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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 00:01

Albert Fernand François Guyot naît le 23 février 1887 à Paris (4e arr.). Il est le fils d’Albertine Émilie Serré et de son mari Louis Désiré Guyot, ouvrier papetier.

Condamné en novembre 1907 à 12 francs d’amende pour outrages par le tribunal correctionnel de la Seine, il sera ensuite amnistié.

En octobre 1908, il est opticien et dispose du permis de conduire. Il effectue pour deux ans son service militaire au 26e régiment d’infanterie. Albert Guyot épouse, en avril 1912 à Paris (4e arr.) Louise Marguerite Poggioli, papetière. Ils vivent dans le 12e arrondissement rue de Charenton puis impasse Crozatier.

Mobilisé au cours de la première guerre mondiale, il est blessé en septembre 1914 au mollet gauche à Noviant-aux-Prés (Meurthe-et-Moselle), qui lui vaudra une pension d’invalidité de 15% après-guerre. Détaché aux ateliers de Puteaux en février 1916, il est versé dans des services non militaires en mars 1917 à cause de sa cicatrice douloureuse. Il est muté à l’usine Strauss de la rue de Naples à Paris. Il retrouve un service armé en février 1918 au sein du 23e régiment d’infanterie colonial.

Après le conflit, Albert Guyot vit à Alfortville (Seine, act. Val-de-Marne) puis s’installe dans la commune proche de Joinville-le-Pont dans le quartier du Centre, d’abord rue Bernier puis rue Vautier. Il y réside, séparé de son épouse, avec une nouvelle compagne, Suzanne Darfeuille ainsi qu’avec un orphelin de la famille de cette dernière. Ayant développé son activité dans l’optique, Guyot dispose désormais d’un atelier de fabrication de lunettes.

S’engageant dans l’action politique au côté de l’Union des républicains (droite conservatrice et libérale), Albert Guyot est candidat aux élections municipales de mai 1935 à Joinville. Il est présent sur la liste conduite par Léon Lesestre, qui assure rassembler des « hommes d’ordre et d’action », « n’ayant pour but que la bonne gestion communale » et « sans aucune préoccupation politique. »

La liste est opposée à celle du maire sortant, Georges Briolay, rassemblant les radicaux-socialistes et des socialistes indépendants, à une liste communiste et à une autre liste, incomplète, constituée par le parti socialiste SFIO.

La liste de droite arrive en tête au premier tour, devant les radicaux et les communistes. Guyot obtient 926 votes pour 2 856 suffrages exprimés (32,4%) pour 2 923 votants et 3 433 inscrits.

Au second tour, les communistes et les socialistes fusionnent leurs listes. L’Union républicaine creuse l’écart avec les radicaux et devance la gauche, en obtenant 25 sièges contre deux élus communistes. Guyot est élu avec 1 152 voix sur 2 899 suffrages exprimés (39,7%) pour 2 924 votants. La droite considère que « Les Joinvillais, dans le seul but de barrer la route aux communistes, ont apporté leurs suffrages en masse à la liste d’ordre de l’Union républicaine. Ils ont montré leur réprobation pour la turbulence et de la démagogie. »

Albert Fernand François Guyot meurt le 26 février 1938 à Joinville. Il était âgé de 51 ans et avait eu un enfant de son mariage puis avait élevé le fils adoptif de sa compagne.

La rue Vautier à Joinville-le-Pont

 

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