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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 01:01

Augustin Baudot naît en 1883. Il est ordonné prêtre en 1906. En 1911, il est vicaire au Petit-Colombes, dans la commune de Colombes (Seine, act. Hauts-de-Seine). En mai, il est victime d’un escroc belge, qui met à profit la charité de prêtres parisiens ou de banlieues en leur présentant une lettre frauduleusement signée d'un ecclésiastique de Charleroi (Belgique). Il est condamné, par défaut, à dix mois de prison et 50 francs d'amende en août 1912. La qualité d’abonné du quotidien royaliste l’Action française d’Augustin Baudot est mentionnée en juin 1914.

Peu après le début de la première guerre mondiale, en octobre 1914, l'abbé Baudot a été nommé vicaire à Saint-Jean-Baptiste de Neuilly (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il y restera plus de seize ans.

En août 1930, l'abbé Baudot est en vacances avec un prêtre de ses amis, l'abbé Lozet, professeur à l'école Bossuet à Paris. Ils se trouvaient au large de Saint-Cast (Côtes-du-Nord, act. Côtes-d’Armor) et revenaient du Cap Fréhel sur le bateau de ce dernier, L'Hermine. Ils aperçurent une périssoire vide, puis virent deux baigneurs agrippés à son bord, deux étudiants parisiens tombés à l'eau ; ils les ont ramenés sains et saufs.

Devenu premier vicaire de la basilique Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en février 1931, l'abbé Baudot y reste jusqu’en 1937. En avril, il est nommé curé de Saint-Charles-Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il prend la suite de Victorin Martin mort en fonction en janvier.

C’est dans l’église Saint-Charles qu’est célébrée en décembre 1938 la messe annuelle à la mémoire des morts du cinéma, qui se tenait les années précédentes dans l’autre lieu de culte communal, l’église Sainte-Anne de Polangis. Le changement de lieu est peut-être dû à la petite taille de l’édifice de Polangis.

Pendant la deuxième guerre mondiale, l'abbé Baudot participe en décembre 1943 au déjeuner des vieux, organisé par l’association des familles françaises de Joinville, présidée par le Dr Bitterlin, conseiller municipal, et auquel est présent le maire Émile Lesestre et ses adjoints, nommés par le gouvernement de Vichy.

En mai 1948, aux côtés de Gilberte Pierre-Brossolette et de l’abbé Bauller, curé de Polangis, l'abbé Baudot, rend hommage aux héros de la Résistance à l’Allemagne nazie. Gilberte Pierre-Brossolette, épouse de Pierre Brossolette, mort pendant l'Occupation en 1944, est vice-présidente socialiste du Conseil de la République (Sénat).

Sur la demande de la section locale du parti gaulliste le RPF, dont Pierre Calmon est le président pour Joinville, l'abbé Baudot dit une messe en mémoire du maréchal Leclerc en novembre 1951.

Présenté comme malade en octobre 1953, l'abbé Baudot quitte la cure de Saint-Charles en 1954, est âgé d’environ 71 ans. Il y revient deux ans plus tard, en mai 1956, pour célébrer ses noces d’or sacerdotales, à l’occasion d’une cérémonie célébrant le centenaire de la pose de la première pierre de l’église paroissiale. La date de son décès n’est pas connue.

 

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 01:01

Lucien Lachambre naît en 1899. Ordonné prêtre en 1926, il poursuit des études à la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris où il est lecteur en 1930.

En même temps, il exerce la fonction de vicaire à la paroisse Saint-Maurice de Bécon-les-Bruyères, située dans la commune de Courbevoie (Seine, act. Hauts-de-Seine). Il s’y occupe notamment à partir de 1932 de l’association sportive qui fonctionne dans le cadre du patronage.

En juin 1934 l'abbé Lachambre est nommé vicaire à Notre-Dame-des-Champs, église de Paris (14e arr.). Six mois plus tard, en janvier 1935, il rejoint la paroisse Saint-Germain-de-Charonne, située dans le 20e arrondissement. Il y est de nouveau responsable des activités sportives conduites sous l’égide de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France.

Suite au décès en fonction de l’abbé Victor Simonard en janvier 1937, l'abbé Lachambre, est nommé curé de Sainte-Anne de Polangis, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Il reprend le projet, esquissé par son prédécesseur en 1927, et soutenu par le cardinal Verdier, archevêque de Paris, ainsi que par de nombreux professionnels du septième art, de construire une nouvelle église, Notre-Dame-du-Cinéma. Elle est destinée à remplacer l’ancienne chapelle de secours, bâtie en 1906 et devenue en 1910 siège de la paroisse, Sainte-Anne de Polangis, adossée aux studios et usines de cinéma.

