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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 01:01

Jean Louis Élie Bitterlin naît le 13 décembre 1894 à Saint-Maur-des-Fossés. Comme son grand-père Élie, comme son père Georges et comme son frère aîné Charles, il sera docteur en médecine et réside à Joinville-le-Pont, 5, rue Pasteur. Pendant la guerre, il sert comme médecin auxiliaire dans un groupe de brancardiers de la 77e division. Il est cité à l’ordre de l'armée en décembre 1917 pour « conduit avec un entrain et une activité admirables les équipes de brancardiers. »

Marié à Saint-Maur avec Marguerite Lamy en juillet 1919, leur sixième enfant naît en 1931. Jean Bitterlin va également suivre son père, ancien conseiller municipal de Joinville, dans son engagement politique. Il cotise à la Fédération nogentaise de l'Action française (extrême-droite) en 1920.

En 1935, il participe à la fondation par la Mutualité maternelle de Paris d’un nouveau dispensaire, rue de l’Église à Joinville-le-Pont.

Pratiquant l’escrime, il se signale chaque année dans des lieux de villégiature de la bourgeoisie (La Baule, La Bourboule, Sieck en Bretagne, etc.). C’est au cours d’un de ces séjours familiaux, à Saint-Gervais-les-Bains (Savoie), qu’il disparaît en août 1937, par suite de la rupture de la neige au cours d’une excursion en montagne avec sa femme et deux de ses enfants. Il fait une chute de 600 mètres dans un torrent. Il était âgé de 42 ans.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 01:01

Georges Paul Élie Bitterlin naît le 1er décembre 1864 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, act. Val-de-Marne). Il est le fils d’un médecin, Élie Laurent Bitterlin et de son épouse Julie Héloïse Chaure.

Son père, médecin à Saint-Maur, a été le fondateur en 1870 du comité local de la Société de secours aux blessés militaires (future Croix-Rouge), particulièrement actif pendant la guerre franco-prussienne notamment durant la bataille de Champigny. Il publiera un ouvrage d’hommage à l’action de son père en 1912, après sa disparition trois ans plus tôt.

Georges Bitterlin est élève au collège Stanislas à Paris. Il fait ensuite des études d’histoire et est diplômé en avril 1891, après avoir soutenu une thèse sur l’étiologie de la tuberculose chez les enfants. La même année, il épouse en mai à Coulommiers Ernestine Jeanne Marie Piat, fille d’un banquier. Il s’installe rue Pasteur à Joinville-le-Pont, rue limitrophe de la commune de Saint-Maur. Ils auront quatre enfants, dont les deux garçons (Charles et Jean) seront également médecins.

En tant que médecin, le Dr Bitterlin s’implique dans la vie locale, s’interrogeant sur la crémation en 1892, participant aux commissions municipales sur les logements insalubres ou l’enfance en bas âge et produisant un rapport sur les risques liés à un projet d’usine de vaseline en 1894. Il intervient pour porter les premiers secours avec deux confrères lors de l’explosion dramatique d’une chaudière au sein de l’usine Bi-Métal en février 1895.

Au cours de l’année 1908, il s’oppose à la municipalité lors d’un conflit entre elle et un autres médecin, le Dr Gripon et publie une lettre à ce sujet dans deux journaux l’Indépendant (organe d’un groupement d’opposants joinvillais) et l’Écho républicain (proche des milieux conservateurs à Saint-Maur). Après les graves inondations de la Marne en janvier et février 1910, le Dr Bitterlin participe à l’organisation du service de désinfection.

Georges Bitterlin s’engage au cours du scrutin municipal de Joinville en mai 1912. Il est élu au second tour sur une liste regroupant des radicaux dissidents, des socialistes unifiés (Sfio) et des libéraux, qui remporte les 23 sièges à pourvoir face à la municipalité radical-socialiste sortante. Pour ses adversaires, Bitterlin est avec Louis Gallas et Pierre Dalbavie, un des représentants du parti réactionnaire auprès du nouveau maire, Ernest Mermet.

