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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:01

Second article de la série de deux consacrés à Claude Noizat.

Claude Noizat, militant socialiste, avait rejoint spectaculairement le parti communiste en 1925.

Mais Claude Noizat revient très vite sur sa rupture avec la SFIO car, dès octobre 1925, il siège à nouveau dans le bureau de la section socialiste SFIO de Joinville en tant que délégué à la Fédération de la Seine ; Georges Roger est secrétaire et Eugène Meslin trésorier.

Il plaide pour un rapprochement des socialistes et des communistes, s’exprimant, en tant que membre de la SFIO, dans l’hebdomadaire l'Étincelle (1926/07/03) : « Je dis qu'il est criminel de ne pas réaliser le front unique de tous ceux qui ne veulent pas que le travail, seule valeur qui compte soit, traité comme une marchandise à la foire, qui ne veulent pas que les quelques avantages obtenus soient considérés comme nuls et qui estiment que seuls ceux qui produisent ont droit à la vie en partant du principe irréfutable : qui ne travaille pas, ne mange pas ».

À plusieurs reprises, Noizat participe à des souscriptions en faveur du parti communiste lancées par L’Humanité en 1926 et 1927.

Au cours des années 1930 et 1931, Noizat est actif au sein de la section socialiste joinvillaise. Le 5 avril 1930, il donne une conférence sur l'objection de conscience. Il se présente à la commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine en juin 1930, sur la liste des « camarades ayant approuvé le rapport moral » (qui comprend Jean Zyromski) ; trois autres Joinvillais figurent sur la même liste : Julien Cérignan, Victor Hochet et Gorges Roger.

Devenu rédacteur pour l’hebdomadaire de centre-droit, la Gazette de l’Est, Claude Noizat va se présenter comme candidat indépendant lors des élections municipales de mai 1935. Sa candidature est saluée par le journal La Réaction, qui se présent comme « organe royaliste de la banlieue Est », daté de mai 1935 : « Un indépendant que nous ne connaissons pas, M. Claude Noizat, se réclame de l’esprit du 6 février. Il a affiché des dessins vengeurs du Témoin, de Paul Iribe, mais en trop petit nombre ». Le Témoin, publié par l’illustrateur Paul Iribe, est une revue antiparlementariste et antisémite qui devient particulièrement violente pendant l'affaire Stavisky et les manifestations contre l’Assemblée nationale du 6 février 1934.

Claude Noizat recueille 92 voix sur 2856 suffrages exprimés soit 3,2% pour 3433 inscrits. Il qualifie Georges Briolay, le maire sortant radical-socialiste, et son premier adjoint, Georges Roger, socialiste indépendant, de « Laurel et Hardy » et se réjouit qu’ils soient battus.

L’activité ultérieure et la date de décès de Claude Noizat ne sont pas connues.

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