Parmi les promoteurs du projet, on trouve Louis Lumière, Léon Gaumont et les dirigeants des studios Pathé-Natan. En janvier 1938, lors d’un prêche à Joinville au cours de la messe pour les morts du cinéma, le cardinal Verdier considéra que « le cinéma est un vecteur d'amour. L'Invention du cinéma a singulièrement contribué au développement de l'humanité. Votre mission est incomparablement grande. L'âme populaire aspire de plus en plus des améliorations dans tous les domaines. Tôt ou tard, cela aboutira à un ordre meilleur, à condition de donner aux masses les éléments qui instruisent et qui élèvent ». Le cardinal veut une « basilique qu'il dédie à Notre-Dame-du-Cinéma afin de montrer que l'Église ne reste pas étrangère à tout ce qui est beau... à tout ce qui est grand... »

Au cours de cette même cérémonie, M. Boucheron charcutier à Joinville, avenue Galliéni, présente une maquette en saindoux du projet N-D du Cinéma.

L’abbé Jacques Hollande, futur responsable de la mission de Paris et fondateur des prêtres-ouvriers, remplace Lucien Lachambre à Polangis en juillet 1942.

Lorsqu’il quitte la cure de Sainte-Anne, Lucien Lachambre est âgé d’environ 42 ans. La suite de sa biographie n’est pas connue.

Photo Le Matin 1938/01/09, cardinal Verdier ; au 2e plan, peut-être Lucien Lachambre

 

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 01:01

Paul Louis Marie Joseph Charles naît le 8 octobre 1872 à Sancergues (Cher). Il est le fils de Francine Dumoulin et de son mari, Pierre Sébastien Émile Charles, instituteur public.

Ordonné prêtre, probablement en 1897, il devient en janvier 1898 vicaire à Sainte-Geneviève de la Plaine-Saint-Denis (Seine, act. Seine-Saint-Denis). Il s’y occupe des enfants, animant un « patronage florissant, mais pauvre », selon La Croix.

Transféré en mars 1899 au sud de la capitale, vicaire de Saint-Germain de Vitry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne), il est affecté en mars 1901 dans la même fonction à Saint-Joseph-des-Carmes à Paris (5e arr.). On le retrouve en novembre 1908 vicaire à Notre-Dame d'Auteuil (16e arr.) puis il revient au quartier latin, toujours au même poste, à Saint-Etienne-du-Mont (5e arr.).

Nommé curé de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en 1921, successeur de l'abbé Léon Roger, il va rester neuf ans dans la paroisse Saint-Charles-Borromée, qui couvre les quartiers de la rive droite de la commune. Il organise, en février 1930, une vente de charité pour la construction d'une salle paroissiale.

Cette même année, en novembre, il est nommé aumônier des Petites-Sœurs des Pauvres de Saint-Denis-de-l'Estrée, dans le quartier de la Chapelle, à Paris (18e arr.). Il démissionne en juin 1934 pour raison de santé.

Paul Charles décède le 20 septembre 1953 à Paris (14e arr.). Il était âgé de 80 ans et résidait à la Maison Marie Thérèse, établissement d’hébergement des prêtres âgés, fondé par Céleste de Chateaubriand et situé 92, avenue Denfert-Rochereau.

Plusieurs autres abbés Charles sont mentionnés dans la presse, mais ne peuvent pas être assimilés à lui. L’un d’entre eux, qui réside à Paris-Auteuil en 1909, se propose par petite annonce dans pour donner des leçons de français, anglais, latin et grec. Un autre (dont l’initiale est M) est rédacteur à La Croix et à Unita cattolica (Florence) ; il publie en 1910 Que penser du Sillon ?, mouvement catholique de gauche fondé par Marc Sangnier. Un troisième est vicaire à Saint-Sulpice en 1914. Un autre, prénommé Jean, professeur au collège Stanislas, est cité comme témoin au procès Villain pour l’assassinat de Jaurès en 1919. Le dernier abbé Charles, docteur en théologie, ancien professeur de philosophie et curé de Beaumont rédige un pamphlet violemment antisémite Juste solution de la question juive, Renaissance française, 1909.

 

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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 01:01

Fin de la biographie de Théophile Covin

Après l’aventure de l’affiche « À l’ombre de la croix » et les quatre décisions de justice en sa faveur, l'abbé Covin reprit son travail paroissial à Vitry-sur-Seine dans des conditions plus traditionnelles. En août 1930, il obtient une subvention de 15.000 francs du département de la Seine à titre de participation aux travaux urgents pour réparation du clocher de l'église de Vitry.

