans et 9 mois de service. Il aurait ainsi été dans un établissement de préparation militaire en mai 1889, à 12 ans. Banos est adjudant au 103e régiment d'infanterie à la fin de sa période.

Il bénéficie d’un emploi réservé à la préfecture de la Seine en tant que commis expéditionnaire. Affecté en février 1911 au musée Galliéra, il est muté le mois suivant à la mairie du 1er arrondissement de Paris puis un mois plus tard à la Caisse municipale, affecté à la Direction des Finances. Il y devient commis principal et y reste jusqu’en 1929.

Résidant avec sa mère rue des Tournelles à Paris (4e arr.), Charles Banos épouse en octobre 1911 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Henriette Marie Pélissier, fille d’Henri Pélissier, chevalier de la Légion d’honneur, conseiller municipal de Joinville et président de la Chambre syndicale des constructeurs et loueurs de bateaux.

Les nouveaux époux s’installent également, avant 1913 sur l’île Fanac à Joinville, où réside la famille Pélissier.

Charles Banos participe à la reconstitution, en mai 1923, de la : société amicale de pêcheurs à la ligne Le Gardon, désormais basée sur l’île Fanac. Il en est le président jusqu’à son décès. Il va notamment être, en même temps que son beau-père Henri Pélissier, un actif défenseur des sociétés de pêche, en contestant la taxe sur les batelets, fixée à 120 francs par an en 1927 et déclarée illégale par le Conseil d’État en 1928.

Charles Antoine Banos meurt le 30 avril 1929 à Joinville, à l’âge de 52 ans, trois ans après le décès de son épouse. Banos avait été décoré en 1910 de la médaille militaire.

Son fils Henri Banos, alors âgé de 12 ans, sera élevé dans la famille Pélissier. Il devient champion de France d'aviron.

 

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 00:01

Hortense Motlheau naît le 4 mai 1839 à Créteil (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est la fille d’Appoline Mabille, épicière et de son époux, Philippe Joseph Motlheau, carrier.

Elle épouse en juin 1860 toujours à Créteil, Eugène Voisin, entrepreneur de bals, natif du même village et résidant alors dans la commune proche de Saint-Maurice. Le couple va s’installer peu après à Joinville-le-Pont, localité limitrophe et vivra désormais rue des Marronniers.

En 1867, Eugène Voisin intègre le conseil municipal, qu’il ne quittera plus jusque 1912. Devenu adjoint au maire en 1878, il est élu maire en 1888 et le reste pendant 24 ans.

Selon ce qui devient une règle au début du 20e siècle pour les épouses des responsables politiques locaux, Hortense Voisin va prendre des responsabilités associatives. Elle est, en 1908, présidente de la plus importante association humanitaire de la commune, la Société de l’allaitement maternel, dont la section a été fondée en 1899 et qui groupe plus de 80 membres.

Le bureau compte, en 1909 13 membres, dont 12 sont des femmes d’élus municipaux. Le mandat d’Hortense Voisin se terminera en 1912, quand son mari ne sollicite par le renouvellement de son propre mandat municipal. L’association apporte un soutien aux jeunes mères nécessiteuses, sans considération de religion ni de statut marital.

Hortense Voisin est également active dans d’autres structures sociales locales, comme la caisse des écoles et le bureau de bienfaisance.

En mars 1910, elle est décorée des Palmes académiques, en tant qu’officier d’académie comme « présidente des dames patronnesses de la caisse des écoles de Joinville-le-Pont. »

Hortense Voisin meurt le 28 octobre 1926 à Joinville. En septembre 1927, son nom est ajouté sur la liste des bienfaiteurs de la ville affichée en mairie sur décision du conseil municipal.

 

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 00:01

Claude Obach naît le 23 octobre 1873 à Lyon (6e arr.). Il est le fils de Françoise Claudine Roquelet, raccommodeuse de tulles, et de son époux Jean Marie Obach, ferblantier.

Comme son père et comme son frère aîné, Henri, Claude Obach est ferblantier. Il vit avec son père rue de Reuilly à Paris (12e arr.) et épouse en octobre 1899 Marie Rosalie Germaine Dalquié, domestique. Ils auront trois enfants.

