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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 01:01

Pierre Armand Raphael Charles Vallat naît le 25 juillet 1872 à Montagnac (Hérault). Il est le fils d’Édith Aubrespy et de son époux, Louis Théobald Vallat. Le père, médecin, s’installe à Vincennes à la fin des années 1870 ; il deviendra inspecteur général de l'enseignement technique.

Pierre Vallat va également faire des études médicales et devient docteur à Paris en décembre 1897. Il s’installe immédiatement à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne) avec un cabinet en centre-ville, rue de Paris. Outre son activité de médecin de quartier, Vallat intervient dans l'organisation d’évènements sportifs, comme la traversée de Paris à la nage à partir de 1906. Il est également, dès 1899, le médecin des enfants soutenus par la Société de l’allaitement maternel, importante association humanitaire laïque à Joinville.

Lors de rencontres corporatives, Vallat défend des positions en faveur de la médecine libérale. Il présente ainsi en avril 1907 au cours de l’assemblée générale des médecins de France sur le libre choix du malade dans les industries. Il fait adopter par le congrès des praticiens trois résolutions : que le libre choix du médecin soit inscrit dans les cahiers des charges imposés aux grandes compagnies, par l’État, les départements et les communes ; qu’il soit consacré par une loi ; que le service médical des grandes compagnies n’ait plus qu’un rôle de contrôle administratif.

Dans le canton de Charenton, voisin de celui de Saint-Maur dont dépend Joinville, un comité de défense contre la hausse des tarifs des médecins tient une réunion en septembre 1907 ; c’est Vallat qui est délégué par ses confrères pour défendre leur position, face à 1 500 participants selon la presse parisienne.

En décembre 1907, Vallat est nommé médecin inspecteur des écoles de la 2e circonscription du canton de Saint-Maur-des-Fossés. Cette nomination provoque une crise locale : en effet, la délégation cantonale avait émis un avis en faveur d’un autre docteur joinvillais, Jean Baptiste Gripon, par 9 voix contre 6 à Vallat. Cependant, le préfet, contrairement à l’usage habituel, avait refusé de nommer Gripon et lui avait préféré Vallat Le premier, qui s’estime « dévalisé » fait appel à des tiers, qui établissent que Vallat n’était pas à l’origine des insinuations malveillantes qui auraient motivé l’enquête préfectorale ayant conduit à la mise à l’écart de Gripon. Cependant, une partie de l’opinion y compris des amis politiques de Vallat estiment que, vaincu après le vote de la délégation cantonale, il aurait dû se retirer.

En effet, Vallat s’en engagé dans une action politique. En janvier 1899, il signe l’appel à l’Union lancé par Henri Poincaré, demandant par avance le respect de la décision de la cour de cassation, attendu alors dans l’affaire Dreyfus, avant que la grâce présidentielle n’interrompe le processus judiciaire. Vallat est membre du Comité républicain radical-socialiste de Joinville qui, après avoir soutenu la candidature d’Adolphe Maujan aux élections législatives, décide de devenir une structure permanente ; il est l’un des huit délégués de cette nouvelle organisation politique.

(à suivre)

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