Médecin aide-major de l’armée de terre, versé dans la réserve en été 1892, Bitterlin va reprendre une activité comparable à celle de son père lors de la guerre précédente, en étant affecté à l’hôpital militaire auxiliaire numéro 5, implanté dans la propriété du Petit Bourbon à Saint-Maur. Des incidents sont signalés dans la gestion de cet établissement en novembre 1916. Dans une lettre rendue publique en février 1917 dans un hebdomadaire régional, La Gazette de l’Est, le Dr Georges Bitterlin explique qu’il a « été débarqué de ma fonction de médecin-chef de l’hôpital auxiliaire n° 5, par la commission exécutive du comité de Saint-Maur de la Croix-Rouge 9/01, pour cause de mauvais accord avec l’administrateur, Greiss ». Selon lui, il avait subi « une pression religieuse mesquine, tracassière et puérile » qui a blessé sa « conscience de catholique sincère mais tolérant ». Il dénonce des « actes arbitraires et brutaux vis-à-vis d’infirmières » et qualifie son renvoi de « décision absolument inique. »

Du fait de la proximité géographique, Bitterlin continue de siéger au conseil municipal pendant la période de guerre. Il prend part, en soutien au maire, à la querelle qui l’oppose en février 1916 à Louis Rey, ancien conseiller municipal, et rédacteur du journal radical-socialiste Voix des communes, à propos de la gestion des fonds recueillis pour les nécessiteux. Il anime des collectes humanitaires et participe à des manifestations patriotiques.

Le Dr Bitterlin est intégré dans différents organismes de santé publiques, comme la commission du dispensaire départemental d'hygiène sociale et de préservation antituberculeuse (juillet 1918), le conseil de surveillance de l'Office public d'hygiène sociale (juillet 1921), le comité départemental des mutilés et réformés de guerre (de 1924 à 1939). Il participe à la Mutualité maternelle de Joinville, que préside son épouse, après avoir accompagné au début du siècle à l’œuvre de l’Allaitement maternel.

Il se rend à Lourdes en 1925 et publiera deux ouvrages ; le premier, la même année, pour observer au point de vue médical les faits qu’il a constatés lui-même. Le second, en 1929, pour discuter du cas de Mme Angault, de Craon (Mayenne) guérie en août 1926 par la disparition subite d'un fibrome utérin.

Bitterlin continue son action politique. Il est candidat lors des élections municipales de Joinville en novembre 1919 sur la liste libérale du Bloc indépendant de Jules Beauvais, qui s’oppose à celle des socialistes Sfio et à une autre, regroupant radicaux dissidents, radicaux-socialistes et socialistes indépendants, qui remporte tous les sièges au second tour et désigne Henri Vel-Durand, radical dissident, comme nouveau maire.

La Ligue d'Action Française crée en avril 1920 une section de la région nogentaise dont Bitterlin est un des fondateurs. Son fils Jean Bitterlin y contribue également. Lors des élections législatives de mai 1924, Georges Bitterlin est candidat en 16e position sur la liste Action française et Union Nationale révisionniste dans le département de la Seine, conduite par Georges Valois qui préconise la suppression du parlement. Il organise le 19 avril une réunion publique à Champigny, mais l’auditoire est composé aux trois-quarts de sympathisants communistes. La formation d’extrême-droite est nettement distancée par les communistes de Paul Vaillant-Couturier (9 sièges), les républicains sociaux (droite) de Maurice Bokanowski (5 sièges) et le Cartel des gauches conduit par Pierre Laval (5 sièges également). Les candidats d’Action française, qui n’ont pas d’élus, obtiennent 3,3% des suffrages exprimés dans l’ensemble du département et 4,3% à Joinville.

Georges Bitterlin, qui n’avait plus d’action politique publique, va cependant être nommé conseiller municipal de Joinville par arrêté préfectoral du 20 février 1942, pris en exécution de la loi du 16 novembre 1940. La municipalité désignée par les autorités vichystes conserve le maire Léon Lesestre, tandis que les deux élus communistes ont été démis et que la moitié des élus de 1935 en est exclue. Elle est dissoute par le comité local de Libération en août 1944 et une délégation spéciale prend sa suite avec l’arrêté préfectoral du 26 septembre.

Georges Bitterlin, qui avait obtenu un accessit en histoire au concours général en 1884, était un des fondateurs de l’association des Amis du Vieux Saint-Maur, qui publie la revue Le Vieux Saint-Maur ; il en était vice-président à sa disparition.

Georges Bitterlin meurt accidentellement le 4 septembre 1946 à Paris (12e arr.), à l’âge de 81 ans. Il avait obtenu plusieurs récompenses, dont en 1929, une médaille d’or de la mutualité pour services rendus aux œuvres de prévoyance sociale.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 01:01

Adolphe Candellé (1807-1893), marchand de vins-traiteur à Joinville-le-Pont, insurgé en 1831 puis juin 1848.