En novembre 1919, Claude Obach est candidat en treizième position sur la liste socialiste unifiée (SFIO) pour les élections municipales de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Elle est conduite par Georges Laruelle, ancien conseiller municipal. Claude Obach recueille au premier tour 493 voix pour 1694 suffrages exprimés sur 1715 votants et 2491 inscrits (29,1%) ; il est crédité au second tour de 500 voix sur 1518 suffrages exprimés pour 1537 votants (32,9%). Les socialistes n’ont pas d’élus, la liste d’Henri Vel-Durand, qui comprend des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, emporte tous les sièges.

Lors de la constitution du bureau de la section SFIO de Joinville en février 1920, Obach est membre de la commission exécutive. André Flambard en est le secrétaire.

Claude Obach meurt probablement entre 1920 et 1922 dans un lieu inconnu. Il résidait probablement avenue Pauline, dans le quartier de Polangis. Sa veuve se remarie à Oran (Algérie), où elle vit avec sa fille cadette, en 1929.

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 00:01

Antoine Maurice Poulitou naît le 8 novembre 1878 à Bordeaux (Gironde). Il est le fils de Françoise Rosalie Lanuza et de son époux, Mathieu Poulitou, employé.

Militaire de carrière, Poulitou est affecté au 53e régiment d’infanterie de ligne en garnison à Tarbes (Tarn). Puis, à partir de 1905, il est sergent instructeur à l’École normale de gymnastique à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

Il est sélectionné pour participer, le 10 septembre 1905 à la traversée de Paris organisée par le quotidien sportif L'Auto et la Société d'encouragement à la natation. Qualifiée d’épreuve « monstre » dans la presse, elle se nage sur 12 kilomètres entre le pont National et le viaduc d'Auteuil et jouit d’une couverture médiatique considérable. Sept nageurs et une nageuse y sont inscrits, venant de Grande-Bretagne d’Australie ou de France. L'Auto décrit ainsi Poulitou, nouveau venu dans les courses de fond : « un gaillard de tout premier ordre, un homme courageux par excellence, qui représentera l'Ecole de Joinville où il est attaché, sa bonne ville natale Bordeaux et... la France, bien entendu ! » Un autre quotidien, La Croix, estime qu’il est « l'un des meilleurs moniteurs de notre Ecole nationale de Joinville. »

S’il est le seul joinvillais à nager, deux autres athlètes de la commune sont présents dans les bateaux suiveurs d’autres nageurs, les frères Lavogade. Les journaux mentionnent que Poulitou s’entraînait avec ardeur et était dans forme splendide. Cependant, après une heure et demi de course, Poulitou abandonne et monte à bord du bateau suiveur alors qu’il est au niveau du pont au Change, au tiers du parcours. La raison donnée officiellement est qu’il est « à bout de forces ». Cependant, la plus grande partie des journaux veut croire à une autre raison : c’est contre son gré que Poulitou est obligé de s'arrêter. Un capitaine de l'Ecole militaire de Joinville lui aurait ordonné d’arrêter, sur ordre venu du ministère la Guerre, car il aurait négligé de demander à ses chefs, avant de se mettre l’eau, une autorisation régulière lui permettant de prendre part à la course.

Entraîneur dans divers sports (boxe, gymnastique), Poulitou participe également à la préparation militaire, par exemple avec la société Le Jeune Soldat en 1906. Il assume également des responsabilités dans divers clubs, devenant en 1906 membre du comité du Cercle Athlétique de Paris et trésorier de la Société athlétique de Joinville.

Installé avenue Jamin, dans le quartier de Polangis, Poulitou épouse en juillet 1907 à Joinville Élise Mahé, qui vient du quartier voisin de Palissy.

Sans avoir d’engagement politique connu, Poulitou fréquente de nombreux radicaux-socialistes, par exemple Albert Gallas, président de la Société athlétique de Joinville et du comité radical-socialiste de la ville.

Comme nombre de ces derniers, Poulitou est franc-maçon, à l’instar d’ailleurs de bien des officiers et sous-officiers de l’école de Joinville. Le quotidien d’extrême droite La Libre Parole en recense sept en 1912. C’est d’ailleurs le lieutenant Paul-André Giansilj qui est le vénérable de la loge Germinal, installée rue Transversale à Joinville, à laquelle Poulitou est affilié. En avril 1908, il présente un rapport sur « Les productions coloniales et l’intérêt qu’elles présentent pour la métropole » au temple d’une autre loge, La Solidarité nogentaise, à Nogent-sur-Marne.

