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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 00:01

(Suite)

À la Libération, après la prise de la mairie de Joinville-le-Pont par le comité local de Libération, Léon Berthet est nommé par arrêté préfectoral du 26 septembre 1944 membre de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune. Il est vice-président, faisant fonction de quatrième adjoint, Robert Deloche (Pcf) étant président.

Lors des élections municipales du 29 avril 1945, il est élu conseiller municipal et devient le 6 mai premier adjoint au maire, toujours Robert Deloche. La municipalité, comme la délégation spéciale comprend outre les communistes et les socialistes des radicaux et des personnalités anciennement classées à droite, comme André Malcouronne, Henri Drevet et François Decrombecque.

Lors des élections municipales du 19 octobre 1947, Berthet est à la tête d’une liste socialiste comprenant également quelques radicaux (d’autres sont sur la liste communiste du maire sortant). La liste RPF (gaullistes et droite) de Perly arrive en tête avec une moyenne de 3 066 voix pour 6 974 suffrages exprimés, sur 7 073 votants et 8 376 inscrits, soit 44,0%. Elle précède la liste Union républicaine et résistante (Pcf et div. g.) qui a une moyenne de 3 017 voix (43,3%) et la liste socialiste SFIO, 452 voix (6,5%). Les deux listes RPF et Pcf obtenant chacune 11 sièges, c’est Léon Berthet – seul élu de sa tendance – qui fait la différence, ce qui lui permet de redevenir premier adjoint au maire en faisant réélire Robert Deloche. La liste MRP (démocrates-chrétiens) n’a pas de siège.

En cours de mandat, les relations se tendent au sein de la municipalité, comme d’ailleurs entre communistes et socialistes au niveau national. Berthet démissionne du mandat d'adjoint le 2 octobre 1950 mais reste au conseil municipal jusqu’au 26 octobre 1951. Il cède alors la place à l’instituteur Pierre Allaire, second sur sa liste, qui renonce deux mois plus tard au profit de Victor Hochet. Début 1953, alors que Robert Deloche est exclu du Pcf et quitte son poste au profit d’Amélie Trayaud (Pcf), le quatrième de la liste Berthet, Georges Chauffour entre au conseil pour deux mois.

Lors des élections municipales d’avril 1953, Berthet dirige à nouveau une liste socialiste qui obtient cette fois trois sièges (Léon Berthet, Pierre Depoutot et Auguste Lobrot, radical socialiste). Elle se situe derrière la liste communiste (Henri Bideaux, 10 sièges) et les deux listes de droite (Georges Defert, RGR et divers droite, 6 sièges ; Perly, RPF, 6 élus), et devant les centristes du MRP (J-H. Chabrière, 2 sièges). Les listes RGR, RPF et MRP s’allient pour élire Georges Defert comme maire, tandis que Berthet se situe dans l’opposition.

Léon Berthet quitte l’assemblée locale, où il avait siégé quatorze ans, en 1959. Il meurt le 15 avril 1969 à Créteil (Val-de-Marne), âgé de 73 ans.

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commentaires

Laurence Malcouronne 16/06/2017 17:08

Vous citez dans votre article André Malcouronne "anciennement classé à droite". André Malcouronne a toujours été communiste et à la CGT (né en 1907, il a travaillé à l'âge de 14 ans).

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