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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 00:05

Le quatrième signataire du cahier de doléances de La Varenne Saint-Maur en avril 1789 est mentionné en tant que « Bouillon » sur le manuscrit de ce document. Jacques Maurice Bouillon est sans aucun doute celui-ci.

Né à Sézanne (Marne), dans la paroisse Saint-Denis le 22 septembre 1750. Il est le fils de François Bouillon, maître cordonnier, et de son épouse, Jeanne Margueritte Voisambert. En 1877, il épouse Françoise Gogot, née également à Sézanne-en-Brie, dans la paroisse Saint-Nicolas de Saint-Maur. Bouillon semble lié au Prince de Condé, propriétaire d’un château à Saint-Maur, puisque c’est le receveur du prince, Claude Melecot, qui figure parmi ses témoins.

Il exerce pendant la période révolutionnaire la profession d’aubergiste à La Varenne.

Comme Jean Jacques Géant est élu le 30 janvier 1790 conseiller municipal de Saint-Maur, bien qu’il défende l’option de l’autonomie de la commune de La Varenne. En effet, l’assemblée des électeurs avait décidé l’union des deux paroisses (Saint-Maur et La Varenne) en une seule commune. En juillet, Géant et Bouillon pétitionnent avec le maire de Saint-Maur, Richard, pour que le chef-lieu de canton soit situé dans cette commune et non à Charenton.

Il figure sans doute dans la municipalité séparée de La Varenne élue le 14 novembre 1790. Un an plus tard, le 3 novembre 1791, il succède Géant en tant que maire de La Varenne. La municipalité est pauvre, et ne dispose pas d’endroit où se réunir. Selon Émile Galtier (Histoire des paroisses de Saint-Maur-des-Fossés, E. Champion, 1923) le procès-verbal de l’élection dut être rédigé «sur les fonts de ladite paroisse ni banc d'œuvre, ni autre emplacement plus commode ».

Mais son mandat sera court ; le deuxième et dernier maire de la commune verra son mandat se terminer à peine un mois plus tard car, 5 décembre 1791, le Directoire du département de Paris « Arrête que la commune de La Varenne-Saint-Hilaire restera définitivement réunie avec celle de Saint-Maur ».

Jacques Maurice Bouillon devient officier municipal dans la municipalité réunifiée. Il fait fonction d'officier d'état civil. Cependant, le registre d’état-civil séparé de La Varenne ne contient que l'acte de décès du curé Jean-Baptiste Duval, mort le quatre novembre 1793, signé par Bouillon, en tant que « officier public membre du conseil général de la commune de Saint-Maur. »

Bien qu’il réside toujours à Saint-Maur avec son épouse, dont il aura au moins six enfants (trois sont morts en bas âge), Bouillon décède dans sa ville natale, Sézanne, le 25 brumaire an XII (17/11/1803). Il est alors âgé de 53 ans.

Signature de Jacques Maurice Bouillon

Bouillon.png

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Published by polmoresie - dans Révolution de 1789
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