Devenu adjudant, Poulitou lance début septembre 1911 une section d'éducation militaire préparatoire à la Société d'enseignement moderne de Paris (12e arr.), initiative remarquée par la grande presse. Il meurt cependant quelques jours plus tard. Le lieu et la date exacte de son décès ne sont pas connus ; il avait 32 ans et n’avait pas eu d’enfant.

Décoré d’une médaille de bronze pour le sauvetage de trois personnes en danger de se noyer (deux en 1905 au Perreux et une l’année suivante à Joinville), Poulitou avait également obtenu en 1910 les Palmes académiques, en tant qu’officier d’académie. Il avait aussi reçu la même année la médaille d'honneur de la Ligue du bien public.

 

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 00:01

Jean Marie Marcel Rougier naît le 18 septembre 1893 à Périgueux. Il est le fils de Blanche Partounaud, couturière, et de son époux Jean Rougier, tréfileur.

Il est employé d’usine ; sans doute travaille-t-il à l’usine du Bi-Métal à Joinville-le-Pont  (Seine, act. Val-de-Marne), où son grand-père et son père, sont tréfileurs. Ils se sont installés dans cette commune, rue du Canal, proche de l’établissement, vers 1896.

La mort de son père survient en 1908 quand il a 14 ans. Marcel Rougier est l’aîné de six ans enfants, dont le dernier est né après le décès du père. Il est sans doute dispensé de service militaire de ce fait. En 1911, sa mère travaille comme domestique chez Henri Vel-Durand, alors conseiller municipal et futur maire de la commune (radical dissident).

En octobre 1917, Marcel Rougier épouse au Havre (Seine-Inférieure, act. Seine-Maritime) Berthe Drouet.

Lors des élections municipales de mai 1929, Marcel Rougier est candidat à Joinville sur la liste du Bloc Ouvrier-Paysan (communiste), conduite par Roger Bénenson, futur député de Seine-et-Marne. Il figure en 19e position, aux côtés de son frère cadet, René. Au premier tour, Marcel Rougier recueille 334 voix, soit 19,5% des 1 715 votants sur 2 491 inscrits. Au second tour, la liste communiste se maintient, mais elle n’a pas d’élu et obtient une moyenne de 278 voix soit 12,5% des 2 231 suffrages exprimés. Une liste de cartel des gauches, comprenant des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants, remporte 22 sièges tandis que la liste de la majorité municipale sortante conserve les 5 autres sièges. Georges Briolay, radical, est élu maire.

Marcel Rougier meurt le 20 novembre 1950 à Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il était âgé de 57 ans.

 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 00:01

René Rougier naît le 3 juin 1895 à Angoulême (Charente). Il est le fils de Blanche Partounaud, couturière, et de son mari Jean Rougier, tréfileur.

La famille s’installe, vers 1896, rue du Canal à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) où le père et le grand-père sont tréfileurs dans l’usine métallurgique du Bi-Métal.

La mort de son père survient en 1908 quand il a 13 ans. En 1911, sa mère travaille comme domestique chez Henri Vel-Durand, alors conseiller municipal et futur maire de la commune (radical dissident). En janvier de cette même année, René Rougier (qui a alors 15 ans) est condamné par la 8e chambre du tribunal de la Seine pour complicité de vol ; il est confié jusqu’à sa majorité à un patronage des jeunes adultes.

En 1914, René Rougier est ajusteur mécanicien à La Coquille (Dordogne), commune proche du lieu de naissance de sa mère. Il est incorporé dans le 108e régiment d’infanterie en décembre de cette année puis passera au 401e. En novembre 1917, il est cité à l’ordre du régiment comme « sapeur pionnier d’un dévouement à toute épreuve ». Blessé par balle à la jambe dans la Somme en avril 1918, il est évacué et ne reprend son poste qu’en mars 1919, avant d’être démobilisé en septembre. Il est décoré de la Croix de guerre.

Après-guerre, Rougier est employé à la préfecture de la Seine, affecté à la direction des travaux de Paris. Il épouse en décembre 1920 à Joinville, où il réside de nouveau depuis la fin de son service militaire, Marie Coldeboeuf.