S’il avait eu affaire aux militants communistes, il était par contre proche du syndicalisme chrétien. L’abbé Covin participa à plusieurs actions de la section locale du syndicat, par exemple à une journée sociale le 1er février 1931. En novembre de la même année, il s’inscrit dans une souscription pour la propagande de la Cftc.

Son frère cadet, Charles Covin, était un responsable du Syndicat des employés de la Cftc, la confédération chrétienne. Il avait été nommé en juillet 1910, administrateur du bureau de bienfaisance du 11e arrondissement  de Paris, lieu de vie d’une grande partie de la famille Covin, qui comptait au moins 8 enfants.

Pour raison de santé, l'abbé Covin présente sa démission et est remplacé en novembre 1932 par l'abbé Dollé.

L’archevêque de Paris nomme en janvier 1933 Théophile Covin chanoine honoraire. Il assure chaque année, au moins jusqu’en 1938, des prédications dans les église de la capitale.

Théophile Covin meurt le 19 août 1942 à Paris (14e arr.). Il était âgé de 70 ans et résidait à la Maison Marie Thérèse, établissement d’hébergement des prêtres âgés, fondé par Céleste de Chateaubriand et situé 92, avenue Denfert-Rochereau.

Saint Germain de Vitry

 

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 01:01

Suite de la biographie de Théophile Covin

Au milieu des années 20, la grande affaire secouant la paroisse de Vitry-sur-Seine va être celle de l’affiche « À l’ombre de la croix ». Apposée sur certains murs de la ville fin mai 1923, elle accuse le curé Théophile Covin d’avoir une maîtresse. Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’affiche tel que le quotidien communiste L’Humanité l’a publié en janvier 1926.

À l’ombre de la croix

Au n° 77 de l'avenue Dubois, se trouve un immeuble confortable, paraît-il, surtout vers le troisième étage, C'est là qu'habite une dame G. née A. veuve inconsolable qui, chaque dimanche, va à la messe, sans parler de la semaine.

Dans le même immeuble habile le curé Covin, face pudibonde et bien portant, qui, se prenant sans doute pour l'ange Gabriel, venait, la nuit, consoler ladite dame et lui parler de Jésus.

Il avait totalement oublié le commandement où Dieu dit « L'œuvre de chair tu ne feras qu'en mariage seulement. »

Tout se serait bien passé, si le fils de la veuve, d'une entrée brusque et inattendue, n'eut trouvé le ministre de Dieu en costume d'Adam, mordant à la pomme d'Ève, et ne s'était avisé de lancer par la fenêtre soutane et pantalon.

Puisque le chef de l'Église de Vitry ne respecte même plus les sentiments d'un fils pour sa mère, continuerez-vous plus longtemps, bons pères de famille, à lui envoyer vos femmes et vos filles ? Si cet exemple ne vous suffit pas et que vous vouliez être « chefs de gare », c'est que vous l'aurez bien voulu.

Un Chrétien.

L’affiche avait été polycopiée dans une salle du café de l'Angélus. Sur plainte de l’abbé Covin, une enquête fut ouverte. La police porta d’abord ses soupçons sur les francs-maçons, supposés être ennemis du curé. C’est finalement un petit journal communiste de Choisy-le-Roi, Germinal, qui avait reproduit l'affiche accompagnée d'un commentaire qui fut condamné pour diffamation le 13 décembre 1923 par la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine, aux sommes conséquentes de 200 francs d'amende et 2 000 francs de dommages-intérêts.

Cependant, après cette décision de justice, un vicaire de Vitry, l'abbé Gautier, toujours selon L’Humanité, « tint des propos fort irrespectueux pour son supérieur chez une paroissienne qui l'avait invité à sa table ». Décidément bien informé, le journal de gauche explique qu’ensuite « cette brave dévote s'en alla trouver le curé pour lui confier les étranges paroles du vicaire. Le curé, rouge de colère, s'écria : - C'est lui, le misérable, qui a rédigé l'affiche ! Ah, j'aurais dû m'en douter ! »

Le tribunal diocésain, l'officialité de Paris, fut saisi. Six religieux, experts en écriture, assurèrent que l’écriture reproduite sur l’affiche était celle du vicaire et la justice ecclésiastique conclut à la culpabilité de l'abbé Gautier. Il fit appel et tenta de faire citer un marchand forain, M. Chéron, qu’une tenancière de café croyait être l’auteur du libelle. Mais Chéron, qui était également trésorier du comité intersyndical de Vitry refusa de comparaître devant le tribunal d’appel de l'officialité de Versailles, malgré la promesse d’un défraiement. Définitivement condamné devant la cour catholique en novembre 1925, l'abbé Gautier fut frappé d'interdiction d’exercice de sa fonction.

