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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 01:01

Yves Nicolas Le Gac naît le 20 mars 1872 à Clohars-Fouesnant, Finistère. Il est le fils d’Anne Marie Carric et de son époux Jean Le Gac.

En octobre 1897, Nicolas Le Gac, qui est gardien de la paix, épouse à Paris (11e arr.) Maria Leguillier, couturière. Au début du siècle, Le Gac s’installe à Joinville-le-Pont (Seine, act. Val-de-Marne), où il va exercer la fonction d’agent d’affaires avec le titre d’avocat-conseil. Il réside avenue Naast, dans le quartier de Palissy.

Lors des élections municipales de mai 1908, Le Gac est candidat en 15e position sur la liste du comité socialiste évolutionniste, qui comprend d’anciens socialistes et des personnalités d’obédience plus libérales, conduite par François Provin et sur laquelle on trouve notamment Théodore Leteuil et Eugène Hainsselin. Le Gac obtient 296 voix sur 1188, soit 24,9%. Il n’est pas élu.

Après les inondations de 1910, Le Gac cherche à fédérer un groupe de sinistrés en vue d’obtenir une réduction de leurs impôts. Sa propre maison a été sous l’eau. Il préside deux réunions à Joinville pour demander des déductions fiscales. La première en avril 1911 adopte un ordre du jour de protestation. La seconde accueille en juin de la même année le nouveau député socialiste de la 4e circonscription de de l’arrondissement de Sceaux, Albert Thomas, qui exclut tout espoir de dégrèvement général mais promet d’intercéder auprès du ministre pour les cas particuliers. Le Gac est assisté par Théodore Leteuil et Émile Lebègue, responsable de la section locale de la Sfio. Ces rencontres se situent dans une période de forte tension entre la municipalité, encore tenue par les radicaux-socialistes derrière le maire Eugène Voisin, et tous les opposants, qui vont s’unir en 1912 pour la faire tomber.

Après la première guerre mondiale, Le Gac rejoint la liste d’union républicaine et sociale conduite par Henri Vel-Durand, qui rassemble des radicaux dissidents, des radicaux-socialistes et des socialistes indépendants ; elle s’oppose à une liste libérale et à une autre soutenue par le parti socialiste Sfio. Le Gac recueille au premier tour 958 suffrages pour 1694 exprimés soit 44,7% ; il y avait 1919 inscrits. Au second tour, il est élu, obtenant 958 des 1518 votes exprimés (63,1%).

Un service gratuit de consultations juridiques est installé à la mairie où il fonctionne deux heures le samedi. Il est Inauguré par Louis Gallas, docteur en droit, avocat à la cour d’appel de Paris (et leader des libéraux à Joinville). À partir de janvier 1920, il est poursuivi par Nicolas Le Gac, avocat-conseil.

Nicolas Le Gac, qui a perdu sa femme en juin 1919, n’est plus signalé comme membre du conseil municipal en avril et mai 1923. Sa date de décès n’est pas connue.

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