Né le 9 juin 1807 à Chartres (Eure-et-Loir). Condamné, en 1831, à trois jours de prison pour une coalition d’ouvriers, il présidait en 1848 le Club de Joinville (anc. Seine, Val-de-Marne), où il était alors établi marchand de vins-traiteur. Arrêté en juillet 1848 sans motif précisé avec six autres habitants de sa commune, également tenanciers de débits de boisson, il fut mis en liberté le lendemain.

Adolphe Candellé s’installe avant 1856 à Charenton-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne), où il décède le 21 janvier 1893 à l’âge de 86 ans. Il était alors rentier et avait épousé successivement Cécile Benoit puis Augustine Boussard.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 01:01

Né le 28 avril 1816 à Ablon (anc. Seine-et-Oise, Val-de-Marne), Eustache D’Heurle est le fils d’un vigneron, ancien soldat de l’empire, portant le même nom et chevalier de la Légion d’honneur. Eustache D’Heurle exerce l’activité de tonnelier et de marchand de vins à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne). Il participe aux évènements de juin 1848. Il est arrêté en tant qu’insurgé le 25 juin, et condamné à la transportation le 26 juillet par la 4e commission.

Incarcéré au Fort de Vincennes (anc. Seine, Val-de-Marne), il est transféré à destination de Belle-Isle (Morbihan) dans la nuit du 5 au 6 août 1848. Il rejoint Brest (Finistère), via Le Havre (anc. Seine-Inférieure, Seine-Maritime), et décède aux hôpitaux maritimes où il a été conduit en provenance du ponton La Guerrière le 30 septembre 1848.

Eustache D’Heurle était âgé de 32 ans et avait épousé Thérèse Margot.

Sources : Arch. Min. Guerre, A 1839 ; Service historique de la Défense 2849 cote 6 J 39 ; Arch. Val-de-Marne (état-civil, recensements) ; Le Constitutionnel, quotidien, 1848/08/10 ; Le Siècle, quotidien, 1848/08/11.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 01:00

Hélène Veinstein naît le 15 mai 1931 à Paris (10e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur de Rose Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Hélène Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 11 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 01:01

Rose Veinstein naît le 26 janvier 1935 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur d’Hélène Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Rose Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 7 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

naît le 26 janvier 1935 à Paris (14e arr.). Elle est la fille d’Itla Veinstein, née Baran et la sœur d’Hélène Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne).

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Comme la plupart des déportés du convoi, Rose Veinstein meurt le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 7 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Paris (état-civil) ; Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157) ; Jacques Giami, Chroniques des années de déportation: 1942-1944, Pro-Arte ; 2009.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 01:01

Itla Baran, épouse Veinstein, naît le 9 octobre 1903. Le Journal officiel situe sa naissance à Przedborg en Pologne ; il s’agit sans doute de Przedbórz, dans la voïvodie de Łódź, ville majoritairement peuplée de juifs avant-guerre. Une liste conservée au Mémorial de la Shoah et établie au camp de Drancy indique comme lieu de naissance Plzedberg (localité inconnue) et précise qu’Itla Veinstein serait de nationalité roumaine (son prénom est orthographié Ilsa).

Elle est mère d’Hélène et Rose Veinstein.

En septembre 1942, la famille réside 7, rue de l’Égalité, dans une cité populaire créée dix ans plus tôt dans le quartier de Palissy, à Joinville-le-Pont (anc. Seine, Val-de-Marne). Itla Veinstein est présentée comme étant sans profession.

Toutes les trois sont déportées depuis le camp de Drancy (anc. Seine, Seine-Saint-Denis) vers le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, en Pologne. Elles sont embarquées dans le convoi n° 37 du 25 septembre 1942. Il compte 1 004 déportés dont 130 enfants. 873 d’entre eux sont gazés à l’arrivée au camp ; il y aura seulement 15 survivants en 1945. Ce convoi inclut notamment Bernard Natan, producteur de cinéma, ancien propriétaire de la société Pathé-Natan à Joinville.

Un autre habitant de la même cité d’habitations à bon marché (HBM), Adrien Thomas, résistant communiste, est également déporté à Auschwitz quelques semaines plus tôt, par le convoi du 6 juillet 1942.

Comme la plupart des déportés du convoi, Itla Veinstein et ses deux enfants meurent le 30 septembre 1942 à Auschwitz ; elle était âgée de 38 ans tandis que ses filles avaient 7 et 11 ans. Par arrêté du 2 mai 2001, la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès, transcrit sur l’état-civil de Joinville. Son nom figure, parmi les victimes civiles de la guerre de 1939-1945, sur le monument aux morts de Joinville-le-Pont. Il est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil) ; Monument aux morts de Joinville-le-Pont (1939-1945) ; Mémorial de la Shoah, Paris, Mur des Noms ; Journal officiel 2001/07/08 (N157).