Mais, banni par la justice religieuse française, Gautier indiquait vouloir en appeler à la cour de Rome et, en attendant, tenta sa chance devant la justice civile, en la personne du juge de paix d’Ivry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne). L'audience avait attiré à la justice de paix d'Ivry une affluence nombreuse le 13 janvier 1926, plus de deux cents curieux n'ayant pu, selon  L’Humanité, trouver place dans le tribunal. Gautier accuse Chéron d’avoir imité son écriture et d’être le véritable scripteur de l’affiche. Si Mme Daviot, la cafetière, soutient l’abbé Gautier, plusieurs témoins, notamment communistes, dédouanent au contraire Chéron.

C’est le cas également du curé Covin qui transmet une lettre : «. Je vous écris, bien que nous soyons séparés par nos croyances religieuses comme par nos opinions politiques. Mais on me dit que vous êtes accusé d'avoir écrit, il y a deux ans et demi, un placard anonyme qui m'a injurié et diffamé publiquement. Or, je sais que ce n'est pas vous qui avez écrit cette affiche et je vous autorise à dire partout que je sais que ce n'est pas vous. C'est que j'en connais l'auteur et que je l'ai fait punir comme il méritait de l'être. Ce sont des experts qui l'ont découvert. On me dit qu'une femme Daviot (ancienne veuve Martin, de la place de l'Église) voudrait soutenir celui qui vous accuse. Cette personne a déclaré, le 3 juillet 1923, à un inspecteur de la police qu'elle ne savait rien. Si elle ne savait rien cinq semaines après l'affaire, comment peut-elle dire qu'elle sait maintenant quelque chose ? Je le répète, moi qui ai été victime de cette abominable affaire, je suis sûr que ce n'est pas vous qui avez écrit le texte qu'on a copié. »

On rit souvent dans cette audience, où le juge a quelques difficultés à maintenir le calme. Chéron, affirmant son innocence, considère, d’après L’Humanité, que « si le curé a aimé une de ses paroissiennes, il a bien fait. »

Me Barquissau, défenseur de Chéron, s’en prend aux tribunaux ecclésiastiques. Il s'étonne qu'au XXe siècle un tribunal ecclésiastique ose déclarer, en des attendus rédigés en latin, que les témoignages d'ouvriers, spécialement communistes ou anarchistes sont sans valeur, ajoutant que « la profession d'ouvrier n'est pas de celles qui élèvent les cœurs et anoblissent les caractères ». Lucien Barquissau était président de la Fraternelle rationaliste et membre du conseil juridique de l'Union fédérative de la libre-pensée.

Dans un arrêt, présenté comme très documenté par L’Humanité, le juge de paix débouta l'abbé Gautier de son instance et le condamna pour abus de citation et campagnes diffamatoires à 300 francs de dommages et intérêts envers M. Chéron ainsi qu’aux dépens. «... Si nous n'avons pas, sous le régime de la loi de séparation des églises et de l'État, à nous occuper de la validité des décisions ecclésiastiques, par contre, nous devons rechercher la vérité dans une affaire injurieuse ». Il rappela que des rois de France, Charles V en 1371 puis François 1er en 1539 avaient considérablement réduit le champ des officialités, avant qu’elles ne soient abolies par l'Assemblée constituante le 11 septembre 1790. Le juge considérait qu'il n'y avait pas lieu d'accueillir les décisions prises, mais il en tint compte à titre de simples renseignements, pour arriver à faire toute la lumière. Or, il assura que la preuve de la responsabilité de Chéron n'avait pas été administrée.

A suivre

L'abbé Gautier et Chéron, Le Journal, 1926

 

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 01:01

Théophile Covin naît le 19 juin 1872 à Paris (11e arr.). Il est le fils d’une alsacienne ayant opté pour la nationalité française, Marie Thérèse Frindel, piqueuse de bottines, et de Stéphane Covin, enfant abandonné à la naissance, devenu mécanicien. Comme ses quatre frère et sœurs plus âgés, Théophile Covin est légitimé par le mariage de ses parents un an pile après sa naissance dans le même arrondissement parisien.