Lors des élections municipales de mai 1929, René Rougier est candidat à Joinville sur la liste du Bloc Ouvrier-Paysan (communiste), conduite par Roger Bénenson, futur député de Seine-et-Marne. Il figure en 21e position, aux côtés de son frère aîné, Marcel. Au premier tour, René Rougier recueille 333 voix, soit 19,4% des 1 715 votants sur 2 491 inscrits. Au second tour, la liste communiste se maintient, mais elle n’a pas d’élu et obtient une moyenne de 278 voix soit 12,5% des 2 231 suffrages exprimés. Une liste de cartel des gauches, comprenant des radicaux-socialistes, des socialistes SFIO et des socialistes indépendants, remporte 22 sièges tandis que la liste de la majorité municipale sortante conserve les 5 autres sièges. Georges Briolay, radical, est élu maire.

Au cours du scrutin général suivant, en mai 1935, René Rougier est de nouveau candidat à Joinville sur la liste conduite par Robert Deloche, futur maire après-guerre de la ville. Il figure une fois encore en 21e position et obtient 669 voix sur 2 856 suffrages exprimés au 1er tour, soit 23,5%. Au second tour, la liste communiste fusionne avec la liste socialiste et gagne deux sièges (Deloche et Rouhaud) contre 25 à la liste de droite de Léon Lesestre, qui sera élu maire, tandis que les radicaux-socialistes sortants sont battus. Rougier ne figure pas sur la liste du second tour.

René Rougier meurt le 7 janvier 1953 à Créteil. Il résidait toujours à Joinville et était âgé de 57 ans.

 

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 00:01

Chéhadé Charles Zalta naît le 7 juin 1878 à Damas, Turquie d’Asie (act. Syrie) dans une famille juive. Il fait des études de médecine à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (act. Liban). Devenu docteur en 1903, il poursuivra des études spécialisées à Paris pour être gynécologue et prendre le poste de chef de clinique adjoint à la Maternité française de Beyrouth. Il s’installe en 1908 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne).

En 1911, Zalta a ouvert un cabinet de gynécologie dans le quartier de Polangis à Joinville. En décembre de la même année, il secourt dans un train en partance pour Nice un célèbre jockey américain, O'Connor, victime d’un gris de glace lui ayant profondément entaillé l'avant-bras et sectionné l'artère cubitale. Présent dans le train, le docteur Zalta et un professeur de la faculté de Lille, Lefort, opérèrent O'Connor, dans le train même, recousant la plaie avec des aiguilles à coudre ordinaires…

La carrière médicale de Zalta sera particulièrement longue, puisqu’il est toujours médecin assermenté en 1962. Elle est également diversifiée. Ainsi, en 1930, Zalta est médecin des Studios Paramount de Saint-Maurice, commune adjacente à Joinville, les deux communes étant alors parmi les pôles cinématographiques français.

Naturalisé français en février 1911, Zalta s’engage dans l’armée, d’abord dans l’infanterie, avant d’être nommé médecin aide major en 1912 et basculé dans la réserve. Il reprend une fonction active pendant la première guerre mondiale, gérant une ambulance sur le front Est. En 1916, il devient médecin chef de l’hôpital militaire de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales).

En mars 1917, les ministres de la guerre et des affaires étrangères désignent Zalta, en compagnie d’un autre médecin, Calmette, pour accompagner l’envoi de troupes françaises en Palestine.

Selon le quotidien Coemedia, en mars 1932 « Le docteur Zalta, provoqua t'engagement de plusieurs milliers de Syriens sous les drapeaux français et fut officiellement félicité pour la part qu'il prit au développement de l'influence française en Syrie et dans le Grand Liban ». Il était membre du comité syro-libanais, qui plaidait pour une indépendance par rapport à la Turquie et siégeait, en 1917, au sein de l’Association nationale pour la défense des idées françaises à l'étranger, présidée par l’ancien ministre de l'intérieur Georges Leygues.

Peu avant la fin de la guerre, en octobre 1918, Zalta lance de Damas, au nom du Comité Syrien de Paris un appel, publié par le quotidien L’Intransigeant : « Une voix faite de prières et d’espoir après une longue agonie, une voix frémissante et suppliante monte vers la France en guerre, résolue à châtier les mécréants pour le droit et la justice. C'est la voix de la Syrie, française de cœur et d’âme, de sang aussi puisque c'est à cause de son amour pour la France qu’on la torture. (…) France, délivre-nous et prends-nous dans les replis de ta robe tricolore. »

Le mariage du docteur Zalta avec Pauline Bollach (probablement d’origine alsacienne) à la mairie du troisième arrondissement de Paris en avril 1920 est un évènement mondain rassemblant une grande affluence venue des mondes médical et journalistique avec la participation de plusieurs artistes.