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 20:06

Après une longue interruption, la parution d'articles historiques va reprendre sur ce blog. Bienvenue aux nouveaux lecteurs, comme aux anciens qui s'y retrouveraient.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 00:01
Louis Joseph Mercier, ouvrier anarchiste

Louis Joseph Mercier, naît le 23 mars 1851 à Châteauneuf (Cher). Il est le fils de Suzanne Guillot et de son mari, Pierre Mercier, tréfileur.

Lui-même exercera la profession paternelle, à l’instar de son frère Alexis et comme le fera ensuite son fils aîné Gaston. Il semble mal maîtriser l’écriture, au vu de sa signature.

Mercier travaille d’abord à Bourges (Cher) où il épouse en juin 1877 Marie Berthe Beauvais avec laquelle il avait sept enfants vivants en 1895. À cette date, il vit à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) et travaille à l’usine métallurgique du Bi-Métal, située dans la commune sur les bords du canal, toujours comme tréfileur. L’usine a connu deux évènements importants récemment : entre octobre et décembre 1894, une grève de 52 jours de tréfileurs permet de limiter à 11% la réduction du salaire des tréfileurs décidée par la direction, qui voulait qu’elle soit de 25%. Le 8 février 1895, une explosion de chaudière fait cinq morts et plusieurs blessés dans l’usine.

La famille Mercier est proche du trésorier du syndicat et animateur du mouvement gréviste, Hilaire Prieur, qui est témoin de la naissance de sa fille Jeanne Mélanie en avril 1895. Il réside dans le quartier du Canal, à proximité de l’usine.

Six mois après une manifestation comparable d’un chimiste originaire de l’empire russe, Joseph Epeler, dans la même rue, Louis Joseph Mercier, selon les comptes-rendus de presse, donne, le 12 septembre 1895, une conférence improvisée sur des thèmes anarchistes dans un café de la rue de Paris, au centre de Joinville. Puis il sort dans la rue et crie « Vive Ravachol ! Gloire à Caserio ! », faisant ainsi l’apologie de deux anarchistes récemment condamnés, l’un pour des attentats à Paris, l’autre pour l’assassinat du président Sadi Carnot.

Malgré une vive résistance, Mercier est arrêté. Il est cependant rapidement relâché et poursuit son activité professionnelle. Il vit en 1900 à Saint-Maurice, commune voisine de Joinville. Il est alors âgé de 49 ans. La date de son décès n’est pas connue.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 01:03

Nicolas Spycket (v. 1750-après 1800), carrier, secrétaire-greffier de La Branche du Pont de Saint-Maur.

Nicolas Jacques Spycket exerce la profession de carrier dans le village du Pont de Saint-Maur où il est installé, au moins depuis 1787 avec son épouse, Catherine Josèphe Devaux. Ils y ont au moins un enfant.

Il est secrétaire-greffier (membre de l’exécutif municipal) en février 1790, dans la première municipalité de facto constituée avant la reconnaissance de la nouvelle commune ; il est élu en novembre 1790 à la même fonction, toujours avec Edme Lheureux comme maire. Cependant, en septembre 1791, c’est le père Nicolas Bauche, desservant de la chapelle Saint-Léonard, qui est secrétaire-greffier et assure la publication de l’acte constitutionnel le 25 septembre.

En l’an VIII (1800), quand les municipalités communales sont rétablies, Nicolas Spycket redevient membre de l’assemblée, toujours en tant que secrétaire-greffier ; Laurent Pinson est maire de la commune. Spycket n’est pas reconduit dans cette fonction dans la municipalité de de l’an IX.

Ses dates de naissance et de décès ne sont pas connues. Nicolas Spycket n’est pas recensé dans la commune en l’an X (1802). Peut-être faut-il le rapprocher des Spycket, originaires de Chimay dans le Hainaut (actuellement en Belgique) où plusieurs Nicolas sont attestés (nés en 1749, 1751 et 1755).

Sources : Le Vieux Saint Maur, n° 1, 2ème série, 6ème année, 1929 ; Émile Galtier, Histoire de Saint Maur, E. Champion Paris, 1923 ; Almanach général du département de Paris pour l'année 1791, impr. de Devaux, 1791 ; René Denilauler (manus.) ; Arch. nationales, Paris (T 14936).

© Reproduction soumise à l’accord explicite du rédacteur, Benoit Willot.

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