Après des études à l'Institut catholique de Paris, Théophile Covin, devient prêtre en 1898. Il est nommé vicaire à Levallois-Perret (Seine, act. Hauts-de-Seine) en janvier 1899. Il y dirige la congrégation des sœurs Maronites de la Sainte Famille, qui servent à l’hôpital Notre-Dame du Perpétuel secours.

En juin 1904, il est affecté à une paroisse parisienne, en tant que vicaire à Saint-Lambert de Vaugirard (15e arr.). Il y vit la séparation de l’église et de l’État et affiche son conservatisme politique. Ainsi, il participe en février 1906 à une souscription lancée par le quotidien d’extrême-droite La Libre parole « en faveur des Français arrêtés ou blessés en défendant la liberté de conscience ». En mars 1907, c’est dans le journal catholique La Croix qu’il donne en « hommage aux religieux et aux prêtres persécutés. »

Nommé vicaire à Sainte-Marthe des Quatre-Chemins à Pantin (Seine, act. Seine-Saint-Denis) en avril 1907, il est responsable de l'œuvre des hommes. Il devient vicaire de Notre-Dame de Clignancourt à Paris en avril 1911. Il s’y charge notamment de l’éducation religieuse des jeunes filles et des messes funéraires.

Resté dans ses fonctions pendant la première guerre mondiale, l’abbé Covin est nommé curé de Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en octobre 1915, successeur de l’abbé Léon Roger. Il y reste tout juste un an, et c’est son prédécesseur qui reprend son poste tandis que l'abbé Covin prend possession de la cure de Saint-Germain de Vitry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne). Pendant cette année, il « s’est efforcé de maintenir les traditions chrétiennes » selon  La Semaine religieuse de Paris. Il était seul prêtre dans la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joinville, puisque son vicaire était mobilisé, et la population desservie était de 5 000 personnes. Elle est double à Vitry avec trois vicaires.

Théophile Covin va rester curé de Vitry pendant 16 ans. Arrivé au milieu de la première guerre mondiale, il est sensible aux situations humanitaires, étant par exemple membre du comité local de la Société de secours aux blessés militaires (Croix-Rouge) en 1924.

Comme dans ses fonctions antérieures, l’abbé Covin défend des opinions conservatrices. Ainsi, en mars 1925, l'abbé Covin préside une réunion de 600 catholiques de Vitry-sur-Seine, selon La Croix, « Pour les libertés catholiques », assisté du colonel Philippe et de M. Rouilly, ingénieur. Le conférencier est l’essayiste Joseph Santo (1869-1944), militant catholique et monarchiste, auteur d’ouvrages sur la question juive et très opposé à la franc-maçonnerie. Il avait été conseiller municipal de Nancy. Pendant la rencontre, J. Santo demande « pour les religieux anciens combattants, la place que les défaitistes d’hier tentent de leur refuser » et appelle à défendre les Sœurs de Charité « qui se dépensent sans compter dans la banlieue parisienne et que les sectaires veulent persécuter. »

A suivre

Couverture d'un livre de Joseph Santo : "Le communisme? jamais! jamais! jamais!"

 

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1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 01:01

Victorin Joseph Marie Martin naît le 27 mai 1872 à Vachères, village de la commune de Présailles (Haute-Loire). Il est le troisième des 14 enfants de Marie Mélanie Mialon et de Jean Louis Adrien Martin, propriétaire cultivateur.

Ordonné prêtre en 1897, l’abbé Martin devient en janvier 1898 professeur au petit séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris (5e arr.).

Il est nommé dans son premier poste paroissial, en septembre 1902, comme vicaire à l’église Saint-Michel des Batignolles de Paris (17e arr.). Il y vivra la séparation de l’église et de l’État puis la première guerre mondiale et y reste 17 ans. Toujours vicaire, Victorin Martin officie à partir de décembre 1919 à Saint-Pierre de Montrouge, Paris (14e arr.).

C’est en novembre 1930 que l’abbé Martin prend possession de la cure de Saint-Charles-Borromée, à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il succède à l'abbé Paul Charles. Il y vivra la période du Front populaire.

Victorin Martin meurt en fonction le 26 janvier 1937 à Joinville. Il était âgé de 64 ans.

L'église Saint-Charles

 

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 01:01

Léon Joseph Roger naît le 16 mai 1863 à Paris (6e arr.). Il est le fils d’Henriette Roustain et de son mari, Édouard Roger, employé au ministère des finances.