Le Dr Zalta crée en 1923 à Joinville une clinique municipale populaire, où les consultations sont gratuites pour les inscrits au bureau de bienfaisance, et limitées à 3 francs pour les autres, reversés pour moitié à la caisse des écoles et au bureau de bienfaisance. À côté de son activité professionnelle, Zalta est également artiste. Il expose des sculptures en 1927 au Salon des Médecins de Paris.

L’appartenance de Charles Zalta à la franc-maçonnerie est mentionnée dès 1906, quand il séjourne encore à Beyrouth. Elle est confirmée par des bulletins et répertoires en 1909, 1925 et 1934.

Pendant la deuxième guerre mondiale, Zalta, qui réside toujours à Joinville, est victime de spoliation en tant que juif. Son fils aîné, Claude deviendra un résistant sous le nom de Claude Grégory, condamné à mort et évadé, proche un temps du parti communiste puis fondateur de l'Encylopædia Universalis. Le second fils, Jean Pierre Zalta, médecin, sera professeur des universités de biologie et de génétique moléculaires. Tous les trois sont chevaliers de la Légion d’honneur.

En outre, Charles Zalta fut décoré en 1914 de la médaille de bronze des épidémies en tant que « victime de son dévouement en 1909 et 1911 auprès de malades atteints d’affections contagieuses ». Il est titulaire des Palmes académiques, officier d’académie en 1911 et officier de l’instruction publique en 1930. Il était également chevalier du Mérite agricole depuis 1911.

Chéhadé Charles Zalta meurt le 15 mai 1962 à Créteil (Val-de-Marne). Il résidait toujours à Joinville.

 

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 00:01

Antoinette Marie Ernestine Bitterlin naît le 23 février 1892 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne) ; elle est jumelle de Marie Charlotte Héloïse. Elles ont pour parents Ernestine Piat et son époux, le Dr Georges Bitterlin.

Elle est également la petite-fille du Dr Élie Bitterlin, fondateur à Saint-Maur et Joinville-le-Pont, pendant les combats de la bataille de Champigny lors de la guerre de 1870, d’une antenne de la Société de secours aux blessés militaires (qui deviendra la Croix-Rouge). Ses deux frères, Charles et Jean, seront également médecins.

La famille vit aux limites des deux communes Saint-Maur et Joinville, d’abord rue du Four dans le Vieux Saint-Maur puis du côté joinvillais de la rue Pasteur. La notoriété médicale des Bitterlin est accentuée par leur engagement social et politique. Les femmes ne sont pas en reste. Ernestine Bitterlin, mère d’Antoinette, est ainsi la fondatrice en 1899 de section de Joinville Société de l’Allaitement maternel et sa présidente jusqu’à ce qu’elle fonde, en 1917 une structure concurrente, l’Union des mères (future Mutualité maternelle).

Élu en 1912 conseiller municipal sur une liste libérale, qui fait alliance avec les socialistes SFIO et avec des radicaux dissidents, Georges Bitterlin, père d’Antoinette, est médecin-chef d’un hôpital auxiliaire installé à Joinville pendant la première guerre mondiale.

Pour sa part, Antoinette devient visiteuse de l’Union des mères, qui a étendu son intervention aux orphelins, veuves de guerre et réformés pour tuberculose ; 30 familles sont secourues en 1918.

Mariée en janvier 1920 à Joinville avec un assureur, Marc Watelet, croix de guerre, alors sous-directeur puis directeur de la Compagnie d'assurance « La Minerve », Antoinette Bitterlin va accompagner son père et ses frères dans leur prises de position politiques.

Elle est ainsi une des toutes premières femmes Joinvillaise à afficher son engagement politique, à une époque où elles n’ont pas le droit de vote et où leur rôle est généralement cantonnée dans le domaine culturel et social. Antoinette Watelet participe à la Fédération nogentaise du mouvement royaliste Action française. Elle souscrit à plusieurs reprises pour les activités de ce parti, clairement positionné à l’extrême droite. Son père et ses frères en seront aussi des militants actifs. Le père redeviendra d’ailleurs conseiller municipal de Joinville sous le régime de Vichy.

Antoinette Watelet  meurt le 12 janvier 1981 à Ris-Orangis (Essonne). Elle était âgée de 89 ans.

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