Après des études au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux, Léon Roger est ordonné prêtre dans le diocèse de Paris sans doute fin 1888. Il demande à être affecté la paroisse de Puteaux (Seine, act. Hauts-de-Seine), où il rejoint, en janvier 1889, selon La Semaine religieuse de Paris (1915) « des prêtres d'élite vivaient ensemble, s'adonnant, dans une communauté d'esprit et de sentiments, à l'apostolat des ouvriers, nombreux dans cette localité. »

L’abbé Roger demeura quatorze ans à Puteaux puis fut nommé, en décembre 1903, vicaire de l’église Saint-Médard à Paris (5e arr.). Il est le directeur des œuvres de Sainte-Rosalie, qui s’intéressent aux familles pauvres du quartier et sont assurées par les sœurs de Saint-Vincent de Paul. Il succède aux Prêtres de la Mission, lazaristes, qui en étaient chargés.

Nommé curé de Saint-Charles Borromée à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) en juillet 1910, Léon Roger arrive au moment où la paroisse vient d’être divisée. Couvrant la totalité de la commune depuis 1860, elle voit son ancienne chapelle de secours Sainte-Anne de Polangis érigée en nouvelle paroisse. Saint-Charles couvre désormais pour l’essentiel les quartiers de la rive droite de la Marne. Roger prend la succession de l'abbé Amédée Lassier, curé de Joinville depuis 1904, nommé curé de Saint-Eustache à Paris. Mais l’abbé Roger constate que, malgré une fréquentation du catéchisme à Polangis sensiblement plus importante que dans son église (153 en 1914), le nombre de ceux fréquentant Saint-Charles n’avait pas sensiblement diminué (114). L’abbé crée une salle de patronage, pour l’éducation religieuse et les œuvres. Il initie la fondation d’une œuvre des Mères chrétiennes.

Assurant le service paroissial à Joinville au début de la première guerre mondiale, l’abbé Roger, est nommé curé de Notre-Dame Auxiliatrice de Clichy (Seine, act. Hauts-de-Seine) en octobre 1915. Il y célèbre en février 1916 une messe pour les victimes des bombardements assurés par un Zeppelin, ballon dirigeable allemand.

Dès octobre 1916, Léon Roger reprend sa cure de Joinville, son successeur, l'abbé Théodore Covin, ayant été nommé curé de Vitry-sur-Seine (Seine, act. Val-de-Marne). Le 11 novembre 1918, après que le tambour-affichiste municipal ait annoncé l’armistice mettant fin à la guerre, l’abbé Léon Roger fit sonner les cloches de l’église à toute volée pendant une demi-heure, à l’unisson des autres lieux de culte de France. Il organisa un Te Deum pour célébrer la fin du conflit et pour le repos des âmes des combattants morts pour la France.

Remplacé à la cure de Joinville en 1921 par l'abbé Paul Charles, ancien vicaire de Saint-Etienne du Mont, Léon Joseph Roger meurt le 10 avril 1944 à Paris (14e arr.). Il résidait alors à la Maison Marie-Thérèse ; établissement d’hébergement des prêtres âgés, fondé par Céleste de Chateaubriand et situé 92, avenue Denfert-Rochereau.

Les deux frères de l’abbé Roger ont été des inventeurs. Ernest Roger (1864-1943) fut ingénieur et l’un des inventeurs, au sein de la société fondée par Eugène Ducretet, de la télégraphie sans-fil ou TSF, qu’il met au point en 1896-1898, en parallèle avec les travaux de Marconi. La société devient Ducretet-Roger en 1908, quand le fils, Fernand Ducretet, prend  la succession de son père. Fernand Ducretet meurt en août 1928 des suites de son exposition aux rayons X, qui allaient également rendre stérile Ernest Roger. Rachetée en 1930, la société pris le nom de Ducretet-Thomson.

Le frère cadet, Henri Roger (1869-1946), qui prit le nom de Roger-Viollet en accolant le patronyme de son épouse, Jeanne Viollet, au sien, fut ingénieur chimiste, astronome et photographe. Sa fille, Hélène Roger-Viollet, journaliste et militante féministe, fonda en 1938 l’Agence Roger-Viollet, qui fut reprise, après son assassinat en 1985, par la ville de Paris.

Saint-Médard en 1915, coll. Roger-Viollet

 

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 01:01

Henri Drevet naît le 13 janvier 1886 au Mans (Sarthe). Il est le fils d’un journalier, Félix Auguste Drevet, et de son épouse, Marie Désirée Bidault. Après que son père ait abandonné le domicile, c’est sa mère qui va l’élever – elle obtient le divorce en avril 1890,.

Devenu tapissier, Henri Drevet épouse en janvier 1910 à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) Blanche Marie Thérèse Berthelot, couturière, fille d’un syndicaliste qui s’est suicidé suite à la perte de son emploi dans une maison de bourse, Émile Berthelot. Ils s’installent dans la commune en 1912.

Mobilisé pendant la première guerre mondiale, Drevet est décoré de la croix de guerre.

Les élections municipales de mai 1935 à Joinville sont la première occasion d’un engagement politique public d’Henri Drevet. Il rejoint la liste du groupement des gauches républicaines, qui avait obtenu 22 élus sur 27 en 1929, derrière Georges Briolay, tapissier lui aussi et maire sortant radical-socialiste. La liste de la municipalité sortante a perdu le soutien du parti socialiste SFIO, qui la soutenait lors du scrutin précédent, et comprend des socialistes indépendants en plus des radicaux-socialistes. Elle présente un bilan mitigé, assurant que, pour réaliser d’importants travaux d’amélioration et d’embellissement elle a dû augmenter les impôts communaux. Elle attribue cet effort à l’aggravation des charges imposées à la ville en période de crise économique (contingent incendie, chômage, moins-values sur les recettes). Le programme de la liste propose, outre la création de squares et l’assainissement, de faire pression auprès des pouvoirs publics pour la réalisation des grands travaux d’outillage national (élargissement du pont de Joinville, suppression du passage à niveau). Les investissements principaux prévus sont construction d’un nouveau groupe scolaire dans le quartier de Polangis et l’agrandissement de deux des écoles existantes.

Devancée au premier tour par la liste de l’Union des républicains, les candidats de centre-gauche seront également distancés au second tour par la fusion des communistes et des socialistes SFIO et n’obtiendront aucun siège. Drevet remporte 766 suffrages exprimés sur 2 856 au premier tour (26,8%) pour 2 923 votants et  3 433 inscrits. Au second tour, il recule à 571 voix sur 2 899 votes valables (19,6%) et 2 924 votants.

Tandis que bien des élus sortants cessent leur activité, Drevet devient au contraire secrétaire du comité de Joinville de la Fédération radicale et radicale-socialiste du canton de Saint-Maur, dont Gabriel Vélard, miroitier, est le président, pendant toute la période du Front populaire. Le 18 mars 1938, après un débat sur l’annexion de l’Autriche au sein de la Fédération cantonale, c’est Drevet qui fait voter un ordre du jour de « confiance au gouvernement pour défendre la cause de la paix. »

La participation d’Henri Drevet à la résistance à l’occupation allemande est attestée par le fait qu’il préside le comité local de Libération, où il représente le mouvement Ceux de la Résistance. Il est également président du Comité joinvillais de la renaissance française. L’arrêté du 26 septembre 1944 le nomme en tant que vice-président de la délégation spéciale, faisant fonction de troisième adjoint au maire. Il siège dans la municipalité conduite par le communiste Robert Deloche, qui comprend également un autre communiste, André Malcouronne, un deuxième radical, François Decrombecque, et un socialiste, Léon Berthet.

Lors des premières élections municipales de la 4e République, en mai 1945, la municipalité sortante est reconduite. Maurice Thorez, vice-président du gouvernement Félix Gouin et secrétaire général du parti communiste français, vient en septembre 1946 faire un discours où, selon L’Aube nouvelle, il « exalte l’école laïque et définit une politique gouvernementale » après le départ du général de Gaulle. Le journal communiste estime les participants à près de 5 000 personnes dans le gymnase Jules-Ferry. Si c’est la maire qui accueille le dirigeant communiste, c’est Drevet, adjoint au maire et secrétaire du patronage laïque, qui est chargé de faire l’allocution introductive. Il indique comment le patronage à peine ouvert avait connu un afflux considérable avec 450 inscriptions en quelques jours. Selon lui, ceci montre « combien cette réalisation municipale correspondait à une nécessité et quelle sympathie elle rencontrait dans la population. »

Au cours des élections municipales de novembre 1947, la liste d’Union républicaine et résistante rassemble les communistes, les radicaux et d’autres personnalités de gauche. Elle obtient un peu moins de voix, mais 11 élus, soit autant que la lise du Rassemblement populaire français (RPF, gaulliste) ; c’est l’unique élu socialiste SFIO qui, en ralliant les communistes et les radicaux, permettra de reconduire une nouvelle fois la municipalité. Le RPF recueillait 3 066 voix sur 6 974 suffrages exprimés (44%), les communistes et radicaux 3 017 (43,2%) et les socialistes 452 (6,8%).

En raison de dissensions avec le maire, Robert Deloche, Drevet démissionne de son mandat d’adjoint le 2 octobre 1950, puis quitta ses fonctions de conseiller municipal le 10 octobre de la même année. Il résidait alors place de Verdun, sur la rive gauche de la Marne.

Henri Drevet meurt le 3 septembre 1966 à Chartres (Eure-et-Loir). Il était âgé de 80 ans.

Cérémonie de la Libération à Joinville

 

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 01:01

Émile Berthelot naît le 4 avril 1862 à Paris (11e arr.). Il est le fils de Thérèse Jeanne Rousseau, marchande de vins, et de son époux François Berthelot, ébéniste. Émile Berthelot va travailler dans une maison de bourse. Il épouse en avril 1886 à Paris (12e arr.) Marie Désirée Rosalie Gaucher, fille de marchands de fruits. Berthelot résidait alors avec son père à Charenton-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne). Ils s’installent chez les parents de son épouse.

Au cours des années 1890, la famille s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), dans le quartier nouveau en cours de développement de Polangis, avenue Jamin. Ils ont semble-t-il une certaine aisance et hébergent, outre leur jeune fille, le père François Berthelot.

Sensible aux questions sociales, Émile Berthelot participe, en septembre 1895, à une Souscription organisée par le journal la Petite République au profit des « affamés de Carmaux » qui recueille dans la commune de Joinville des dons de plus de 260 personnes en faveur des grévistes de la verrerie. La récolte est assurée par la coopératrice Victoria Vaudémont et un militant radical-socialiste, Pierre Jules Tireau avec le journaliste Henry Vaudémont. Deux mois plus tard, Berthelot réalise une quête en faveur des victimes de la catastrophe de l'usine de Bi-Métal de Joinville-le-Pont, où une explosion de chaudière a fait quatre victimes et a mis les 200 ouvriers au chômage.

C’est une évolution législative qui va bouleverser la vie d’Émile Berthelot. En juin 1898, une réorganisation du marché financier de Paris est initiée par un amendement du député du Rhône député Henry Fleury-Ravarin, inspiré par Georges Cochery, ministre des Finances du gouvernement Jules Méline. Ce texte transforme le privilège des agents de change en un monopole exclusif, les maisons de coulisse ou d’arbitrage de la place de Paris étant en conséquence forcées de mettre fin à leurs opérations.

Le rapporteur général du budget, Camille Krantz, député des Vosges, minimisait l’impact social de cette mesure à la tribune de l’Assemblée nationale : « Messieurs, on exagère... Nous ne devons pas ajouter foi aux petits papiers qui nous sont envoyés à profusion, touchant la situation des salariés ». Le quotidien financier La Cote de la Bourse, citant Jean de La Fontaine, y voit une forme de mépris des employés, « canaille, sotte espèce. »

En application des nouvelles règles, Émile Berthelot, âgé de 37 ans, est congédié pour le 1er juillet. Il n’attendra pas cette date et se suicide le 17 juin 1898, se pendant le soir dans son logement à Joinville. Il est découvert le matin par sa famille. Le Syndicat des employés de bourse et de banque, auquel il était affilié, annonce son décès dans un lettre ouverte au ministre, signée de son président, E. Payne, et de son secrétaire, Georges Astruc, conseiller municipal, antinationaliste d'Asnières (Seine, act. Hauts-de-Seine) : « C'est la première victime de la disparition du marché libre ». Le syndicat menait campagne depuis janvier 1897 contre ce qu’il estimait être une « atteinte au marché financier français par des mesures qui, du même coup, atteindraient cinq mille familles d'employés et renforceraient un monopole contraire en son principe à la doctrine républicaine et aux idées libérales dans toutes leurs nuances. »

Le quotidien de Clémenceau, La Justice y voit la « conséquence immédiate et navrante » de la réorganisation du marché : « Émile Berthelot (..) avait une situation qui paraissait brillante. Mais il avait une famille : sa femme, ses enfants. La maison de coulisse qui l'occupait, fermée par la volonté de Cochery le remercia. Il chercha un emploi et n'en trouva nulle part. La misère allait s'installer à son foyer ». La Cote de la Bourse considère qu’il s’agit du « premier résultat (…) d’une mesure qui n’a rien de progressiste. »

La fille d’Émile Berthelot, Blanche, se maria avec Henri Drevet, tapissier, résistant à l’occupation allemande de la France pendant la deuxième guerre mondiale et adjoint au maire de Joinville à la Libération et jusqu’en 1950.

 

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